Le noyer
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Le noyer
Il était là, seul au bord du chemin
Regardant sans envie passer la vie.
Du temps faisant fi, dans sa tragédie,
Il campait là, le pied dans le crottin.
Il était là à croître hors jardin
Avec l’herbe sauvage, son amie
Subissant à son âge l’ignominie
Du défi, patte levée d’un mâtin
Etouffant les fleurs avec son ombre
Son espace vital devint plus sombre.
Disparût sa compagne lentement.
Fanant dans son désert de solitude
Il écoutait les oiseaux noirs croissant
Tenant conseil sur sa décrépitude.
Regardant sans envie passer la vie.
Du temps faisant fi, dans sa tragédie,
Il campait là, le pied dans le crottin.
Il était là à croître hors jardin
Avec l’herbe sauvage, son amie
Subissant à son âge l’ignominie
Du défi, patte levée d’un mâtin
Etouffant les fleurs avec son ombre
Son espace vital devint plus sombre.
Disparût sa compagne lentement.
Fanant dans son désert de solitude
Il écoutait les oiseaux noirs croissant
Tenant conseil sur sa décrépitude.
albatros- Nombre de messages: 5
Age: 52
Date d'inscription: 09/01/2012
Re: Le noyer
Ah que c'est dur le bois la vie de noyer !
J'ai cru percevoir un brin de dérision
et ça j'aime assez.
Mais le principal défaut de ce texte est le nombre important de participes présents, toujours lourds et qui n'ont guère de nécessité !
Pas nécessaire non plus l'inversion :
Et les oiseaux noirs croassent (à moins qu' ils grandissent ?)
Tenir conseil serait plus judicieux... et supprimerait un participe.
Manque un poil de je ne sais trop quoi. Finalité peut-être ?
J'ai cru percevoir un brin de dérision
Il campait là, le pied dans le crottin.
...l’ignominie
Du défi, patte levée d’un mâtin
et ça j'aime assez.
Mais le principal défaut de ce texte est le nombre important de participes présents, toujours lourds et qui n'ont guère de nécessité !
Pas nécessaire non plus l'inversion :
Disparût sa compagne lentement.
Et les oiseaux noirs croassent (à moins qu' ils grandissent ?)
Tenir conseil serait plus judicieux... et supprimerait un participe.
Manque un poil de je ne sais trop quoi. Finalité peut-être ?

coline Dé- Nombre de messages: 8136
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 30/08/2008

Re: Le noyer
De bonnes idées, de belles images
Pour moi, un bon texte.
Pour moi, un bon texte.
Maryse- Nombre de messages: 661
Age: 68
Date d'inscription: 22/09/2010
Re: Le noyer
Bonsoir,
coline Dé, Maryse, merci pour votre intérêt au texte Merci aussi pour vos commentaires.
coline Dé, il s'agit bien de "croasser", je vais corriger ces "détails"
Belle soirée
coline Dé, Maryse, merci pour votre intérêt au texte Merci aussi pour vos commentaires.
coline Dé, il s'agit bien de "croasser", je vais corriger ces "détails"
Belle soirée
albatros- Nombre de messages: 5
Age: 52
Date d'inscription: 09/01/2012
Re: Le noyer
SVP...comment faire pour corriger un texte ?
Je ne vois que le bouton "citer' et deux flêche sans mention au bas du texte
Mes excuses.....
Je ne vois que le bouton "citer' et deux flêche sans mention au bas du texte
Mes excuses.....
albatros- Nombre de messages: 5
Age: 52
Date d'inscription: 09/01/2012
Re: Le noyer
Bonjour,
Je trouve cela difficile les vers de dix syllabes, dans le poème, les césures ne sont pas claires et c'est primordial pour un bon rythme. Si j'ai bien compris, la "compagne" du vers 11 c'est "l'herbe sauvage" du vers 6, je pensais aux fleurs aussi malgré le pluriel, mais c'est la phrase qui enjambe du dernier quatrain au premier tercet qui me sème un peu je crois. Quitte à alterner le genre des rimes, il manque peu de chose pour coller à une versification classique, mais elle fait des sons bizarres avec ses élisions absurde aujourd'hui, bon, ces vers ne seraient pas corrects néanmoins dans ce cadre :
"Regardant sans envi(e) passer la vie."
"Du défi, patte levé(e) d’un mâtin"
Gros hiatus aussi :
"Il était l(à à) croître hors jardin"
Je sais bien que ses libertés ne suffisent pas à faire facilement les vers, mais l'expression garde des "lourdeurs", des impressions de difficultés à s'exprimer :
"Il était là à croître hors jardin
Avec l’herbe sauvage, son amie
Subissant à son âge l’ignominie
Du défi, patte levée d’un mâtin
Etouffant les fleurs avec son ombre[(,)ou(;)ou(.)mais il faut quelque chose je crois]
Son espace vital devint plus sombre."
C'est une seule phrase et il manque un peu de ponctuation. L'image de la patte levée ne m'est pas très claire, c'est l'aube ou l'ombre ? L'aube, vu la couleur du soleil, c'est pas absurde, mais il faudrait mieux la ciseler je trouve.
Le premier quatrain et le dernier tercet sont mieux construit, c'est le cœur qui est un peu surprenant.
Je trouve cela difficile les vers de dix syllabes, dans le poème, les césures ne sont pas claires et c'est primordial pour un bon rythme. Si j'ai bien compris, la "compagne" du vers 11 c'est "l'herbe sauvage" du vers 6, je pensais aux fleurs aussi malgré le pluriel, mais c'est la phrase qui enjambe du dernier quatrain au premier tercet qui me sème un peu je crois. Quitte à alterner le genre des rimes, il manque peu de chose pour coller à une versification classique, mais elle fait des sons bizarres avec ses élisions absurde aujourd'hui, bon, ces vers ne seraient pas corrects néanmoins dans ce cadre :
"Regardant sans envi(e) passer la vie."
"Du défi, patte levé(e) d’un mâtin"
Gros hiatus aussi :
"Il était l(à à) croître hors jardin"
Je sais bien que ses libertés ne suffisent pas à faire facilement les vers, mais l'expression garde des "lourdeurs", des impressions de difficultés à s'exprimer :
"Il était là à croître hors jardin
Avec l’herbe sauvage, son amie
Subissant à son âge l’ignominie
Du défi, patte levée d’un mâtin
Etouffant les fleurs avec son ombre[(,)ou(;)ou(.)mais il faut quelque chose je crois]
Son espace vital devint plus sombre."
C'est une seule phrase et il manque un peu de ponctuation. L'image de la patte levée ne m'est pas très claire, c'est l'aube ou l'ombre ? L'aube, vu la couleur du soleil, c'est pas absurde, mais il faudrait mieux la ciseler je trouve.
Le premier quatrain et le dernier tercet sont mieux construit, c'est le cœur qui est un peu surprenant.

David- Nombre de messages: 99
Age: 41
Date d'inscription: 19/01/2009
Re: Le noyer
albatros a écrit:SVP...comment faire pour corriger un texte ?
Je ne vois que le bouton "citer' et deux flêche sans mention au bas du texte
Mes excuses.....
La fonction "éditer" est désactivée. Vous pouvez toutefois reposter le texte modifié à la suite des commentaires, sur le même fil.
Par ailleurs, il est recommandé de ne pas répondre à chaque commentaire (ou presque) mais de grouper vos réponses afin d'éviter de faire remonter trop souvent votre texte aux dépens de ceux des autres auteurs. Merci de votre compréhension.
.
Modération- Nombre de messages: 746
Age: 99
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – — -
Date d'inscription: 08/11/2008
Re: Le noyer
albatros a écrit:Il était là, seul au bord du chemin
Regardant sans envie passer la vie.
Du temps faisant fi, dans sa tragédie,
Il campait là, le pied dans le crottin.
Il était là à croître hors jardin
Avec l’herbe sauvage, son amie
Subissant à son âge l’ignominie
Du défi, patte levée d’un mâtin
Etouffant les fleurs avec son ombre
Son espace vital devint plus sombre.
Disparût sa compagne lentement.
Fanant dans son désert de solitude
Il écoutait les oiseaux noirs croissant
Tenant conseil sur sa décrépitude.
J'ai souligné en gras ce qui m'a gênée dans la première strophe. Le "là" est trop répétitif, on dirait qu'il vient combler le manque de syllabes, et le son "an" alourdit l'ensemble.
Dans le premier tercet, je n'ai pas compris le dernier vers, peut-être est-ce dû à sa construction, je ne sais pas.
Ces quelques défauts (et ceux relevés dans les commentaires précédents) gommés, ce serait intéressant de le relire parce que j'y ai vu une allégorie qui m'a bien plue.

Phylisse- Nombre de messages: 338
Age: 50
Localisation: Provence
Date d'inscription: 05/05/2011
Le noyer
Le plus important est le plaisir que j'ai trouvé à la lecture, malgré quelques maladresses.
Comme j'arrive un peu tard, je n'ai rien à ajouter aux remarques de ceux qui m'ont précédé : an - là - compagne
Essayons par exemple:
"Etouffant les fleurs avec son ombre
Son espace vital devint plus sombre."
Les fleurs repoussées par son ombre
son couvert devint plus sombre.
Est ce préférable?
Comme j'arrive un peu tard, je n'ai rien à ajouter aux remarques de ceux qui m'ont précédé : an - là - compagne
Essayons par exemple:
"Etouffant les fleurs avec son ombre
Son espace vital devint plus sombre."
Les fleurs repoussées par son ombre
son couvert devint plus sombre.
Est ce préférable?
Annie- Nombre de messages: 538
Age: 61
Date d'inscription: 07/07/2010
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