Les taches
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Les taches
Bonjour à tous,
Je vous propose aujourd'hui cette mini nouvelle pour laquelle je vous demanderai une grande indulgence quant aux temps employés. Vos corrections seront les bienvenues.
LES TACHES
Les premières taches apparurent dans les années quatre-vingt. Personne n’en fit cas à l’époque. Sans doute à cause du lieu d’apparition : une obscure région des Carpates, éloignée de toute "civilisation".
Le premier "taché", enfin, celui que l’on supposa être le premier "taché", était un paysan du nom de Vladislav Mogliev. Le brave homme vivait au milieu de ses chèvres et de ses quatre fils, sa femme l’ayant quitté prématurément, morte lors de l’accouchement de leur cinquième enfant, une fille. La gosse était morte elle aussi, deux jours plus tard, de l’ignorance ou du chagrin de son père.
Vladislav s’était réveillé un matin couvert de taches... vertes! Il s’était alors rendu chez Vassiliev, ancien médecin militaire de l’armée soviétique, armée qu’il avait déserté cinq années auparavant. Ce dernier avait trouvé refuge dans le petit village de Vladislav. Les paysans, méfiants, l’avaient d’abord prodigieusement ignoré. Jusqu’au jour où il réduisit la fracture d’un berger tombé dans une ravine en poursuivant une chèvre égarée. Depuis, il exerçait son ancien métier avec les moyens du bord, extrêmement limités, et une volonté à toute épreuve.
Vassiliev ne sut diagnostiquer l’affection de Vladislav. Il en avait pourtant vu des saloperies durant son incorporation. Le Kremlin ayant développé un programme guerre bactériologique assez impressionnant. Mais il n’avait jamais observé ce genre de taches chez les prisonniers Tchétchènes, cobayes malheureux des expériences soviétiques.
Le toubib avait pensé alors à une forme d’allergie. Vladislav ne souffrait pas de l’affection, n’avait pas de fièvre et se portait comme un charme. Il était juste …taché ! Le médecin l'avait renvoyé chez lui avec un tube d’aspirine, des conseils de nutrition et un sachet de plantes médicinales purgatives.
Durant les dix années qui suivirent, le médecin russe eut le loisir d’observer l’évolution de l’affection…qui n’évoluait pas. Vladislav Mogliev était le seul cas recensé dans le village, ce n’était donc pas contagieux. Les taches avaient la grosseur d’une pièce de deux euros pour les plus petites, et la largeur d’une main pour les plus grandes. Elles avaient la particularité de ‘voyager’ sur le corps : la surface tachée demeurait la même, mais les taches se déplaçaient durant la nuit pour réapparaître le lendemain sur une autre partie de l’anatomie de Vladislav.
Le paysan finit par s’accommoder de son état, y trouvant même un avantage lors de ses parties de chasse en forêt !
Quand Vladislav mourut, à l’âge de quatre-vingt sept ans, Vassiliev recensa deux nouveaux cas de ‘Vladislite’, nom qu’il avait donné à l’affection : Stanislas, le plus jeune des fils Mogliev, et Miroslav, le boulanger.
Le boulanger mourut prématurément, renversé par le tracteur de Dimitri, agriculteur de son état et ivrogne notoire, et Stanislas, peu enclin à la vie paysanne, partit tenter sa chance à la ville. Ce malgré l’avis contraire de Vassiliev. Pour le toubib, les taches de Stanislas ne seraient pas un atout propice à son intégration citadine.
A la mort du boulanger, Vassiliev recensa à nouveaux deux cas supplémentaires de Vladislite.
Lorsque Stanislas arriva à la ville, il fut surpris par le regard craintif des passants à son égard. De plus, ces gens portaient tous un masque étrange leur couvrant le nez et la bouche. Arrivait-il en pleine épidémie? Et quelle ne fut pas sa stupeur, quand, toutes sirènes hurlantes, un véhicule médical s’arrêta à sa hauteur. Deux types en tenue NBC(1) l’agrippèrent sans ménagement et l’installèrent de force à l’arrière de l’ambulance.
On l’emmena dans un grand bâtiment sombre, entouré de barbelés et gardé par un impressionnant contingent militaire. Durant son trajet, personne ne lui adressa la parole et bien sûr, nul ne répondit à ses questions angoissées. Qu’allait on faire de lui, où l’emmenait- on, pourquoi ces tenues de protection ?
Plus personne n’entendit parler de Stanislas.
La Vladislite commença alors à toucher les grandes métropoles. Elle se répandit rapidement, jusqu'à infecter la moitié de la population mondiale. Les théories les plus folles circulèrent sur l’origine de la ‘maladie’. On accusa les écologistes, puis les martiens qui nous bombardaient d’ondes bactériologiques depuis leur planète. On vit certains journaux anglais mettre en cause les Irlandais du Sinn Fein. Le moment de panique suscité par les premiers cas engendra de grandes émeutes de par le monde. Réprimées dans un bain de sang.
On supposa qu’un dixième de l’humanité disparu lors de cette période. Le vert, couleur d’espoir devint symbole de désespoir.
On se rendit compte enfin que la Vladislite n’était pas une maladie. D’éminents scientifiques s’étant penchés sur le cas, leurs conclusions furent catégoriques. Elles rejoignaient en tout point celles de Vassiliev. On ne mourait pas de Vladislite, elle n’était pas contagieuse, elle ne causait ni fatigue ni douleur, elle était…tout simplement.
On omit pourtant de raconter comment certains centres sacrifièrent des dizaines et des dizaines de Stanislas lors d’expériences exécutées pour le bienfait de l’humanité et l’éradication de l’infection.
Il fut donc admis que la Vladislite était en fait une mutation de l’Homme. On ne pouvait lutter contre. Dame Nature avait décidé.
Un contrôle sévère de la population fut diligenté par l’ONU en partenariat avec l’OMS. Il s’avéra que la moitié de la planète était tachée, l’autre moitié demeurant ‘normale’. La Vladislite n’évoluait plus, comme si ce score de parité lui convenait.
Notre Terre retrouva son apparente sérénité. Il y avait bien de par le monde quelques manifestations anti-tachés, mais la Planète composait avec, comme Elle le faisait depuis toujours avec les blancs et les noirs.
Une paix relative s’installa.
Il fut un homme du nom de Jean-Manuel Maison-Ber, ancien agent des renseignements généraux vivant dans l’ouest de la France qui par ses discours anti-tachés rassembla peu à peu une frange haineuse de la population locale. Ses propos, dignes des pires heures du troisième Reich, enflammaient ces ruraux crédules. Peu à peu, son influence s’étendit sur les mouvements radicaux extrémistes.
Les premiers lynchages débutèrent en Armorique. Considéré comme l’instigateur de ses meurtres, Jean-Manuel Maison-Ber fut arrêté, puis relâché. Ses appuis se comptaient maintenant parmi les hautes sphères du gouvernement. Enhardi par ce succès et par l’immunité que lui conféraient les politiques, il organisa sa propre ‘nuit des longs couteaux’ et fit massacrer l’intégralité des tachés de sa commune. Et l’enfer se déchaîna.
Prenant exemple sur le geste fou de celui qui se faisait appeler GICA (Grand Inquisiteur des Cas Avérés), une Saint Barthélemy à l’échelle planétaire s’organisa : Il n’y a de bon taché que le taché mort.
Dans sa folie destructrice, sa haine de l’autre, l’Homme se rendit compte, mais bien trop tard, que plus il tuait de tachés, plus il en apparaissait le lendemain.
Désemparés, les antitaches se retournèrent alors vers GICA. Mais Jean-Manuel Maison Ber disparu. On le retrouva plus tard, dans sa résidence du bout du monde, atrocement mutilé. S’étant réveillé un matin couvert de taches, il avait essayé de les faire disparaitre, n’hésitant pas à bruler les parties souillées de son corps à l’aide de puissants acides. On raconte que son propre fils, taché à son tour, l’égorgea, pensant avoir été trahi par son géniteur.
Le vingt-deux mai mille neuf cent quatre-vingt-douze, la population mondiale ne comptait plus que 3 milliards d’individus….tous atteints de Vladislite !
Les premières cornes apparurent dans les années deux mille vingt-trois….. Personne n’en fit cas à l’époque. Sans doute à cause du lieu d’apparition : une obscure région du Mexique, éloignée de toute civilisation…
(1) NBC : Tenue de protection Nucléaire, Bactériologique, Chimique.
Je vous propose aujourd'hui cette mini nouvelle pour laquelle je vous demanderai une grande indulgence quant aux temps employés. Vos corrections seront les bienvenues.
LES TACHES
Les premières taches apparurent dans les années quatre-vingt. Personne n’en fit cas à l’époque. Sans doute à cause du lieu d’apparition : une obscure région des Carpates, éloignée de toute "civilisation".
Le premier "taché", enfin, celui que l’on supposa être le premier "taché", était un paysan du nom de Vladislav Mogliev. Le brave homme vivait au milieu de ses chèvres et de ses quatre fils, sa femme l’ayant quitté prématurément, morte lors de l’accouchement de leur cinquième enfant, une fille. La gosse était morte elle aussi, deux jours plus tard, de l’ignorance ou du chagrin de son père.
Vladislav s’était réveillé un matin couvert de taches... vertes! Il s’était alors rendu chez Vassiliev, ancien médecin militaire de l’armée soviétique, armée qu’il avait déserté cinq années auparavant. Ce dernier avait trouvé refuge dans le petit village de Vladislav. Les paysans, méfiants, l’avaient d’abord prodigieusement ignoré. Jusqu’au jour où il réduisit la fracture d’un berger tombé dans une ravine en poursuivant une chèvre égarée. Depuis, il exerçait son ancien métier avec les moyens du bord, extrêmement limités, et une volonté à toute épreuve.
Vassiliev ne sut diagnostiquer l’affection de Vladislav. Il en avait pourtant vu des saloperies durant son incorporation. Le Kremlin ayant développé un programme guerre bactériologique assez impressionnant. Mais il n’avait jamais observé ce genre de taches chez les prisonniers Tchétchènes, cobayes malheureux des expériences soviétiques.
Le toubib avait pensé alors à une forme d’allergie. Vladislav ne souffrait pas de l’affection, n’avait pas de fièvre et se portait comme un charme. Il était juste …taché ! Le médecin l'avait renvoyé chez lui avec un tube d’aspirine, des conseils de nutrition et un sachet de plantes médicinales purgatives.
Durant les dix années qui suivirent, le médecin russe eut le loisir d’observer l’évolution de l’affection…qui n’évoluait pas. Vladislav Mogliev était le seul cas recensé dans le village, ce n’était donc pas contagieux. Les taches avaient la grosseur d’une pièce de deux euros pour les plus petites, et la largeur d’une main pour les plus grandes. Elles avaient la particularité de ‘voyager’ sur le corps : la surface tachée demeurait la même, mais les taches se déplaçaient durant la nuit pour réapparaître le lendemain sur une autre partie de l’anatomie de Vladislav.
Le paysan finit par s’accommoder de son état, y trouvant même un avantage lors de ses parties de chasse en forêt !
Quand Vladislav mourut, à l’âge de quatre-vingt sept ans, Vassiliev recensa deux nouveaux cas de ‘Vladislite’, nom qu’il avait donné à l’affection : Stanislas, le plus jeune des fils Mogliev, et Miroslav, le boulanger.
Le boulanger mourut prématurément, renversé par le tracteur de Dimitri, agriculteur de son état et ivrogne notoire, et Stanislas, peu enclin à la vie paysanne, partit tenter sa chance à la ville. Ce malgré l’avis contraire de Vassiliev. Pour le toubib, les taches de Stanislas ne seraient pas un atout propice à son intégration citadine.
A la mort du boulanger, Vassiliev recensa à nouveaux deux cas supplémentaires de Vladislite.
Lorsque Stanislas arriva à la ville, il fut surpris par le regard craintif des passants à son égard. De plus, ces gens portaient tous un masque étrange leur couvrant le nez et la bouche. Arrivait-il en pleine épidémie? Et quelle ne fut pas sa stupeur, quand, toutes sirènes hurlantes, un véhicule médical s’arrêta à sa hauteur. Deux types en tenue NBC(1) l’agrippèrent sans ménagement et l’installèrent de force à l’arrière de l’ambulance.
On l’emmena dans un grand bâtiment sombre, entouré de barbelés et gardé par un impressionnant contingent militaire. Durant son trajet, personne ne lui adressa la parole et bien sûr, nul ne répondit à ses questions angoissées. Qu’allait on faire de lui, où l’emmenait- on, pourquoi ces tenues de protection ?
Plus personne n’entendit parler de Stanislas.
La Vladislite commença alors à toucher les grandes métropoles. Elle se répandit rapidement, jusqu'à infecter la moitié de la population mondiale. Les théories les plus folles circulèrent sur l’origine de la ‘maladie’. On accusa les écologistes, puis les martiens qui nous bombardaient d’ondes bactériologiques depuis leur planète. On vit certains journaux anglais mettre en cause les Irlandais du Sinn Fein. Le moment de panique suscité par les premiers cas engendra de grandes émeutes de par le monde. Réprimées dans un bain de sang.
On supposa qu’un dixième de l’humanité disparu lors de cette période. Le vert, couleur d’espoir devint symbole de désespoir.
On se rendit compte enfin que la Vladislite n’était pas une maladie. D’éminents scientifiques s’étant penchés sur le cas, leurs conclusions furent catégoriques. Elles rejoignaient en tout point celles de Vassiliev. On ne mourait pas de Vladislite, elle n’était pas contagieuse, elle ne causait ni fatigue ni douleur, elle était…tout simplement.
On omit pourtant de raconter comment certains centres sacrifièrent des dizaines et des dizaines de Stanislas lors d’expériences exécutées pour le bienfait de l’humanité et l’éradication de l’infection.
Il fut donc admis que la Vladislite était en fait une mutation de l’Homme. On ne pouvait lutter contre. Dame Nature avait décidé.
Un contrôle sévère de la population fut diligenté par l’ONU en partenariat avec l’OMS. Il s’avéra que la moitié de la planète était tachée, l’autre moitié demeurant ‘normale’. La Vladislite n’évoluait plus, comme si ce score de parité lui convenait.
Notre Terre retrouva son apparente sérénité. Il y avait bien de par le monde quelques manifestations anti-tachés, mais la Planète composait avec, comme Elle le faisait depuis toujours avec les blancs et les noirs.
Une paix relative s’installa.
Il fut un homme du nom de Jean-Manuel Maison-Ber, ancien agent des renseignements généraux vivant dans l’ouest de la France qui par ses discours anti-tachés rassembla peu à peu une frange haineuse de la population locale. Ses propos, dignes des pires heures du troisième Reich, enflammaient ces ruraux crédules. Peu à peu, son influence s’étendit sur les mouvements radicaux extrémistes.
Les premiers lynchages débutèrent en Armorique. Considéré comme l’instigateur de ses meurtres, Jean-Manuel Maison-Ber fut arrêté, puis relâché. Ses appuis se comptaient maintenant parmi les hautes sphères du gouvernement. Enhardi par ce succès et par l’immunité que lui conféraient les politiques, il organisa sa propre ‘nuit des longs couteaux’ et fit massacrer l’intégralité des tachés de sa commune. Et l’enfer se déchaîna.
Prenant exemple sur le geste fou de celui qui se faisait appeler GICA (Grand Inquisiteur des Cas Avérés), une Saint Barthélemy à l’échelle planétaire s’organisa : Il n’y a de bon taché que le taché mort.
Dans sa folie destructrice, sa haine de l’autre, l’Homme se rendit compte, mais bien trop tard, que plus il tuait de tachés, plus il en apparaissait le lendemain.
Désemparés, les antitaches se retournèrent alors vers GICA. Mais Jean-Manuel Maison Ber disparu. On le retrouva plus tard, dans sa résidence du bout du monde, atrocement mutilé. S’étant réveillé un matin couvert de taches, il avait essayé de les faire disparaitre, n’hésitant pas à bruler les parties souillées de son corps à l’aide de puissants acides. On raconte que son propre fils, taché à son tour, l’égorgea, pensant avoir été trahi par son géniteur.
Le vingt-deux mai mille neuf cent quatre-vingt-douze, la population mondiale ne comptait plus que 3 milliards d’individus….tous atteints de Vladislite !
Les premières cornes apparurent dans les années deux mille vingt-trois….. Personne n’en fit cas à l’époque. Sans doute à cause du lieu d’apparition : une obscure région du Mexique, éloignée de toute civilisation…
(1) NBC : Tenue de protection Nucléaire, Bactériologique, Chimique.

Marchevêque- Nombre de messages: 130
Age: 51
Date d'inscription: 08/09/2011
Re: Les taches
Bien le bonjour.
Tout à l'heure, je suis venue lire le premier paragraphe. Il m'a laissé perplexe : je n'ai pas continué ma lecture. Me revoilà, et j'ai poursuivi. Le texte, malgré un scénario plutôt simple (et non pas simpliste), est agréable à lire. Je me suis pris au jeu du conte. Un peu moralisateur, mais on se laisse "moraliser" sans grande peine. Quelques phrases un peu longues, parfois. Surtout celle-ci : " Le brave homme vivait au milieu de ses chèvres et de ses quatre fils, sa femme l’ayant quitté prématurément, morte lors de l’accouchement de leur cinquième enfant, une fille. " Qui m'a un peu rebuté, car elle arrive très tôt dans le texte. La fin est plutôt réussie, je n'ai pas aimé une chose : qu'il ne reste QUE des tachés. Cela me parait, ici, un peu simpliste :-) Mais c'est une question de goût.
Bien à vous,
Remus
Tout à l'heure, je suis venue lire le premier paragraphe. Il m'a laissé perplexe : je n'ai pas continué ma lecture. Me revoilà, et j'ai poursuivi. Le texte, malgré un scénario plutôt simple (et non pas simpliste), est agréable à lire. Je me suis pris au jeu du conte. Un peu moralisateur, mais on se laisse "moraliser" sans grande peine. Quelques phrases un peu longues, parfois. Surtout celle-ci : " Le brave homme vivait au milieu de ses chèvres et de ses quatre fils, sa femme l’ayant quitté prématurément, morte lors de l’accouchement de leur cinquième enfant, une fille. " Qui m'a un peu rebuté, car elle arrive très tôt dans le texte. La fin est plutôt réussie, je n'ai pas aimé une chose : qu'il ne reste QUE des tachés. Cela me parait, ici, un peu simpliste :-) Mais c'est une question de goût.
Bien à vous,
Remus

Remus- Nombre de messages: 418
Age: 22
Date d'inscription: 02/01/2012
Re: Les taches
Plutôt réussi dans le genre parabole. La démonstration est parfois un peu appuyée mais dans l'ensemble j'ai apprécié la façon dont le récit évolue, je ne m'y attendais pas au tout début, le texte aurait pu prendre une tout autre direction.
Aucun problème notoire de temps.
Quelques remarques de langue :
il fut surpris par le regard craintif des passants à son égard. ("à son endroit", plutôt)
On supposa qu’un dixième de l’humanité disparu ("disparut")
Considéré comme l’instigateur de ses meurtres, ("ces")
Mais Jean-Manuel Maison Ber disparu. ("disparut")
n’hésitant pas à bruler les parties souillées de son corps ("brûler" même si la nouvelle orthographe accepte très certainement l'omission de l'accent circonflexe ici).
Ah, et puis plutôt que "l'Homme", "l'Humain", non ?
Aucun problème notoire de temps.
Quelques remarques de langue :
il fut surpris par le regard craintif des passants à son égard. ("à son endroit", plutôt)
On supposa qu’un dixième de l’humanité disparu ("disparut")
Considéré comme l’instigateur de ses meurtres, ("ces")
Mais Jean-Manuel Maison Ber disparu. ("disparut")
n’hésitant pas à bruler les parties souillées de son corps ("brûler" même si la nouvelle orthographe accepte très certainement l'omission de l'accent circonflexe ici).
Ah, et puis plutôt que "l'Homme", "l'Humain", non ?

Easter(Island)- Nombre de messages: 12089
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Les taches
Pas certaine de saisir la fin ni de voir exactement ce que sont ces taches (à moins qu’elles ne soient là que pour la démonstration) mais j’ai bien aimé le déroulement et je suis entrée dans l’histoire facilement, avec l’envie de lire et une lecture plutôt agréable.
Et j’ai aimé la manière de faire comprendre que la mort d’un taché en double le nombre, ce qui permet d’apprécier le fait qu’il ne reste que des tachés à la fin.
Et j’ai aimé la manière de faire comprendre que la mort d’un taché en double le nombre, ce qui permet d’apprécier le fait qu’il ne reste que des tachés à la fin.

elea- Nombre de messages: 3184
Age: 39
Localisation: Au bout de mes doigts
Date d'inscription: 10/04/2010
Re: Les taches
Voici une correction supplémentaire, qui reprend, je m'en suis rendu compte trop tard, certains des points soulevés par Easter(Island) avant moi :
– « de toute "civilisation" » : il vaudrait mieux employer les guillemets français « et » ;
– « Le premier "taché" » : pareil pour les deux occurrences dans la même ligne ;
– « couvert de taches... » : ce ne sont pas les véritables points de suspension « … » (Alt + 0133) ;
– « vertes! » : espace avant le point d'exclamation ;
– « Il en avait pourtant vu des saloperies durant son incorporation » : virgule après « vu » et « saloperies » (à cause de « en ») ;
– « un programme guerre bactériologique » : un programme « de guerre » ou alors des guillemets ? ;
– « les prisonniers Tchétchènes » : pas de majuscule (adjectif ici) ;
– « Il était juste … » : pas d'espace avant les points de suspension ;
– « de l’affection…qui » : … en revanche, espace après les points de suspension ;
– « la particularité de ‘voyager’ » : ce ne sont pas des guillemets à proprement parler. Veillez à utiliser les guillemets français « et » (Alt + 174 et Alt + 175) ;
– « mais les taches se déplaçaient » : le mot « taches » et assimilés apparaît trop de fois ;
– « à l’âge de quatre-vingt sept ans » : « quatre-vingt-sept » ;
– « nouveaux cas de ‘Vladislite’ » : guillemets français ;
– « Ce malgré » : « Et ce » serait moins abrupt ;
– « A la mort du boulanger » : « À » (Alt + 0192) ;
– « Vassiliev recensa » : trop d'occurrences du verbe « recenser » ;
– « à nouveaux deux cas » : « à nouveau » ;
– « de Vladislite » : pourquoi cette majuscule ? ;
– « en pleine épidémie? » : espace avant le point d'interrogation ;
– « Qu’allait on » : manque le trait d'union ;
– « où l’emmenait- on » : pas d'espace après le trait d'union ;
– « La Vladislite » : pas de majuscule ;
– « l’origine de la ‘maladie’ » : guillemets français ;
– « qu’un dixième de l’humanité disparu » : « disparut » ;
– « Le vert, couleur d’espoir devint » : manque une virgule après « espoir » ;
– « enfin que la Vladislite » : pas de majuscule, donc ;
– « elle était…tout » : espace après les points de suspension ;
– « admis que la Vladislite » : sans majuscule ;
– « demeurant ‘normale’ » : guillemets français ;
– « La Vladislite » : sans majuscule ;
– « mais la Planète composait avec, comme Elle le faisait » : pourquoi ces majuscules ? ;
– « dans l’ouest de la France qui par ses discours anti-tachés rassembla » : ponctuation ? ;
– « dignes des pires heures du troisième Reich » : point Godwin ! :-) ;
– « comme l’instigateur de ses meurtres » : « ses » ou « ces » ? ;
– « sa propre ‘nuit des longs couteaux’ et fit massacrer » : guillemets français ;
– « une Saint Barthélemy à l’échelle planétaire » : « Saint-Barthélémy » (la profusion des références, incompatibles, me gêne) ;
– « les antitaches » : vous écrivez plus haut « anti-tachés » ; problème de cohérence ;
– « Jean-Manuel Maison Ber » : où est passé le trait d'union qui liait « Maison » et « Ber » ? ;
– « Mais Jean-Manuel Maison Ber (sic) disparu » : « disparut » ;
– « de les faire disparaitre » : traditionnellement, « disparaître » (peut-être un synonyme serait-il le bienvenu…) ;
- « n’hésitant pas à bruler » : traditionnellement, « brûler » ;
– « plus que 3 milliards » : vous écrivez toute la date en lettres mais vous omettez d'écrire « 3 » en toutes lettres… ! ;
– « milliards d’individus….tous » : le point final, après les points de suspension, est de trop ; il ne faut pas oublier de marquer une espace après ceux-ci ;
– « atteints de Vladislite » : pas de majuscule ;
– « deux mille vingt-trois….. » : les simples points de suspension « … » (Alt + 0133) suffiront amplement.
– « de toute "civilisation" » : il vaudrait mieux employer les guillemets français « et » ;
– « Le premier "taché" » : pareil pour les deux occurrences dans la même ligne ;
– « couvert de taches... » : ce ne sont pas les véritables points de suspension « … » (Alt + 0133) ;
– « vertes! » : espace avant le point d'exclamation ;
– « Il en avait pourtant vu des saloperies durant son incorporation » : virgule après « vu » et « saloperies » (à cause de « en ») ;
– « un programme guerre bactériologique » : un programme « de guerre » ou alors des guillemets ? ;
– « les prisonniers Tchétchènes » : pas de majuscule (adjectif ici) ;
– « Il était juste … » : pas d'espace avant les points de suspension ;
– « de l’affection…qui » : … en revanche, espace après les points de suspension ;
– « la particularité de ‘voyager’ » : ce ne sont pas des guillemets à proprement parler. Veillez à utiliser les guillemets français « et » (Alt + 174 et Alt + 175) ;
– « mais les taches se déplaçaient » : le mot « taches » et assimilés apparaît trop de fois ;
– « à l’âge de quatre-vingt sept ans » : « quatre-vingt-sept » ;
– « nouveaux cas de ‘Vladislite’ » : guillemets français ;
– « Ce malgré » : « Et ce » serait moins abrupt ;
– « A la mort du boulanger » : « À » (Alt + 0192) ;
– « Vassiliev recensa » : trop d'occurrences du verbe « recenser » ;
– « à nouveaux deux cas » : « à nouveau » ;
– « de Vladislite » : pourquoi cette majuscule ? ;
– « en pleine épidémie? » : espace avant le point d'interrogation ;
– « Qu’allait on » : manque le trait d'union ;
– « où l’emmenait- on » : pas d'espace après le trait d'union ;
– « La Vladislite » : pas de majuscule ;
– « l’origine de la ‘maladie’ » : guillemets français ;
– « qu’un dixième de l’humanité disparu » : « disparut » ;
– « Le vert, couleur d’espoir devint » : manque une virgule après « espoir » ;
– « enfin que la Vladislite » : pas de majuscule, donc ;
– « elle était…tout » : espace après les points de suspension ;
– « admis que la Vladislite » : sans majuscule ;
– « demeurant ‘normale’ » : guillemets français ;
– « La Vladislite » : sans majuscule ;
– « mais la Planète composait avec, comme Elle le faisait » : pourquoi ces majuscules ? ;
– « dans l’ouest de la France qui par ses discours anti-tachés rassembla » : ponctuation ? ;
– « dignes des pires heures du troisième Reich » : point Godwin ! :-) ;
– « comme l’instigateur de ses meurtres » : « ses » ou « ces » ? ;
– « sa propre ‘nuit des longs couteaux’ et fit massacrer » : guillemets français ;
– « une Saint Barthélemy à l’échelle planétaire » : « Saint-Barthélémy » (la profusion des références, incompatibles, me gêne) ;
– « les antitaches » : vous écrivez plus haut « anti-tachés » ; problème de cohérence ;
– « Jean-Manuel Maison Ber » : où est passé le trait d'union qui liait « Maison » et « Ber » ? ;
– « Mais Jean-Manuel Maison Ber (sic) disparu » : « disparut » ;
– « de les faire disparaitre » : traditionnellement, « disparaître » (peut-être un synonyme serait-il le bienvenu…) ;
- « n’hésitant pas à bruler » : traditionnellement, « brûler » ;
– « plus que 3 milliards » : vous écrivez toute la date en lettres mais vous omettez d'écrire « 3 » en toutes lettres… ! ;
– « milliards d’individus….tous » : le point final, après les points de suspension, est de trop ; il ne faut pas oublier de marquer une espace après ceux-ci ;
– « atteints de Vladislite » : pas de majuscule ;
– « deux mille vingt-trois….. » : les simples points de suspension « … » (Alt + 0133) suffiront amplement.
alex- Nombre de messages: 2565
Age: 20
Localisation: « ¿ ¡ à À â  ä Ä æ Æ ç Ç é É ê Ê è È ë Ë í Í î Î ì Ì ï Ï ñ Ñ ó Ó ô Ô ò Ò ö Ö œ Œ ß ú Ú û Û ù Ù ü Ü × ‰ € – — … »
Date d'inscription: 14/01/2010
Re: Les taches
J'ai lu avec intérêt, curieuse de découvrir la fin. celle-ci ne m'a pas fait particulièrement grande impression, sans être ratée cependant. ( j'aime bien l'idée de mutation, au fil du temps. Mais le dernier petit paragraphe, isolé du reste, manque un peu de force peut-être).
sinon rien ne m'a dérangée dans l'emploi des temps.
sinon rien ne m'a dérangée dans l'emploi des temps.

Lamarjo- Nombre de messages: 78
Age: 35
Localisation: marjobonne51@laposte.net
Date d'inscription: 27/11/2011
Réponses
Bonjour à vous tous, et comme je ne l'ai pas encore fait, je vous souhaite à chacun le meilleur pour la nouvelle année.
REMUS :
J'adore votre Avatar...
Une relecture est parfois nécessaire et je suis heureux que vous l'ayez entreprise. Je suis complètement d'accord avec vous pour cette phrase que j'avais envisager de couper en deux. Excès de précipitation, je l'ai oubliée.
Il est normal que la population entière se retrouve tachée, car à chaque décès d'un "normal" apparaissent 2 "tachés".
EASTER :
Rien à dire, sinon que votre présence m'est chère, cela prouve que j'ai réussi à vous "accrocher".
Merci
ELEA :
Donc et vous l'aviez compris, ces taches sont bien ici la démonstration de la bêtise et de l'intolérence.
Pour vous représenter les "tachés", pensez à un Hybride Homme-girafe, mais de couleur vert. (LOL, comme disent les d'jeun's!)
ALEX :
Précieuse et indispensable, votre présence m'est tout aussi chère que celle d'EASTER.
Merci pour le travail que vous accomplissez.
LAMARJO :
La fin est ineluctable, et un eternel recommencement. Merci de vous être penchée avec intérêt sur cette petite nouvelle.
Merci à vous tous lecteur anonymes et à bientôt peut être pour d'autres commentaires!
Marchevêque
REMUS :
J'adore votre Avatar...
Une relecture est parfois nécessaire et je suis heureux que vous l'ayez entreprise. Je suis complètement d'accord avec vous pour cette phrase que j'avais envisager de couper en deux. Excès de précipitation, je l'ai oubliée.
Il est normal que la population entière se retrouve tachée, car à chaque décès d'un "normal" apparaissent 2 "tachés".
EASTER :
Rien à dire, sinon que votre présence m'est chère, cela prouve que j'ai réussi à vous "accrocher".
Merci
ELEA :
Donc et vous l'aviez compris, ces taches sont bien ici la démonstration de la bêtise et de l'intolérence.
Pour vous représenter les "tachés", pensez à un Hybride Homme-girafe, mais de couleur vert. (LOL, comme disent les d'jeun's!)
ALEX :
Précieuse et indispensable, votre présence m'est tout aussi chère que celle d'EASTER.
Merci pour le travail que vous accomplissez.
LAMARJO :
La fin est ineluctable, et un eternel recommencement. Merci de vous être penchée avec intérêt sur cette petite nouvelle.
Merci à vous tous lecteur anonymes et à bientôt peut être pour d'autres commentaires!
Marchevêque

Marchevêque- Nombre de messages: 130
Age: 51
Date d'inscription: 08/09/2011
AÏE
Pétard, je viens de relire et je me rends compte de quelques fautes d'orthographe...
Désolé!
Désolé!

Marchevêque- Nombre de messages: 130
Age: 51
Date d'inscription: 08/09/2011
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