La Symphonirique

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La Symphonirique

Message  Richard le Ven 20 Jan - 1:35

*

« Ce que nous aimerions savoir, monsieur, c’est pourquoi et comment cet instrument et ce louis d’or sont arrivés dans votre boutique. »

*

C’était l’hiver, la neige tombait du ciel et verglaçait les rues. On sortait frileusement de chez soi, chaudement équipé, la peur au ventre qu’il arrive un accident ou une simple mais honteuse chute. La vie continuait plutôt bien cette année-là malgré les intempéries qui, avouons-le, se faisaient plus ravageuses que les années précédentes.
Le chasse-neige passait avenue de la république le matin où se produisit l’indicible, l’ineffable. Pierre, casquette à la main, tête alors dégarnie, marchait courageusement jusqu’à sa petite boutique d’objets en tous genres, du simple bibelot kitsch à l’objet rare et précieux. Ses bottes et son manteau furent-ils brûlés par la neige qu’en son cœur régnait ardemment et toujours la flamme qui l’entretenait, cette passion pour le passé, le vécu, à travers la chose et le matériel. Cela faisait ce jour-là trente ans, exactement, que le cinquantenaire tenait sa boutique. Il fit l’ouverture en scrutant un à un ses objets, dont il connaissait sans faille le plus récent même qui était, à cette heure-là, un archer en ébène. Quelques clients défilèrent, intéressés, curieux ou simplement en quête d’un peu de chaleur : il avait pour réputation de faire fondre la neige qui glaçait le cœur des gens par un sourire, une parole, et celle qui brûlait leurs vêtements par un chocolat chaud. Alors qu’il s’apprêtait à plier boutique, un bien élégant personnage entra. Il était vêtu d’une chemise blanche et légère, surplombée d’un frac à l’ancienne tombant sur un pantalon à pinces étonnement bien coupé, peut-être autant que la barbe en pointe qui siégeait en son menton, ou que sa chevelure courte d’un brun fort et évocateur que sublimait un chapeau haute forme. Il avait une allure angélique, des manières démoniaques, et son sourire, chaleureusement neutre, intrigua plus que son accoutrement le vendeur qui malgré tout lui offrit de boire quelque chose.
« Hélas, je crains de n’avoir pas soif. J’apprécie toutefois, cher monsieur, la politesse de votre proposition. Je suis navré de ne pas avoir eu celle d’arriver à l’heure, je m’en vais toutefois rattraper mon affront. »
Il sortit de sa poche une vieille bourse dont il vida le contenu sur le comptoir. Pierre savait parfaitement de quoi il s’agissait : des louis d’or et d’argent. Le regard interrogateur de ce dernier croisa la malice de l’autre qui soudainement se retourna et montra du doigt l’archer fraîchement acquis. Il dégageait ça de superbe que sa couleur et sa finition, semblant parfaites, évoquaient une senteur boisée et précieuse que l’on ne croisait plus de nos temps, comme si l’usure avait fait de ce bijou resté intact un diamant plus profond que les autres. Après l’avoir contemplé quelques longues minutes, sans abaisser le doigt, il se décida enfin à exprimer son souhait :
« Je désire, monsieur, et l’archer et le violon.
-J’ai bien peur, mon ami, que vous ne vous emportiez : on m’a vendu hier cet archer, mais seul, non accompagné de son instrument. Je connais toutefois, si vous le souhaitez, un jeune luthier qui serait bien…
-Je connais aussi de bons luthiers, cela n’est pas le problème. Je veux ce violon, et on m’a indiqué que vous le possédiez. J’y mettrais le prix s’il le faut, en témoignent ces quelques pièces d’or et d’argent.
-Je vous assure que j’aimerais vous aider, mais je n’ai définitivement pas de violon dans ma boutique. »
L’homme sembla piqué, agacé, mais garda son calme. Il se mit à fouiller de fond en comble la pièce, sous le regard d’autant plus perplexe de Pierre qui le laissa faire, démuni. Après de longues minutes de recherches infructueuses, il se résolut :
« Pardonnez-moi d’avoir insisté, c’est que cet instrument m’est précieux. Je ne vais vous prendre que l’archer, gardez donc la monnaie, elle paiera le dérangement que je vous ai fait.
-Je vous en remercie chaleureusement, mais, dîtes-moi donc, qu’a-t-il de si précieux ce violon ? »
Il le fixa, pensif, rêveur, puis sortit sans même répondre, laissant le vendeur les bras ballants.

*

« Admettons que cela soit vrai, bien que la chose paraisse déjà fantaisiste. Qu’en est-il du violon ? Vous n’avez abordé que l’archer. »

*

L’été arriva, la chaleur aussi. Le soleil foudroyant couvrait de coups les quelques fous dévêtus, et transperçait, depuis un ciel sans nuages, chaque rideau, chaque fenêtre : l’éblouissement dura d’ailleurs, cette année-là, tout l’été. Pierre empruntait le même chemin que l’hiver dernier, casquette sur le caillou pour ne point infliger à son crâne déjà bien malade une brûlure solaire. Sa boutique semblait vide en comparaison à la dernière fois, mais c’était, d’après lui, tout à fait normal, dans le sens où l’été, le vendeur est moins disposé à se donner que l’acheteur ne l’est à prendre. Le jour dont nous parlons ici se passa sans encombre, il offrit à ses clients de quoi rafraîchir leur corps transpirant par une limonade glacée et leur esprit bouillonnant par la légèreté de sa conversation. Alors qu’encore une fois il allait apposer la pancarte « fermé » à la porte, le même homme que cet hiver entra, vêtu pareillement. Il était chargé d’un étui noir qu’il posa sur le comptoir, puis, enfin, après avoir dévisagé la boutique, l’ouvrit et dévoila ainsi un instrument hors du commun. Sculpté dans le même ébène que l’était l’archer, archer d’ailleurs également présent dans la boite, le violon siégeant en son écrin de velours violet étincelait par sa noirceur. Il le saisit avec précaution puis, sans dire mot, se mit à jouer. La musique emplit la boutique, une musique bien étrange, intrigante, faisant penser aisément au début de l’Hiver des Quatre Saisons de Vivaldi. Cela dura de nombreuses minutes, pendant lesquelles Pierre, amateur de musique, resta scié par la performance du virtuose, et par l’étrange mouvance de l’instrument qui semblait faire jouer le musicien et non l’inverse. Il s’arrêta quand son morceau fut fini, puis il remit l’instrument dans son étui.
« Je vous le cède pour cinq cent euros.
-Mais, mais… Voyez-vous, c’est que, vous m’étonnez. J’ai le cœur noble monsieur, et je n’aime pas abuser mes clients. Vous m’avez offert pour l’archer tellement plus que ce que vous me demandez là !
-Pardon ? Quelle fantaisie me jouez-vous ? Et le violon et l’archer appartiennent depuis des siècles à ma famille, et n’ont jamais quitté notre demeure. Vous fabulez.
-Eh bien je vous assure mon brave que vous étiez là cet hiver à m’acheter l’archer, vous insistiez pour que je vous vende le violon que je n’avais d’ailleurs pas !
-Ah mais enfin, cessez, si vous voulez baisser le prix il y a des moyens plus conventionnels de le faire !
-Mais je vous assure que…
-Si vous avez autant le cœur noble que vous le prétendez, cessez de m’importuner, et réglez-moi ou non la somme que je vous demande.
-Bien, bien, très bien, je m’en vais à la réserve vous remplir un chèque.
-Je préfèrerais du liquide mon bon monsieur.
-Je n’ai malheureusement pas ça sur moi…
-Qu’est-ce alors que ce louis exposé là-bas ?
-Et bien, on en dit l’or de mauvaise qualité, c’est une des pièces que vous m’aviez données. Enfin, je veux dire, vous savez. Enfin non, vous ne semblez pas savoir… Quoi, vous la désirez ?
-L’échange me paraît d’autant plus honnête. Tenez, voici l’instrument, je m’en vais prendre la pièce, et nous nous dirons adieu.
-Faîtes, mon brave, faîtes… »
Troublé, Pierre ignora l’instrument et regarda l’homme partir sans un mot, ayant d’abord récupéré sa pièce. Après quelques minutes où il resta béat sans sourire, il entreprit d’étudier le violon, oubliant même de fermer son magasin. Sa femme et sa fille l’attendirent toute la soirée, il ne revint que le lendemain matin, épuisé mais souriant. Se couchant aux côtés de sa femme qui s’apprêtait à le gronder, il dit avec désinvolture :
« Tu pourrais dire tous les mots du monde, mon amour, que je ne m’en formaliserais pas. Je suis bien trop heureux pour ça. »
Et il s’endormit alors que le soleil transperçait déjà les rideaux.

*

« Supposons encore une fois que cela soit bien vrai, que ce loufoque personnage soit bien venu vous vendre une aussi précieuse relique contre une monnaie qu’il vous avait déjà remise, alors même qu’il l’avait oublié… Comment expliquez-vous le fait que nous ayons retrouvé ce même louis d’or chez vous ? »

*

Le printemps précédant l’été évoqué, le pollen contaminait l’air, mais une légère brise rosée parfumait l’atmosphère, et les gens aux amours défuntes ou naissantes s’y soulaient. Pierre allait encore dans cette même avenue pour ouvrir sa boutique, bien remplie : divorces et emménagements font que le printemps est une saison profitable à ce genre d’ouvrages. Quelques clients passèrent pour vendre, acheter, mais aussi pour sécher leurs larmes à l’aide du petit mouchoir de soie parme qu’il se plaisait à offrir, ou bien se faire féliciter de leurs nouveaux départs autour d’une liqueur embrasant les cœurs déjà réchauffés. La journée, agréablement calme et sympathique, s’acheva sur ce rituel à deux reprises évoqué : l’homme semblant venu du XIXe vint à nouveau. Il n’avait ni violon, ni archer, et semblait contrarié de derrière la porte. Il entra brusquement puis, fusant l’air, chopa le vendeur par le col et lui posa un vieux colt sur la tempe :
« Misérable, où est-il, où l’avez-vous caché ?
-Allons, mais, mais, calmez-vous mon brave, enfin, ça n’est pas des manières, ah ça non, comme ça… Et puis, de quoi parlez-vous, je ne fais ici aucun mauvais trafic !
-Le violon, mon coquin, LE VIOLON, celui que je vous ai demandé il y a trois mois et que vous disiez n’avoir pas.
-Ah, et bien, c’est encore d’actualité, je ne l’ai pas ! Fouillez si cela vous chante, ma foi, je ne puis que vous conseiller cela.
-Mais, gredin, ah, la farce ! Je comprends de moins en moins tout cela.
-Et moi donc, j’aurais juré vous avoir vu cet été, l’été de cette année-là, mais l’été, enfin, c’est après le printemps, et c’est avant l’hiver, avant même l’automne dont je parlerai après, enfin, voyez… J’ai la mémoire qui s’affaisse.

*

« Ce qu’il s’est passé au printemps semble être tellement important pour que vous l’oubliez... N’avez-vous jamais demandé à cet homme qui il était ? Vous auriez dû vous souvenir l’été suivant de ses menaces, et pourtant, vous ne vous étiez rappelé que de sa toute première visite. J’avoue que je commence à m’agacer de vos fabulations. Allons, continuez, de quoi vous souvenez-vous encore ? … »

*

L’automne vint enfin, dernière saison de la boucle. Les feuilles mortes voltigeaient dans l’air et, parfois, elles se posaient au sol, désinvoltes. Un balayeur de rue cogna le pied de Pierre ce matin-là qui allait à sa boutique : il ne s’en formalisa pas, car il était heureux, heureux comme jamais. Il tenait dans sa main le même étui qu’il avait acheté trois mois auparavant. Lorsqu’il arriva à sa boutique, vide et crasseuse, il ne prit pas même la peine de retourner la pancarte sur la porte : la visite de ses clients l’importait peu, il n’avait plus de chocolat chaud, de limonade glacée, de mouchoir parme ou encore de liqueur, encore moins de conversation. Il semblait malade, il semblait soucieux : ses cheveux comme électrisés lui donnaient l’air d’un fou, et son habit, pareil à celui de son visiteur passé, d’un génie. Il était maigre et pâle, et ne semblait pas plus vivant que les feuilles qui descendaient du ciel : le Pierre qui était dans la rue cinq minutes avant cela semblait d’un coup métamorphosé. Lorsqu’il sortit de son étui le précieux instrument, il se produisit une chose bien étrange : il se transforma physiquement en l’homme qui vint le visiter trois fois auparavant, complétant ainsi sa tenue. Il prit l’archer en main, et à peine l’eut-il posé sur les cordes que le violon commença à jouer. C’était le Printemps de Vivaldi, jovial et mystique à la fois. Ce qui semblerait bien étrange à quiconque le verrait faire, c’est bel et bien l’absence d’effort de sa part : l’archer semblait se mouvoir sans l’aide de sa main qui pourtant seule le faisait jouer. Sa tête bougeait au rythme du violon lui-même, dont les mouvements inexpliqués donnaient au son une tonalité inédite. Il joua ainsi toute la journée en boucle le même morceau, s’approchant d’une perfection déjà atteinte à chaque tentative de jeu. Il fut interrompu le soir, alors qu’il devait rentrer, par quelques coups sur la porte. Il faisait nuit noire au dehors, il dût alors aller voir de plus près : il se prit la porte en pleine figure. Pierre – chose bien étrange - entra dans le magasin et, d’un coup, brisa au sol le violon qu’il eut peiné à attraper des mains de l’autre. Lorsque l’instrument percuta le plancher et que des copeaux de bois noir voltigèrent dans la pièce, la métamorphose précédemment opérée cessa : il ne resta plus dans la boutique qu’un Pierre las et fatigué, pleurant les restes du violon au sol ayant pris une charge de poussière impressionnante.

*

« Mais enfin, monsieur, vous n’allez décemment pas admettre et une métamorphose, et une disparition inexpliquée ? Qu’est-il arrivé au « Pierre » dont les clients le disent simple et sympathique ? Vous vous retrouvez ici pour vol dans le musée de la ville, d’un violon et de son archer qui ne vous appartiennent pas, ainsi que d’un louis d’or dont vous n’êtes d’ailleurs pas parvenu à expliquer, dans vos fabulations, la présence en votre possession. J’ai accepté d’écouter votre folie et je m’en repens, je crois qu’il est temps de mettre fin à l’audience.
-Attendez, attendez, une dernière chose, je vous en prie, une dernière chose.
-Si vous promettez qu’elle sera la dernière, j’accepte de pousser la folie de vous entendre jusqu’au bout, maintenant que nous sommes là…
-Oh merci mon bon, mon brave seigneur ! … Eh bien, ce Louis d’or, c’est que j’ai omis de dire qu’il est tombé de sa poche lorsqu’il est venu briser mon violon, mon beau violon…
-Mais, enfin, ah ! Que la raison vous fuie à jamais. La tendance est à placer nos condamnés à l’hôpital psychiatrique par manque de place en prison ou par ce certain névrotisme à tout excuser. Vous avez brisé un objet d’une valeur inestimable, et n’avez pas de quoi le rembourser : de toute évidence, et somme toute, vous semblez fou et gâteux. La vieillesse vous a contaminé, et votre cerveau s’engorge dans son sang. Je vous déclare fou, fou à lier, fou à ligoter autour d’une chaise, sur un lit, devant un plateau de bouffe dégueulasse… Ah ! Vous m’agacez. »

*

Et Pierre se réveilla, assoupi qu’il était depuis dix minutes, regardant le précieux violon qui lui faisait face sur le comptoir, violon qu’on lui avait vendu le matin même. Intrigué par son rêve, perplexe, il saisit avec précaution l’instrument et son archer, puis il tenta de jouer : « crincrin ». Il se mit à rire puis rangea la chose délicatement lorsqu’un client, client tout à fait normal, entra : la journée commençait enfin.


Le 19.01.2012.

Richard

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Re: La Symphonirique

Message  Zhangfey le Ven 20 Jan - 8:54


La journée commence bien aussi pour moi après cette lecture.

J'ai adoré tout simplement. Je ne vois pas grand chose d'autre a dire.

Bravo et merci


Peut-être ici " où se produisit l’indicible, l’ineffable" un poil lourd à digérer, un seul terme suffit a mon avis.

Zhangfey

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Re: La Symphonirique

Message  M-arjolaine le Ven 20 Jan - 13:39

Pas mal, même si certaines tournures de phrases m'ont semblé curieuses (la neige brûlant leurs vêtements notamment, qui revient deux fois).
Deux choses qui m'ont gênée parce que je suis violoniste : - Un archeT et non un archer (personne tirant à l'arc)
- Un violon en ébène.. ne sonnerait probablement pas, où très mal. En général on utilise plutôt l'érable ou l'épicéa. C'est la touche qui est en ébène.

Autre remarque : le titre m'a (malheureusement) rebutée au premier abord parce qu'il m'a fait penser à l'Assasymphonie de Mozart l'opéra Rock.

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A revoir...

Message  ubikmagic le Ven 20 Jan - 17:18

Bien, vous savez intriguer le lecteur en présentant une histoire qui est sensée, au bout du compte, retomber sur ses pattes. De cela, on vous lit. Mais ça retombe de travers : un simple rêve. La ficelle est si usée qu'elle en devient transparente.
Et vous employez des tournures étranges, alambiquées. J'en cite une ou deux pour mémoire :

- "il avait pour réputation de faire fondre la neige qui glaçait le cœur des gens par un sourire, une parole, et celle qui brûlait leurs vêtements par un chocolat chaud". J'ignorais que la neige pût bruler les vêtements. Et je ne vois pas en quoi l'ingestion de chocolat puisse avoir un effet sur ceux-ci.

- Il dégageait ça de superbe que sa couleur et sa finition, semblant parfaites... Curieuse formulation.

- Sculpté dans le même ébène que l’était l’archer, archer d’ailleurs également présent dans la boite, le violon siégeant en son écrin de velours violet étincelait par sa noirceur. Outre l'erreur sur le mot "archet", reste que cette phrase est à rallonge, et se termine par du noir étincelant. Violon customisé, peint en noir métal ?

... Bon, je cesse là. Mais il y en a d'autres.

Et puis, ce bonhomme qui revient, qu'on nous présente de façon évidente comme le diable en personne, piste qui finalement n'est pas exploitée. A la place, un rêve. Je veux bien, mais c'est un peu du gâchis, car il y avait du potentiel dans ce texte.

A revoir, si vous n'avez rien de plus urgent à régler.

Ubik.

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Re: La Symphonirique

Message  Richard le Ven 20 Jan - 18:42

Je vous remercie de vos commentaires fortement utiles, en particulier de vos relevés, ubikmagic. Si d'autres phrases tiquent à votre attention, n'hésitez pas à m'en faire part : je les corrigerai avec attention et plaisir, votre avis m'est précieux. N'hésitez pas à me joindre à "richard.turcey@hotmail.fr" par ailleurs, si vous ne souhaitez pas encombrer ce fil...

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Re: La Symphonirique

Message  hi wen le Sam 21 Jan - 0:05

pas lu. les tournures précieuses sont trop repoussantes.
et puis la première strophe m'a achevé : "comment cet instrument et ce louis d’or "
ce ET. qui vous place d'entrée dans la fatuité.
pas envie de lire du coup.



hi wen

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Re: La Symphonirique

Message  alex le Dim 22 Jan - 16:07

Je vous propose cette correction :
– « Le chasse-neige passait avenue de la république » : « avenue de la République » ;
– « un pantalon à pinces étonnement bien coupé » : « étonnamment » ;
– « un chapeau haute forme » : « haut de forme » ? ;
– « son sourire, chaleureusement neutre » : curieux ;
– « je m’en vais toutefois » : la répétition se voit, je trouve ;
– « et montra du doigt l’archer fraîchement acquis » : le contexte apprend plus tard qu'il s'agit de l'« archet » d'un violon et non « l'archer » du tireur à l'arc ;
– « Il dégageait ça de superbe » : cette irruption de la familiarité avec « ça » détonne ; « cela » ;
– « et l’archer et le violon » : « archet » ;
– « -J’ai bien peur » : pour les dialogues, tiret cadratin et espace « — » (Alt + 0151) ;
– « vendu hier cet archer » : « archet » ;
– « -Je connais aussi » : tiret cadratin et espace ;
– « J’y mettrais le prix » : « mettrai » ;
– « -Je vous assure » : tiret cadratin et espace ;
– « je n’ai définitivement pas de violon » : cet emploi de « définitivement » est incorrect et à proscrire, calque de l'anglais definitely ;
– « Pierre qui le laissa » : virgule après « Pierre » ;
– « vous prendre que l’archer » : « archet » ;
– « -Je vous en remercie » : tiret cadratin et espace ;
– « dîtes-moi donc » : « dites-moi donc », sans accent circonflexe ;
– « de si précieux ce violon ? » : virgule après « précieux » ;
– « Il le fixa, pensif, rêveur » : à quoi sert ce redoublement des adjectifs ? ;
– « abordé que l’archer » : … ;
– « que l’était l’archer, archer » : … ;
– « présent dans la boite » : traditionnellement, « boîte » (accent circonflexe) ;
– « au début de l’Hiver des Quatre Saisons de Vivaldi » : « Hiver » et « Quatre Saisons » en italique ;
– « pour cinq cent euros » : « cents » (« cent » n'est invariable que quand un nombre le suit) ;
– « -Mais, mais » : tiret cadratin et espace ;
– « c’est que, vous m’étonnez » : pourquoi cette virgule ? ;
– « Vous m’avez offert pour l’archer » : « archet » ;
– « -Pardon ? » : tiret cadratin et espace ;
– « Et le violon et l’archer » : « archet » ;
– « -Eh bien je vous assure » : tiret cadratin, espace et virgule après « bien » ;
– « je vous assure mon brave » : « mon brave » encadré de virgules ;
– « à m’acheter l’archer » : « archet » ;
– « -Ah mais enfin » : tiret cadratin et espace ;
– « -Si vous avez » : idem ;
– « -Bien, bien, très bien » : idem ;
– « Je préfèrerais du liquide mon bon monsieur » : virgule après « liquide » ;
– « -Je préfèrerais » : tiret cadratin et espace ;
– « -Je n’ai » : pareil ;
– « -Qu’est-ce alors » : idem ;
– « -Et bien » : idem ; « Eh bien » ;
– « -L’échange » : tiret cadratin et espace ;
– « -Faîtes, mon brave, faîtes… » : idem ; « Faites » ;
– « Le printemps précédant l’été évoqué » : très lourd ;
– « ou naissantes s’y soulaient » : « soûlaient » ou « saoulaient » ;
– « n’avait ni violon, ni archer » : « archet » ;
– « semblait contrarié de derrière la porte » : le « de » est de trop ;
– « -Allons, mais, mais, calmez-vous » : tiret cadratin et espace ;
– « -Le violon, mon coquin » : tiret cadratin et espace ;
– « -Ah, et bien » : idem ; « eh bien » ;
– « -Mais, gredin » : tiret cadratin et espace ;
– « -Et moi donc » : idem ;
– « pour que vous l’oubliez... » : ce ne sont pas là les points de suspension conventionnels « … » (Alt + 0133) ;
– « vous ne vous étiez rappelé que de » : pas de « de » avec « rappeler » ;
– « le pied de Pierre ce matin-là qui allait à sa boutique » : « ce matin-là » encadré de virgules ;
– « Il prit l’archer en main » : « archet » ;
– « C’était le Printemps de Vivaldi » : « Printemps » en italique ;
– « Pierre – chose bien étrange - » : le deuxième tiret doit aussi être un tiret demi-cadratin « – » (Alt + 0150) ;
– « qu’il eut peiné à attraper » : « eût », dans le sens « aurait », ou bien ? ;
– « dont les clients le disent simple » : maladroit ;
– « ici pour vol dans le musée de la ville, d’un violon » : pas de virgule ;
– « et de son archer » : « archet » ;
– « parvenu à expliquer, dans vos fabulations, la présence en votre possession » : maladroit ;
– « -Attendez, attendez » : tiret cadratin et espace ;
– « -Si vous promettez » : idem ;
– « -Oh merci mon bon » : idem ;
– « Eh bien, ce Louis d’or » : majuscule ou pas à « louis d'or » ? Vous alternez trop souvent ;
– « -Mais, enfin, ah ! » : tiret cadratin et espace ;
– « ou par ce certain névrotisme » : maladroit ;
– « l’instrument et son archer » : « archet » ;
– « de jouer : « crincrin ». » : majuscule à « Crincrin ».

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