| | PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux | |
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| Auteur | Message |
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Chako Noir

Age : 18 Inscrit le : 08 Avr 2008 Messages : 656 Localisation : Angou'
 | Sujet: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Lun 21 Juil - 21:07 | |
| Appel à textes ICI brut de décoffrage! version pdf: http://www.mediafire.com/?g142yl85bjs
Le retour aux sources. In media res, direct. Nécessaire, inévitable, et profondément angoissant. Particulièrement excitant aussi. Les tripes s’agitent, le cœur s’ébranle, c’est tout l’être qui se réveille, émoustillé par cette redécouverte d’un monde perdu de vue depuis trop longtemps. Tout est si différent. Dans mon enfance, ça avait l’air plus grand. Mais quand on est tout petit, on a souvent tendance à voir les choses plus grandes qu’elles ne le sont réellement. Je le reconnais maintenant, ça n’est pas si grand que cela. Les bâtiments qui jadis étaient blancs sont devenus gris. Le souvenir revisité était plus majestueux que la réalité. Ici tout est gris. Moi qui avait pris l’habitude de l’herbe luxuriante et des cours d’eau aux mille reflets, de la résine des pins et des fleurs multicolores, toute cette vie que je côtoyais avec bonheur, ici je ne la retrouvais plus. Seules quelques pousses de vigne vierge subsistaient timidement, en cachette, recluses dans un pan de mur, une fissure, et même dans le goulot rouillé d’une gouttière. Ici la vie à laquelle j’étais attaché était moribonde. Ici la vie n’était pas vraiment de la vie, un semblant d’existence artificielle, une reproduction mécanique et électronique élaborée et pourtant terriblement bâclée. Désagréable, même. Les lumières des feux de signalement sont trop violentes, les rugissements des moteurs et les vagissements des klaxons sont un cauchemar pour les oreilles et le mot nauséabond semble avoir été inventé pour décrire l’odeur de l’essence.
J’avance lentement au cœur de cette jungle de béton et d’asphalte. Mes pas claquent sur le bitume au tempo que je leur impose, andante sur le trottoir, allegro en traversant la chaussée. Le cœur change, je me sens l’âme d’un conquérant. Il est temps d’en voir plus. Tout est carré, tout a une géométrie facilement reconnaissable, et de temps à autre une petite surprise: une poche plastique virevoltant dans un courant d’air, une fontaine entourée de buissons taillés en sphère et de parterres de fleurs égayant le gris des pavés, deux tourterelles se faisant la cour à haute altitude… La diversité des véhicules, les couleurs des passants, les odeurs de gasoil mêlées à celles des cuisines d’un fast-food ou des fourneaux d’un traiteur chinois. En redécouvrant je m’aperçois que je n’ai rien oublié. Partout où je pose le pied je cherche la nuance de nouveauté. Dix années loin de tout cela, ce n’est pas rien. Il y a bien du changement. Des immeubles toujours plus hauts, une ligne de tramway au milieu de l’artère principale. Une agence immobilière arborant des vitrines impeccables et une enseigne flambant neuf ont remplacé le fleuriste chez qui nous nous étions rendus une fois avec mon père pour acheter des orchidées à une cousine éloignée. La boulangerie aussi à un nouveau nom. Je vagabonde dans le quartier de mon enfance. L’angoisse revient, ma vieille maison que j’ai refusée d’approcher depuis dix ans. Anxieux, je retrouve cependant la rue. Je reconnais, c’est bien là. Je marche lentement, j’ai peur de cette maison. Et pourtant il faut que j’y retourne, je ne saurais dire pourquoi. Faire le lien avec mon passé, peut-être. Je continue à avancer. J’esquive un étron. Je m’arrête, il y a un problème. Elle n’est plus là. Ils l’ont démolie. Le monde que j’avais quitté a démoli ma maison. Plus un seul vestige, loin de là : un parking s’étend en lieu et place de mon ancienne demeure. Ils eurent sans doute tôt fait de la remplacer par cet aménagement. C’était peut-être plus commode que de la laisser là, comme ça, immobile dans cette rue étroite. Je suis resté un moment devant ce spectacle inattendu, hébété et totalement désemparé. Je n’avais plus rien à faire ici, les seuls vestiges de mon passé de citadin avaient été détruits. J’étais devenu d’un seul coup totalement étranger à cet univers. Je n’avais plus qu’à retourner dans ma forêt chérie, elle ne me refuserait pas. Je ne m’étais pas attendu à ce coup, mais il m’indiqua clairement que le peu d’existence que j’avais pu avoir ici avait été éradiqué aux yeux du monde.
Un autre souvenir. Un jour on allait à la boulangerie, c’était avec mon père. Il y a bien longtemps, donc. Un jour nous allions à la boulangerie - celle-ci qui porte maintenant un autre nom - acheter du pain, rien de bien original en somme, et un homme vêtu de vieilles nippes faisait la manche. Enfin, ce qu’il faisait, je ne l’ai compris que plus tard, tout ce que je savais c’est qu’il était assis contre un mur, misérable dans ses guenilles, essayant désespérément d‘accrocher le sourire des gens. J’avais été surpris par l’attitude de mon père, et de la plupart des autres passants. Ils faisaient semblant de ne pas le voir. Des badauds un peu plus loin lui jetaient un regard dédaigneux et changeaient de trottoir comme si de rien était. Je ne comprenais pas cela, un élan de compassion faillit me propulser à sa rencontre, mais la main de mon père me fit entrer de force dans la boulangerie. Cette même main me tendit une sucette deux minutes plus tard, comme pour occuper mon esprit à autre chose.
Je m’assois sur le trottoir. Aujourd’hui c’est moi que les gens ignorent.
Est-ce que je reste ainsi à regarder passer les badauds ? Est-ce que je me cantonne à observer les oiseaux ? Non, on se lève et on ne dit pas de bêtises. Ce n’est pas en restant là que j’avancerai à quoi que ce soit. Je ne sais pas où j’en suis. J’improviserai, alors.
Je reprends ma lente marche. Le joyeux allegro est loin. Maussade est mon pas, lourds sont mes pieds, hagards mes yeux et dans le vent mes cheveux. Il y a une galerie marchande pas loin. Je suis sans le sou, mais après tout on s’en fiche. Quelque chose me pousse à y entrer. L’inconnu, je ne sais pas. L’appel de la découverte, ou quelque chose comme ça, peut-être vais-je même grimper à un lampadaire, pousser un long et beau cri, annoncer solennellement d’une voix majestueuse « oui, je vais explorer ce long corridor ! ». Je me suis arrêté, le regard fixé vers un point céleste inexistant. Je ne le ferai pas. Tant pis pour les autres.
Il y a un escalier, des marches à descendre pour se retrouver sous la chaussée. C’est un autre sol, comme si j’avais changé de continent. Ce n’est pourtant pas le métro. À Paris le métro, quand on descend dans ces stations froides et lugubres au milieu des gens stressés, pressés, angoissés et j’en passe, entre l’ouvrier qui n’est guère parfumé et le cadre qui l’est trop, entre les jeunes qui rêvent d’avenir et les vieillards qui regrettent leur passé, l’un et l’autre reluquant les jambes dénudées de quelque minette indifférente; le métro c’est un autre monde. Les dessous de l’humanité, dans tous les sens du terme.
Cette galerie, c’est encore autre chose. Des couleurs partout, des luminaires, des vitrines impeccables nettoyées avec entrain aux premières heures, du chic et du moins chic, du cher et du moins cher. Ici les billets de banque sont rois au côté des cartes de crédit et autres chéquiers. Autant dire que ma place n’est pas là. De surcroît il n’y a pas d’arbre, pas de vent, pas de vie. Juste de l’agitation, et du bruit, beaucoup de bruit. Mes jambes vagabondent, mes yeux aussi. Tous ces photons qui viennent vous mitrailler les mirettes, pour moi c’est du flou. Des demoiselles s’extasient devant une paire de bottes, des garçons s’extasient derrière les demoiselles. Avec ou sans botte, eux, ils s’en fichent pas mal. Je prends progressivement conscience que nous sommes de la même espèce. Il y a un banc un peu plus loin. En passant j’effleure sans le faire exprès une jeune fille. La faute à un couloir bondé, sans doute. Toujours est-il que, toujours aussi involontairement, ma tête se retourne inopinément en direction de la jeune personne. Très légèrement, l’air de rien. Mon flair bute sur son parfum. Myosotis. Je connais, ça, le myosotis. Elle ne m’a pas vu. Et moi, j’en oublie le banc, que je me prends de plein fouet, causant un certain désagrément sonore. Pour la première fois, j’ai l’impression d’être observé. De nombreux regards s’arrêtent sur mes vieilles fringues crasseuses et déchirées, plus de dégoût que de compassion. Une nouvelle fois mes yeux se tournent du côté du parfum de myosotis. Elle aussi s’est retournée. Son regard n’a rien de hautain, elle ne me témoigne ni plus ni moins qu’une saine indifférence, peut-être un brin de surprise à cause de ma chute, à peine après l’avoir frôlé. J’ouvre la bouche, elle n’ouvre pas la sienne, finalement je ne dis rien. Je n’ose pas parler. Ça me pend au nez, il y a tellement longtemps que je n’ai dialogué avec personne que j’ai peur d’avoir oublié l’usage de la parole. En conséquence je reste là, tout penaud, la bouche ouverte et une lueur d’angoisse prononcée au fond de l’œil. Le seul contact que nous avons elle et moi est purement visuel. J’en profite pour saisir l’essentiel, elle a les yeux clairs, aussi limpides que l’eau d’un torrent, entourés d’une cascade d’or qui coule le long de sa nuque, frêle et blanche, soutenant avec grâce un menton se faisant discret sous les jolies lèvres roses habilement dessinées, relevées par un petit nez mutin. Tout en elle semble avoir été sculpté avec la plus grande finesse, et la jeunesse respire par la moindre de ses pores. Elle me demande finalement : « Vous allez bien ? » Sa voix est claire et plutôt douce. Comme par magie ma langue retrouve sa mobilité, ma mâchoire se relâche, entraînant tout mon corps d’un seul mouvement dans cette détente, et je lui réponds le plus simplement du monde : « Oui. » Une fraction de seconde dédiée au silence et j’ajoute un « merci » . Je lui souris, elle me répond par le même signe. Elle secoue brièvement la tête, remuant négligemment ses cheveux mordorés, m’adresse un « bonne journée » sur un ton neutre et fait demi-tour, s’éloignant progressivement, à petites enjambées, ne me laissant qu’une fugace odeur de myosotis dans les naseaux et un reflet blond sur la rétine. Quant à moi je suis incapable de bouger. Sa chevelure danse encore dans mes yeux, sa voix enivrante résonne encore auprès de mes tympans. Je ne pense plus qu’à une chose, à une question sans réponse : ce soir, m’aura-t-elle oublié ? |
|  | | mentor

Age : 30 Inscrit le : 12 Déc 2005 Messages : 9289 Localisation : Complètement à l'Ouest
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Lun 21 Juil - 21:36 | |
| c'est mignon, bien écrit, mais cela ne me laissera pas de traces indélébiles ;-)
et puis alors, qu'est-ce que tu aimes les mots en -ment !! juste ça, (et je n'ai pas compté en tout !) :
- profondément angoissant. Particulièrement excitant - Les lumières des feux de signalement sont trop violentes, les rugissements des moteurs et les vagissements des klaxons - Totalement : 2 fois, assez proches, je ne sais plus où - aussi involontairement, ma tête se retourne inopinément en direction de la jeune personne. Très légèrement, - Elle secoue brièvement la tête, remuant négligemment ses cheveux mordorés, m’adresse un « bonne journée » sur un ton neutre et fait demi-tour, s’éloignant progressivement
Une phrase à la tournure aussi lourde, ou maladroite : - un parking s’étend en lieu et place de mon ancienne demeure. Ils eurent sans doute tôt fait de la remplacer par cet aménagement.
mais bravo quand même pour le petit exploit ! |
|  | | Chako Noir

Age : 18 Inscrit le : 08 Avr 2008 Messages : 656 Localisation : Angou'
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mar 22 Juil - 0:12 | |
| | lol merci ^^ houla c'est vrai que je ment partout!! faudra que je corrige ce défaut à l'avenir. lentement, facilement, désespérément... il y en a, effectivement, partout. note tout de même que je finis ma super phrase bancale avec aménagement, qui en est un bel exemplaire. tudieu j'ai pas chômé ^^ |
|  | | Easter(Island)

Age : 47 Inscrit le : 01 Mar 2008 Messages : 1572 Localisation : à l'horizon
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mar 22 Juil - 11:22 | |
| A défaut de faire la fine bouche comme j'en ai la triste habitude, je ferai le fin nez : je ne crois pas que le myosotis sente quoi que ce soit ! En tout cas pas celui qui envahit mon jardin ! Sinon... sinon, eh bien je ne sais pas. Partagée entre un texte bien écrit qui ne me touche toutefois pas vraiment. Comment dire ? Une impression de ne pas entrer dans le sujet, d'être à l'extérieur de ce que tu décris, sauf à un moment, celui où le narrateur retrouve les lieux de son enfance, sa déception... Après, le texte tourne en rond. Et moi aussi, qui en revient à mon point de départ pour dire qu'un je ne sais quoi me charme quand même, malgré des réserves diffuses... |
|  | | Arielle

Age : 62 Inscrit le : 02 Jan 2008 Messages : 1017 Localisation : Brocéliande
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mar 22 Juil - 15:56 | |
| J’avance lentement au cœur de cette jungle de béton et d’asphalte Désolée Chako, cette promenade m'a semblé un peu étouffante (la mise en page du texte y serait-elle pour quelque chose?) j'attendais mieux qu'une description. A deux reprises j'ai cru qu'il allait se passer quelque chose d'inattendu et puis, non, à peine sortis du décor, les personnages (le mendiant, la jeune fille) ne font que passer et disparaissent … C'est sans doute voulu de ta part mais c'est un peu frustrant pour la lectrice lambda que je suis. |
|  | | pandaworks

Age : 14 Inscrit le : 25 Juin 2007 Messages : 4549
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mar 22 Juil - 16:54 | |
| Le joyeux allegro est loin. Maussade est mon pas, lourds sont mes pieds, hagards mes yeux et dans le vent mes cheveux.
Quelle drôle de formulation, ça ne colle pas vraiment avec le ton employé. Ou la rupture de style est trop courte. |
|  | | Chako Noir

Age : 18 Inscrit le : 08 Avr 2008 Messages : 656 Localisation : Angou'
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mar 22 Juil - 20:45 | |
| | Oué oué oué... je m'en rends compte aisément en relisant, c'est hyper bancal tout ça, le récit ne mène à peu près nulle part, il s'égare d'un endroit à un autre, et donc est difficile à apprécier. Je ferai mieux la prochaine fois, promis ;-) |
|  | | bertrand-môgendre

Age : 53 Inscrit le : 15 Aoû 2007 Messages : 2301 Localisation : Tornado de Champain Retouche Marie-Christèle
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mer 23 Juil - 6:29 | |
| Ce regard-là me plait. Même si quelques maladresses méritent d'être sabrées, . . . L’angoisse revient, ma vieille maison que j’ai refusée d’approcher depuis dix ans. Anxieux, je retrouve cependant la rue. ou transformées . . . J’avais été surpris par l’attitude de mon père, et de la plupart des autres passants. Ils faisaient semblant de ne pas le voir. Des badauds un peu plus loin lui jetaient un regard dédaigneux et changeaient de trottoir comme si de rien était. . . car tu possèdes un bon sujet dramatique. Est-ce l'innocence, la pétillante, l'énergie produite ? Ce regard-là me plait, et devrait scruter un peu plus, dans chaque coin de ses souvenirs, parce que l'essentiel n'est pas écrit. |
|  | | kazar

Age : 24 Inscrit le : 12 Juin 2008 Messages : 867 Localisation : Maisons-alfort
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mer 23 Juil - 14:22 | |
| Alors pour commencer, je dois t'avouer que c'est le premier texte que je lis de toi (me semble-t-il). La surprise n'en a été que meilleure.
Je veux dire, si tu as bien 17 ans, je trouve que ton écriture est très mature. Quand je relis des trucs que j'ai écrit à cette époque, c'est loin d'être comparable. Alors oui, il y a plein de maladresses. Oui, les -ement, tu kiffes. Oui, le texte erre, vagabonde, comme ton personnage, et on a finalement envie d'être comme les autres, indifférents (dans le sens où, comme dans la chute de ton héros, on se retourne, on évalue, puis on reprend notre chemin).
Mais bon. On sent que tu aimes ça, l'écriture, on sent que tu aimes la lecture aussi (c'est particulièrement frappant dans la description du visage de la jeune femme au nez mutin) et que tu vois les choses avec ce petit filtre du scribouillard.
Tu écris bien Chako, continue !
"Je vagabonde dans le quartier de mon enfance" Là, j'ai pas pu m'empêcher. On le sait, on le comprend dès le début, c'est pas très utile, si ? |
|  | | Chako Noir

Age : 18 Inscrit le : 08 Avr 2008 Messages : 656 Localisation : Angou'
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mer 23 Juil - 14:38 | |
| Merci pour vos commentaires. B-Mô: ce personnage, que j'essaie d'introniser dans un roman (dans lequel je n'avance que très très lentement) aura effectivement bon nombre d'occasions de repasser ses souvenirs en surface. J'essaierai de faire passer ce regard dans son présent. Effectivement, quand je relis, ce sont ces passages où il scrute son passé qui me semblent les plus intéressants, je pense que je m'en servirai un peu plus comme appuis. kazar: et bien.. merci ^^ oui, c'est vrai, les -ement y en a à foison, je ferai de mon mieux pour en supprimer le plus possible (parce que ce texte est loin d'être achevé, je n'en suis pas encore satisfait) "Je vagabonde dans le quartier de mon enfance" en fait pour moi au début il vadrouille dans la ville, et déjà cette ville est une redécouverte. Lorsqu'il annonce cela, c'est pour dire qu'il se rapproche de plus en plus de son ancien foyer. Après peut-être que ce n'est pas vraiment utile, c'est probable. panda: oui bon j'ai voulu essayer, j'aimais bien la tournure ^^ après c'est vrai qu'elle a aucun rapport avec le reste. Si je la laisse, peut-être placée entre guillemets en tant que citation d'une phrase qu'il aura entendu plus petit dans une chanson, ou quelque chose comme ça. Quoi qu'il en soit, tout le monde est unanime sur le point que ça tourne en rond. Peut être parce qu'il manque la structure, l'histoire du personnage, ses motifs, son passé et son futur. Ce texte n'est pas fait pour s'intégrer dans une nouvelle je pense, il lui faudra plus avant de prendre vraiment du sens. |
|  | | pandaworks

Age : 14 Inscrit le : 25 Juin 2007 Messages : 4549
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Ven 25 Juil - 17:25 | |
| | Hop, on va pas laisser les éxos passer en deuxième page. |
|  | | Lucy

Age : 31 Inscrit le : 31 Mar 2008 Messages : 1123 Localisation : Sous le ciel d'Yslaire
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Ven 25 Juil - 21:47 | |
| Comme Island je dirais que le myosotis ne sent pas grand chose mais c'est une bien jolie petite fleur qui pousse dans les vertes prairies et évoque bien des images. Pour désigner les SDF, à Rouen, il y a bien longtemps, on parlait de " soleil ". Comme tu as su si bien le montrer, on détourne bien trop souvent le regard de ceux qui sont dans la rue. On a peur de se brûler la rétine, probablement. Je me demande si ce n'est pas ça la signification de ce terme. " Les soleils " nous éblouissent. Merci de ce texte, Chako. |
|  | | Charles

Age : 33 Inscrit le : 13 Déc 2005 Messages : 4573 Localisation : Hte Savoie - tophiv@hotmail.com
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Lun 28 Juil - 10:44 | |
| ça part un peu dans tous les sens, non ? c'est comme si tu n'avais pas su choisir entre raconter un retour nostalgique, une rencontre amoureuse ...
me semble aussi qu'il y a un problème de temps pour la découverte maison rasée --> au passé alors qu'avant et après récit au présent
| Citation: | Je suis resté un moment devant ce spectacle inattendu, hébété et totalement désemparé. Je n’avais plus rien à faire ici, les seuls vestiges de mon passé de citadin avaient été détruits. J’étais devenu d’un seul coup totalement étranger à cet univers. Je n’avais plus qu’à retourner dans ma forêt chérie, elle ne me refuserait pas. Je ne m’étais pas attendu à ce coup, mais il m’indiqua clairement que le peu d’existence que j’avais pu avoir ici avait été éradiqué aux yeux du monde.
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globalement, je dirai que c'est bien écrit, c'est fluide, quelques images restent mais ça donne l'impression d'un manque d'ordonnancement, de "tri" ... bref, il manque un plan et un "objectif" : soit centrer le texte sur le retour, soit sur la rencontre ... et puis élaguer les descriptions qui prennent le pas sur tout le reste et donnent l'impression que tu ne sais pas toi-même où tu veux emmener le lecteur.
mais je le repète, bien ordonné et "trié", ça pourrait faire un très joli texte. |
|  | | Sahkti

Age : 34 Inscrit le : 12 Déc 2005 Messages : 12652 Localisation : Suisse et Belgique
 | Sujet: Re: PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux Mar 5 Aoû - 9:27 | |
| J'aime ton texte et en même temps, je suis partagée, parce que je le trouve très inégal. Surfer sur la vague de la mélancolie et la nostalgie, c'est bien mais sur un plus long format, ça peut devenir lassant pour le lecteur si il n'arrive pas à entrer dans ces souvenirs. Souvenirs dont tu forces parfois le trait, notamment l'histoire de la boulangerie, un peu en rupture avec le reste dans le ton et le style. Il y a une certaine élégance dans la forme et le propos, un travail soigné et c'est là, je pense, que je coince. Tout cela est trop "propret" pour moi, trop caressé; j'aurais aimé que ça bouscule et que ça respire un peu plus. Qu'il y a de la gouaille quelque part, une personnalisation plus affirmée de l'écriture. Le sujet est bon mais si souvent vu, il aurait fallu se démarquer. Avis perso bien sûr. |
|  | | | PHOTO COMMUNE : Retour, faute de mieux | |
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