Le génie inventeur de la bêtise
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Le génie inventeur de la bêtise
Le génie inventeur de la bêtise
Comme Byron a souffert et moi comme je m’ennuie!
Sous vingt-quatre lumières qui s‘éteignent à minuit
Je suis un spectateur derrière des yeux en vie
Roulant des perles bleues aux très charmants lavis
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir
J’ai fait tomber l’amour dans les divertissements
Débarrassant les fronts de leurs odieux plissements
Les jours froids effeuillés au sublime encombrant
Réchauffez vous les mains en brûlant des Rembrandts
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir
Mais qu’on le porte en terre c’est la fleur qui s’ignore
Mon crâne à l’air de pierre s’enroulant vers la mort
Rêvant de lits immenses et de maisons en or
Où se tourne l’errance je suis seul maître à bord
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir
J’ai versé dans la vie j’ai laissé la mission
Haussé les épaules rit aux airs de componctions
Je continue tranquille en vidant les potions
Dont les médecins de ville m’ont fait la prescription
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir
Comme Byron a souffert et moi comme je m’ennuie!
Sous vingt-quatre lumières qui s‘éteignent à minuit
Je suis un spectateur derrière des yeux en vie
Roulant des perles bleues aux très charmants lavis
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir
J’ai fait tomber l’amour dans les divertissements
Débarrassant les fronts de leurs odieux plissements
Les jours froids effeuillés au sublime encombrant
Réchauffez vous les mains en brûlant des Rembrandts
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir
Mais qu’on le porte en terre c’est la fleur qui s’ignore
Mon crâne à l’air de pierre s’enroulant vers la mort
Rêvant de lits immenses et de maisons en or
Où se tourne l’errance je suis seul maître à bord
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir
J’ai versé dans la vie j’ai laissé la mission
Haussé les épaules rit aux airs de componctions
Je continue tranquille en vidant les potions
Dont les médecins de ville m’ont fait la prescription
Je traverse le temps
Dans mon grand manteau noir
Tout en gardant ma tête
Coiffée d’un entonnoir

pachyderme- Nombre de messages: 45
Age: 25
Date d'inscription: 10/12/2011
Re: Le génie inventeur de la bêtise
L'entonnoir est associé à la folie plus qu'à la bêtise (et depuis fort longtemps : on le retrouve déjà dans une toile de Jérome Bosch " l'excision de la pierre de folie")
Sur le poème, je ne me sens pas en position de donner un avis, j'ai le sentiment d'être complètement passée à côté et j'attendais lâchement d'autres commentateurs plus éclairés pour orienter ma lecture, mais ils semblent tarder à venir...
Le quatrain évoque un refrain de chanson, ça se chanterait ?
Le premier vers m'a fait sourire : on pense au célèbre "Marx est mort, Freud est mort et moi-même je ne me sens pas très bien..."

coline Dé- Nombre de messages: 8136
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 30/08/2008

Re: Le génie inventeur de la bêtise
Comme Coline, j'associerais plus volontiers l'entonnoir à la folie qu'à la bêtise d'autant que dans le dernier couplet il est fait mention de potion et de médecin ... la bêtise ne me paraît pas être de ces maux qu'on puisse espérer Guérir. Cependant l'évocation des souffrances de Byron comparées à l'ennui du narrateur laissent penser qu'on est devant une mauvaise simulation qui confine à la bêtise.
S'il s'agit d'une chanson on peut admettre que les dérapages dans le rythme se rattrapent par la musique sinon on peut regretter quelques alexandrins à rallonge mais l'ensemble teinté d'autodérision se lit avec plaisir.
S'il s'agit d'une chanson on peut admettre que les dérapages dans le rythme se rattrapent par la musique sinon on peut regretter quelques alexandrins à rallonge mais l'ensemble teinté d'autodérision se lit avec plaisir.

Arielle- Nombre de messages: 4552
Age: 66
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: Le génie inventeur de la bêtise
Sujet étrange, un peu inquiétant; peut-être la mort qui passe ayant troqué faux contre entonnoir ?

Tollelege- Nombre de messages: 181
Age: 70
Date d'inscription: 27/08/2011
Re: Le génie inventeur de la bêtise
La bétise de le comprendre malgré nos actions,
d'en saisir l'importance, de nos errances...
amitiés kébécoises,
André, épervier
d'en saisir l'importance, de nos errances...
amitiés kébécoises,
André, épervier

epervier- Nombre de messages: 57
Age: 65
Localisation: Québec
Date d'inscription: 03/08/2006

Re: Le génie inventeur de la bêtise
Se lit fluide et nous porte. Un refrain, un côté ballade. Je ne vois pas trop la bêtise là-dedans : assurément la mort avec le grand manteau noir, le crâne, le porter en terre voire les potions des médecins. Un côté danse macabre avec malgré tout un calme, une placidité.
Comme le dit Arielle il y a des entorses à la prosodie, notamment le premier vers où normalement les E doivent être dits, mais en bons post-romantiques on peut lire d'une traite sans les E et sentir quand même les douze mesures. Je ressens toutefois 2 anicroches: le S inutile (et laid) à la fin des Rembrandt, le T superflu à la fin de RI (j'ai ri). Enfin je ferais à moins de ce LA avant prescription (même si la césure après DE de DE VILLE est irrecevable). Enfin ce sont des détails de prosodie puriste. Le texte, coulant, se lit bien.
Haussé les épaules ri aux airs de componctions
Je continue tranquille en vidant les potions
Dont les médecins de ville m’ont fait prescription
Le plus dur est peut-être le MA de "tout en gardant ma tête" à la place du français "gardant la tête". Que ces remarques n'assombrissent cependant pas l'impression agréable de cette lecture.
Comme le dit Arielle il y a des entorses à la prosodie, notamment le premier vers où normalement les E doivent être dits, mais en bons post-romantiques on peut lire d'une traite sans les E et sentir quand même les douze mesures. Je ressens toutefois 2 anicroches: le S inutile (et laid) à la fin des Rembrandt, le T superflu à la fin de RI (j'ai ri). Enfin je ferais à moins de ce LA avant prescription (même si la césure après DE de DE VILLE est irrecevable). Enfin ce sont des détails de prosodie puriste. Le texte, coulant, se lit bien.
Haussé les épaules ri aux airs de componctions
Je continue tranquille en vidant les potions
Dont les médecins de ville m’ont fait prescription
Le plus dur est peut-être le MA de "tout en gardant ma tête" à la place du français "gardant la tête". Que ces remarques n'assombrissent cependant pas l'impression agréable de cette lecture.

Marvejols- Nombre de messages: 1427
Age: 45
Localisation: agglomération de Montpellier
Date d'inscription: 08/11/2010

Re: Le génie inventeur de la bêtise
le personnage du texte est atteint de cette espèce de folie qui consiste à croire qu'on vivra mieux en étant plus bête, en jouant le bouffon, il est à la fois très superficiel et très lourd, très confus puiqu'il n'est qu'une sorte d'ombre. Mais honnêtement je ne sais pas si j'aime ce texte en lui-même car je l'ai vraiment écrit en l'imaginant chanté par une sorte de maboule avec une grosse voix grave. En plus il n'est pas vraiment relié à Pachyderme puisqu'il n'y a pas d'animaux dedans. Pour moi il représentait le bout de l'homme et je regrette un peu de l'avoir posté je crois.

pachyderme- Nombre de messages: 45
Age: 25
Date d'inscription: 10/12/2011
Re: Le génie inventeur de la bêtise
pachyderme a écrit:le personnage du texte est atteint de cette espèce de folie qui consiste à croire qu'on vivra mieux en étant plus bête, en jouant le bouffon, il est à la fois très superficiel et très lourd, très confus puiqu'il n'est qu'une sorte d'ombre. Mais honnêtement je ne sais pas si j'aime ce texte en lui-même car je l'ai vraiment écrit en l'imaginant chanté par une sorte de maboule avec une grosse voix grave. En plus il n'est pas vraiment relié à Pachyderme puisqu'il n'y a pas d'animaux dedans. Pour moi il représentait le bout de l'homme et je regrette un peu de l'avoir posté je crois.
Pourquoi le regretter, votre plume s'est exprimée, l'importance même.
La "mécanique littéraire" soit mais le sentiments évoqués, voilà ce que
j'apprécie avant tout.
amitiés kébécoises,
André, épervier

epervier- Nombre de messages: 57
Age: 65
Localisation: Québec
Date d'inscription: 03/08/2006

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