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Der des der

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Alice




Age : 32
Inscrit le : 29 Oct 2008
Messages : 6

MessageSujet: Der des der   Sam 1 Nov 2008 - 8:00

Menu du jour : boudin – purée. On vous a jamais dit que 13 à table ça portait malheur !

Après une soirée bien arrosée, en effet il avait beaucoup plu cette nuit là, la jeune fille tomba dans un profond sommeil. Quand elle rouvrit les yeux elle s’aperçu qu’elle n’était plus seule dans son appartement. Pourtant hier soir elle se rappelait bien avoir fermé la porte. Ils avaient du entrer par le trou béant au plafond qui lui servait de ciel.

Il y avait autour de la table de son salon, 12 paires d’yeux posées sur 12 têtes, elles mêmes posées sur 12 corps qui l’observaient. Le plus vieux s’approcha d’elle et sortit la conscience de la jeune fille de sa poche.

- « tiens, je te la rends. Elle a vidé toute mon bar. Tu te rends compte du whisky 25 ans d’âge ! ». il lui tendit l’addition.

Elle enferma sa conscience à double tour dans les toilettes
.
- « Ca ne va pas, tu écris n’importe quoi. Ca ne te ressemble absolument pas ! Ce n’est pas fait pour toi ce genre de prose… ».

Le vieux avait des uppercuts au bout des yeux. La jeune fille dégueula sur la moquette du salon tend le choc à l’estomac fut rude.

- « Que dois- je faire ? » demanda t'elle.
- « trouve toi toi-même et après éventuellement on partira à ta recherche. »
- « mais qui êtes-vous ? » lanca la jeune fille médusée.

Merde, ils s’invitaient chez elle et lui faisait la leçon et elle ne savait même pas leurs noms.

- « installe toi donc à table avec nous » retorqua le vieux avec un sourire..

La jeune fille prit une chaise. On lui servit un boudin – purée qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau. Elle en mangea un, puis, deux, puis trois et ainsi de suite jusqu’à la 15 ème assiette ou lassée de se voir et de se manger à toutes les sauces, elle se dégueula.

Ils y eut un concerto de rires et d’applaudissements autour de la table.

« C’est bien on va enfin pouvoir parler ensemble ! » continua t'il.

Une jeune femme d’une trentaine d’années très belle, l’enlaça du regard et lui lécha langoureusement le lobe de l’oreille.

- « marie-madeleine calme toi un peu » lui lança le vieil homme. Elle s’arrêta nette.
- « Bon pour commencer, on a un peu bricoler ta conscience, elle ne fait pas encore du 200 km/h mais c’est déjà mieux, arrange toi pour ne plus la laisser partir, elle est assez fugueuse et on a pas trouvé le moyen de changer ça. Mais sert toi d’elle pour savoir vers ou et comment marcher... »
- « Mais j’ai rien demandé moi, je n’ai besoin de personne ! » protesta la jeune fille.
- « Ecoute petite conne, tu n’as aucun talent, aucune imagination, nulle beauté et en plus tu es odieusement capricieuse et égocentrique. Tu as fait le malheur de tous les gens qui ont croisé ta route. Estime toi heureuse qu’on ne t’es pas encore supprimée. On t’offre une seconde chance de nous prouver que tu peux rendre quelqu’un heureux à commencer par toi-même ! ».
- « mais j’ai déjà rendu des gens heureux ! ».
- « ah ! bon ? Qui ? J’ai dit heureux connasse. J’ai pas parlé de plaisir mais de bonheur ! ».

la jeune fille évita de justesse un orgasme qui passait à 400 km/h sur sa droite.

« Bon, tu as bien entendu, tu dois rendre quelqu’un heureux. On te laisse 6 mois. Dans 6 mois si tu n’as pas réussie, on te supprime du globe terrestre et on t’envoi directement chez Lucifer sans passer par la case purgatoire, il cherche justement une serveuse ».

Sans un mot elle comprit de qui il s’agissait. Elle l’observa longuement. Elle l’aurait vu plus grand…

Sa conscience commençait à mettre des grands coups de pieds dans la porte des toilettes. Elle tourna le regard une fraction de secondes alertée par le bruit, quand elle se retourna vers la table, il n’y avait plus personne.

Il se mit à pleuvoir une nouvelle fois dans son appartement. Une petite flaque se forma sur le plancher.

Comment allait-elle faire ? C’était quoi rendre heureux quelqu’un ? Et ça ressemblait à quoi le bonheur ? Et pourquoi faire ?

En se penchant sur la flaque elle vit qu’elle était vraiment laide. Elle ouvrit la porte à sa conscience.

- « enfin ! c’est pas trop tôt ! » hurla t’elle.
- « tu es censé m’aider, je n’ai aucune idée de ce que je dois faire ! » soupira la jeune fille.

Sa conscience la toisa.

- « je ne peux rien pour toi, laisse tomber c’est un vieux fou l’autre. Moi je t’aurais butté tout de suite, je te fréquentes depuis assez longtemps pour savoir que tu es irrécupérable ».
- « mais … » tenta de rétorquer la jeune fille.
- « Bon, ciao je suis attendu chez un danseur de tango argentin qui vient de tuer sa partenaire et qui hésite entre le suicide ou maquiller le crime ».
- « et tu lui conseillerais quoi ? ».
- « secret professionnel … Bon et bien adieu ».
La jeune fille tenta de rattraper sa conscience mais elle s’envola aussi sec et la jeune fille resta au sol, gisante dans la flaque.

Elle regarda une dernière fois en direction du ciel, s’approcha de son petit jésus de porte-manteau. Elle allait ouvrir la bouche quand il l’arrêta :
- « je sais, je sais… Mais on ne choisit pas ses parents… ».

Elle le suça une dernière fois divinement bien mais il était trop malheureux pour bander.
Elle lui cracha un adieu au visage, roula une pelle à son égo qui faisait toujours la vaisselle et se pendit avec ses cordes vocales.

Deux minutes plus tard, elle était assise sur un comptoir crasseux. Quelques requins fumaient leurs clopes en chevauchant des licornes menottées. Belzebuth s’approcha d’elle. Elle l’observa. Elle l’aurait vu plus petit. Il lui jeta un torchon au visage :
- « C’est à cette heure là que tu arrives, ça fait 28 ans que je t’attends ! Bon dépêche-toi. La 13 à les crocs ».
Il eut un rire gras.
- « tu vois tu aurais du choisir caissière. Dieu adore les histoires de jeune fille brave, bête et sans le sous. Connasse ! Quelle idée ? C’est pas un métier connasse… »
La jeune fille leva les yeux vers le plafond. Un petit Belzebuth avec une trique monumentale l’observait, il lui fit de l’œil et commenca à enfler…
- « ah ! non ca va pas recommencer ! ».

Elle lui tira une balle entre les deux yeux
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Alice




Age : 32
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MessageSujet: Re: Der des der   Sam 1 Nov 2008 - 8:02

Je sais, je sais .... c'est un peu particulier ...
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pandaworks




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MessageSujet: Re: Der des der   Dim 2 Nov 2008 - 7:17

J'ai tenu jusqu'a une serveuse . Apres j'ai decroche. Lourdingue au plus haut point. il aurait phallus raccourcir le texte pour garder son punch.
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Pili




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Localisation : Pierre Alechinsky

MessageSujet: Re: Der des der   Dim 2 Nov 2008 - 8:44

Moi aussi, au figuré, j'ai bandé mou devant ce texte.
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mentor




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Localisation : complètement à l'ouest

MessageSujet: Re: Der des der   Dim 2 Nov 2008 - 10:04

c'est effectivement très particulier :-))
l'allégorie (ou la métaphore ?) est un peu nébuleuse dans cette débauche d'images
amen
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socque




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MessageSujet: Re: Der des der   Mar 4 Nov 2008 - 11:27

Désolée, mais je n'ai pu arriver au bout de ce texte, pas plus que de l'autre de vous. Cela vient de moi : je n'aime pas ce genre de délire qui pour moi "sonne" égocentrique et forcé. Par ailleurs, il y a de grosses fautes de langue qui ont gêné ma lecture.

Une phrase, tout de même, qui m'a beaucoup plu par sa cruauté lapidaire :
"On lui servit un boudin – purée qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau."
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bertrand-môgendre




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MessageSujet: Re: Der des der   Mer 12 Nov 2008 - 10:50

...Le vieux avait des uppercuts au bout des yeux... le mot est-il bien choisi ?
Est-ce la suite, le début , la fin de je me crève les yeux ?

J'attends un texte d'une autre qualité pour apprécier ton envie d'écrire qui jusqu'à présent n'évoque qu'un murmure difficile à comprendre.
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Sahkti




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MessageSujet: Re: Der des der   Mar 18 Nov 2008 - 13:18

J'avais bien aimé l'autre texte de toi, pour son délire et la manière avec laquelle tu jonglais dans l'absurde et la légèreté.
Ici, le procédé paraît indentique mais à la lecture, je trouve ce texte moins réussi, parce que plus lourd et moins surprenant. L'idée reste sur un rail central qui tente bien de temps en temps d'emprunter une voie parallèle mais sans pour autant y arriver, alors ça me donne l'impression d'un trait quelque peu forcé. Dommage.
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lol47




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MessageSujet: Re: Der des der   Mar 18 Nov 2008 - 16:39

Original mais trop long.

Rigolo mais pas plus.

Faire court. Phrases courtes.
Uppercut. Menton.

Toc-down !
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Der des der

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