Délivrance.
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Délivrance.
"Chère Vivi, je t'écris cette lettre
Plein de solitude, l'âme en peine comme d'habitude
Depuis que t'es partie
Depuis que t'es plus là
C'est plus la même
J'ai perdu ma Reine
Et d'un coup mon royaume tout entier s'est vidé...
Deux heures du matin. Une silhouette apparaît, se dessine, se déforme et disparaît au gré de la faible luminosité dispensée par une suite de réverbères figés. Ses pas résonnent, viennent troubler le silence étouffant de cette ville endormie. Petit être errant, sans but, au rythme de ses pas qui ne le mènent nul part. Seul, englouti dans cette nuit profonde, il ne trouve compagnie qu 'au travers de la douce mélodie qui se répand délicieusement dans son corps tout entier. Paroles qu'il ne connaît que trop bien, mélodie qui berce désormais chaque seconde écoulée de sa triste vie, pourtant il ne s'en lasse pas. Un semblant de réconfort le gagne parfois quand il réalise qu'il n'est pas le seul. Pas le seul à pleurer, à haïr la vie pour son injustice. Pas le seul à prier le ciel de lui rendre celle qu'on lui a enlevé, à penser qu'il ne peut vivre sans Elle. Elle, qui donnait à son existence un sens, le sentiment que sa vie n'était pas un tissu morose d'ennui.
... Mon visage aussi s'est ridé, mon coeur lui s'est bridé
Un truc en moi ce matin-là s'est brisé
Et même si je réponds, ça va merci
J'ai dans la bouche comme un mauvais goût d'inertie...
Les rues défilent. Les étoiles timides l'observent. Son sillage se parfume d'un nuage de fumée éphémère. Les mots résonnent dans sa tête. Petit crâne assailli par l'emprise de ce vide atroce, invivable. Vide qui l'empêche de vivre, vide qui le submerge, qui l'emprisonne, qui l'empoisonne. Elle, devenue le Vide. Lui, ne sachant comment le porter. Petit crâne enchaîné par la souffrance, et ce corps... Corps qui refuse de s'alimenter, qui rejette ce qu'on lui administre de force. Corps qui se rassasie d'une miette de pain, qui n'a plus la force de lutter. Corps qui se laisse dépérir.
... J'essaye de le masquer mais c'est dur Vivi, je te jure ouais, putain c'est dur
J'ai l'impression qu'il y a plus rien, j'ai peur en fait
Depuis que tes yeux me regardent plus, il se passe plus rien
Et ça je le vis mal
J'enchaîne les merdes et t'es plus là au final...
Non, elle n'est plus là. Ses yeux s'embuent, inexorablement. Une première larme trace son sillage sur ce visage gris, sans expression. Une seconde s'échappe. Une troisième se prépare. Exténué, il ne cherche pas à les retenir. Torrent de larmes accompagné d'un torrent de haine. Il aurait voulu crier, hurler au monde entier sa douleur, son désespoir. Parce qu'Elle était toute sa vie, la seule et unique personne à savoir réellement qui il était, la seule et unique personne qui le comprenait. Elle lui avait sauvé la vie, il pensait pouvoir sauver la sienne. Mais la réalité ne cessait de le frapper de toute sa puissance. Il n'avait pas pu la sauver. Elle l'avait abandonné, lâchement. Elle. Son moteur. Elle. Dont la seule présence lui permettait de garder espoir en la vie. Elle. Sa lumière dans l'obscurité. Lumière désormais disparue.
... Il me reste quoi à moi à par des souvenirs, des tonnes de photos usées
Et puis ton sourire trop longtemps figé
J'peux plus, ou plus pareil
Alors chaque jour je me tue même un peu plus que la veille
Et je tue le temps parfois mal,
Là-haut tu le sens, je le sais
Mais tu me manques bébé tu me manques...
Sauvagement envahi par la haine, son poing s'écrase de toute ses forces contre la paroi immaculée d'une élégante bâtisse. Il frappe. Encore et encore. Le mûr s'égraine de petites particules sous la force de ses coups. Il ne distingue plus rien. Ses yeux ravagés de larmes ne lui renvoient que des images floues dénuées de sens. Il pleure. Encore et encore. Enfin, dans un ultime accès de rage, un cri déchirant s'échappe de sa gorge, alors que ses coups redoublent d'intensité. Mais l'apparition soudaine d'une lueur émanant des persiennes de la maison attire finalement son attention. Quelques secondes passent. Il s'écroule au pied du mûr, ses forces l'ayant abandonné. Mais un cliquetis métallique résonna bientôt, suivi de l'apparition d'un visage d'homme, à l'air contrarié. L'individu le découvre, indigné, avachi tel une marionnette qu'on aurait négligemment déposé au pied de sa demeure. Il se prépare à parler, ouvre la bouche mais il est déjà trop tard, la marionnette avachie s'était redressée sur ses jambes et s'enfuyait en courant.
... Toi et moi on a tout fait
Toujours prête à me donner ton oxygène dans les moments où tu sentais que j'étouffais
T'étais prête à tuer si on me touchait
Prête à décrocher la lune même si je la voulais
On a grandi ensemble, construit ensemble
Traversé les pires moments
Vieillir ensemble, c'est c'est ce qu'on voulait même si on était plus ensemble
On s'en foutait, c'est ce qu'on visait...
Il court toujours. Aussi rapidement que ses jambes le lui permettent. Seulement, ses pas ne le portent plus au hasard des rues. Il a trouvé une destination. Un endroit qu'il s'était pourtant évertué à fuir, pour ne pas céder à la tentation. Mais c'était aujourd'hui une évidence. Il devait y aller. Et le faire. Enhardis par ce nouveau but, il ne sent plus l'air lui manquer, ses poumons le brûler et son ventre se raidir sous la douleur d'un point de côté. Il court. Encore et encore. Résolu.
... Tu te rappelles, nos fous rires, nos premiers instants, ton sourire
Les moments de silence qui voulaient tout dire
Et on pouvait se nourrir l'un de l'autre
Ouais, tellement j'étais toi t'étais moi
Et ça nos proches en étaient témoins....
Tandis que les rues défilent sous ses yeux aveugles, les mots résonnent dans sa tête, le foudroient de leur triste réalité. Oui, ils ne faisaient plus qu’un eux aussi. Elle était lui. Il était Elle. Deux êtres unis par delà les frontières de l’intimité. Mais amputé désormais il était. Douleur invisible. Torture imperceptible. Calvaire inébranlable. Mais tout à coup ses foulées se font moins précipitées. Enfin il l’aperçoit. Face à lui, ce pont. Au bord de l’asphyxie, il se fige, le regard fixe. Quelques minutes passent. Sa respiration redevenue plus régulière, il reprend sa marche, déterminé.
...T'étais ma vie, mon coeur et mon sang
T'étais mes tripes, mon moteur et mon sens à tout ça
Alors depuis je tue le temps parfois mal et de là haut tu le sens
Je le sais bébé mais tu me manques...
Enfin il y est. Sur ce pont. Sur ce banc, témoin des longues nuits qu’ils passaient ici, enlacés, à attendre le lever du jour, en refaisant le monde, à rêver de leur vie future, à élaborer des projets tous plus farfelus les uns que les autres. Immobile, les yeux dans le vague, les heures passent tandis qu’un déferlement de souvenirs s’épanche dans son esprit. Souvenirs au goût amer d’inachevé. Souvenirs d’un fardeau devenu trop lourd à porter.
...Qu'est-ce que je peux dire de plus
À part qu'il n'y a pas qu'à moi que tu manques
C'est un gouffre que t'as laissé Vivi...
Oui un gouffre. Gouffre qui lui fait désormais face. Au loin, les premières animations de la ville semblent l’avertir d’un éveil imminent. Cinq heures du matin. Il se redresse, courbaturé par ces quelques heures d’immobilité. Deux mètres à franchir. Abandonné de toute réflexion, tel un automate, il s’avance et grimpe. Le voilà debout sur cette petite palissade de pierre froide, surplombant de toute sa hauteur ce magnifique paysage qu’il connaissait par cœur, théâtre des instants les plus heureux de sa vie.
...Tu sais qu'aujourd'hui y'a pas que mes nuits à moi que tu hantes
Pour Fatou aussi y'a plus d'été
T'en fais pas Vivi, non t'en fais pas
On va relever la tête
Je sais que t'aurais voulu nous voir plus forts
Alors on va faire ce qu'il faut pour s'en remettre
Bébé t'inquiète...
Mais de forces, il n'en a désormais plus. Ou juste pour se jeter dans le vide. Vide devenu son seul compagnon. Vide qui l'empêche de vivre, vide qui le submerge, qui l'emprisonne, qui l'empoisonne. Il allait s'abandonner à lui. Parce qu'il ne pouvait en être autrement. L'aube commence à poindre à l'horizon. Dans un dernier regard vers les cieux, il s'abandonne, saute, son corps disparaissant dans les derniers soupçons de l'obscurité.
... Un ange dans le ciel
Ouais, seigneur accueille un ange de plus
Un ange dans le ciel
Vivi je t'ai dis pas adieu mais a plus
Un ange dans le ciel
Un ange de plus
Un ange dans le ciel
Vivi, pour toi j'ai fais pleurer ma plume."
______________________________________________________
- Paroles : Kool Shen "Un ange dans le ciel".
Plein de solitude, l'âme en peine comme d'habitude
Depuis que t'es partie
Depuis que t'es plus là
C'est plus la même
J'ai perdu ma Reine
Et d'un coup mon royaume tout entier s'est vidé...
Deux heures du matin. Une silhouette apparaît, se dessine, se déforme et disparaît au gré de la faible luminosité dispensée par une suite de réverbères figés. Ses pas résonnent, viennent troubler le silence étouffant de cette ville endormie. Petit être errant, sans but, au rythme de ses pas qui ne le mènent nul part. Seul, englouti dans cette nuit profonde, il ne trouve compagnie qu 'au travers de la douce mélodie qui se répand délicieusement dans son corps tout entier. Paroles qu'il ne connaît que trop bien, mélodie qui berce désormais chaque seconde écoulée de sa triste vie, pourtant il ne s'en lasse pas. Un semblant de réconfort le gagne parfois quand il réalise qu'il n'est pas le seul. Pas le seul à pleurer, à haïr la vie pour son injustice. Pas le seul à prier le ciel de lui rendre celle qu'on lui a enlevé, à penser qu'il ne peut vivre sans Elle. Elle, qui donnait à son existence un sens, le sentiment que sa vie n'était pas un tissu morose d'ennui.
... Mon visage aussi s'est ridé, mon coeur lui s'est bridé
Un truc en moi ce matin-là s'est brisé
Et même si je réponds, ça va merci
J'ai dans la bouche comme un mauvais goût d'inertie...
Les rues défilent. Les étoiles timides l'observent. Son sillage se parfume d'un nuage de fumée éphémère. Les mots résonnent dans sa tête. Petit crâne assailli par l'emprise de ce vide atroce, invivable. Vide qui l'empêche de vivre, vide qui le submerge, qui l'emprisonne, qui l'empoisonne. Elle, devenue le Vide. Lui, ne sachant comment le porter. Petit crâne enchaîné par la souffrance, et ce corps... Corps qui refuse de s'alimenter, qui rejette ce qu'on lui administre de force. Corps qui se rassasie d'une miette de pain, qui n'a plus la force de lutter. Corps qui se laisse dépérir.
... J'essaye de le masquer mais c'est dur Vivi, je te jure ouais, putain c'est dur
J'ai l'impression qu'il y a plus rien, j'ai peur en fait
Depuis que tes yeux me regardent plus, il se passe plus rien
Et ça je le vis mal
J'enchaîne les merdes et t'es plus là au final...
Non, elle n'est plus là. Ses yeux s'embuent, inexorablement. Une première larme trace son sillage sur ce visage gris, sans expression. Une seconde s'échappe. Une troisième se prépare. Exténué, il ne cherche pas à les retenir. Torrent de larmes accompagné d'un torrent de haine. Il aurait voulu crier, hurler au monde entier sa douleur, son désespoir. Parce qu'Elle était toute sa vie, la seule et unique personne à savoir réellement qui il était, la seule et unique personne qui le comprenait. Elle lui avait sauvé la vie, il pensait pouvoir sauver la sienne. Mais la réalité ne cessait de le frapper de toute sa puissance. Il n'avait pas pu la sauver. Elle l'avait abandonné, lâchement. Elle. Son moteur. Elle. Dont la seule présence lui permettait de garder espoir en la vie. Elle. Sa lumière dans l'obscurité. Lumière désormais disparue.
... Il me reste quoi à moi à par des souvenirs, des tonnes de photos usées
Et puis ton sourire trop longtemps figé
J'peux plus, ou plus pareil
Alors chaque jour je me tue même un peu plus que la veille
Et je tue le temps parfois mal,
Là-haut tu le sens, je le sais
Mais tu me manques bébé tu me manques...
Sauvagement envahi par la haine, son poing s'écrase de toute ses forces contre la paroi immaculée d'une élégante bâtisse. Il frappe. Encore et encore. Le mûr s'égraine de petites particules sous la force de ses coups. Il ne distingue plus rien. Ses yeux ravagés de larmes ne lui renvoient que des images floues dénuées de sens. Il pleure. Encore et encore. Enfin, dans un ultime accès de rage, un cri déchirant s'échappe de sa gorge, alors que ses coups redoublent d'intensité. Mais l'apparition soudaine d'une lueur émanant des persiennes de la maison attire finalement son attention. Quelques secondes passent. Il s'écroule au pied du mûr, ses forces l'ayant abandonné. Mais un cliquetis métallique résonna bientôt, suivi de l'apparition d'un visage d'homme, à l'air contrarié. L'individu le découvre, indigné, avachi tel une marionnette qu'on aurait négligemment déposé au pied de sa demeure. Il se prépare à parler, ouvre la bouche mais il est déjà trop tard, la marionnette avachie s'était redressée sur ses jambes et s'enfuyait en courant.
... Toi et moi on a tout fait
Toujours prête à me donner ton oxygène dans les moments où tu sentais que j'étouffais
T'étais prête à tuer si on me touchait
Prête à décrocher la lune même si je la voulais
On a grandi ensemble, construit ensemble
Traversé les pires moments
Vieillir ensemble, c'est c'est ce qu'on voulait même si on était plus ensemble
On s'en foutait, c'est ce qu'on visait...
Il court toujours. Aussi rapidement que ses jambes le lui permettent. Seulement, ses pas ne le portent plus au hasard des rues. Il a trouvé une destination. Un endroit qu'il s'était pourtant évertué à fuir, pour ne pas céder à la tentation. Mais c'était aujourd'hui une évidence. Il devait y aller. Et le faire. Enhardis par ce nouveau but, il ne sent plus l'air lui manquer, ses poumons le brûler et son ventre se raidir sous la douleur d'un point de côté. Il court. Encore et encore. Résolu.
... Tu te rappelles, nos fous rires, nos premiers instants, ton sourire
Les moments de silence qui voulaient tout dire
Et on pouvait se nourrir l'un de l'autre
Ouais, tellement j'étais toi t'étais moi
Et ça nos proches en étaient témoins....
Tandis que les rues défilent sous ses yeux aveugles, les mots résonnent dans sa tête, le foudroient de leur triste réalité. Oui, ils ne faisaient plus qu’un eux aussi. Elle était lui. Il était Elle. Deux êtres unis par delà les frontières de l’intimité. Mais amputé désormais il était. Douleur invisible. Torture imperceptible. Calvaire inébranlable. Mais tout à coup ses foulées se font moins précipitées. Enfin il l’aperçoit. Face à lui, ce pont. Au bord de l’asphyxie, il se fige, le regard fixe. Quelques minutes passent. Sa respiration redevenue plus régulière, il reprend sa marche, déterminé.
...T'étais ma vie, mon coeur et mon sang
T'étais mes tripes, mon moteur et mon sens à tout ça
Alors depuis je tue le temps parfois mal et de là haut tu le sens
Je le sais bébé mais tu me manques...
Enfin il y est. Sur ce pont. Sur ce banc, témoin des longues nuits qu’ils passaient ici, enlacés, à attendre le lever du jour, en refaisant le monde, à rêver de leur vie future, à élaborer des projets tous plus farfelus les uns que les autres. Immobile, les yeux dans le vague, les heures passent tandis qu’un déferlement de souvenirs s’épanche dans son esprit. Souvenirs au goût amer d’inachevé. Souvenirs d’un fardeau devenu trop lourd à porter.
...Qu'est-ce que je peux dire de plus
À part qu'il n'y a pas qu'à moi que tu manques
C'est un gouffre que t'as laissé Vivi...
Oui un gouffre. Gouffre qui lui fait désormais face. Au loin, les premières animations de la ville semblent l’avertir d’un éveil imminent. Cinq heures du matin. Il se redresse, courbaturé par ces quelques heures d’immobilité. Deux mètres à franchir. Abandonné de toute réflexion, tel un automate, il s’avance et grimpe. Le voilà debout sur cette petite palissade de pierre froide, surplombant de toute sa hauteur ce magnifique paysage qu’il connaissait par cœur, théâtre des instants les plus heureux de sa vie.
...Tu sais qu'aujourd'hui y'a pas que mes nuits à moi que tu hantes
Pour Fatou aussi y'a plus d'été
T'en fais pas Vivi, non t'en fais pas
On va relever la tête
Je sais que t'aurais voulu nous voir plus forts
Alors on va faire ce qu'il faut pour s'en remettre
Bébé t'inquiète...
Mais de forces, il n'en a désormais plus. Ou juste pour se jeter dans le vide. Vide devenu son seul compagnon. Vide qui l'empêche de vivre, vide qui le submerge, qui l'emprisonne, qui l'empoisonne. Il allait s'abandonner à lui. Parce qu'il ne pouvait en être autrement. L'aube commence à poindre à l'horizon. Dans un dernier regard vers les cieux, il s'abandonne, saute, son corps disparaissant dans les derniers soupçons de l'obscurité.
... Un ange dans le ciel
Ouais, seigneur accueille un ange de plus
Un ange dans le ciel
Vivi je t'ai dis pas adieu mais a plus
Un ange dans le ciel
Un ange de plus
Un ange dans le ciel
Vivi, pour toi j'ai fais pleurer ma plume."
______________________________________________________
- Paroles : Kool Shen "Un ange dans le ciel".

Rachel- Nombre de messages: 5
Age: 26
Date d'inscription: 01/10/2008

Re: Délivrance.
J'aime bien l'idée de faire alterner poème et "ressenti" en prose, mais le texte ne m'a pas touchée car, pour moi, il y a trop de pathos, et le pathos a le don de tuer l'adhésion que je pourrais avoir pour un écrit, quel qu'il soit. La chute (sans vouloir faire d'astuce de mauvais goût) m'a paru très attendue.
Attention par ailleurs à un endroit où on passe du présent au passé sans trop comprendre pourquoi, cela n'a pas l'air volontaire ni répondre à une logique interne du récit :
"Mais l'apparition soudaine d'une lueur émanant des persiennes de la maison attire finalement son attention. Quelques secondes passent. Il s'écroule au pied du mûr, ses forces l'ayant abandonné. Mais un cliquetis métallique résonna bientôt, suivi de l'apparition d'un visage d'homme, à l'air contrarié. L'individu le découvre, indigné, avachi tel une marionnette qu'on aurait négligemment déposé au pied de sa demeure. Il se prépare à parler, ouvre la bouche mais il est déjà trop tard, la marionnette avachie s'était redressée sur ses jambes et s'enfuyait en courant."
Attention par ailleurs à un endroit où on passe du présent au passé sans trop comprendre pourquoi, cela n'a pas l'air volontaire ni répondre à une logique interne du récit :
"Mais l'apparition soudaine d'une lueur émanant des persiennes de la maison attire finalement son attention. Quelques secondes passent. Il s'écroule au pied du mûr, ses forces l'ayant abandonné. Mais un cliquetis métallique résonna bientôt, suivi de l'apparition d'un visage d'homme, à l'air contrarié. L'individu le découvre, indigné, avachi tel une marionnette qu'on aurait négligemment déposé au pied de sa demeure. Il se prépare à parler, ouvre la bouche mais il est déjà trop tard, la marionnette avachie s'était redressée sur ses jambes et s'enfuyait en courant."

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Délivrance.
Texte un peu long pour ce soir (j'ai du travail). Mais j'y reviendrai.

Anne Veillac- Nombre de messages: 568
Age: 47
Localisation: a.veillac@laposte.net
Date d'inscription: 22/03/2008

Re: Délivrance.
du lu et du relu, voilà l'impression que ça me fait, vraiment désolé mais pas touché du tout

mentor- Nombre de messages: 19021
Age: 33
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – — -
Date d'inscription: 12/12/2005

Re: Délivrance.
J’ai également bien aimé qu’il y ait la partie poème et la partie du récit. Et que tu passes souvent de l’une à l’autre. Ça donne du rythme au récit.
J’ai remarqué aussi, une ou deux fois, le passage du présent au passé.
Par contre, pour le « pathos », ça ne me gêne pas. Dans la vie, il y en a aussi du pathos. Ça existe. Et quand on se jette d’un pont, c’est qu’il y en a beaucoup.
J’ai bien aimé ce texte. Je l’ai lu facilement et ma lecture a été agréable… enfin… je ne sais pas si « agréable » est vraiment le mot pour une histoire pareille. Disons, que ton écriture est agréable. Elle coule bien. Les phrases ont du rythme.
J’ai remarqué aussi, une ou deux fois, le passage du présent au passé.
Par contre, pour le « pathos », ça ne me gêne pas. Dans la vie, il y en a aussi du pathos. Ça existe. Et quand on se jette d’un pont, c’est qu’il y en a beaucoup.
J’ai bien aimé ce texte. Je l’ai lu facilement et ma lecture a été agréable… enfin… je ne sais pas si « agréable » est vraiment le mot pour une histoire pareille. Disons, que ton écriture est agréable. Elle coule bien. Les phrases ont du rythme.

Anne Veillac- Nombre de messages: 568
Age: 47
Localisation: a.veillac@laposte.net
Date d'inscription: 22/03/2008

Re: Délivrance.
Pour ce qui est du passage du présent au passé, petite explication : j'ai toujours eu des difficultés à écrire au présent et cette nouvelle m'a fait office d'exercice.
Pas totalement réussi au final puisque ma tendance à écrire au passé à ressurgie malgré moi.
A corriger donc.
Pas totalement réussi au final puisque ma tendance à écrire au passé à ressurgie malgré moi.
A corriger donc.

Rachel- Nombre de messages: 5
Age: 26
Date d'inscription: 01/10/2008

Re: Délivrance.
Bien aimé ce texte ( et oui ! ^^ ). Il m'a rappelé la " fin " d'une histoire qui me tient à coeur où il est, justement, question de pont.
OK pour le côté pathos.
M'a gêné :
Bref, bienvenue à toi Rachel !
OK pour le côté pathos.
M'a gêné :
J'ai eu l'impression d'entendre parler maître Yoda ( et comme j'ai la crève, ça fait un peu Darth Vador en écho ^^ ).Mais amputé désormais il était.
Bref, bienvenue à toi Rachel !

Lucy- Nombre de messages: 2628
Age: 34
Date d'inscription: 31/03/2008
Re: Délivrance.
Plus court, plus léger j'aurais préféré.

Easter(Island)- Nombre de messages: 12093
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Délivrance.
Du bon et du moins bon, à mes yeux, dans ce texte.
Le côté pathos est desservi par la longueur, dans la mesure où c'est de plus en plus présent au fil des lignes qui s'écoulent et j'ai fini par ne plus voir que cela.
Heureusement, les alternances poétiques permettent de créer des ruptures qui compensent cette langueur, mais ça ne suffit pas.
Dommage, parce que j'ai trouvé que l'écriture était fluide et agréable, assez sûre d'elle.
Peut-être créer des aérations, alléger quelques passages et essayer de donner plus de légèreté dans le ton afin de faire mieux passer le côté dramatique et grave de l'ensemble.
Le côté pathos est desservi par la longueur, dans la mesure où c'est de plus en plus présent au fil des lignes qui s'écoulent et j'ai fini par ne plus voir que cela.
Heureusement, les alternances poétiques permettent de créer des ruptures qui compensent cette langueur, mais ça ne suffit pas.
Dommage, parce que j'ai trouvé que l'écriture était fluide et agréable, assez sûre d'elle.
Peut-être créer des aérations, alléger quelques passages et essayer de donner plus de légèreté dans le ton afin de faire mieux passer le côté dramatique et grave de l'ensemble.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Re: Délivrance.
Rachel, Fatou et Vivi, ça fait écho, pour moi à Armelle et Kiki...
Alors plein de pensées....
Alors plein de pensées....

coline Dé- Nombre de messages: 8136
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 30/08/2008

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