Silas

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Silas

Message  igloo26 le Lun 23 Jan - 8:58

MIETTES DE JE SUR LIT DE SOI

Petit déjà, jamais je ne déjeunais de soleil.
On ne choisit pas ses papilles.
Les perfusions familiales étaient à base de clefs des champs.
Mais de champs magnétiques tout de même, dont je peinais à m’éloigner.
Alors j’allais consciencieusement dans tout ce qui pouvait me distraire du magnétisme ambiant. La vie des phasmes dans leur bocal, l’ombre portée d’un nuage bas, la naissance d’une ébullition dans la casserole d’eau, j’essayais de traduire ce que racontent les flammes sorties du bois craquant, devant la cheminée. Leurs contorsions me fascinaient comme un appel au secours muet, un défi étranger, une danse hypnotique. C’était comme des marionnettes qui me racontaient une histoire, jamais la même. Cette cheminée familiale fut ma première télévision. Je me souviens surtout que la musique me portait, m’ouvrant des mondes dont je ne comprenais pas complètement le sens, mais qui étaient comme la promesse d’un élargissement au delà des cloisons de la maisonnée. Par les images qu’elle faisait naître à mon esprit et qui appelaient au dehors, qui invitaient à l’expérience. Ces images correspondaient à des choses entendues, et la musique m’aidait à les représenter dans le théâtre intérieur où je me répétais la vie, celle que j’apprenais chaque jour. Vous savez, comme un enfant comprend le monde par petites touches successives, par impressions captées, croisées, et puis soudées, jusqu’à fabriquer des ponts pour que le sens s’imbrique définitivement. Parfois ça prend du temps. Ensuite on se rend compte qu’il y a des bases communes avec son entourage, et que tout le monde avance d’une même embarcation. Enfin c’est ce qu’on croit. Restait tout un tas de mystères à percer, des nuées de questions, pour accéder à la connaissance qui fait qu’après on est un grand. C’est à partir de là que j’ai commencé à fuguer.

igloo26

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Re: Silas

Message  Iris le Lun 23 Jan - 9:34

J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce texte. Pourquoi ne pas le dire, j'ai été attirée en premier lieu par le titre original et déjà porteur de sens.
A la lecture du tout, j'ai vu un jeune esprit naissant, réfractaire à l'éducation que l'on prétend lui inculquer, désireux avant tout d'éprouver par l'expérience personnelle ce qu'il veut apprendre, d'alimenter sa curiosité et d'avancer dans la connaissance par empirisme. Puis d'organiser sa pensée en raisonnant par îlots, créant des ponts entre les savoirs qu'il a acquis seul.
Je vois dans ce texte une magnifique illustration de la construction de l'intelligence chez l' enfant.
Il faut que je relise car j'oublie là de commenter l'idée exprimée à la fin.
Et pardon si mon commentaire est un contre-sens par rapport à ce qu'a voulu dire l'auteur. C'est en tout cas ce que, dans mon enthousiasme de lectrice, j'ai pensé.

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Message  Ratz19 le Lun 23 Jan - 13:19

Ouais, j'adore aussi ! Les mots sont bien choisis, ils résonnent bien. Le rythme, les sonorités donnent un côté encore plus attrayant au texte. C'est de la friandise pour les yeux !

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Re: Silas

Message  Easter(Island) le Lun 23 Jan - 13:29

T'as d' beaux mots, tu sais !
Plus sérieusement, j'apprécie beaucoup le soin mis dans le détail du lexique, on sent que chaque mot est choisi et précis (par exemple : "comme un enfant comprend le monde par petites touches successives, par impressions captées, croisées, et puis soudées, jusqu’à fabriquer des ponts pour que le sens s’imbrique définitivement."). J'aime un peu moins la partie sur la musique, je trouve le sujet attendu, par rapport à ce qui précède. mais ce n'est qu'un petit regret parce que l'idée est finement traitée et la phrase finale, par la surprise qu'elle crée, rattrape avec habileté toute réticence que j'aurais pu éprouver auparavant.

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Message  coline Dé le Lun 23 Jan - 18:40

Un délice, ta confiture de mots !
Le début est éblouissant.
La partie sur la musique un peu moins, sauf l'art de la fugue, bien sûr !
Tu vas me retrouver souvent dans ton igloo, je te préviens !!!

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Re: Silas

Message  igloo26 le Lun 23 Jan - 19:32

Iris, Ratz, Easter, Coline,

merci beaucoup pour ces impressions retour, elles me touchent d'autant plus que c'est la première fois que je m'essaie à ce genre d'exercice.
je ne sais pas trop où je vais mais j'y vais.
peut être y aura t il une suite, je ne sais pas encore parce que j'ai simplement laissé le fil se dérouler, (c'est pourquoi, Iris, ton analyse juste je n'y avais pas songé) et ce petit garçon maintenant...il reste en suspension, ou bien il continue son chemin...
nous verrons.
je relève vos remarques, Coline, Easter, à propos de la musique, peut être vaudrait il mieux que donc j'allège donc ce passage.
je suis contente que vous ayez plaisir à visiter mon igloo, Coline...

merci encore!

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Message  Rebecca le Lun 23 Jan - 20:04

Une mise en mots intéressante et agréable. A suivre.

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Message  alex le Lun 23 Jan - 21:27

Deux remarques :
– « MIETTES DE JE SUR LIT DE SOI » : mise en forme à éviter. Elle ne fait pas le distinguo entre capitales et majuscules ;
– « qui fait qu’après on est un grand » : je placerais une virgule après « après ».

Je souscris assez aux commentaires qui m'ont précédé : voilà qui est habile et se lit très aisément.

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Message  coline Dé le Lun 23 Jan - 21:33

C'est à la fois excitant et un peu angoissant quand on se lâche comme ça ! Mais quand c'est réussi quel plaisir !
Puis-je te demander de me tutoyer? Sinon je vais me sentir obligée de te vouvoyer aussi et je n'aime pas ça !

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Message  hi wen le Lun 23 Jan - 21:42

c'est assez fascinant, je ne saurai dire pourquoi (*)

" tout le monde avance d’une même embarcation." j'aime bien
" après on est un grand". puéril

(*) des pensées en forme de flammèches dans l'âtre contemplative?

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Message  Janis le Mer 25 Jan - 14:53

ça me plaît aussi, surtout la chute, j'attends la suite pieds fermes

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Message  Phoenamandre le Ven 27 Jan - 21:29

Excellent, oui, et on a l'impression d'un début d'histoire !
J'attends aussi la suite avec Janis.

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Message  igloo26 le Ven 27 Jan - 22:05

Merci pour tous ces encouragements.
Bon, et bien ce fil tiré de la bobine maintenant je dois le poursuivre, donc, même si au départ j'ai posé ça comme ça!
J'y travaille, en tenant compte des remarques que j'ai eu pour arranger ça un peu mieux. Mais la suite n'est pas tout à fait prête. Et puis je vous préviens, vous allez peut être être déçus, me voilà avec ce gamin sur les bras maintenant, et même si j'écris chaque jour je ne peux pas m'occuper de lui tout le temps. Il me colle, et pour l'instant, je lui dis de me lâcher...parce que la bobine est moins facile à dérouler, maintenant...il va falloir plus de travail.

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Message  midnightrambler le Sam 28 Jan - 1:11

Bonsoir,

Un texte étrange ... Un début - les trois ou quatre premières lignes - très poétique qui vire ensuite à l'analyse psycho-sociologique un peu trop prononcée à mon goût !

Amicalement,
midnightrambler

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Re: Silas

Message  lu-k le Lun 30 Jan - 11:36

Première chose : le titre me paraît affecté, bavard, en contradiction avec un texte justement pudique, touchant dans sa retenue, dans sa curiosité. Si la formulation peut paraître ingénieuse, imagée, et fondamentalement attirante pour la sensibilité introspective éparpillée qu'elle évoque, je trouve ça vraiment un peu guindé et ouvert à tous les vents. Bref, ce titre me rebute et n'applique pas le resserrement nécessaire selon moi.

De manière générale, j'ai beaucoup aimé ce texte. Comme d'autres l'ont fait remarquer, le choix des mots m'apparaît bien pensé ; s'il ne l'est pas, c'est alors que l'auteur a trouvé naturellement, instinctivement la justesse. Tout le jeu du texte va selon moi concerner cette oscillation entre la conscience et la simple perception, la pensée et le corps.

D'un point de vue formel, cela se lit bien, vraiment, les phrases s'enchaînent aisément, il y a un véritable rythme, de belles sonorités qui réalisent pleinement leur poésie par le sens qu'elles véhiculent — à l'instar de cette première phrase, qui augure un autre paradoxe que j'ai trouvé au texte : si les choses exprimées sont douloureuses, cet incipit me renvoie des couleurs chaudes et ouatées, comme si nous étions bien cet enfant dont la peine le pousse à constamment regarder ailleurs, comme s'il fallait inventer le soleil pour le déjeuner enfin. Un balancement, un style, donc, qui aide à porter les significations et qui rappelle à cette époque révolue où les choses sont reçues sans médiation, sans recul, où les choses, toujours dans cette dialectique particulière, sont à la fois absentes et pleines, l'atmosphère douce, éthérée, cotonneuse évoquant parfaitement ce temps de flou (ou peut-être de clarté, de lucidité véritable comme l'adulte ne connaîtra jamais ?) où une menace pèse derrière les fascinations.

Mais quel est-il, justement, ce sens ? Pour nous, lecteurs, comme pour l'enfant ? Ce qui est sûr, c'est qu'il est bien contenu, là, dans ces mots qui savent trouver l'équilibre entre le trop-peu et le macrocosme, le non-dit et le trop-plein ; tout est dit, mais que de choses restées entre les lignes, comme s'il y avait à la fois du vide et un manque flagrant de place. Si cette entame (j'espère décidément que c'en est bien une) m'apparaît si authentique, si juste, c'est qu'elle adopte un point de vue interne parfaitement rendu ; le je se remémore sans que son regard a posteriori dénature le passé, et cela, le lecteur le ressent grâce aux mots bien placés et en nombre exact, de sorte que, dans un phénomène d'imbrication, le lecteur comprend le texte par "petites touches successives, par impressions captées, croisées, et puis soudées, jusqu’à fabriquer des ponts pour que le sens s’imbrique définitivement", à l'instar peut-être du narrateur face à son souvenir, et donc de l'enfant face au monde. Pour moi, il y a une concordance fabuleuse entre les regards, entre celui qui raconte, ce qui est raconté, et nous qui lisons ; tout s'entreprend et s'envisage par ce prisme spectaculaire de l'enfant, qui considère les choses de façon hypertrophiée, avec un œil dont on ne sait pas s'il déforme ou s'il réenchante ; l'écriture, imagée, poétisée, notamment au début, en rend parfaitement compte, justement parce qu'elle échappe au pragmatisme, à la logique, à la rationalité si triste mais si salvatrice de l'adulte. Cependant, on peut comprendre dès le départ que cette vision écorchée, ultrasensible des choses, ne tient pas qu'au jeune âge : elle semble inhérente au narrateur, le caractérisant, comme le montrent le "déjà" de la première phrase ou la suivante "On ne choisit pas ses papilles". Le narrateur, quelque part, sera toujours un enfant, c'est-à-dire un être du premier mouvement, un être à la garde sans cesse baissée, un être pour qui les violences de l'environnement sont un "magnétisme".

En effet, on apprend dès le début l'oppression et la castration provoquées par la cellule familiale, qui n'est plus un cocon de douceur, une chrysalide, mais au contraire une prison qui sclérose l'éveil. Il s'agit donc de trouver le monde ailleurs, de trouver le grand, l'univers, le cosmique à travers la petitesse des choses, de s'inventer des portes auxquelles on n'a pas accès, tout cela pouvant s'opérer grâce au regard magique de l'enfant, à son imagination — il faut s'inventer un soleil, comme il a déjà été dit. Si le passage sur la musique me paraît à moi aussi plus faible, plus attendu, c'est que sa banalité succède aux étrangetés qui trouvent valeur littéraire justement par leur étrangeté qui transcrit à merveille l'envoûtement décalé d'un enfant : "la vie des phasmes" ou "la naissance d'une ébullition dans une casserole d'eau" ont un caractère plus véritable et saisissant, de fait.

Merci pour ce beau texte, plein de sens : pas besoin d'intellectualiser comme je viens de le faire grossièrement, j'ai apprécié parce que le sens est informe, pluriel, disséminé dans le détail des mots, via ton écriture poétique qui, loin de nuire à la compréhension, permet une compréhension que je crois plus totale, plus intuitive, plus sensitive, comme l'enfant ou le narrateur terriblement humains, si réceptifs qu'ils en souffrent, décèlent instinctivement et immédiatement les beautés contenues dans le détail de la vie. La question demeure tout de même : "ce qui fait qu'on est un grand", est-ce la perte de l'éblouissement et de la vérité ou à l'inverse l'atteinte d'un regard plus juste parce que plus équilibré, plus conscient ? Je ne sais toujours pas ce qui prévaut et ce qui s'approche le plus du vrai : j'ai tendance à penser, peut-être bêtement, que les enfants ou, plus généralement, les êtres sensibles, sont si aveuglés qu'ils gagnent une lucidité hors norme. Être adulte, est-ce vraiment la régulation, l'équilibre, les lignes droites, la maturité émotionnelle, sociale et affective ? Et si c'est vraiment cela être adulte, est-ce que cela n'enlève justement pas à la compréhension du monde ?
Savoir faire l'ordre en soi, c'est en tout cas un moyen de survivre. J'attends la suite avec impatience : la fugue ménage une échappée concrète.

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Silas (suite)

Message  igloo26 le Jeu 2 Fév - 10:05

lu-k, merci infiniment à toi pour ce bijou de commentaire...que j'ai déposé dans mon petit coffret!
Midnight, je ne sais pas si la suite t'accrochera, donc. Car la ligne de cette prose laissera encore je crois de ces traces que tu trouves trop prononcées.

"Miettes de je..." devient: « Silas ».
C’est un prénom dérivé de silva, forêt en latin.
Bon.
(Soupir)
Voilà la suite. S’il vous plaît soyez indulgents. Non pas parce que c’est de + en + compliqué à écrire, ou parce que je l'ai fait suite à votre intérêt pour ce début fortuit, mais pour les clichés qui pourraient vous ulcérer et qui sont en fait volontairement introduits : ils ont leur utilité pour la suite et un rôle précis. Quant à la logique, il est prévu qu’elle retombe sur ses pattes.
Je précise aussi que je conçois un peu l’axe de ces « chapitres » comme « photographique ». Ou si vous préférez ce que voit le regard à chaque fois que les paupières s’ouvrent, jusqu’à ce qu’elles se referment. Et ainsi de suite au fil des « chapitres ».
Bien entendu cette introduction explicative ne doit brider en rien toute critique de votre part. Voilà…



J’ai 8 ans. Aujourd’hui la neige a envahi les douves. Les chaînes du pont levis sont grippées par le gel et je me cache sous les tentures : impossible de m’évader. L’inextricable n’existe qu’à partir du moment où l’on n’a pas décidé que tout peut être simplifié. Mais pour l’instant dans ma tête, je ne le formule pas ainsi. Parce que j’ai 8 ans. Plusieurs fois j’ai fugué, et je suis revenu. Plus exactement ils m’ont retrouvé, et ramené ici. Maintenant leurs champs magnétiques je les maîtrise, c’est moi qui en ai la clef. La seule qui me permette de les enfermer tous en dehors de moi. Elle cadenasse les autres, puisque c'est la mienne. Je m’en irai encore, ils s’en doutent. Mais je suis trop petit, ils le répètent chaque fois, pour partir seul à travers les autres champs. Les vrais, ceux qui entourent Eldueon. Pourtant j’entends comme ils appellent, quand le vent laboure leurs jachères et fouette la chevelure des saules en affolant les chevaux. Je les entends même les jours sans vent. Tout le temps, je les entends. Ça ils ne le savent pas et je dois rester là parce que c’est trop l’hiver aujourd’hui.

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Re: Silas

Message  Easter(Island) le Jeu 2 Fév - 12:13

Je comprends bien que l'on en soit toujours à l'introduction mais ce qui me frappe comme ça, d'emblée, c'est le manque d'interaction, le manque d'autre, d'un(e) autre plus précis(e) que le "ils" de "ils m’ont retrouvé". Simple remarque.
Et sinon, j'aime énormément ce passage, ce qu'il laisse deviner de sauvagerie, de rébellion : "Pourtant j’entends comme ils appellent, quand le vent laboure leurs jachères et fouette la chevelure des saules en affolant les chevaux. Je les entends même les jours sans vent. Tout le temps, je les entends. "

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Re: Silas

Message  embellie le Jeu 2 Fév - 14:01

J'aime cette écriture. Envie de suivre encore ce petit garçon...

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Re: Silas

Message  coline Dé le Jeu 2 Fév - 14:26

Ça continue à m'enchanter.
Encore.

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