mentor

Age : 30 Inscrit le : 12 Déc 2005 Messages : 8872
 | Sujet: VERSEAU (exercice) Mar 17 Jan - 16:52 | |
| Dans un jardin public, au petit matin, sous une pluie fine, Verseau le cheval et son cavalier croisent le chemin d'un piéton (en fait un extra terrestre incognito). Plus loin, un couple se dispute…
Ecrivez un texte ROMANTIQUE avec pour contrainte les mots suivants : - galère - coaguler - mot - hérédité - fous --------------------------------------------------------------------------------------
Ce soir là la pluie fine tombait sans discontinuer et Verseau avait hâte de retrouver son écurie douillette à la paille si odorante. Son cavalier ressentait cette même envie mais restait prudent car les chemins détrempés du grand parc déserté pouvaient provoquer une glissade néfaste. La faible clarté entre chien et loup ne facilitait pas la progression.
- Hihihihihihihihihihmhmhmmmmmm!!!!!!!
Le hennissement puissant de la magnifique monture envahit soudain l’atmosphère et fit écho dans tous les recoins du parc Séhel. La peur avait fait se cabrer la bête dont le maître faillit bien basculer cul par dessus tête. Celui-ci parvint à calmer l’animal qui resta toutefois nerveux. Amaury aperçut alors une ombre sur sa gauche, furtive mais mouvante.
- Du calme Verseau, ce n’est rien, ne t’inquiète pas, fit-il en lui flattant l’encolure.
Le quadrupède frémissait toujours, autant du froid humide que de sa frayeur inattendue.
Ils n’eurent pas l’occasion de bouger davantage car la forme s’avançait vers eux avec détermination.
Amaury distingua mal un regard brillant sous un capuchon sombre. Il voulut adresser la parole à l’homme lorsqu’une sorte de déflagration silencieuse produisit un éclair rouge qui enveloppa l’homme et le cheval dans une spirale d’étincelles vermillon. Amaury ouvrit la bouche mais aucun son n’en sortit tandis que Verseau avait les quatre sabots rivés au sol et ne renâclait déjà plus.
A quelques mètres de là, derrière un bosquet, protégés de la pluie par d’épaisses frondaisons, un couple avait interrompu sa dispute en entendant le cheval. L’homme et la femme s’étaient postés de manière à observer et ce qu’ils distinguèrent alors les paralysa d’effroi.
Le personnage mystérieux avait entrepris – du moins la lumière d’un lointain réverbère pouvait-elle le laisser croire – de sectionner l’artère jugulaire du pur-sang qui n’avait plus aucune réaction. Ses efforts semblèrent suivis d’effets car un geyser noirâtre gicla à l’horizontale que la créature s’empressa de capter pour s’en délecter avec une vive satisfaction apparente…
Le cavalier était comme endormi assis, sa main droite tenant bien inutilement les sangles de cuir.
La nuit noyait maintenant la scène d’un flou effrayant mais des sons d’éclaboussures innommables parvenaient aux oreilles des observateurs involontaires.
Ils se regardèrent, abasourdis et terrifiés et se jetèrent en silence dans les bras l’un de l’autre, persuadés que leur dernière heure était arrivée. Leur dispute était bien loin ! Leur seul souhait à cet instant était de ne pas se faire repérer par le monstre fou et sanguinaire pour subir à leur tour le supplice auquel ils assistaient impuissants.
Combien de temps dura la scène ? Nul ne pourra jamais en témoigner. A l’évidence le vampire n’avait pas l’intention de laisser coaguler le précieux liquide de vie car il n’interrompait sa libation que pour de courtes pauses respiratoires bruyantes.
Lorsqu’il sembla avoir épuisé les ressources sanguines de Verseau, il fit mine de vouloir désarçonner Amaury toujours inanimé. Son geste fut interrompu par une lumière aveuglante venue du ciel d’orage.
L’homme et la femme, occupés à rattraper les années perdues en se prodiguant force baisers passionnés, levèrent les yeux et distinguèrent nettement une sorte d’aéronef totalement silencieux semblant planer au-dessus du cheval et de son cavalier pétrifiés.
Le monstre repu parut faire des signes à l’engin volant qui s’approcha au plus près, sans se poser.
Une ouverture ronde apparut sous la base de l’appareil tandis que la créature avide de sang se tournait soudain vers eux !
Ils n’eurent pas le loisir de réagir eux non plus : un tourbillon de feu les entoura de multiples anneaux rougeâtres et ils furent propulsés sans bruit vers le groupe immobile.
La seule phrase que parvint à prononcer l’homme avant que l’engin extra-terrestre n’embarquât automatiquement la totalité des acteurs du drame, fut :
- Quelle galère, mais quelle galère !
Ce furent les derniers mots du couple d’amants dont l’avenir était tracé par la mission extra-terrestre. Car il avait été décidé d’établir une hérédité terrestre stable sur leur planète en vue d’études poussées sur les possibilités d’implantation définitive sur la Terre, ce paradis aux ressources sanguines pratiquement infinies… . |
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