NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

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NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Chako Noir le Ven 30 Mai 2008 - 18:38

Bonsoir tout le monde! Avec un petit mois de retard (vraiment désolé, pouvais pas faire autrement!), Chako vous propose sa vague nouvelle en cette belle fin de mai! (avec un lien pdf pour ceux qui le souhaitent)

Un sourire.

Lorsque Elsea regardait son reflet dans l’onde pure, c’est ainsi qu’elle se voyait. Un sourire, elle n’était qu’un sourire. Cette pensée la fit rire. Allongée sur l’herbe humide, la jeune fille prenait un bain de soleil au bord du ruisseau. Sa main vagabondait à la surface de l’eau, taquinant la fraîcheur de la pointe des ongles, effleurant une algue de temps à autre, surprenant un poisson, plongeant dans la vase pour remonter à l’air libre, un nuage de bulles papillonnant derrière elle.
L’air de rien, Elsea rêvait de printemps. La prairie était parsemée de fleurs. Elle quitta la berge pour cueillir une pensée, et la porta paresseusement à son visage. Les pétales indigo lui chatouillaient le nez, le vent caressait ses cheveux, le ruisseau bruissait paisiblement dans son lit. Un peu plus loin, haut perché dans un arbre, un oiseau fredonnait une mélodie envolée, quelques notes cristallines teintées de gouttelettes harmonieuses qui pleuvaient en douceur sur la belle. Cet oiseau, Elsea se l’imaginait bleu, comme l’azur, comme l’océan, car chaque son qu’il faisait parvenir à ses oreilles l’emmenait dans un rêve au dessus des nuages, par delà les mers, tourbillonnant avec délice dans les étoiles. Elle ferma les yeux. Elle marchait sur un sol de nacre, sous le regard complice d’une lune vermeille. De gigantesques montagnes de barbe à papa se profilaient à l’horizon, des oiseaux blancs comme neige voletaient gaiement autour d’elle. Un pas après l’autre, elle suivait la cadence des oiseaux qui l’emmenaient au bord d’un étang aux eaux sombres comme la nuit. La fillette s’agenouilla, pris une poignée de sable blanc entre ses mains, qui s’envola au gré de sa fantaisie dans un scintillement argenté. Elle avança vers l’eau et s’enfonça lentement dans les profondeurs de l’étang silencieux, sans qu’aucune goutte ne vint mouiller sa jupe de flanelle.
Allongée sur l’herbe, Elsea s’offrit aux bras de Morphée dans une douce étreinte, bercée par un chant venu d’ailleurs.

Sur l’autre rive, dissimulés dans un buisson, deux paires d’yeux observaient la jeune fille depuis une bonne heure. Le moindre de ses gestes avait été épié par de petits curieux.
- Camis ! Hé, Camis ! Elle s’est endormie tu crois ? chuchota l’un.
- Mon vieux Timero, si j’en crois mon instinct, je dirais que oui, murmura l’autre.
- On peut donc hausser le ton ?
- Oui.
- Elle dort, tu en es sûr ?
- Mon flair ne me trompe jamais, Timero.
- Alors tout baigne. Va prévenir les autres, je monte la garde.
Timero s’exécuta. D’un bond agile il sauta sur la branche la plus proche et escalada le chêne massif où résidait son ami Sherva. Un trou circulaire dans l’écorce consistait en la porte d’entrée du foyer. Timero passa son museau à l’intérieur, mais il ne vit personne bouger.
- Camis ! Sherva n’est pas là !
- Par mes moustaches ! Ces diables d’écureuils, on ne peut pas leur faire confiance ! Toujours occupés ailleurs !
Vu d’en haut, Camis le renard semblait bien petit. Le voir s’énerver au ras du sol, les oreilles rabattues sur les côtés, la gueule grande ouverte débitant un flot d’injures à l’encontre de la gent écureuil, était un spectacle très divertissant. Pour un félin de la classe de Timero, ce rouquin au poil touffu était un désopilant énergumène qui n’avait pas son pareil pour glapir tout et n’importe quoi, mais dont l’intelligence semblait flancher parfois. Timero, quant à lui, était un superbe chat sauvage tigré. Sa fourrure était une mosaïque couleur sable aux nuances d’ambre et d’ébène, et elle se parait fièrement d’un superbe plastron blanc crème ainsi que de menues socquettes assorties. Assurément, Timero était un séduisant matou. Et lorsqu’il n’avait rien de plus urgent à faire, il s’empressait de réajuster consciencieusement le lissage de son poil en quelques coups de langues. Ce petit moment à patienter était l’occasion rêvée. Tandis qu’au pied de l’arbre Camis rouspétait , à la cime le félin renouvelait son brushing. « On ne se refait pas », songea celui-ci.

Elsea, inconsciente du dialogue que se livraient les deux bestiaux, découvrait un pays qu’elle ne connaissait pas. Elle parcourait un long fleuve qui arrosait le désert de ses eaux généreuses. Non loin de sa chaloupe, trois pyramides dominaient fièrement une vallée aride. Un peu plus loin, un temple à demi ensablé bravait le temps pour subsister, ses deux obélisques à la pointe jadis dorée défiant fièrement le ciel. Le soleil de plomb carbonisait le sol, les feuilles des palmiers dansaient lentement au gré du vent brûlant qui soulevait la poussière sur son passage. Elsea, elle, n’avait cure de la chaleur; entourée par les flots, elle voguait paisiblement au-delà de tout soucis. Un sourire au coin des lèvres, les pensées égarées dans un rêve.

Un peu plus haut, sur un grand chêne vert, un petit écureuil s’affolait. Que faisait un chat sauvage à l’entrée de son logis? Le rongeur, encombré par une grosse noisette cueillie quelques minutes plus tôt, était dans l’embarras le plus total. Il s’approcha discrètement du matou… et reconnu son ami Timero. Aussitôt rassuré, il pris une allure beaucoup plus décontractée et marcha d’un pas nonchalant vers le félin qui le regardait godiller d’un œil amusé.
- Maître Sherva, je commençais à me faire du soucis.
- Oh, vous savez, faut pas vous faire de mouron pour moi. Je ne suis que rarement loin du nid.
- Fort bien. Vous faîtes mieux de n’en pas être éloigné, car je me serais vu dans l’obligation d’aller vous courir après.
- Ah ? Et en quel honneur ?
- L’enfant s’est endormie.
- Vraiment ? Je veux dire, ça y est ? Elle dort ?
- Puisque je vous le dis.
- Chic alors !
- Et en conséquence, je venais vous rappeler la tâche qui vous est investie.
- Vous avez raison, je n’ai que trop tardé. Mais pourquoi n’êtes-vous pas parti ?
- Camis rêve toujours de planter ses crocs dans votre chair.
Une brève expression d’effroi illustra le visage de Sherva, en souvenir d’une course poursuite menée par le renard qui avait bien failli lui coûter la vie. Être dans les petits papiers de Timero était un bel avantage, songea-t-il.
- Seigneur Timero, je m’en vais de ce pas quérir le roi. Je suis à vos ordres.
- La communauté compte sur vous, maître Sherva. Pour ma part je vais cueillir mon déjeuner et reprendre mon poste. Soyez ponctuel, mon ami.
- Je n’y manquerai pas, lança l’écureuil avant de disparaître dans le feuillage.
En toute hâte le félin lissa ses moustaches, jeta un bref coup d’œil au renard qui faisait les cent pas en bougonnant, et plongea à son tour dans l’épaisseur de la forêt.

Dans son sommeil, Elsea marchait lentement dans une cité en ruine. Un temple se profilait à sa gauche. Une statue représentant une déesse à tête de chat semblait épier le moindre de ses actes. La fillette s’en approcha, intriguée, et posa sa main sur le crâne de bronze d’un geste qu’elle voulait bienveillant. La divinité accepta la caresse de la jeune fille. La ville endormie s’ouvrait à elle. Un sourire aux lèvres.

« Laissez passer le messager ! Laissez passer le messager ! » clamait Sherva de sa voix aiguë en se faufilant entre la foule qui stationnait au chevet du grand cerf. En entendant ses mots, lapins, belettes, blaireaux et rongeurs en tous genres lui frayèrent un chemin entre leurs rangs, et l’écureuil parvint sans embûche au talus ou gisait le seigneur de la forêt, la mine aigrie et le regard vitreux. A ces côtés une vieille hase s’affairait avec des plantes aux vertus médicinales, préparant une rustique décoction qui pourrait calmer la fièvre du roi.
-  Bien-aimée majesté. Votre remède est prêt, annonça fièrement le petit messager en se prosternant.
À ces mots la hase tendis l’oreille. Elle se désintéressa subitement de ses plantes et dévisagea l’écureuil.
- Approchez, mon jeune ami.
Sherva s’exécuta.
- Vous dites que l’enfant s’est endormie à l’orée de la forêt ?
- En effet, je viens vous faire parvenir la nouvelle.
- Alors il n’y a pas un instant à perdre.
La hase haussa la voix et clama à toute l’assemblée :
« Loyaux sujets, fidèles amis de sa majesté, les braves Camis et Timero ont trouvé la perle qui manquait au salut de notre bien-aimé seigneur. Vous tous, venez, prenez la route avec nous, aidez-nous à porter notre roi. C’est d’une enfant endormie que dépend l’avenir du grand cerf aujourd’hui, un petit soleil qui lui redonnera la vie. L’espoir nous sourit à nouveau. »

Elsea marchait toujours. Le bruit de ses pas résonnait sur les dalles, et de minces rayons de lune filtraient entre les murs. Le couloir la conduisit à une cour intérieure, surplombée par le ciel étoilé. L’astre du soir se baignait dans un bassin entouré de roseaux. Petite touche d’exotisme, un saule pleureur s’abreuvait dans le flot limpide. Une lumière argentée émanait de l’eau silencieuse. Elsea eut comme une impression de déjà vu, la lueur mystique lui était familière. Un goût de barbe à papa papillonnait sur sa langue. Cette eau était la même. Et pourtant ce serait différent. Cette fois-ci elle ôterait sa robe de flanelle. Elle irait goûter la fraîcheur, elle offrirait sa peau nue à la source aimante sous l’œil complice de la lune. La belle Séléné veillait sur elle, blanche et aussi ronde que les bulles qui s’amassaient autour d’Elsea. Inondée de nuit, la fillette ferma les yeux et s’abandonna avec délice. Un sourire aux lèvres.

Sherva en tête, le cortège royal traversait la forêt; une faune entière guidée par un petit écureuil. « Majesté ! Majesté ! Nous y sommes presque ! » piaillait le minuscule éclaireur à la mascarade qui emboîtait son pas. Plus que quelques mètres à parcourir, un fossé à franchir, un tas de feuilles mortes à contourner, une branche hasardeuse à esquiver, un entrelacs de racines à enjamber; et puis il fallait faire bien attention à ne pas glisser sur la mousse humide, ou écraser un brave champignon blotti contre l’écorce résineuse d’un vieux hêtre; et puis soudain, derrière la silhouette protectrice d’un grand chêne…

L’enfant était là. Lumineuse, rayonnante comme un petit soleil blond égaré sur l’herbe verdoyante, un ravissant bouton d’or épanoui sous le ciel de mai. Le vieux cerf accablé par une marche qui lui avait paru trop longue, après quelques secondes nécessaires à ses yeux pour s’accoutumer à la lumière qui baignait la fillette, pu enfin contempler cet être pour lequel il était venu. Machinalement on lui fit une place, il fallait qu’il soit au premier rang. L’enfant devait sûrement rêver de douceur et de miel, le cœur du roi s’attendrit en la voyant. Le visage serein de la petite humaine lui procura une intense sensation de calme, comme si son corps meurtri venait en un instant de faire la paix avec lui-même. Un à un, domptés par l’aura bienveillante d’Elsea, les cernes se retirèrent de la face royale. Le grand cerf resta immobile un moment, hypnotisé par la jeune fille dont les cheveux légers flottaient timidement dans la brise. Pas une fraction d’instant son regard ne quitta le petit être d’or et de soie, noyé dans l’herbe tendre, inondé de la lumière d’un Hélios complice. Devant la beauté à la fois humble et magnifique de ce spectacle tout en douceur, le roi se recueillit et remercia la vie. Autour de lui tous firent de même, la forêt toute entière volait une bouffée de grâce à la fillette endormie.

Elsea était allongée au milieu d’une clairière, au bord d’un ruisseau dont le gazouillement rivalisait de grâce avec celui des oiseaux. Autour d’elle, les regards curieux d’une ribambelle d’animaux la contemplaient en silence. L’un d’eux était un chat, son voisin un renard, derrière eux une vieille hase accompagnée de ses petits. Au devant un minuscule écureuil trépignait d’excitation, les yeux écarquillés et assoiffés d’une curiosité intangible. Au cœur de l’assemblée un cerf majestueux brandissait fièrement ses bois superbes à la barbe touffue des arbres. Les habitants de la forêt étaient venus pour elle. Tous ces regards tournés vers elle, une jeune fille à peine pubère, presque une enfant, tous ces museaux tendus avec affection et admiration semblaient si vrai. Un peu plus loin, haut perché dans un arbre, un oiseau qui devait être bleu chantait une musique, divine mélodie capable d’attendrir la moins docile des ouïes. Enchantée par le tourbillon de notes flûtées, emportée par la magie vers des cieux plus beaux encore, Elsea ferma les yeux. Un sourire au lèvres.

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Easter(Island) le Ven 30 Mai 2008 - 22:30

C'est frais et étrange à la fois, vaguement inquiétant, avec une pointe de mystère, comme dans un conte pour enfants, un mélange de Cendrillon (ou Blanche-Neige...) et Alice. C'est bien écrit, les personnages anthropomorphes attirent la sympathie... Une jolie balade au fil de l'onde.
Concernant cette phrase :
je venais vous rappeler la tâche qui vous est investie.
"dont vous êtes investi" me semble plus correct.

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Chako Noir le Ven 30 Mai 2008 - 22:45

Alice... oui pourquoi pas, je trouve le rapprochement très plaisant :-)
je t'avoue avoir pensé à Emilie Jolie (plus enfantine qu'Alice, mais dans le même registre), dont le périple s'achève sur une phrase du conteur que j'affectionne beaucoup: "faites que le rêve dévore votre vie, afin que la vie ne dévore pas le rêve..."
à méditer?

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Lucy le Sam 31 Mai 2008 - 2:39

Un conte à mi-chemin entre l'univers visuel de Disney et celui ( que je préfère, d'ailleurs ! ) de Miyazaki. Bonne idée de nous emporter dans ce monde peuplé d'animaux ! J'ai apprécié la balade. D'autant plus que la nouvelle vague tend à se retirer loin des rivages de VE.
Quelques petites fautes à corriger, puis des termes bizarres, parfois :
Une brève expression d’effroi illustra le visage de Sherva

" Illustra " ou traversa ? Il y en a quelques unes dans le texte...

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  apoutsiak le Sam 31 Mai 2008 - 9:37

.

Très frais, en effet, et joliment écrit. Une petite remarque : L'apparition des animaux est très réussie, très visuelle, et je regrette que le mystère de leur action ne se développe pas crescendo. On les suit en se disant : tiens, tiens, qu'est-ce qu'ils trafiquent ?, mais devant cette réunion silencieuse recueillant la vie, on est un peu déçu du caractère général de cette relation entre les deux gents (humaine et animale). Il manque pour moi un lien charnel, plus puissant, qui élèverait ton récit à une dimension plus sacrée et lui donnerait de la force. Je donne un exemple au hasard, il vaut ce qu'il vaut. On pourrait imaginer que le vieux cerf, pour se régénérer ait besoin de faire un rituel : toucher les mains, les cheveux puis les pieds de la fille avec son museau. Qu'en penses-tu ?

Elsea était allongée au milieu d’une clairière, au bord d’un ruisseau dont le gazouillement rivalisait de grâce avec celui des oiseaux.

Je trouve cette répétition inutile, on sait qu'elle est allongée au bord du ruisseau et répéter cette situation freine la dynamique de fin.

Elsea ferma les yeux. Un sourire au lèvres.

Je ne comprends pas. Je croyais qu'elle rêvait. Elle n'est pas censée être inconsciente de toute l'activité animale ?

.

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Woody le Sam 31 Mai 2008 - 10:29

Très joli, frais, poétique et tendre, merci, Chako. Une faune très sympathique, avec ses côtés bestiaux, comme il se doit (le renard qui rêve de dévorer l'écureuil)... On a un peu peur pour Elsea, au départ, on se demande "Mais qu'est-ce qu'ils vont lui faire ?", surtout que le renard et le chat sauvage ne sont pas des animaux généralement associés à l'idée de bienveillance. Mais tout se termine dans la douceur, ouf ! ;-)

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Chako Noir le Sam 31 Mai 2008 - 13:32

Tout d'abord je vous remercie pour vos réponses =)
Je réponds en premier à Apout: en effet le lien qui unit le cerf à la fillette n'a rien de charnel. Mon idée, c'était qu'un simple contact visuel puisse suffire, que l'énergie dégagée par la fillette soit telle que son entourage en soit imprégné sans avoir besoin d'un contact physique,
domptés par l'aura bienveillante
Après, j'aurai pu le faire se rapprocher d'Elsea, peut-être jusqu'à l'effleurer, mais je voulais éviter le contact physique, je trouve que ça cassait un peu le charme, si j'ose dire. C'est vrai que la dimension sacrée est pas tellement présente, mais je voulais que ça reste assez enfantin et puis j'aurais eu peur que la communauté animale apparaisse comme étant un peu sectaire.
Pour le dernier paragraphe, bon en me relisant peut-être que l'ambiguïté ne passe pas très bien. En fait je voulais laisser planer le doute, s'est-elle réveillée ou non? Un contact physique avec le cerf (je sais je rabâche ^^) l'aurait probablement tirée du sommeil, mais puisqu'il n'y a pas eu contact, on peut supposer qu'elle reste endormie et qu'elle les voit dans son sommeil. Après, je suis d'accord que le "ferma les yeux" porte à confusion. Elle peut tout à fait les fermer dans son rêve, mais c'est sûr que ça devient un peu trop ambigu. Je vais voir si il y a moyen d'arranger ça.
Lucy: plutôt Miyazaki que Disney ;-) pour la correction, oui "traversa" convient mieux, tu as raison. Je relirai pour essayer de relever les autres.
Woody: ben... tout simplement merci et de rien à la fois! :-)

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  pandaworks le Sam 31 Mai 2008 - 18:24

Bravo Chako pour ta participation, fidèle au rendez-vous!
Cependant la chute m'a emporté dans un tourbillon qui s'approche en l'idée d'une quadrature du cercle. Sauf à renverser l'histoire entière.
On se retrouve alors dans du Lynch. Je ne pense pas que c'était ton but.

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Krystelle le Dim 1 Juin 2008 - 19:30

le vent caressait ses cheveux, le ruisseau bruissait paisiblement dans son lit. Un peu plus loin, haut perché dans un arbre, un oiseau fredonnait une mélodie envolée, quelques notes cristallines teintées de gouttelettes harmonieuses qui pleuvaient en douceur sur la belle.


J'ai eu peur que tu nous embarques dans une histoire cucul-champêtre mais non, tu nous offres ici un récit touchant.
Un peu comme Panda, j'ai hésité à y voir autre chose qu'un texte léger et divertissant mais je me suis finalement laissée bercer par la candeur de ces lignes.

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Chako Noir le Dim 1 Juin 2008 - 23:59

pandaworks a écrit:Cependant la chute m'a emporté dans un tourbillon qui s'approche en l'idée d'une quadrature du cercle. Sauf à renverser l'histoire entière.
On se retrouve alors dans du Lynch. Je ne pense pas que c'était ton but.

Je t'avoue que ton commentaire m'embrouille plus qu'autre chose ^^ On va dire que je me réfère à celui de Krystelle en supposant que tu as voulu dire à peu près la même chose?

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Sahkti le Lun 9 Juin 2008 - 15:35

Tu arrives à créer un univers onirique, débutant par une douce torpeur et se poursuivant avec cette vie animale d'un genre hétéroclite, fantastique et plaisant.
Toutefois, je regrette que tu n'aies pas pris plus de temps pour décrire ce règne animal, pour faire plus ample connaissance avec ces personnages.
Je trouve également que le second dialogue, celui entre Sherva et Timero, manque de naturel, surtout par rapport au premier entre Camis et Timero.
J'aurais préféré, mais ceci est subjetcif et personnel, que tu prennes le temps de nous balader dans cette forêt en compagnie de chacun.

La fin me laisse un peu perplexe. Je peux comprendre l'ambigüité sur le "statut" de Elsea. Dort-elle? Rêve-t-elle? Que voit-elle? Mais il me semble que ce flou n'est pas des plus réussi et casse un peu quelque chose dans l'ambiance que tu as posée. Entretenir le mystère sur le rituel, sur ce besoin animal de voir l'enfant, tout cela aurait certainement apporté un gros plus à l'ensemble.
Qui ceci dit est bien écrit et agréable à lire, bravo.

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  Chako Noir le Mar 10 Juin 2008 - 15:29

Merci sahkti pour ce commentaire, si dans quelques mois il me prend l'envie de retravailler tout ça, je tâcherai d'en tenir compte, surtout au niveau de la balade en forêt et du rituel, que je reconnai avoir un peu bâclé (sinon peut-être auriez-vous vu une nouvelle vague poindre en juillet? ^^)
Je pense que je vais développer un peu plus ce règne animal, les liens entre les personnages et tout ça, mais peut-être dans d'autres nouvelles. Qui sait? L'été sera long.

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  mentor le Mar 10 Juin 2008 - 22:01

C'est parfaitement écrit, même s'il reste quelques fautes d'ortho et de grammaire. Je trouve que tu rehausses l'image des jeunes de ton âge par rapport au français écrit, bravo
alors donc, ben c'est encore un texte de NOUVELLE VAGUE en forme de conte, et ma foi, celui-ci est tout aussi agréable à lire que les autres
sa dimension onirique est prépondérante et toutes les descriptions sont fines et délicates, les "personnages" sont attachants
dommage qu'il n'y ait pas d'autre expression possible que "la vielle hase", c'est d'un moche ! :-))
bravo pour cette belle histoire digne de rivaliser avec bien des contes de grands auteurs du genre

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Re: NOUVELLE VAGUE : Sourire au bord de l'onde

Message  bertrand-môgendre le Jeu 12 Juin 2008 - 10:19

Mélange de réel, d'imaginaire, ce texte ne peut que me plaire.
Manque-t-il une note sombre, sordide, destinée à dramatiser le rêve ? Non. C'est peut-être l'objet d'un autre exercice. Bonne participation, constructive et bien travaillée.

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