Dinde aux marrons...
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Dinde aux marrons...
Nous étions en pleine conversation autour de la machine à café. Enfin il aurait été plus exacte de dire que mes collègues semblaient en pleine conversation et que moi j’observais. Leila avait dit qu’elle s’était aperçue qu’à la Mairie de Bagnolet, le maire adjoint qui était kabyle n’embauchait vraisemblablement que des gens de même origine ethnique. Elle s’en trouvait elle-même choquée malgré des racines communes.
- « c’est de la discrimination positive ! »avait renchérit Maria.
Je me demandais ce que ce terme pouvait bien vouloir dire, moi qui avait toujours naïvement cru que de la discrimination restait de la discrimination.
Il est a noté pour le lecteur égaré en ces lieux que l’héroïne en l’occurrence moi, j’écris l’histoire il ne manquerait plus que je me donne un second rôle ! L’héroïne donc était blonde. Pour elle, et aussi un peu pour moi nécessairement ( encore que la troisième personne que j’utilise ici avec nostalgie me rappelle mes 4 ans quand je portais encore des culottes courtes ou que je marchais sur mes culottes longues et que ce n’était pas si mal finalement ) le blanc était blanc, le noir était noir, le rouge était rouge à une exception prêt que le rouge se mariait fort mal à sa couleur de cheveux.
J’avais fini par imaginer que la discrimination positive était surement le fait de discriminer quelqu’un avec le sourire et que si on le faisait en tirant la tête cela revenait à le faire de façon négative. Je me pris à imaginer que la discrimination quotidienne dont je me sentais victime, s’apparentait à une « discrimination neutre » on m’avait embauché mais on exploitait rarement mes compétences. Je faisais mon travail et on ne me donnait aucunes responsabilités comme on le faisait avec mes collègues. Certaines personnes avaient sous-entendus que cela venait en partie de mon apparence.
- « une secrétaire se doit de porter des vêtements féminins et de jolies chaussures » m’avait-on expliqué une fois.
Malgré cela je continuais de enfiler consciencieusement chaque matin avec une précision presque chirurgicale ( sans doute une vocation frustrée ) mes bottes de motos et mes pulls trop grands. Notre secrétariat étant purement téléphonique, j’imaginais fort mal que ma voix fut en quoi que se soit modifiée par le port de talons aiguilles, encore qu’à la fin de la journée, elle eut surement été transformée en une plainte capable de repousser les clients les plus pénibles. Cependant, le paysage de mon chef direct s’en trouvait à priori bouleversé. Il avait une passion pour les paysages vallonnés et moi qui de toute façon n’avait toujours taillé que « junior », chaque fois que par hasard j’osais me pencher en avant, on entendait au loin « le plat pays » de Brel entamer sa ritournelle. J’avais fini par me demander qui pouvait bien passer son temps à me suivre ainsi avec un transistor et en avait naturellement déduit que parfois certaines personnes n’avait rien de mieux à faire.
- « une secrétaire se doit également d’être disponible et aux petits soins pour son chef » m’avait –on également glissé, mais pas dans la poche pour autant que je m’en souvienne. C’était ailleurs mais je ne sais plus exactement.
J’avais largement compris le message. Ainsi lorsque mon chef lançait nonchalamment : - « je prendrais bien un café », je tendais le doigt en direction de la machine. J’avais lu que l’exercice physique était bon pour la santé. Mes collègues qui elles se précipitaient pour aller lui chercher avait du omettre ce détail important. Il en allait de même lorsqu’elles confectionnaient des pâtisseries et se déhanchaient dans sa direction en gloussant :
- « une petite douceur chef, servez-vous ! ». Elles voulaient nous le tuer d’une crise aigue de diabète !
Remarquons qu’avec moi au vue de mes talents culinaires la mort fut au moins plus violente : par empoisonnement. Peut-être aurais-je du essayer pour lui éviter les affres d’une mort lente et douloureuse où se retrouvant amputé du pied il aurait continué de voir défiler des dindes à son chevet si peu comestibles. La secrétaire avait certainement un lien de parenté avec la dinde, mais le seul mystère que je ne parvins jamais à éclaircir totalement c’est si c’était par son père ou par sa mère.
***
J'espere ne pas avoir fait trop de fautes comme souvent .
- « c’est de la discrimination positive ! »avait renchérit Maria.
Je me demandais ce que ce terme pouvait bien vouloir dire, moi qui avait toujours naïvement cru que de la discrimination restait de la discrimination.
Il est a noté pour le lecteur égaré en ces lieux que l’héroïne en l’occurrence moi, j’écris l’histoire il ne manquerait plus que je me donne un second rôle ! L’héroïne donc était blonde. Pour elle, et aussi un peu pour moi nécessairement ( encore que la troisième personne que j’utilise ici avec nostalgie me rappelle mes 4 ans quand je portais encore des culottes courtes ou que je marchais sur mes culottes longues et que ce n’était pas si mal finalement ) le blanc était blanc, le noir était noir, le rouge était rouge à une exception prêt que le rouge se mariait fort mal à sa couleur de cheveux.
J’avais fini par imaginer que la discrimination positive était surement le fait de discriminer quelqu’un avec le sourire et que si on le faisait en tirant la tête cela revenait à le faire de façon négative. Je me pris à imaginer que la discrimination quotidienne dont je me sentais victime, s’apparentait à une « discrimination neutre » on m’avait embauché mais on exploitait rarement mes compétences. Je faisais mon travail et on ne me donnait aucunes responsabilités comme on le faisait avec mes collègues. Certaines personnes avaient sous-entendus que cela venait en partie de mon apparence.
- « une secrétaire se doit de porter des vêtements féminins et de jolies chaussures » m’avait-on expliqué une fois.
Malgré cela je continuais de enfiler consciencieusement chaque matin avec une précision presque chirurgicale ( sans doute une vocation frustrée ) mes bottes de motos et mes pulls trop grands. Notre secrétariat étant purement téléphonique, j’imaginais fort mal que ma voix fut en quoi que se soit modifiée par le port de talons aiguilles, encore qu’à la fin de la journée, elle eut surement été transformée en une plainte capable de repousser les clients les plus pénibles. Cependant, le paysage de mon chef direct s’en trouvait à priori bouleversé. Il avait une passion pour les paysages vallonnés et moi qui de toute façon n’avait toujours taillé que « junior », chaque fois que par hasard j’osais me pencher en avant, on entendait au loin « le plat pays » de Brel entamer sa ritournelle. J’avais fini par me demander qui pouvait bien passer son temps à me suivre ainsi avec un transistor et en avait naturellement déduit que parfois certaines personnes n’avait rien de mieux à faire.
- « une secrétaire se doit également d’être disponible et aux petits soins pour son chef » m’avait –on également glissé, mais pas dans la poche pour autant que je m’en souvienne. C’était ailleurs mais je ne sais plus exactement.
J’avais largement compris le message. Ainsi lorsque mon chef lançait nonchalamment : - « je prendrais bien un café », je tendais le doigt en direction de la machine. J’avais lu que l’exercice physique était bon pour la santé. Mes collègues qui elles se précipitaient pour aller lui chercher avait du omettre ce détail important. Il en allait de même lorsqu’elles confectionnaient des pâtisseries et se déhanchaient dans sa direction en gloussant :
- « une petite douceur chef, servez-vous ! ». Elles voulaient nous le tuer d’une crise aigue de diabète !
Remarquons qu’avec moi au vue de mes talents culinaires la mort fut au moins plus violente : par empoisonnement. Peut-être aurais-je du essayer pour lui éviter les affres d’une mort lente et douloureuse où se retrouvant amputé du pied il aurait continué de voir défiler des dindes à son chevet si peu comestibles. La secrétaire avait certainement un lien de parenté avec la dinde, mais le seul mystère que je ne parvins jamais à éclaircir totalement c’est si c’était par son père ou par sa mère.
***
J'espere ne pas avoir fait trop de fautes comme souvent .

camille d.- Nombre de messages: 7
Age: 33
Date d'inscription: 06/11/2008
Re: Dinde aux marrons...
Je trouve qu'il y a de fort bonnes choses dans ce texte, notamment un humour distancié, à la limite de l'absurde. Mais je ne comprends pas pourquoi le deuxième paragraphe est en italique alors que la suite du texte, exprimant également le point de vue de la narratrice, est en caractères droits.
L'écriture manque peut-être de fluidité par moments, j'ai eu l'impression que ma lecture "accrochait" sans pouvoir vraiment préciser où ni pourquoi (je sais, ça n'avance guère !).
L'écriture manque peut-être de fluidité par moments, j'ai eu l'impression que ma lecture "accrochait" sans pouvoir vraiment préciser où ni pourquoi (je sais, ça n'avance guère !).

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Dinde aux marrons...
Le dernier paragraphe manque de clarté, je ne sais pas si c'est une question de ponctuation ou d'orthographe. L'ensemble est fort plaisant, drôle mais pas lourd (ç'aurait pu, vu le sujet), l'héroïne (puisqu'il faut l'appeler ainsi) ne se prend pas au sérieux, elle a un petit côté faussement ingénu qui me plaît bien. En fait, je trouve le texte trop court, certaines idées auraient pu être développées, prendre de l'épaisseur.

Easter(Island)- Nombre de messages: 12094
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Dinde aux marrons...
Je dois avouer que j'ai un peu peiné à la lecture de ce texte. Certaines choses sont intéressantes : j'aime bien la définition de la discrimination positive par exemple.
Mais l'ensemble manque globalement d'homogéniéité, comme si il y avait là des essais de styles différents. Ça m'a un peu gênée, surtout sur le passage en italique et le dernier paragraphe.
Mais l'ensemble manque globalement d'homogéniéité, comme si il y avait là des essais de styles différents. Ça m'a un peu gênée, surtout sur le passage en italique et le dernier paragraphe.

Roz-gingembre- Nombre de messages: 1094
Age: 49
Date d'inscription: 14/11/2008
Re: Dinde aux marrons...
Camille, j'ai souri et apprécié. J'aime bien le coup de la discrimination neutre ou du doigt pointé vers la machine à café. C'est du vrai quotidien qui sent bon :-)
Des fautes d'ortho de ci de là et quelques tournures par moments un peu figées, presque lourdes. Toutefois, l'humour bien dosé que tu distilles permet au texte de s'écouler tranquillement. Il manque peut-être une pointe de vivacité, mais cela ne m'a pas empêchée d'aimer te lire.
Des fautes d'ortho de ci de là et quelques tournures par moments un peu figées, presque lourdes. Toutefois, l'humour bien dosé que tu distilles permet au texte de s'écouler tranquillement. Il manque peut-être une pointe de vivacité, mais cela ne m'a pas empêchée d'aimer te lire.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Re: Dinde aux marrons...
J'ai aimé, tout en ayant l'impression que ton texte mériterait d'être retravaillé. La fin m'a un peu laissée sur ma faim, l'impression qu'il manque quelque chose sans savoir quoi. Peut-être tout simplement une chûte là où ton texte se contente de s'arrêter.

Evanescent- Nombre de messages: 2401
Age: 20
Localisation: À nous deux, maintenant.
Date d'inscription: 03/07/2008
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