mentor

Age : 30 Inscrit le : 12 Déc 2005 Messages : 8872
 | Sujet: POESIES : ODES, PANTOUMS, SONNETS (exercices) Mar 17 Jan - 17:54 | |
| . Rédiger une ode de 3 strophes de 6 vers dont les rimes seront :
Vitamine amphétamine fauteuil nature rature cerfeuil
clinique ethnique chacun fille quille embruns
morte cloporte médecin déjantée argentée assassin
Qu’il soit rempli de vitamines, Enrichi aux amphétamines, Servi dans un bon fauteuil, Préparé aux herbes de la nature, C’est clair, net et sans rature : Le meilleur potage est au cerfeuil.
Vous ne verrez jamais en clinique, Quelle que soit son origine ethnique, Lui, elle, moi, chacune ou chacun, Jeune, vieux, grand, petit, garçon ou fille, Malade d’aimer les coquilles De ce nectar mangé sous embruns.
Pourtant un jour une fille en est morte. (Normal, elle était pleine de cloportes) Malgré les bons soins du médecin. Le fille était bien trop déjantée Et en plus totalement désargentée. Mais personne ne cria « A l’assassin ! »
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Composer un pantoum aux vers du nombre de pieds qui nous conviendra et dont les rimes seront :
1 fragrance 2 vent 3 engoulevent 4 outrance
5 reprendre le vers 2 6 apparence 7 reprendre le vers 4 8 devant
9 reprendre le vers 6 10 levant 11 reprendre le vers 8 12 errance
13 reprendre le vers 10 14 espérance 15 reprendre le vers 12 16 enfant
La ressens-tu cette douce fragrance Enroulée dans les volutes du vent A hauteur d'un majestueux engoulevent La haut, si haut, au plus haut des outrances?
Enroulé dans les volutes du vent Parfum unique au delà des apparences La haut, si haut, au plus haut des outrances Il est toi, il est moi, il est de vent.
Parfum unique au delà des apparences Il est subtil du ponant au levant Il est toi, il est moi, il est de vent Nul ne peut en éviter l'errance
Il est subtil du ponant au levant Je ne saurais y voir que l'espérance Nul ne peut en éviter l'errance Ses senteurs nous unissent mon enfant
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Composer un sonnet dont les rimes seront :
Calé Psychiatre Acariâtre Décalé
Gelé Opiniâtre Idolâtre Reculé
Fermière Dernière Abandon
Gaie Pagaie Amidon
Constatant que son cerveau trop souvent calait, La fermière se rendit chez un psychiatre. Celui-ci écouta la femme acariâtre Et diagnostiqua : « névrose décalée ».
Adieu veaux, vaches, cochons, et couvées gelées. Malgré son caractère très opiniâtre Et son fermier, pour elle, fort idolâtre, Elle ne pouvait ni avancer ni reculer.
Pauvre fermier, pauvre ferme, pauvre fermière, Tout fut vendu, les vaches, jusqu’à la dernière. Ce labeur de 30 ans resta à l’abandon.
Les repreneurs ne furent pas non plus très gais, Plus d’outils ni de baratte, c’est à la pagaie Qu’ils durent battre l’orge pour faire leur amidon.
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Composer un poème à la manière de Rostand
Mes pas tranquilles, réguliers, mesurés, Décidaient seuls de ma destination Sur ce sentier même pas balisé. (Sentier qui n’était peut-être qu’un layon).
Mon esprit vagabond se réjouissait. J’allais seul, heureux, le regard au loin, Vers un avenir radieux et parfait. (Avenir peut-être sans lendemain).
Une Vahiné là bas m’attendait, Hamac tendu entre deux cocotiers. O Malvina ma si douce îlienne ! (Ilienne, mais peut-être une Aliène). Ma belle Créole ambrée, nous allions, Fruits de la passion, passer à l’action, Jouissant de force corossols et mangues. (Corossols peut-être un peu exsangues).
Forêt traversée, lagon immaculé, Je ralentis, cours, puis le pied je lève. Rien : pas de hamac, point de Vahiné. (Hamac qui n’était peut-être qu’un rêve).
Aérofreins, brutal atterrissage. J’en suis sûr : elle n’a pas été sage. Une de perdue, voilà, je suis foutu. (Une de perdue, peut-être une de perdue).
Dix pas plus loin, dix divines naïades Me sautent au cou et disposent de moi. Mon corps est à elles si l’esprit est malade. (Corps peut-être pas vraiment fait pour toi).
Voilà : dix ans passés, oubliée tu es. Dix ans, dix enfants et dix fois cocu. Mais pourquoi ne pas m’avoir attendu ? (Pourquoi ? Peut-être m’avais-tu deviné).
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Composer un sonnet dont les rimes seront :
Horizon Turpitude Passion Habitude
Amande Femme Normande Gramme
Bonté Amicalement Gaieté
Cube Distraitement succube
Pourquoi donc subir tant de turpitudes Alors qu’il suffit de fixer l’horizon Pour y trouver mille raisons de passion Sans pour autant céder à l’habitude ?
Admirant de si beaux yeux en amande Aux confins de cette terre normande Tu es tombé sous le joug de cette femme Devant elle tu ne pèses plus un gramme
Sa beauté qui n’a d’égale que ta bonté Subrepticement mais amicalement Aura raison de toi et de ta gaîté
Retombé en enfance et jouant aux cubes Tu ne réagis plus que distraitement Aux charmes subtiles de ce fin succube
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Composer un sonnet dont les rimes seront :
Illusion Libellule Vision Funambule
Satellite Florilège Stalactite Stratège
Entendu Hibou Perdu
Rien Caribou Tien
Toute à ses belles illusions Voletait une libellule. Elle n’avait pour seule vision Qu’un beau papillon funambule.
Sous l’œil espion des satellites, Elle s’inventait un florilège En évitant les stalactites. On peut être et poète et stratège…
Cette nuit comme de bien entendu, Elle fut guidée par le hibou Qui dans le noir jamais n’est perdu.
Ses efforts ne servirent à rien, Elle chut dans l’œil d’un caribou, Oui le sien, par chance pas le tien. . |
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