Bernadette
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Bernadette
Bernadette
La jeune fille au voile s’arrêta, le souffle court. Une quinte de toux lui fit lâcher son fagot. Le choléra l’avait épargnée mais marquée durement. La Toinette qui courait devant s’arrêta, mais Jeanne, qui n’avait rien entendu, continuait d’avancer le long du Gave.
— Jeanne, attends ! La Bernadette,… a suit pas.
Jeanne se retourna à son tour. Une mimique contrariée lui fronça le nez.
— On n’aurait pas du l’emmener, a s ’traîne.
— Jeanne, soit gentille avec elle, a fait c’qu’elle peut, l’a été malade !
La Toinette s’accroupi pour attendre sa sœur, Jeanne l’imita.
La jeune fille au voile se baissa, ramassa son fagot. Un léger vertige l’obligea à s’asseoir sur un rocher proche de l’eau. Elle fit un signe à sa sœur, elle les rattraperait. Un frisson la parcouru, le froid la glaçait jusqu’aux os. La Toinette et son amie se relevèrent et partirent en courant vers le gué.
Bernadette gémit, non, pas le gué ! L’eau devait être froide, elle ne se sentait pas de traverser le Gave. Sa sœur et la Jeanne se dirigeaient vers la grotte de Massabielle. Là bas, la rivière y faisait une courbe. On pouvait y trouver moult bois flotté sur ses berges, déposés par les crues d’été.
La jeune fille fut secouée par une nouvelle quinte de toux. Elle sorti une petite gourde de sa besace en peau, la porta à ses lèvres et but deux gorgées de la potion. Un macérât d’herbes adouci au miel. Son efficacité devenait toute relative et la jeune fille en prenait de plus en plus souvent. Le goût amer du datura lui provoqua un nouveau frisson. Elle porta son regard vers les filles, elles avaient presque traversé la rivière. Bernadette se releva et repris sa marche. Sa sœur et Jeanne lui faisaient de grands signes l’invitant à les suivre.
— Viens, fais comme nous.
Bernadette prit son chapelet de sa main libre et se récita mentalement un Pater noster. Oui, elle traverserait la rivière, pour aider sa sœur, pour ses parents et pour ce bois source de chaleur. Arrivée au gué, elle hésita. Par endroit, l’eau était de glace le long des berges. Elle allait pénétrer dans l’onde glaciale quand un courant d’air lui fit tourner la tête vers la grotte où une lumière blanche et vive attira son attention.
Intriguée, Bernadette scruta la grotte de ses yeux que le froid embuait. Elle y vit une femme tout de blanc vêtue, robe et voile, une ceinture bleue lui enserrait la taille. A ses pieds, la jeune fille cru reconnaître un bouquet de roses jaunes. Bien que trop loin, la jeune fille entendit la Dame en blanc lui parler :
— Il est temps de prier.
Bernadette égrena son chapelet, récitant prières et cantiques, sans peur aucune. Soudain, la Dame en blanc lui fit un signe, l’invitant à s’approcher. La jeune fille hésita, n’osant pas s’avancer vers cet être de lumière.
— Qu’est ce qu’elle fait la Bernadette, pourquoi a traverse pas ?
Jeanne commençait à s’énerver, il était bientôt midi et elles n’avaient presque rien ramassé.
— Je sais pas, a bouge plus. Attends, je m’en allons la chercher.
La Toinette retraversa le grave et s’approcha de Bernadette.
— Vous avez vu la Belle Dame ?
— Quelle Belle Dame, j’avions rien vu ?
— La Belle Dame en blanc, elle m’a parlé.
Toinette la regarda avec curiosité. Le visage de Bernadette rayonnait de bonheur. Celle-ci raconta à sa sœur l’apparition de la Dame en Blanc, sa voix qui lui demandait de prier et cette lumière comme une aura.
— Et puis Elle m’a parlé, à moi Bernadette, une pauvresse.
La jeune fille au voile souriait sans cesse. Et puis soudainement, son visage se referma :
— Il ne faut parler de cela à personne, tu m’entends Toinette, à personne.
Les deux sœurs traversèrent le gave en courant, rejoignirent Jeanne et ramassèrent du bois qu’elles lièrent en fagot. L’après midi serait rude et long jusqu’au souper du soir.
L’homme en habit sombre se risqua hors de la grotte, les gamines étaient partie. Il remonta le chauffage intégré de sa combinaison. Il ne se faisait décidément pas à cet Hiver 1858. Il retourna à l’intérieur de la grotte et se dirigea vers le fond. Là, il sorti une sorte de treillage métallique caché derrière un amas rocheux et le déploya tel un paravent cylindrique. Il pénétra à l’intérieur, ajusta un micro casque sur sa tête et se mit à manipuler des boutons et des leviers fixés sur un boitier accroché à sa ceinture.
Et dans un grand éclair bleuté, l’homme et la cage disparurent.
— Marchevêque Angustin au rapport votre Sainteté.
— Ah, Angustin, je vous attendais. Alors, cette mission au
19ème siècle ?
— Tout se déroule selon nos plans votre Sainteté, le sujet a bien reçu la première apparition.
— Etait-il accompagné, c’est important ?
Le Marchevêque paru contrarié par cette remarque, sa Sainteté le prenait-elle pour un idiot ? Il connaissait le plan par cœur et il l’exécuterait dans ses moindres détails.
— Oui Seigneur, le sujet était accompagné par sa sœur et une amie, mais lui seul a vu l’apparition. L’hologramme était réglé sur la fréquence Visio-subliminale du sujet seul, les deux autres n’ont rien vu ni entendu quoi que ce soit !
— Bien.
Sa sainteté le Sanctificateur Suprême semblait satisfaite.
— Toutes les Terres autours de la grotte et la grotte elle-même ont bien été achetées par nos hommes en place au 19ème siècle. Tout nous appartient dans un rayon de 20 kilomètres, ainsi que la Source, bien entendu.
— Bien, bien.
Le Saint homme se frottait les mains, tout se déroulait pour le mieux.
— Vous retournerez là bas pendant 6 mois et vous vous arrangerez pour que le sujet et le sujet seul vous voit et vous entende. Servez-lui les Bondieuseries habituelles. N’oubliez pas, deux ou trois guérisons miraculeuses, vous passerez au labo, on vous donnera des ampoules de ‘’Guéritine’’.
Agacé, le Marchevêque acquiesça, la tête basse. Sa Sainteté lui répétait tout le plan comme s’il ne le connaissait pas !
— Le site sera exploitable dés juillet 1858, Votre Sainteté. Il procurera à notre ordre richesses et ferveur pendant des siècles et des siècles et…
— Oui, c’est bon Angustin, c’est bon ! Vous savez que l’argent n’a que peu d’intérêt pour nous !
Sa sainteté marqua une pause.
— La foi Angustin, vous entendez, seule la foi nous intéresse. Allez prendre du repos, ces voyages dans le temps doivent vous fatiguer !
Le Marchevêque s’inclina et prit congé du Saint Homme. Il lui restait une vingtaine de sauts temporels à programmer, un travail de sacristain.
Il s’en fichait, il avait la foi.
La jeune fille au voile s’arrêta, le souffle court. Une quinte de toux lui fit lâcher son fagot. Le choléra l’avait épargnée mais marquée durement. La Toinette qui courait devant s’arrêta, mais Jeanne, qui n’avait rien entendu, continuait d’avancer le long du Gave.
— Jeanne, attends ! La Bernadette,… a suit pas.
Jeanne se retourna à son tour. Une mimique contrariée lui fronça le nez.
— On n’aurait pas du l’emmener, a s ’traîne.
— Jeanne, soit gentille avec elle, a fait c’qu’elle peut, l’a été malade !
La Toinette s’accroupi pour attendre sa sœur, Jeanne l’imita.
La jeune fille au voile se baissa, ramassa son fagot. Un léger vertige l’obligea à s’asseoir sur un rocher proche de l’eau. Elle fit un signe à sa sœur, elle les rattraperait. Un frisson la parcouru, le froid la glaçait jusqu’aux os. La Toinette et son amie se relevèrent et partirent en courant vers le gué.
Bernadette gémit, non, pas le gué ! L’eau devait être froide, elle ne se sentait pas de traverser le Gave. Sa sœur et la Jeanne se dirigeaient vers la grotte de Massabielle. Là bas, la rivière y faisait une courbe. On pouvait y trouver moult bois flotté sur ses berges, déposés par les crues d’été.
La jeune fille fut secouée par une nouvelle quinte de toux. Elle sorti une petite gourde de sa besace en peau, la porta à ses lèvres et but deux gorgées de la potion. Un macérât d’herbes adouci au miel. Son efficacité devenait toute relative et la jeune fille en prenait de plus en plus souvent. Le goût amer du datura lui provoqua un nouveau frisson. Elle porta son regard vers les filles, elles avaient presque traversé la rivière. Bernadette se releva et repris sa marche. Sa sœur et Jeanne lui faisaient de grands signes l’invitant à les suivre.
— Viens, fais comme nous.
Bernadette prit son chapelet de sa main libre et se récita mentalement un Pater noster. Oui, elle traverserait la rivière, pour aider sa sœur, pour ses parents et pour ce bois source de chaleur. Arrivée au gué, elle hésita. Par endroit, l’eau était de glace le long des berges. Elle allait pénétrer dans l’onde glaciale quand un courant d’air lui fit tourner la tête vers la grotte où une lumière blanche et vive attira son attention.
Intriguée, Bernadette scruta la grotte de ses yeux que le froid embuait. Elle y vit une femme tout de blanc vêtue, robe et voile, une ceinture bleue lui enserrait la taille. A ses pieds, la jeune fille cru reconnaître un bouquet de roses jaunes. Bien que trop loin, la jeune fille entendit la Dame en blanc lui parler :
— Il est temps de prier.
Bernadette égrena son chapelet, récitant prières et cantiques, sans peur aucune. Soudain, la Dame en blanc lui fit un signe, l’invitant à s’approcher. La jeune fille hésita, n’osant pas s’avancer vers cet être de lumière.
— Qu’est ce qu’elle fait la Bernadette, pourquoi a traverse pas ?
Jeanne commençait à s’énerver, il était bientôt midi et elles n’avaient presque rien ramassé.
— Je sais pas, a bouge plus. Attends, je m’en allons la chercher.
La Toinette retraversa le grave et s’approcha de Bernadette.
— Vous avez vu la Belle Dame ?
— Quelle Belle Dame, j’avions rien vu ?
— La Belle Dame en blanc, elle m’a parlé.
Toinette la regarda avec curiosité. Le visage de Bernadette rayonnait de bonheur. Celle-ci raconta à sa sœur l’apparition de la Dame en Blanc, sa voix qui lui demandait de prier et cette lumière comme une aura.
— Et puis Elle m’a parlé, à moi Bernadette, une pauvresse.
La jeune fille au voile souriait sans cesse. Et puis soudainement, son visage se referma :
— Il ne faut parler de cela à personne, tu m’entends Toinette, à personne.
Les deux sœurs traversèrent le gave en courant, rejoignirent Jeanne et ramassèrent du bois qu’elles lièrent en fagot. L’après midi serait rude et long jusqu’au souper du soir.
L’homme en habit sombre se risqua hors de la grotte, les gamines étaient partie. Il remonta le chauffage intégré de sa combinaison. Il ne se faisait décidément pas à cet Hiver 1858. Il retourna à l’intérieur de la grotte et se dirigea vers le fond. Là, il sorti une sorte de treillage métallique caché derrière un amas rocheux et le déploya tel un paravent cylindrique. Il pénétra à l’intérieur, ajusta un micro casque sur sa tête et se mit à manipuler des boutons et des leviers fixés sur un boitier accroché à sa ceinture.
Et dans un grand éclair bleuté, l’homme et la cage disparurent.
— Marchevêque Angustin au rapport votre Sainteté.
— Ah, Angustin, je vous attendais. Alors, cette mission au
19ème siècle ?
— Tout se déroule selon nos plans votre Sainteté, le sujet a bien reçu la première apparition.
— Etait-il accompagné, c’est important ?
Le Marchevêque paru contrarié par cette remarque, sa Sainteté le prenait-elle pour un idiot ? Il connaissait le plan par cœur et il l’exécuterait dans ses moindres détails.
— Oui Seigneur, le sujet était accompagné par sa sœur et une amie, mais lui seul a vu l’apparition. L’hologramme était réglé sur la fréquence Visio-subliminale du sujet seul, les deux autres n’ont rien vu ni entendu quoi que ce soit !
— Bien.
Sa sainteté le Sanctificateur Suprême semblait satisfaite.
— Toutes les Terres autours de la grotte et la grotte elle-même ont bien été achetées par nos hommes en place au 19ème siècle. Tout nous appartient dans un rayon de 20 kilomètres, ainsi que la Source, bien entendu.
— Bien, bien.
Le Saint homme se frottait les mains, tout se déroulait pour le mieux.
— Vous retournerez là bas pendant 6 mois et vous vous arrangerez pour que le sujet et le sujet seul vous voit et vous entende. Servez-lui les Bondieuseries habituelles. N’oubliez pas, deux ou trois guérisons miraculeuses, vous passerez au labo, on vous donnera des ampoules de ‘’Guéritine’’.
Agacé, le Marchevêque acquiesça, la tête basse. Sa Sainteté lui répétait tout le plan comme s’il ne le connaissait pas !
— Le site sera exploitable dés juillet 1858, Votre Sainteté. Il procurera à notre ordre richesses et ferveur pendant des siècles et des siècles et…
— Oui, c’est bon Angustin, c’est bon ! Vous savez que l’argent n’a que peu d’intérêt pour nous !
Sa sainteté marqua une pause.
— La foi Angustin, vous entendez, seule la foi nous intéresse. Allez prendre du repos, ces voyages dans le temps doivent vous fatiguer !
Le Marchevêque s’inclina et prit congé du Saint Homme. Il lui restait une vingtaine de sauts temporels à programmer, un travail de sacristain.
Il s’en fichait, il avait la foi.

Marchevêque- Nombre de messages: 130
Age: 51
Date d'inscription: 08/09/2011
Re: Bernadette
Je ne m'attendais pas du tout à ce basculement dans la science-fiction! J'aime bien le côté "désacralisation", c'est une bonne idée je trouve.
Je n'aime pas trop l'expression "son efficacité devenait toute relative", je trouve qu'il aurait mieux valu à cet endroit une phrase qu'on aurait pu attribuer à Bernadette ( un passage au point de vue interne).
Je n'aime pas trop l'expression "son efficacité devenait toute relative", je trouve qu'il aurait mieux valu à cet endroit une phrase qu'on aurait pu attribuer à Bernadette ( un passage au point de vue interne).

Lamarjo- Nombre de messages: 78
Age: 35
Localisation: marjobonne51@laposte.net
Date d'inscription: 27/11/2011
Re: Bernadette
Un texte surprenant, mais pas de manière positive en ce qui me concerne : je ne suis pas fan de récits surréalistes. Plus objectivement, l'écriture me semble tenir la route malgré les fautes (notamment l'absence du "t" au passé simple pour la 3ème personne). Le langage des personnages donne du réalisme.
Je suppose qu'il manque le mot "chaud"...?
Il ne se faisait décidément pas à cet Hiver 1858.
Je suppose qu'il manque le mot "chaud"...?

Kash Prex- Nombre de messages: 1481
Age: 23
Localisation: Mitilini (Grèce) kash_prex@hotmail.fr
Date d'inscription: 17/09/2007

Re: Bernadette
Voici une correction du texte, je passerai plus tard pour vous en donner un avis, je ne l'ai lu qu'en diagonale.
- « a s ’traîne. » : il faut accoler l'apostrophe au « s » ;
- « soit gentille avec elle » : « sois » ;
- « La Toinette s’accroupi » : « s'accroupit » (passé simple) ;
- « Un frisson la parcouru » : « parcourut » (passé simple) ;
- « Là bas, la rivière » : « là-bas » (trait d'union) ;
- « déposés par les crues » : « déposé » (le bois flotté) ;
- « Elle sorti une petite gourde » : « sortit » (passé simple) ;
- « Un macérât d’herbes » : « macérat » (« macérât » est la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif du verbe « macérer ») ;
- « goût amer du datura » : vous me l'apprenez, je ne connaissais pas ;
- « Bernadette se releva et repris » : « reprit » ;
- « un Pater noster. » : « Pater noster » en italique ;
- « Par endroit, l’eau était de glace » : « par endroits » ;
- « A ses pieds, la jeune fille » : « À » (Alt + 0192) ;
- « la jeune fille cru » : « crut » ;
- « Qu’est ce qu’elle fait » : « Qu'est-ce qu'elle fait » ;
- « qu’elles lièrent en fagot. » : sans certitude, je mettrais « fagot » au pluriel ;
- « L’après midi serait rude » : « après-midi » (trait d'union) ;
- « les gamines étaient partie » : « étaient parties » ;
- « à cet Hiver 1858. » : pas de majuscule ;
- « Là, il sorti » : « sortit » ;
- « ajusta un micro casque sur sa tête » : « micro-casque » (trait d'union) ;
- « fixés sur un boitier » : « boîtier » traditionnellement, « boitier » est la graphie de l'odieuse réforme 1990 ;
- « Marchevêque Angustin au rapport votre Sainteté. » : virgule après « rapport » ;
- « Alors, cette mission au
19ème siècle ? » : retour à la ligne inopiné. Par ailleurs, « XIXe siècle » en chiffres romains, par commodité ;
- « Etait-il accompagné » : « Était-il » (Alt + 144) ;
- « Le Marchevêque paru contrarié » : « parut contrarié » ;
- « Sa sainteté » : pourquoi le titre est-il en minuscule ici alors qu'ailleurs il était majuscule ;
- « Toutes les Terres » : pourquoi cette majuscule ? ;
- « autours de la grotte » : « autour » ;
- « au 19ème siècle. » : « au XIXe siècle » ;
- « rayon de 20 kilomètres » : « vingt » ;
- « Le Saint homme » : pas de majuscule ;
- « Vous retournerez là bas » : « là-bas » (trait d'union) ;
- « pendant 6 mois » : « six mois » ;
- « pour que le sujet et le sujet seul vous voit » : « vous voie » ;
- « les Bondieuseries » : pourquoi cette majuscule ? ;
- « des ampoules de ‘’Guéritine’’ » : les premiers guillemets n'en sont pas à proprement parler. Par ailleurs, il vaut mieux utiliser les guillemets français « et » ;
- « dés juillet 1858 » : « dès juillet » ;
- « Sa sainteté marqua une pause. » : « Sainteté » majuscule ;
- « prit congé du Saint Homme. » : pas de majuscules.
- « a s ’traîne. » : il faut accoler l'apostrophe au « s » ;
- « soit gentille avec elle » : « sois » ;
- « La Toinette s’accroupi » : « s'accroupit » (passé simple) ;
- « Un frisson la parcouru » : « parcourut » (passé simple) ;
- « Là bas, la rivière » : « là-bas » (trait d'union) ;
- « déposés par les crues » : « déposé » (le bois flotté) ;
- « Elle sorti une petite gourde » : « sortit » (passé simple) ;
- « Un macérât d’herbes » : « macérat » (« macérât » est la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif du verbe « macérer ») ;
- « goût amer du datura » : vous me l'apprenez, je ne connaissais pas ;
- « Bernadette se releva et repris » : « reprit » ;
- « un Pater noster. » : « Pater noster » en italique ;
- « Par endroit, l’eau était de glace » : « par endroits » ;
- « A ses pieds, la jeune fille » : « À » (Alt + 0192) ;
- « la jeune fille cru » : « crut » ;
- « Qu’est ce qu’elle fait » : « Qu'est-ce qu'elle fait » ;
- « qu’elles lièrent en fagot. » : sans certitude, je mettrais « fagot » au pluriel ;
- « L’après midi serait rude » : « après-midi » (trait d'union) ;
- « les gamines étaient partie » : « étaient parties » ;
- « à cet Hiver 1858. » : pas de majuscule ;
- « Là, il sorti » : « sortit » ;
- « ajusta un micro casque sur sa tête » : « micro-casque » (trait d'union) ;
- « fixés sur un boitier » : « boîtier » traditionnellement, « boitier » est la graphie de l'odieuse réforme 1990 ;
- « Marchevêque Angustin au rapport votre Sainteté. » : virgule après « rapport » ;
- « Alors, cette mission au
19ème siècle ? » : retour à la ligne inopiné. Par ailleurs, « XIXe siècle » en chiffres romains, par commodité ;
- « Etait-il accompagné » : « Était-il » (Alt + 144) ;
- « Le Marchevêque paru contrarié » : « parut contrarié » ;
- « Sa sainteté » : pourquoi le titre est-il en minuscule ici alors qu'ailleurs il était majuscule ;
- « Toutes les Terres » : pourquoi cette majuscule ? ;
- « autours de la grotte » : « autour » ;
- « au 19ème siècle. » : « au XIXe siècle » ;
- « rayon de 20 kilomètres » : « vingt » ;
- « Le Saint homme » : pas de majuscule ;
- « Vous retournerez là bas » : « là-bas » (trait d'union) ;
- « pendant 6 mois » : « six mois » ;
- « pour que le sujet et le sujet seul vous voit » : « vous voie » ;
- « les Bondieuseries » : pourquoi cette majuscule ? ;
- « des ampoules de ‘’Guéritine’’ » : les premiers guillemets n'en sont pas à proprement parler. Par ailleurs, il vaut mieux utiliser les guillemets français « et » ;
- « dés juillet 1858 » : « dès juillet » ;
- « Sa sainteté marqua une pause. » : « Sainteté » majuscule ;
- « prit congé du Saint Homme. » : pas de majuscules.
alex- Nombre de messages: 2565
Age: 20
Localisation: « ¿ ¡ à À â  ä Ä æ Æ ç Ç é É ê Ê è È ë Ë í Í î Î ì Ì ï Ï ñ Ñ ó Ó ô Ô ò Ò ö Ö œ Œ ß ú Ú û Û ù Ù ü Ü × ‰ € – — … »
Date d'inscription: 14/01/2010
Re: Bernadette
J'ai beaucoup aimé la première partie, tout ce qui concerne le récit de l'apparition que tu as documentée et mise dans un cadre d'époque y compris avec une manière de parler qu'on s'y croirait. J'apprécie aussi l'utilisation du fameux cadratin.
Mais alors la seconde partie est totalement loupée, je la trouve presque inutile car trop peu développée ou l'inverse : si tu veux une nouvelle courte, ne développe pas ces personnages de Marchevêque et de sa Sainteté, cela n'apporte rien sur un texte aussi court, contente-toi de suggérer un côté fantastique - SF- voyage dans le temps... Ou alors construis vraiment cette histoire (il y a matière compte tenu que l'apparition s'est renouvelée 17 fois).
D'ailleurs mes romans sur le monde des "Princesses de la Terre" contiennent un petit volet apparitions 3d ☺
Et puis fais attention aux conjugaisons, il y a quand même nombre de fautes évitables et certaines sont signalées par le correcteur Word.
Mais alors la seconde partie est totalement loupée, je la trouve presque inutile car trop peu développée ou l'inverse : si tu veux une nouvelle courte, ne développe pas ces personnages de Marchevêque et de sa Sainteté, cela n'apporte rien sur un texte aussi court, contente-toi de suggérer un côté fantastique - SF- voyage dans le temps... Ou alors construis vraiment cette histoire (il y a matière compte tenu que l'apparition s'est renouvelée 17 fois).
D'ailleurs mes romans sur le monde des "Princesses de la Terre" contiennent un petit volet apparitions 3d ☺
Et puis fais attention aux conjugaisons, il y a quand même nombre de fautes évitables et certaines sont signalées par le correcteur Word.

MémoireDuTemps- Nombre de messages: 79
Age: 41
Localisation: À l'est, là où les lérots vont boire
Date d'inscription: 14/08/2011
Re: Bernadette
Je suis d'accord avec MémoireDuTemps, il aurait mieux valu que la "vérité" soit dévoilée sous forme de chute.

Lamarjo- Nombre de messages: 78
Age: 35
Localisation: marjobonne51@laposte.net
Date d'inscription: 27/11/2011
Re: Bernadette
Le détail du datura éclaire cette histoire d'apparitions d'une lumière inédite. Car bien entendu, je ne crois pas un mot des calomnies que vous répandez sur notre saint Pepère ! ;-)
Bien ficelé, pendant un moment, j'ai absolument cru que j'allais ruer dans les brancards de la grotte et puis je me suis amusée du retournement opéré et de son irrévérence - y compris pour le lecteur car le souci de crédibilité est allègrement mis aux orties et cette liberté me plait bien !
Bon, des détails ici et là, des conjugaisons hasardeuses...
Bien ficelé, pendant un moment, j'ai absolument cru que j'allais ruer dans les brancards de la grotte et puis je me suis amusée du retournement opéré et de son irrévérence - y compris pour le lecteur car le souci de crédibilité est allègrement mis aux orties et cette liberté me plait bien !
Bon, des détails ici et là, des conjugaisons hasardeuses...

coline Dé- Nombre de messages: 8136
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 30/08/2008

Re: Bernadette
J'aime bien ce texte pour l'impertinence du fond.
Je déplore les nombreuses fautes signalées plus haut (relectures insuffisantes sans doute) et surtout je conteste la manière de parler de ces jeunes pyrénéennes.
Fille du Sud, biterroise de naissance, toulousaine d'adoption, je peux vous assurer que dans la région on n'escamote pas les sons et les syllabes. On a un accent traînard, où toutes les lettres sont prononcées, et personne ne dirait " à s'traîne " ni " a fait c'qu'elle peut ". Cet accent est celui des Vosges, du Jura, de l'Oise ou de la Somme, mais pas celui des Pyrénées.
Je déplore les nombreuses fautes signalées plus haut (relectures insuffisantes sans doute) et surtout je conteste la manière de parler de ces jeunes pyrénéennes.
Fille du Sud, biterroise de naissance, toulousaine d'adoption, je peux vous assurer que dans la région on n'escamote pas les sons et les syllabes. On a un accent traînard, où toutes les lettres sont prononcées, et personne ne dirait " à s'traîne " ni " a fait c'qu'elle peut ". Cet accent est celui des Vosges, du Jura, de l'Oise ou de la Somme, mais pas celui des Pyrénées.

embellie- Nombre de messages: 1301
Age: 74
Localisation: Toulouse
Date d'inscription: 20/01/2009
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