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Entre gris et lumière (conte)

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Do




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Localisation : belgique

MessageSujet: Entre gris et lumière (conte)   Dim 10 Fév - 11:55

Il était une fois un enfant qui s’appelait Cronisthene. Ses parents et lui vivaient dans un appartement au 178è étage d’un immeuble immense d’une ville dont on ne savait les limites, Evincipolie. Monsieur et madame s’inquiétaient beaucoup: Jamais un son n’était sorti de la bouche de leur enfant, et il avait aujourd’hui 6ans. Chez eux il s’asseyait face à la grande baie vitrée et contemplait l’épais nuage de pollution laissant le temps s’envoler. Il ne se levait que pour manger, dormir. Mais à 6 ans, comme tout bon petit évincipolien, il devait être scolarisé. Paniqués, ses parents avaient consulté tous les grands spécialistes et cette même conclusion retentissait: le petit n’avait rien, ce n’était pas du ressort de la médecine! Pas de maladie, pas de dispense et Cronisthene irait à l’école demain, la loi était formelle !

Le lendemain madame se leva très tôt, elle avait peu dormi, et quand elle entra dans la chambre de son enfant pour l’inciter à se lever, elle eut un mouvement de recul. Il était assis sur son lit, avait rassemblé ses affaires. Il était beau dans son uniforme, mais surtout, c’était la première fois qu’il lui souriait. Elle appela alors son mari. Monsieur, sans enthousiasme, vint voir et lui aussi, quelle ne fut pas sa stupéfaction! Il dit à sa femme:
« Tu vois finalement il ne faut pas trop s’inquiéter, il a l’air heureux lui d’aller à l’école !» Sur ce la petite famille se mit en route.
Cronisthene regardait les gens autour de lui qui semblaient tous bien tristes, il ne parlait toujours pas mais son sourire brillait. Et puis ils tombèrent face à un énorme bloc de béton, ses parents le poussèrent à l’intérieur, ils traversèrent un long couloir avant de ressortir dans un espace clos.
« Tiens c’est la cour ! dit le père, reste là nous avons quelques mots à échanger avec la directrice à ton sujet. »
Cronisthene resta immobile et ouvrit grand ses yeux : de nombreux enfants partout, ils criaient, couraient derrière une balle, se chamaillaient. Et puis sa présence attira leur attention, en trois minutes tous étaient autour de lui et lui posaient milles questions :
« Comment tu t’appelles ? Où tu habites ? Est ce que tu veux jouer au loup glacé avec nous? »
Cronisthene lui ne répondait rien, il ouvrait juste un peu plus ses grands yeux… alors les autres enfants se fâchèrent: ce petit nouveau semblait les ignorer sinon les mépriser en gardant un tel silence. Ils commencèrent donc de le brusquer, de l’intimider, puis arrivèrent les insultes et enfin les coups.
Cronisthene ne souriait plus, dans son regard, un effroi terrible. Soudain il court très vite, très, très vite vers la sortie. Enfin dehors il continua longtemps sa course effrénée dans les rues. Quand d’épuisement il s’arrêta, il était perdu, sans parents, sans rien et impossible de demander quoi que ce soit à quiconque puisqu’il ne parlait toujours pas…
Il s’assit alors tout contre une gouttière et s’endormit.

Quelques heures plus tard il sursauta dans son sommeil, une main s’était posée sur son épaule, un vieillard le regardait bien en face. Il l’incita à se lever et le prit par la main. Docilement Cronisthene le suivit. Peu de temps après l’enfant était assis à une table chez le vieil homme qui continuait de le toiser. Il ouvrit la bouche et lui dit :
« Je m’appelle Esperenzo, je connais tes rêves et si tu veux je peux t’aider. »
Le regard de Cronisthene s’illumina de nouveau. Esperenzo reprit la parole :
« Mon enfant tu veux connaître l’autre coté. Tu veux voir ce qu’il se cache derrière le nuage. Je t’y amènerai demain en attendant mange et reprends tes forces.»
Et la soirée se déroula paisiblement.

Le jour suivant Cronisthene fut réveillé très tôt par le doux sifflement de la théière. Il se leva bu le thé brûlant puis après un semblant de toilette, la voix ferme d’Esperenzo se fit entendre: « il est temps maintenant ! »
Alors tous deux se mirent en route, ils marchèrent longtemps, très longtemps. Cronisthene ne sentait que la douleur brulante de chaque nouveau pas. Enfin ils arrivèrent face à une porte de bois épais. Le vieillard regarda l’enfant et lui passa autour du cou une chaînette avec au bout une petite larme taillée dans un cristal de roche très pur. « Nous voici arrivé, ce pendentif t’aidera dans un premier temps, bonne route Cronisthene. » Aussitôt Esperenzo disparu et l’enfant se retrouva de l’autre coté de la porte comme par enchantement.


Ce qu’il découvrit l’émerveilla, des vallées vertes à pertes de vue et des montagnes immenses aux sommets si blancs qu’ils se perdaient dans le soleil, Cronisthene n’avait jamais vu une telle lumière. À Evincipolie tout était gris… et là, cet astre à la fois doux et brûlant… Il senti alors son cœur battre et la petite amulette brilla très fort. Ses yeux piquaient et une petite perle translucide vint se briser sur sa main, il pleurait de bonheur… bouleversé il se remit en marche, il découvrit alors les fleurs de toutes les couleurs, les arbres immenses et protecteurs, la douceur de l’herbe sous ses pieds. Il était heureux, furieusement heureux, son cœur enflait, enflait…
Il aurait aimé à ce moment parler à Esperenzo de tout ce qu’il se passait dans sa vie, toute cette lumière inattendue, c’était la seule personne qui avait semblé le comprendre. Mais il était bien seul et il ne savait même pas s’il pouvait parler d’ailleurs. Sa tête bourdonnait de toutes ces choses et le doute insidieusement s’installait, qu’allait-il faire de tout ça ? Tout ça pour lui, c’était beaucoup trop, il voulait crier chanter sa joie, partager … mais personne à qui tenter de dire. Il sentit alors le chagrin l’envahir, sa solitude le faisait souffrir. Dans toute cette beauté il était oppressé. La douleur de l’enfermement était bien plus insupportable que ces heures passées à fixer le nuage pollué en rêvant. Son rêve était là devant ses yeux mais au même moment une faille en lui s’ouvrait. Il pleurait maintenant à chaudes larmes, ces parents lui manquait, ils l’auraient peut être écouté, après tout il était leur fils, non ? Non ses parents étaient bien loin eux aussi, bien loin de sa nouvelle réalité, jamais ils ne l’auraient cru. Il pleurait de plus belle. Et il repensait à l’école, ses enfants ils voulaient tout savoir, et ils l’avaient battu parce qu’il ne disait rien, peut être eux … non pas eux ils étaient moqueurs et ça lui faisait encore mal, les mots méchants résonnaient. Mais à qui, à qui raconter tout ça ?
Soudain, un cri, le sien.
L’écho se tu.
Il senti alors le petit cristal lui brûler le cou, il brillait très, très fort. Et de derrière un arbre apparu un petit être étrange, des petites oreilles pointues dépassait d’un bonnet de fortune en feuille, il était tout de vert vêtu et, ses yeux, deux petites billes noires, le regardait d’un air interrogatif.
Cronisthene tout de suite aurait aimé s’excuser, lui-même effrayé de son propre cri, mais le petit être lui souriait doucement. Il y eut un long moment de flottement, ils se dévisageaient, se guettaient.
« Tu ne me parles pas ? » s’entendit dire Cronisthene à son grand étonnement. C’est vrai ça, tout le monde lui parlait avant, c’était à lui qu’appartenait le silence… l’être étrange ne pipait mot, il souriait toujours.
Cronisthene dans la confusion de ses quelques mots et surtout l’infinie douceur des petites billes noires, s’assit, et quand il fut bien installé sur un tapis de mousse à la hauteur de ce nouveau compagnon, il le vit incliner la tête et la poser dans ses mains.
Le petit pendentif se remit à étinceler, une toute petite lumière pure et intense, Cronisthene parla.
Il racontait à présent ce qu’il avait vu depuis tout ce temps, ses mots chantaient, s’envolaient, se bousculaient et finalement s’éteignirent avec la lumière de l’amulette.
Ils restèrent un moment encore à écouter le silence, ils semblaient heureux tous les deux.
« Elle est belle ton histoire Cronisthene, j’aimerais que tu sois là chaque jour pour m’en conter d’autres, dit le petit être.
-mais je n’en ai pas d’autres moi, je t’ai tout raconté, balbutia Cronisthene.
-oh si j’ai vu ton cœur briller, tu en as bien plus que tu ne penses, n’ai pas peur. Sers toi de tes yeux qui n’ont de cesse de regarder le monde et plonge les en toi, c’est si beau quand tu parles… je reviendrais demain…
-attends ! Avant de partir dis-moi ton prénom s’il te plait.
-je m’appelle Libslicht, à demain Cronisthene.»
Et hop, le petit être disparu… à nouveau seul, Cronisthene n’en revenait pas, il avait parlé. Ses mots lui semblait en lui depuis toujours, ils sommeillaient, et là ils avaient virevolté pour se poser en douceur sur Libslicht. Le cœur de Cronisthene s’était remis à battre à l’allure sereine du bonheur, il s’endormit le sourire aux lèvres.

Au petit matin, la première image qui lui vint à l’esprit fut celle de Libslicht. Il voulait le revoir, après tout n’était ce pas un peu son ami? Mais aussitôt Il fut pris de panique, qu’allait il bien pouvoir lui dire ? Il se remémora alors les mots du petit être : « plonge tes yeux en toi ». Qu’est ce que cela pouvait il bien signifier ? Cronisthene n’en avait pas la moindre idée, et comme il tournait en rond depuis bientôt plus d’une heure, il décida de se remettre en route. De toute manière, se disait-il en avançant, je trouverais d’autres choses à raconter. Et il marcha donc toute la journée l’œil grand ouvert à l’affût de tout ce qu’il trouvait de nouveau.
Quand vint le soir, il s’arrêta enfin, ses jambes lui faisaient mal et il se sentait vide, comme si tout était passé à travers lui. C’est alors qu’il entendit un minuscule sifflotement, Libslicht était devant lui, en tailleur, la tête entre ses mains, il lui souriait.
Cronisthene ouvrit alors la bouche pour lui raconter quelque chose, peu importe quoi, mais il y avait urgence, il ne voulait pas que le petit être s’en aille… et ce fut une longue énumération de ce qu’il avait vu. Libslicht attendit la fin mais il paraissait triste et Cronisthene se sentait encore plus mal.
« Raconte moi autre chose, Finit par dire Libslicht.
-mais je ne sais pas quoi te dire moi, j’avais juste envie d’être avec toi parce que j’aime ta présence, pleurnicha Cronisthene.
-regarde dans ton cœur, tu vois tu pleures, tu as plein d’histoires à me raconter.»
Cronisthene resta sans voix un temps, puis il parla de ses rêves quand il était assis face à la grande baie vitrée chez ses parents. Libslicht retrouva son sourire, et la petite larme de cristal brilla à nouveau. Quand il eu fini le petit être disparu, et l’enfant s’endormit.

Le troisième jour, Cronisthene se remit en marche découvrant toujours de nouveaux paysages. Après les vallées vertes et les montagnes, il avait traversé le désert, et il était maintenant face à une étendue verte et bleue infinie qui n’avait de cesse de s’avancer vers lui et reculer. C’était froid quand ça l’effleurait, mais le mouvement lui était agréable et apaisant. C’était le soir, il s’assit et contempla longuement, écoutant le murmure du va et viens. Le temps passait et Libslicht n’était toujours pas là. Cronisthene ne comprenait pas, il le cherchait partout, plissant ses yeux, analysant chaque ombre… mais sa patience s’étiolait et il n’y tint plus. Il se mit en colère: Libslicht lui avait menti, il ne reviendrait pas. Alors il se dressa, et campé sur ses jambes frêles il s’agita face à la masse devenue noire, il lui cria combien il avait aimé et combien il souffrait d’avoir tout perdu. Il était fou de rage, ruisselant d’amertume, il la supplia de le prendre. La petite larme de cristal brilla intensément lui brûlant la peau juste à l’endroit où reposait le petit pendentif. Et les eaux déchaînées le happèrent.
Cronisthene ballotté par les flots se laissait sombrer étranglé par la haine. Il ne voulait plus voir ses merveilles qui lui semblaient alors si inutiles, il ne voulait plus partager un petit peu de son âme pour être à nouveau trahit, il voulait à tout prix disparaître de ce monde. Ce fut une descente jusqu’à l’obscurité totale. Puis rien, le silence…

C’est alors que lui parvint un tout petit sifflement très lointain.

Il ouvrit un œil, puis l’autre, une petite fille le fixait de ses deux petites billes noires en sifflotant, il était allongé dans la cour de l’école, les enfants couraient. Il avait mal partout, il se releva péniblement.
« Je m’appelle Libslicht, j’ai six ans et toi ? » sa petite voix tintait comme un carillon de cristal, elle l’épousseta consciencieusement et repris : « tu as mal ?? C’est quoi cette petite marque rouge dans ton cou ? »
Cronisthene interdit plongea ses deux grands yeux azures dans les petites billes noires.
« Je m’appelle Cronisthene » murmura-t-il. Et la petite fille lui sourit.
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socque




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Dim 10 Fév - 13:46

Un assez joli conte, mais à la narration trop linéaire à mon goût... J'aime, en tant que lectrice, être un peu déroutée, que le texte me dise mine de rien autre chose que ce qu'il dit, être bousculée par un agencement insolite de mots. Je n'ai rien senti de tout cela.

Bienvenue !
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Do




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Dim 10 Fév - 13:59

oui qq chose me gene dans la narration mais il ne s'agit pas de ce dont tu parles... si toi tu aime l'agencement insolite des mots, ici j'attends d'abord de la fluidité, une ligne épurée, que ça coule de source....
bref il y a encore qq chose qui manque... mais c'est certainement pas de complexité car je la hais, elle brouille le sens, et surtout ce n'est pas moi... et merci pour la bienvenue
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socque




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Dim 10 Fév - 14:01

Non, je ne voulais pas forcément parler de complexité... Je me suis mal exprimée, désolée ; je voulais parler d'une manière un peu déroutante (pas forcément plus compliquée) de dire les choses, une surprise à la lecture, mais qui peut ressortir d'une grande simplicité ! Je pense plutôt, sans doute, à l'emploi d'images, au rapprochement de deux choses que d'ordinaire on ne rapproche pas...

Bonne continuation dans vos écrits !
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bertrand-môgendre




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Localisation : en 2009, tu souriras.

MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Lun 11 Fév - 21:24

Do affirme son désir
Citation:
j'attends d'abord de la fluidité, une ligne épurée, que ça coule de source....

Bravo pour cette recherche de simplicité. Il me semble que tu places la barre très haute, car cet objectif est un des plus difficile à atteindre. A te lire, je constate ton besoin d'écrire et de raconter.
As-tu tenté de lire ton texte à haute voix ? Enregistre. Ecoute-toi. Le conte te séduit-il ?
Si oui, tu as gagné.
Si le non l'emporte il faut tout recommencer.
Mon seul conseil, (j'ose, même si je n'arrive pas à le suivre de mon côté), pour ce type de texte, c'est d'utiliser une serpette avec un simple manche en bois, et d'élaguer tout ce qui encombre le chemin de la compréhension de l'auditeur.
Tu as une grande richesse à exploiter (explorer) c'est ton imaginaire.
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apoutsiak




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Lun 11 Fév - 21:51

La barre très haut, mon gendre.

Bienvenue, Do. Merci pour ce conte qui a beaucoup de fraîcheur. La chute me plaît un peu moins, parce que tu as fait s'enfuir de l'école ton héros et je suis un peu surpris qu'il s'y réveille endolori, comme marqué par les coups qu'il a reçus de ses camarades.
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Sahkti




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Mar 12 Fév - 12:12

Merci pour ce texte, Do.
Tu recherches de la fluidité, voire une certaine linéarité. Il me semble que ton texte en regorge pas mal, peut-être trop à mes yeux, ça a tendance à lisser le tout et à couvrir le sujet d'un léger voile de banalité, ce qui est dommage.
Faire "simple" n'est pas aisé, c'est clair et il faut arriver à trouver la bonne formule pour que des phrases soient à la fois épurées et percutantes. C'est sans doute ce qui manque ici, tu dois utiliser des détails et un mode narratif pour définir ton sujet et ton histoire, tu ne peux pas te passer d'un certain nombre de mots et la difficulté est sans doute là, dans cette recherche d'une simplification efficace qui pourrait passer par un usage différent de vocabulaire, de grammaire et de tournures de phrases. Avis perso bien entendu, qui vaut ce qu'il vaut.
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Do




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Mar 12 Fév - 16:52

merci pour vos encouragements ...
maintenant je peux l'avouer, c'était mon premier essai de texte un peu long: j'écris habituellement des bribes.
je pense que je manque de méthode, et en plus j'ai un mal terrible à retravailler.
je vous explique: quand j'écris rien n'est planifié, l'histoire s'écrit en meme temps qu'elle s'invente... et du coup le rythme change avec le mien, un pti coup de fatigue et hop je passe ou alors au contraire vague euphorique et je m'étale.
du coup ça manque d'équilibre.
bon, ça m'interesserais vraiment de connaitre votre mode de fonctionnement dans l'écriture.
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apoutsiak




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Mar 12 Fév - 18:29

quand j'écris rien n'est planifié, l'histoire s'écrit en meme temps qu'elle s'invente.

Je te rassure, c'est pour tout le monde à peu près pareil. Je ne sais pas qui serait assez balèze pour te décrire "son mode de fonctionnement". Je vois, pour ma part, simplement les choses : A la lecture de ton texte on voit déjà (c'est mon avis) que tu possèdes des aptitudes et de la joie à écrire. Ecris, écris,écris, vingt fois sur le métier... (comme tous ici) et, au fur et à mesure, à l'écoute des uns et des autres (sans prendre bien sûr ce qui te sera dit pour argent comptant), tu sentiras tes forces, t'y appuieras, tes faiblesses, tu les surmonteras, et tu finiras, petit à petit à donner la pleine mesure de ta voix.

Pour ma part, je suis arrivé il y a peu, avec un petit peu plus d'expérience que toi, peut-être, et j'en ressens déjà les bienfaits. Une petite beigne à mon ego, des modes d'écritures qui ouvrent des horizons, des allers-retours vers les adhésions et les rejets d'une forme, d'une couleur, du sujet même de ton récit. Je ne te dirais pas ce qui précède dans ce paragraphe si je n'étais pas convaincu par les talents principaux de ce forum, qui ont culture, expérience et qui aiment et connaissent le travail d'écriture. Mais n'oublie jamais pour autant qu'il ne s'agit pas de science et que la subjectivité y a un grand rôle. Cependant, je le disais à Kelnak, un nouveau apparemment bien fâché de notre réception, si un texte reçoit unanimement (ou presque) un mauvais accueil (dûment expliqué, bien sûr), il y a de grandes chances que l'auteur ait intérêt à se parer d'humilité pour apprécier son texte, surtout (et je reviens à l'ego) quand il chante à ses oreilles la plus douce des musiques.

Bon vent, Do !
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mentor




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MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Mar 12 Fév - 23:50

tout le monde lui parlait avant, c’était à lui qu’appartenait le silence…
très beau ça
moi je n'ai pas eu l'impression que tu écrivais cela en plusieurs fois ou avec des états d'âme différents d'un step à l'autre
j'ai trouvé de conte magnifique, sans exagérer
tu as une très belle écriture même si l'ortho est parfois défaillante, notamment dans la conjugaison au passé simple
oui, beau texte, bravo et merci
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Do




Age : 24
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Messages : 35
Localisation : belgique

MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Mer 13 Fév - 12:00

héhé oui j'essaie de faire attention à l'ortho, mais apparemment pas assez. bon bon bon pourquoi maman prof de français ne m'a rien dit à ce sujet? la vilaine elle ne voulait pas me froisser!!! ne jamais faire confiance à ses proches!
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à tchaoum




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Messages : 633

MessageSujet: Re: Entre gris et lumière (conte)   Mer 13 Fév - 12:29

Do a écrit:
pourquoi maman prof de français ne m'a rien dit à ce sujet?

La mienne m'en disait trop... Les parents sont toujours désorientés devant la forme que peut prendre notre Oedipe, crois-en le rejeton de deux générations d'instits, qui n'a rien trouvé de mieux pour les désavouer que d'être mule en orthographe... et qui traîne ce boulet qu'il s'est lui même forgé sans le vouloir, sans le savoir. Sans le savoir surtout, parce que si j'avais su, je saurais !-)
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Entre gris et lumière (conte)

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