Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
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Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
Je suivais la route qui menait au village
Pleine de glace et de terre
Coupai dans un champ rouge et passai le barrage
D'un parcage à mouton ou de chevaux la cage
Une chaleur me serre
Je sautai le filet
Puis admirait les faîts
Qui suggéraient l'effet
Vert et or du nuage qui surblombait un pin
Le pales du travail laissait place aux dessins
L'hélice appliquée au cerveau la journée
S'arrêtai de tourner ; je réfutais serein
Le broyeur de l'esprit
Pour le calme du coeur
Pierres et rocs et ruisseaux, ravissantes ravines
Vous orniez mon chemin de rosaces coquines
Comme un corset carmin après le gris des heures
Ouvre ses ballotins au flanc de la colline
J'ai froid maintenant
Ou c'est au souvenir
Que je dois l'impression ?
J'entends des bruits d'oiseau
Je crois quitter l'hiver
Un morceau de printemps se détache de l'air
Et vient dans un fantasme éclairer les semaines
De labeur et d'ardeur qui faudra encor faire
Par un moment j'ai crû, dans un instint stoïque
Frôler l'ataraxie, quiétude de l'oubli
Je m'assieds à une souche
Je plonge le regard
Sur les maisons d'humain, qui bien qu'il soit peu tard
Fabriquent des fusées
Lampadaires du soir
Familières lueurs dans les traces de noir
Noir, noir, si tôt, déjà ?
Déjà l'obscurité ? le ciel est une bouche
Baveuse ; et mon soleil
S'y love en arlequin
Comme sous couverture et sur lit de verdure
Et c'est là qu'il se roule
Se moule, s'accroupit sur le feuillage mauve
Des veines du ciel qui gonflent au firmament
Dans le lit d'une crête il est l'émail d'une dent
Je refuse qu'il tombe
L'oeil de la promenade
Pourvû qu'il ne fonde, la lumière serait fade
Aux sons du paysage et aux bruits de la nuit
Qui de la fenêtre de ma quête chantée
Vient lécher le rebord comme se couche la mer
Sur une plage d'été qu'on s'était inventée
Pour un moment j'ai su, dans un instant stoïque
Que je pourrais quitter mes avirons cyniques
Et sur une grève jaune étaler mes fourbures
Mais je borde le jour
Lui souhaite bonne nuit
Je lâche le repos qui occupait mes doigts
Et mon oeil, et mon nez, stance bucolique
Et ma tête de grès se mollit à la croix
D'une religion impie ; je crayonne un rocher
Des cendres d'un sentier intérieur et crispé
Et peu fier de mon rêve
Je reviens aux iniques
Flaques de quotidien.
Je suivais la route qui menait au village
Pleine de glace et de terre
Coupai dans un champ rouge et passai le barrage
D'un parcage à mouton ou de chevaux la cage
Une chaleur me serre
Je sautai le filet
Puis admirait les faîts
Qui suggéraient l'effet
Vert et or du nuage qui surblombait un pin
Le pales du travail laissait place aux dessins
L'hélice appliquée au cerveau la journée
S'arrêtai de tourner ; je réfutais serein
Le broyeur de l'esprit
Pour le calme du coeur
Pierres et rocs et ruisseaux, ravissantes ravines
Vous orniez mon chemin de rosaces coquines
Comme un corset carmin après le gris des heures
Ouvre ses ballotins au flanc de la colline
J'ai froid maintenant
Ou c'est au souvenir
Que je dois l'impression ?
J'entends des bruits d'oiseau
Je crois quitter l'hiver
Un morceau de printemps se détache de l'air
Et vient dans un fantasme éclairer les semaines
De labeur et d'ardeur qui faudra encor faire
Par un moment j'ai crû, dans un instint stoïque
Frôler l'ataraxie, quiétude de l'oubli
Je m'assieds à une souche
Je plonge le regard
Sur les maisons d'humain, qui bien qu'il soit peu tard
Fabriquent des fusées
Lampadaires du soir
Familières lueurs dans les traces de noir
Noir, noir, si tôt, déjà ?
Déjà l'obscurité ? le ciel est une bouche
Baveuse ; et mon soleil
S'y love en arlequin
Comme sous couverture et sur lit de verdure
Et c'est là qu'il se roule
Se moule, s'accroupit sur le feuillage mauve
Des veines du ciel qui gonflent au firmament
Dans le lit d'une crête il est l'émail d'une dent
Je refuse qu'il tombe
L'oeil de la promenade
Pourvû qu'il ne fonde, la lumière serait fade
Aux sons du paysage et aux bruits de la nuit
Qui de la fenêtre de ma quête chantée
Vient lécher le rebord comme se couche la mer
Sur une plage d'été qu'on s'était inventée
Pour un moment j'ai su, dans un instant stoïque
Que je pourrais quitter mes avirons cyniques
Et sur une grève jaune étaler mes fourbures
Mais je borde le jour
Lui souhaite bonne nuit
Je lâche le repos qui occupait mes doigts
Et mon oeil, et mon nez, stance bucolique
Et ma tête de grès se mollit à la croix
D'une religion impie ; je crayonne un rocher
Des cendres d'un sentier intérieur et crispé
Et peu fier de mon rêve
Je reviens aux iniques
Flaques de quotidien.

Marine- Nombre de messages: 422
Age: 17
Date d'inscription: 30/07/2011
Re: Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
Marine, laisse moi te dire que tu es déjà un grand poète.
J'en suis toute chavirée de tant de beauté.
Texte merveilleux, incroyablement sublime.
Je vais vite le relire et essayer de tout bien distiller... Un régal!
Maryse- Nombre de messages: 661
Age: 68
Date d'inscription: 22/09/2010
Re: Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
Envoûtant et foisonnant, la longueur s'apprécie. J'y reviendrai sans doute à la faveur de temps plus libre.
(On relève cependant une vingtaine de fautes d'orthographe dont des méli-mélo entre passé simple et imparfait : à reprendre vite - dommage qu'on ne puisse vous contacter off, le msn ne fonctionne pas ou du moins je n'y ai pas accès).
(On relève cependant une vingtaine de fautes d'orthographe dont des méli-mélo entre passé simple et imparfait : à reprendre vite - dommage qu'on ne puisse vous contacter off, le msn ne fonctionne pas ou du moins je n'y ai pas accès).

Marvejols- Nombre de messages: 1431
Age: 45
Localisation: agglomération de Montpellier
Date d'inscription: 08/11/2010

Re: Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
J’ai d’abord été méfiant de la longueur du poème dont je ne suis pas partisan, par paresse uniquement.
Donc j'ai procédé à une lecture rapide pour apprécier l’impression de mes sens : la musique des rimes et le rythme des variations du nombre des pieds. Plaisir. Les couleurs noir, rouge et mauve et l’ambiance délicatement sensuelle qu’elles donnent.
Et puis j'ai relu avec patience.
Dès la première strophe j’ai été imprégné par une ambiance campagne où j’aime modérément y prendre des raccourcis de ses chemins, plus ils sont sinueux plus ils me plaisent car je n’aime pas les lignes droites de l’(agri)culture industrielle. Mais j’ai vraiment beaucoup apprécié de cheminer, sans couper forcément par les champs de coquelicots, dans vos pensées secrètes, « bucoliques », courbes et abandonnées par le « labeur ».
Par contre je n’ai pas aimé : Pourvû qu'il ne fonde, la lumière serait fade, vers que j’ai trouvé par trop commun par rapport à l’ensemble du vocabulaire du poème.
Je souscrit à la remarque de Marvejols sur l’orthographe, aussi sur la répétition de mots, une constance dans vos écris. Peut-être un excès de précipitation de poster dan le catalogues. Dommage... pour le lecteur.
Donc j'ai procédé à une lecture rapide pour apprécier l’impression de mes sens : la musique des rimes et le rythme des variations du nombre des pieds. Plaisir. Les couleurs noir, rouge et mauve et l’ambiance délicatement sensuelle qu’elles donnent.
Et puis j'ai relu avec patience.
Dès la première strophe j’ai été imprégné par une ambiance campagne où j’aime modérément y prendre des raccourcis de ses chemins, plus ils sont sinueux plus ils me plaisent car je n’aime pas les lignes droites de l’(agri)culture industrielle. Mais j’ai vraiment beaucoup apprécié de cheminer, sans couper forcément par les champs de coquelicots, dans vos pensées secrètes, « bucoliques », courbes et abandonnées par le « labeur ».
Par contre je n’ai pas aimé : Pourvû qu'il ne fonde, la lumière serait fade, vers que j’ai trouvé par trop commun par rapport à l’ensemble du vocabulaire du poème.
Je souscrit à la remarque de Marvejols sur l’orthographe, aussi sur la répétition de mots, une constance dans vos écris. Peut-être un excès de précipitation de poster dan le catalogues. Dommage... pour le lecteur.

Damy- Nombre de messages: 1441
Age: 62
Localisation: Landes
Date d'inscription: 05/08/2010

Re: Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
y a plein de fautes dans mon commentaire, pourtant relu, on n'en fait jamais assez !

Damy- Nombre de messages: 1441
Age: 62
Localisation: Landes
Date d'inscription: 05/08/2010

Re: Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
On se promène très volontiers à tes côtés. Le rythme est vallonné et le ton est frais, avec un petit goût de revenez-y. Comme petits bémols j'ai relevé "Pourvû qu'il ne fonde" où il manque un pied pour le rythme (et un accent circonflexe en trop... ainsi que pour "lâche", l'accent est pour les couards, le verbe n'en prend pas)
Mais vraiment, tu es une poétesse prometteuse ! Continue comme ça !
PS : Marvejols, en effet le msn est désactivé, le seul MP possible c'est par mail.
Mais vraiment, tu es une poétesse prometteuse ! Continue comme ça !
PS : Marvejols, en effet le msn est désactivé, le seul MP possible c'est par mail.

Chako Noir- Nombre de messages: 4213
Age: 21
Localisation: sur la lune
Date d'inscription: 08/04/2008

Re: Flâneries, frétillant, fourbues et frénétiques
Merci, Maryse, même si tu exagères sans doute un peu !
Merci également à toi Marjevols, et à toi, Chako Noir. Quant à mon mail je vais essayer de le mettre accessible depuis mon profil !
"Pourvû qu'il ne fonde, la lumière serait fade" Tu as raison, Denis, je supprime.
Pardon pour toutes les fautes, vraiment, je ne pensais pas en avoir autant laissées. Je ferai davantage attention la prochaine fois.
Merci également à toi Marjevols, et à toi, Chako Noir. Quant à mon mail je vais essayer de le mettre accessible depuis mon profil !
"Pourvû qu'il ne fonde, la lumière serait fade" Tu as raison, Denis, je supprime.
Pardon pour toutes les fautes, vraiment, je ne pensais pas en avoir autant laissées. Je ferai davantage attention la prochaine fois.

Marine- Nombre de messages: 422
Age: 17
Date d'inscription: 30/07/2011
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