L'appel de la lune
Page 1 sur 1 • Partager •
L'appel de la lune
Allez, je me lance !
Voici un début de roman que j'ai écris dernièrement.
J'aimerai un peu d'aide pour la correction ; repérer les fautes de style, les phrases maladroites, les points qui ne vont pas... J'aimerai juste améliorer ce texte, avec votre soutien, merci d'avance !
Je m'excuse si c'est un peu long =)
Prologue
Le scientifique contempla le sujet inconscient, étendu les bras en croix sur la table d'opération. Son visage était pâle, ses traits détendus, sereins, comme s'il s'était enfin résigné à ce qui l'attendait. Sa jeune poitrine se soulevait et s'abaissait au rythme régulier de sa respiration, si paisible dans le sommeil... une paix factice qui serait inévitablement pulvérisée au réveil. Le médecin soupira. Pauvre gosse. Mais l'expérience allait marcher, cette fois-ci – le scientifique en était persuadé jusqu'au tréfonds de son âme. Son triomphe serait total. L'entreprise œuvrait dans ce but depuis si longtemps ! Le bloc 7 était d'ailleurs bondé pour l'occasion. Un groupe de personnes en blouses blanches chuchotaient avec excitation dans un angle de la pièce, l'impatience faisant monter leurs voix en crescendo à tel point que leurs messes basses parvenaient distinctement aux oreilles des chirurgiens. Le médecin pinça les lèvres devant cette nuisance et reporta son attention sur le corps sous sédatif. Ses yeux se posèrent sur le cou nu, gracile, de l'enfant. Une incision suffirait. Une entaille fine, à la base du crâne, et le travail d'injection pourrait débuter. L'homme prit une profonde inspiration, comme pour se donner du courage, et d'un geste presque affectueux, il releva les cheveux du jeune patient et les glissa avec précision sous un bonnet chirurgical.
Puis le scientifique saisit le scalpel.
Une femme, à sa droite, lui tendit une seringue.
L'assistance retint son souffle.
Dans peu de temps, tout serait terminé.
25 août
- Lily ! Où est-ce que tu vas comme ça ?
- Je reviens, p'pa. Dans cinq minutes.
Sans l'ombre d'un remords, ni même d'une hésitation, je me retirai. Mes doigts tremblaient – et je savais pourquoi. La... la... Chose... Il fallait que je sois seule sans tarder.
Mes pas, gagnés par l'urgence de la situation, me menèrent directement au bord de l'eau. Je me débarrassai de ma veste, et frissonnai. Mauvaise idée. Un vent aigu, frais et chargé de sel soufflait du large. De violentes bourrasques soulevaient des gerbes de sable avant de les étaler au pied de la falaise titanesque qui surplombait la grève. Je m'assis en face de la mer, embrassant du regard le paysage de l'ancienne résistance bretonne. Baignée par la clarté fantomatique de la lune, la plage Bonaparte étendait ses bandes de sable sur un vaste kilomètre et était cernée d'abrupts rochers sur lesquels l'eau s'écrasait avec des jaillissements d'écume. La nuit était tombée, flanquée par le froid et les rafales venues de la Manche. Des myriades d'étoiles éclaboussaient la voûte céleste et se reflétaient avec perfection dans le miroir obscur qu'était la mer, comme autant d'âmes de défunts dispersées dans le bassin du crépuscule. A l'horizon, la mer se confondait avec le ciel, sombre quoique dégagé. Les falaises, qui supportaient avec fermeté les assauts de ces eaux sournoises, dessinaient de longues ombres sur le sable fin et noircissaient les vagues. A l'endroit même où ces dernières terminaient leur course dans une pluie de mousse blanche et poreuse, je m'étirai, frêle silhouette nimbée par la lune d'une lumière argentée presque irréelle. J'humai avec délice les effluves marins qui me rappelaient mon enfance. Des bribes de souvenirs se pressaient aux portes de mon esprit et s'imposaient par flash successifs devant mes yeux : les crevettes que j'attrapais dans les mares éparses et que j'exhibais fièrement aux yeux de toute la famille, les crabes que je baladais dans mon emblématique seau rouge en plastique jusqu'à ce qu'il faille les relâcher, les araignées de mer que Didier et Nicole nous rapportaient de leurs longues matinées de pêche... Les flashs se multipliaient au point de m'aveugler. La bobine de mémoire déroulait ses spires de plus en plus vite, de plus en plus fiévreusement ; un véritable tourbillon de sensations, de sons, de couleurs. C'était flamboyant, acéré, comme si on m'imprimait des éclairs de pensée dans le cerveau ; j'étais littéralement happée par ce déferlement d'émotions. A une allure folle, je revis nos virées sur le bateau de Laurent pour dénicher les meilleurs maquereaux de la haute mer, je me souvins de nos baignades vivifiantes à la Grève noire de Saint Quai, de nos promenades interminables sur le sentier des douaniers, des châteaux de sable que nous érigions... Ô oui, toute une histoire... Une jeunesse bienheureuse et paisible... Le parfait contraire de ce que je traversais actuellement : souffrance et aversion, depuis ce jour où tout avait basculé.
”Lost in the darkness, hoping for a sign.
Instead there is only silence,
can't you hear my screams?
Never stop hoping,
Need to know where you are,
but one thing is for sure,
you're always in my heart.”
Les paroles de la chanson Somewhere de Within Temptation s'élevèrent dans ma tête, éloquentes. Je balançais lentement mes mains au rythme du couplet, effleurant l'eau murmurante qui s'effilochait sous mes doigts et reculait sans cesse, comme aspirée par la malédiction du large. Tournant la tête, je surpris du coin de l'œil un crabe qui se faufilait entre deux rochers, puis entendis les cris de deux mouettes solitaires qui se donnaient la réplique au gré d'un audacieux ballet aérien d'ombres mouvantes sur le sable. Un sourire nostalgique se peignit sur mes lèvres. Il chassa la cuisante amertume qui résidait dans mon cœur au souvenir du déménagement. Depuis une semaine que nous nous étions établis dans les Côtes d'Armor, la vie me paressait infiniment en dépit de cette nature mirifique qui témoignait de toute la beauté du département : ici, les arbustes rachitiques étaient troqués contre une végétation luxuriante, palette de lumières et d'essences inédites, d'où découlait une ambiance presque féerique, lestée de poésie. Un authentique joyau. La Bretagne aurait pu me séduire – prétendre le contraire serait un mensonge orgueilleux – si je n'avais été aussi affligée par mon départ. Amis, habitudes, plaisirs... J'étais à des heures de ma ville natale, séparée de tout ce qui avait constitué ma vie jusqu'à présent. Je me sentais démunie, exclue, isolée. La déchirure s'était rouverte, telle une plaie béante dont le poison s'immisçait lentement dans mes veines. Et j'avais mal, ô combien mal. Certes, je n'étais pas si mal logée – mon père avait sagement évité de choisir un appartement en plein centre de Paris, là où les bouffées âpres des pots d'échappement irritaient la gorge et donnaient la larme à l'œil – quand bien même la Bretagne différait un peu trop du dynamisme de Lyon à mon goût. Chazay... L'énergie du village beaujolais, posté à une trentaine de kilomètres de l'agglomération lyonnaise, me manquait. Ses rues étroites pavaient les méandres sinueux qu'empruntait ma mémoire, sources d'images mélancoliques qui se perdraient bientôt dans la confusion de mes pensées. J'avais la douloureuse impression que l'on m'avait arraché à mon bonheur – du moins, si on pouvait résumer mon vécu avec ce... mot là, bonheur. Je n'étais pas certaine que ce terme convenait exactement à l'existence que je menais. Ni même de savoir ce que cette expression signifiait. Bonheur... avais-je déjà ressenti du bonheur ? Je ne m'en rappelais pas. Que ressentait-on quand on était heureux ? Noir. Des larmes de frustration me montèrent aux yeux. En toute évidence, j'avais peur de l'oubli, peur que s'effacent mes souvenirs et les ultimes fragments de mon passé. C'était peut-être le plus cruel. Qu'est-ce qui me relierait à ma mère décédée désormais ? Qu'est-ce qui pourrait m'évoquer sa présence ? J'avais été exilée des derniers lieux qui me raccrochaient encore à elle, à la vie... Le temps réussirait-il à gommer son profil, sa tendresse et son inégalable bonté ? A cette pensée, je tremblai. Pour rien au monde je ne le permettrais...
“I'll find you somewhere.
I'll keep on trying until my dying day.
I just need to know whatever has happened,
the truth will free my soul.”
La Bête n'allait plus tarder à se manifester, désormais. Pourquoi retarder l'instant crucial ?
Allez, détruis-moi, puisque tu aimes tant me voir souffrir. Je t'attends.
“Lost in the darkness, try to find your way home.
I want to embrace you and never let you go.
Almost hope you're in heaven so no one can hurt your soul.
Living in agony cause I just do not know
where you are.”
21h38. Mes yeux se fermèrent, et je laissai la quiétude de la nuit m'emporter dans le labyrinthe de ses ténèbres, son dédale de chemins tortueux. Les embruns de la mer, les odeurs d'iode et d'eau salée m'enveloppèrent. Je voulais oublier, tout bonnement. Si seulement je le pouvais...
“I'll find you somewhere.
I'll keep on trying until my dying day.
I just need to know whatever has happened,
the truth will free my soul.”
Je baignais dans une douce plénitude, nullement troublée par la brise pourtant incisive. Mon esprit m'avait quittée pour voguer au gré des flots, leste et comblé par l'harmonie sauvage de la houle. Ma respiration s'était accélérée. Les battements de mon cœur s'étaient décuplés, et secouaient ma poitrine. Une balle gonflée par la furie n'aurait pas moins fait d'effet. De la tête aux pieds, de longs frissons d'exaltation m'agitaient. La lune renvoyait son image dans mes pupilles brillantes tandis que je la fixais, immobile, envoûtée. Je flottais dans un état d'apesanteur béat, rythmé par des dizaines de voix qui s'entremêlaient autour de moi. « Métamorphose-toi. Métamorphose-toi. Métamorphose-toi. » La Bête, émoustillée, palpita dans mes veines. Je ne bronchais pas, je n'essayais pas de comprendre – des illusions obstruaient ma raison. Des éclairs zébraient ma lucidité, et des visions explosaient dans ma tête. Tel un pantin, je m'amusais à dénombrer mentalement les étoiles qui me toisaient de haut, intouchables, tendais les bras, espérant les saisir, en vain. Devant moi, une traînée lumineuse déroulée comme un tapis de lumière d'argent se frayait un chemin sur l'eau noire jusqu'à une porte gigantesque. Une porte vers le reniement de ma liberté. La lune me réclamait. La Bête gagnait du terrain, à l'image d'une main de fer qui se serait refermée sur mon cœur. Je La voyais, je voyais la Chimère, sorte de loup démesuré aux canines dégoulinantes de salive, dont l'apparition d'horreur se propagea dans ma chair. Des doigts invisibles étreignirent ma nuque. Aucune image assez violente n'aurait pu décrire ce que je ressentais en cet instant. Mon corps me criait d'abandonner. D'accepter. Je me raidis. Il fallait résister. Un feulement surgit du plus profond de mes entrailles. Je devais me contrôler. Le feulement se mua en grondement sourd. Se maîtriser. Une douleur fulgurante me coupa le souffle. Non, non, non ! Je me concentrai à l'extrême. Par un monumental effort de volonté, je contraignis la terreur handicapante qui me broyait le ventre à se dissiper. J'expirai péniblement. Etouffai le feu qui brûlait mes poumons. Bloquai mon esprit de toute la puissance dont j'étais capable. La Bête se heurta à un mur de glace.
Lorsque je parvins enfin à m'arracher à l'emprise du croissant argenté qui se découpait sur le ciel ténébreux, je me surpris à sourire niaisement pour l'océan liquide qui s'étalait devant moi. J'avais gagné une bataille, mais pas la guerre. La frayeur déferla dans mon cœur, une vague d'épuisement épouvantable qui mêlait écœurement et mépris de moi-même. Je m'efforçai de juguler la Bête et de l'emprisonner à nouveau dans les méandres de mon âme, et clignai des yeux comme si je sortais d'un mauvais rêve – un cauchemar. J'inspirai profondément, plusieurs fois. Soufflai à fond. Peu à peu, ma fréquence cardiaque se calma. Avec un soupir de soulagement, je sentis la Bête battre en retraite – mais simplement pour se rendormir dans un petit coin de mon être – et laisser place à une rage sourde qui se diffusa dans mon sang. Je tremblais de tous mes membres, les ongles enfoncés dans le sable. La sueur perlait sur mon front, que j'essuyai rapidement d'un revers de main. Crispant les poings, je secouai la tête avec véhémence et me mordis la lèvre inférieure, dégoûtée par mon attitude. J'avais failli me laisser emporter. J'avais failli lâcher prise. J'avais failli permettre à la Bête de s'asseoir sur ma volonté... Une maladresse inconcevable pour une Changeforme qui avait mis des années à contrôler ses pulsions... Des ondes de souffrance et de tristesse vinrent plisser mon menton. Je m'en voulais considérablement. Je n'avais pas été prudente. Une seconde d'inattention et le pire pouvait se produire. Je connaissais le pouvoir qu'exerçait la lune sur moi, pourtant je venais de peiner à m'en défaire. Une erreur colossale. Si j'avais pu ce soir me libérer de l'influence de l'astre malveillant, c'était uniquement parce que la lune n'était pas pleine. Car lors de ces nuits inéluctables où mes prunelles s'imprégnaient de sa forme ronde et brillante, tout ce qui se dressait en travers du chemin de la Bête finissait entre mes crocs...
Cela ne cesserait-il donc jamais ?
Voici un début de roman que j'ai écris dernièrement.
J'aimerai un peu d'aide pour la correction ; repérer les fautes de style, les phrases maladroites, les points qui ne vont pas... J'aimerai juste améliorer ce texte, avec votre soutien, merci d'avance !
Je m'excuse si c'est un peu long =)
Prologue
Le scientifique contempla le sujet inconscient, étendu les bras en croix sur la table d'opération. Son visage était pâle, ses traits détendus, sereins, comme s'il s'était enfin résigné à ce qui l'attendait. Sa jeune poitrine se soulevait et s'abaissait au rythme régulier de sa respiration, si paisible dans le sommeil... une paix factice qui serait inévitablement pulvérisée au réveil. Le médecin soupira. Pauvre gosse. Mais l'expérience allait marcher, cette fois-ci – le scientifique en était persuadé jusqu'au tréfonds de son âme. Son triomphe serait total. L'entreprise œuvrait dans ce but depuis si longtemps ! Le bloc 7 était d'ailleurs bondé pour l'occasion. Un groupe de personnes en blouses blanches chuchotaient avec excitation dans un angle de la pièce, l'impatience faisant monter leurs voix en crescendo à tel point que leurs messes basses parvenaient distinctement aux oreilles des chirurgiens. Le médecin pinça les lèvres devant cette nuisance et reporta son attention sur le corps sous sédatif. Ses yeux se posèrent sur le cou nu, gracile, de l'enfant. Une incision suffirait. Une entaille fine, à la base du crâne, et le travail d'injection pourrait débuter. L'homme prit une profonde inspiration, comme pour se donner du courage, et d'un geste presque affectueux, il releva les cheveux du jeune patient et les glissa avec précision sous un bonnet chirurgical.
Puis le scientifique saisit le scalpel.
Une femme, à sa droite, lui tendit une seringue.
L'assistance retint son souffle.
Dans peu de temps, tout serait terminé.
25 août
- Lily ! Où est-ce que tu vas comme ça ?
- Je reviens, p'pa. Dans cinq minutes.
Sans l'ombre d'un remords, ni même d'une hésitation, je me retirai. Mes doigts tremblaient – et je savais pourquoi. La... la... Chose... Il fallait que je sois seule sans tarder.
Mes pas, gagnés par l'urgence de la situation, me menèrent directement au bord de l'eau. Je me débarrassai de ma veste, et frissonnai. Mauvaise idée. Un vent aigu, frais et chargé de sel soufflait du large. De violentes bourrasques soulevaient des gerbes de sable avant de les étaler au pied de la falaise titanesque qui surplombait la grève. Je m'assis en face de la mer, embrassant du regard le paysage de l'ancienne résistance bretonne. Baignée par la clarté fantomatique de la lune, la plage Bonaparte étendait ses bandes de sable sur un vaste kilomètre et était cernée d'abrupts rochers sur lesquels l'eau s'écrasait avec des jaillissements d'écume. La nuit était tombée, flanquée par le froid et les rafales venues de la Manche. Des myriades d'étoiles éclaboussaient la voûte céleste et se reflétaient avec perfection dans le miroir obscur qu'était la mer, comme autant d'âmes de défunts dispersées dans le bassin du crépuscule. A l'horizon, la mer se confondait avec le ciel, sombre quoique dégagé. Les falaises, qui supportaient avec fermeté les assauts de ces eaux sournoises, dessinaient de longues ombres sur le sable fin et noircissaient les vagues. A l'endroit même où ces dernières terminaient leur course dans une pluie de mousse blanche et poreuse, je m'étirai, frêle silhouette nimbée par la lune d'une lumière argentée presque irréelle. J'humai avec délice les effluves marins qui me rappelaient mon enfance. Des bribes de souvenirs se pressaient aux portes de mon esprit et s'imposaient par flash successifs devant mes yeux : les crevettes que j'attrapais dans les mares éparses et que j'exhibais fièrement aux yeux de toute la famille, les crabes que je baladais dans mon emblématique seau rouge en plastique jusqu'à ce qu'il faille les relâcher, les araignées de mer que Didier et Nicole nous rapportaient de leurs longues matinées de pêche... Les flashs se multipliaient au point de m'aveugler. La bobine de mémoire déroulait ses spires de plus en plus vite, de plus en plus fiévreusement ; un véritable tourbillon de sensations, de sons, de couleurs. C'était flamboyant, acéré, comme si on m'imprimait des éclairs de pensée dans le cerveau ; j'étais littéralement happée par ce déferlement d'émotions. A une allure folle, je revis nos virées sur le bateau de Laurent pour dénicher les meilleurs maquereaux de la haute mer, je me souvins de nos baignades vivifiantes à la Grève noire de Saint Quai, de nos promenades interminables sur le sentier des douaniers, des châteaux de sable que nous érigions... Ô oui, toute une histoire... Une jeunesse bienheureuse et paisible... Le parfait contraire de ce que je traversais actuellement : souffrance et aversion, depuis ce jour où tout avait basculé.
”Lost in the darkness, hoping for a sign.
Instead there is only silence,
can't you hear my screams?
Never stop hoping,
Need to know where you are,
but one thing is for sure,
you're always in my heart.”
Les paroles de la chanson Somewhere de Within Temptation s'élevèrent dans ma tête, éloquentes. Je balançais lentement mes mains au rythme du couplet, effleurant l'eau murmurante qui s'effilochait sous mes doigts et reculait sans cesse, comme aspirée par la malédiction du large. Tournant la tête, je surpris du coin de l'œil un crabe qui se faufilait entre deux rochers, puis entendis les cris de deux mouettes solitaires qui se donnaient la réplique au gré d'un audacieux ballet aérien d'ombres mouvantes sur le sable. Un sourire nostalgique se peignit sur mes lèvres. Il chassa la cuisante amertume qui résidait dans mon cœur au souvenir du déménagement. Depuis une semaine que nous nous étions établis dans les Côtes d'Armor, la vie me paressait infiniment en dépit de cette nature mirifique qui témoignait de toute la beauté du département : ici, les arbustes rachitiques étaient troqués contre une végétation luxuriante, palette de lumières et d'essences inédites, d'où découlait une ambiance presque féerique, lestée de poésie. Un authentique joyau. La Bretagne aurait pu me séduire – prétendre le contraire serait un mensonge orgueilleux – si je n'avais été aussi affligée par mon départ. Amis, habitudes, plaisirs... J'étais à des heures de ma ville natale, séparée de tout ce qui avait constitué ma vie jusqu'à présent. Je me sentais démunie, exclue, isolée. La déchirure s'était rouverte, telle une plaie béante dont le poison s'immisçait lentement dans mes veines. Et j'avais mal, ô combien mal. Certes, je n'étais pas si mal logée – mon père avait sagement évité de choisir un appartement en plein centre de Paris, là où les bouffées âpres des pots d'échappement irritaient la gorge et donnaient la larme à l'œil – quand bien même la Bretagne différait un peu trop du dynamisme de Lyon à mon goût. Chazay... L'énergie du village beaujolais, posté à une trentaine de kilomètres de l'agglomération lyonnaise, me manquait. Ses rues étroites pavaient les méandres sinueux qu'empruntait ma mémoire, sources d'images mélancoliques qui se perdraient bientôt dans la confusion de mes pensées. J'avais la douloureuse impression que l'on m'avait arraché à mon bonheur – du moins, si on pouvait résumer mon vécu avec ce... mot là, bonheur. Je n'étais pas certaine que ce terme convenait exactement à l'existence que je menais. Ni même de savoir ce que cette expression signifiait. Bonheur... avais-je déjà ressenti du bonheur ? Je ne m'en rappelais pas. Que ressentait-on quand on était heureux ? Noir. Des larmes de frustration me montèrent aux yeux. En toute évidence, j'avais peur de l'oubli, peur que s'effacent mes souvenirs et les ultimes fragments de mon passé. C'était peut-être le plus cruel. Qu'est-ce qui me relierait à ma mère décédée désormais ? Qu'est-ce qui pourrait m'évoquer sa présence ? J'avais été exilée des derniers lieux qui me raccrochaient encore à elle, à la vie... Le temps réussirait-il à gommer son profil, sa tendresse et son inégalable bonté ? A cette pensée, je tremblai. Pour rien au monde je ne le permettrais...
“I'll find you somewhere.
I'll keep on trying until my dying day.
I just need to know whatever has happened,
the truth will free my soul.”
La Bête n'allait plus tarder à se manifester, désormais. Pourquoi retarder l'instant crucial ?
Allez, détruis-moi, puisque tu aimes tant me voir souffrir. Je t'attends.
“Lost in the darkness, try to find your way home.
I want to embrace you and never let you go.
Almost hope you're in heaven so no one can hurt your soul.
Living in agony cause I just do not know
where you are.”
21h38. Mes yeux se fermèrent, et je laissai la quiétude de la nuit m'emporter dans le labyrinthe de ses ténèbres, son dédale de chemins tortueux. Les embruns de la mer, les odeurs d'iode et d'eau salée m'enveloppèrent. Je voulais oublier, tout bonnement. Si seulement je le pouvais...
“I'll find you somewhere.
I'll keep on trying until my dying day.
I just need to know whatever has happened,
the truth will free my soul.”
Je baignais dans une douce plénitude, nullement troublée par la brise pourtant incisive. Mon esprit m'avait quittée pour voguer au gré des flots, leste et comblé par l'harmonie sauvage de la houle. Ma respiration s'était accélérée. Les battements de mon cœur s'étaient décuplés, et secouaient ma poitrine. Une balle gonflée par la furie n'aurait pas moins fait d'effet. De la tête aux pieds, de longs frissons d'exaltation m'agitaient. La lune renvoyait son image dans mes pupilles brillantes tandis que je la fixais, immobile, envoûtée. Je flottais dans un état d'apesanteur béat, rythmé par des dizaines de voix qui s'entremêlaient autour de moi. « Métamorphose-toi. Métamorphose-toi. Métamorphose-toi. » La Bête, émoustillée, palpita dans mes veines. Je ne bronchais pas, je n'essayais pas de comprendre – des illusions obstruaient ma raison. Des éclairs zébraient ma lucidité, et des visions explosaient dans ma tête. Tel un pantin, je m'amusais à dénombrer mentalement les étoiles qui me toisaient de haut, intouchables, tendais les bras, espérant les saisir, en vain. Devant moi, une traînée lumineuse déroulée comme un tapis de lumière d'argent se frayait un chemin sur l'eau noire jusqu'à une porte gigantesque. Une porte vers le reniement de ma liberté. La lune me réclamait. La Bête gagnait du terrain, à l'image d'une main de fer qui se serait refermée sur mon cœur. Je La voyais, je voyais la Chimère, sorte de loup démesuré aux canines dégoulinantes de salive, dont l'apparition d'horreur se propagea dans ma chair. Des doigts invisibles étreignirent ma nuque. Aucune image assez violente n'aurait pu décrire ce que je ressentais en cet instant. Mon corps me criait d'abandonner. D'accepter. Je me raidis. Il fallait résister. Un feulement surgit du plus profond de mes entrailles. Je devais me contrôler. Le feulement se mua en grondement sourd. Se maîtriser. Une douleur fulgurante me coupa le souffle. Non, non, non ! Je me concentrai à l'extrême. Par un monumental effort de volonté, je contraignis la terreur handicapante qui me broyait le ventre à se dissiper. J'expirai péniblement. Etouffai le feu qui brûlait mes poumons. Bloquai mon esprit de toute la puissance dont j'étais capable. La Bête se heurta à un mur de glace.
Lorsque je parvins enfin à m'arracher à l'emprise du croissant argenté qui se découpait sur le ciel ténébreux, je me surpris à sourire niaisement pour l'océan liquide qui s'étalait devant moi. J'avais gagné une bataille, mais pas la guerre. La frayeur déferla dans mon cœur, une vague d'épuisement épouvantable qui mêlait écœurement et mépris de moi-même. Je m'efforçai de juguler la Bête et de l'emprisonner à nouveau dans les méandres de mon âme, et clignai des yeux comme si je sortais d'un mauvais rêve – un cauchemar. J'inspirai profondément, plusieurs fois. Soufflai à fond. Peu à peu, ma fréquence cardiaque se calma. Avec un soupir de soulagement, je sentis la Bête battre en retraite – mais simplement pour se rendormir dans un petit coin de mon être – et laisser place à une rage sourde qui se diffusa dans mon sang. Je tremblais de tous mes membres, les ongles enfoncés dans le sable. La sueur perlait sur mon front, que j'essuyai rapidement d'un revers de main. Crispant les poings, je secouai la tête avec véhémence et me mordis la lèvre inférieure, dégoûtée par mon attitude. J'avais failli me laisser emporter. J'avais failli lâcher prise. J'avais failli permettre à la Bête de s'asseoir sur ma volonté... Une maladresse inconcevable pour une Changeforme qui avait mis des années à contrôler ses pulsions... Des ondes de souffrance et de tristesse vinrent plisser mon menton. Je m'en voulais considérablement. Je n'avais pas été prudente. Une seconde d'inattention et le pire pouvait se produire. Je connaissais le pouvoir qu'exerçait la lune sur moi, pourtant je venais de peiner à m'en défaire. Une erreur colossale. Si j'avais pu ce soir me libérer de l'influence de l'astre malveillant, c'était uniquement parce que la lune n'était pas pleine. Car lors de ces nuits inéluctables où mes prunelles s'imprégnaient de sa forme ronde et brillante, tout ce qui se dressait en travers du chemin de la Bête finissait entre mes crocs...
Cela ne cesserait-il donc jamais ?
Louve69- Nombre de messages: 10
Age: 20
Date d'inscription: 15/11/2008
Re: L'appel de la lune
L'histoire ne m'intéresse guère, mais cela c'est personnel. Pour l'écriture, je la trouve soignée, trop peut-être, trop attendue dans ce qu'elle exprime ; d'un pur point de vue formel, je pense qu'il y a trop d'adjectifs et que cela plombe le texte.
Bienvenue, Louve69 , à vous lire bientôt !
Bienvenue, Louve69 , à vous lire bientôt !

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: L'appel de la lune
C'est assez bien ficellé. J'adore^^. Mais je ne vois pas en quoi une intervention sur le cerveau d'un enfant ferait de lui un licanthrope. C'est avec plaisir que je lirai tes textes.
P.S: La chanson de Within Temptation va bien avec le contexte (surtout en musique de fond quand on lis)^^.
P.S: La chanson de Within Temptation va bien avec le contexte (surtout en musique de fond quand on lis)^^.

Néo Sivan- Nombre de messages: 24
Age: 22
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 27/09/2008
Re: L'appel de la lune
Merci de vos avis
Socque ; oui en relisant je m'étais déjà rendue compte que j'utilisais beaucoup d'adjectifs "pompeux"... J'essayerai d'en supprimer quelques uns pour que ça rende mieux. C'est dur d'accepter d'enlever des mots dans son propre texte ^^
Néo Sivan ; j'aime beaucoup Within Temptation c'est vrai =D J'avais peur que cela ne fasse pas terrible, mais j'avais bien besoin de la chanson pour faire une coupure entre les longs pavés de description que j'ai tendance à poster x)
Après, pour l'explication sur l'intervention scientifique, ça viendra plus tard, hum, bien plus tard =)
Socque ; oui en relisant je m'étais déjà rendue compte que j'utilisais beaucoup d'adjectifs "pompeux"... J'essayerai d'en supprimer quelques uns pour que ça rende mieux. C'est dur d'accepter d'enlever des mots dans son propre texte ^^
Néo Sivan ; j'aime beaucoup Within Temptation c'est vrai =D J'avais peur que cela ne fasse pas terrible, mais j'avais bien besoin de la chanson pour faire une coupure entre les longs pavés de description que j'ai tendance à poster x)
Après, pour l'explication sur l'intervention scientifique, ça viendra plus tard, hum, bien plus tard =)
Louve69- Nombre de messages: 10
Age: 20
Date d'inscription: 15/11/2008
Re: L'appel de la lune
Mais il n'y a pas de quoi^^. Si tu as besoin de musique de fond pour écrire, tu peux me demander. J'écris aussi de cette façon et je récolte la musique sur tout le monde (donc j'en ai quelque une).

Néo Sivan- Nombre de messages: 24
Age: 22
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 27/09/2008
Re: L'appel de la lune
Avec plaisir
Si tu connais d'autres musiques dans le style, qui expriment la lutte, la colère, la peur, la répulsion... n'hésite pas =)
Si tu connais d'autres musiques dans le style, qui expriment la lutte, la colère, la peur, la répulsion... n'hésite pas =)
Louve69- Nombre de messages: 10
Age: 20
Date d'inscription: 15/11/2008
Re: L'appel de la lune
As-tu une adresse MSN (j'ai un message qui m'indique que les mp sont désactivés sur le forum)? Ca serai plus facile de te filer des adresses de musique^^.

Néo Sivan- Nombre de messages: 24
Age: 22
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 27/09/2008
Re: L'appel de la lune
J'ai retravaillé le prologue =)
Prologue
Le scientifique contempla le sujet inconscient, étendu les bras en croix sur la table d’opération. Son visage juvénile, aussi pâle que l’argile, était d’une pureté inexprimable ; ses traits détendus, comme s’il s’était enfin résigné à ce qui l’attendait, rappelaient la froideur sereine du cristal ; des paupières closes recouvraient ses yeux d’un bleu cobalt électrifiant, clair comme de l’eau de roche et blessant comme deux cisailles ; quel ne fût pas le soulagement de l’homme lorsqu’il reçut enfin l’autorisation de se dérober au poids de ce regard ! Depuis qu’on lui avait amené l’enfant, le chirurgien n’avait cessé de trembler devant ce corps solennel ; bien qu’inerte, son regard vide comme un gouffre paraissait suivre tous ses gestes ; il le dépouillait, paralysait ses intentions, condamnait ce qu’il s’apprêtait à faire ; à tel point que la main du praticien tressaillit lorsqu’il appuya sur la peau glacée des paupières pour les lui fermer complètement. Il fût tenté de se reculer, de tout abandonner pendant qu’il en était encore temps, mais sa raison lui dictait de s’en abstenir. Comment ne pas craindre le courroux de son patient avec ce qu’il allait entreprendre ? Sa jeune poitrine se soulevait et s’abaissait au rythme régulier de sa respiration, si paisible dans le sommeil… une paix factice qui serait inévitablement pulvérisée au réveil. Le médecin soupira. Pauvre gosse. Mais l’expérience allait marcher, cette fois-ci – le scientifique en était persuadé jusqu’au tréfonds de son âme. Son triomphe serait total ; l’entreprise œuvrait dans ce but depuis si longtemps ! Le bloc 7 était d’ailleurs bondé pour l’occasion ; un groupe de personnes en blouses blanches chuchotaient avec excitation dans un angle de la pièce, l’impatience faisait monter leurs voix en crescendo si bien que leurs messes basses parvenaient distinctement aux oreilles des chirurgiens. Le médecin pinça les lèvres devant cette nuisance et reporta son attention sur le corps sous sédatif. Ses yeux se posèrent sur le cou nu, gracile, de l’enfant. Une incision suffirait. Une entaille fine, à la base du crâne, et le travail d’injection pourrait débuter. L’homme prit une profonde inspiration, comme pour se donner du courage, et d’un geste presque affectueux, il releva les cheveux du jeune patient et les glissa sous un bonnet chirurgical.
Le scientifique saisit le scalpel.
Une femme, à sa droite, lui tendit une seringue.
L’assistance retint son souffle.
Dans peu de temps, tout serait terminé.
Pour les musiques Neo Silvan, tu peux juste me transmettre les titres ici et je me débrouillerai pour les trouver
Prologue
Le scientifique contempla le sujet inconscient, étendu les bras en croix sur la table d’opération. Son visage juvénile, aussi pâle que l’argile, était d’une pureté inexprimable ; ses traits détendus, comme s’il s’était enfin résigné à ce qui l’attendait, rappelaient la froideur sereine du cristal ; des paupières closes recouvraient ses yeux d’un bleu cobalt électrifiant, clair comme de l’eau de roche et blessant comme deux cisailles ; quel ne fût pas le soulagement de l’homme lorsqu’il reçut enfin l’autorisation de se dérober au poids de ce regard ! Depuis qu’on lui avait amené l’enfant, le chirurgien n’avait cessé de trembler devant ce corps solennel ; bien qu’inerte, son regard vide comme un gouffre paraissait suivre tous ses gestes ; il le dépouillait, paralysait ses intentions, condamnait ce qu’il s’apprêtait à faire ; à tel point que la main du praticien tressaillit lorsqu’il appuya sur la peau glacée des paupières pour les lui fermer complètement. Il fût tenté de se reculer, de tout abandonner pendant qu’il en était encore temps, mais sa raison lui dictait de s’en abstenir. Comment ne pas craindre le courroux de son patient avec ce qu’il allait entreprendre ? Sa jeune poitrine se soulevait et s’abaissait au rythme régulier de sa respiration, si paisible dans le sommeil… une paix factice qui serait inévitablement pulvérisée au réveil. Le médecin soupira. Pauvre gosse. Mais l’expérience allait marcher, cette fois-ci – le scientifique en était persuadé jusqu’au tréfonds de son âme. Son triomphe serait total ; l’entreprise œuvrait dans ce but depuis si longtemps ! Le bloc 7 était d’ailleurs bondé pour l’occasion ; un groupe de personnes en blouses blanches chuchotaient avec excitation dans un angle de la pièce, l’impatience faisait monter leurs voix en crescendo si bien que leurs messes basses parvenaient distinctement aux oreilles des chirurgiens. Le médecin pinça les lèvres devant cette nuisance et reporta son attention sur le corps sous sédatif. Ses yeux se posèrent sur le cou nu, gracile, de l’enfant. Une incision suffirait. Une entaille fine, à la base du crâne, et le travail d’injection pourrait débuter. L’homme prit une profonde inspiration, comme pour se donner du courage, et d’un geste presque affectueux, il releva les cheveux du jeune patient et les glissa sous un bonnet chirurgical.
Le scientifique saisit le scalpel.
Une femme, à sa droite, lui tendit une seringue.
L’assistance retint son souffle.
Dans peu de temps, tout serait terminé.
Pour les musiques Neo Silvan, tu peux juste me transmettre les titres ici et je me débrouillerai pour les trouver
Louve69- Nombre de messages: 10
Age: 20
Date d'inscription: 15/11/2008
Re: L'appel de la lune
Si ça ne te dérange pas évidemment ^^
(On ne peut pas éditer les messages :S)
(On ne peut pas éditer les messages :S)
Louve69- Nombre de messages: 10
Age: 20
Date d'inscription: 15/11/2008
Re: L'appel de la lune
Bon alors tout d'abord excuse moi Louve, mais je n'ai pu lire que le prologue que tu as réécrit et survoler la suite...je ne crois pas que ce soit du à ton écriture, qui est très soignée pour ton âge, quoiqu'elle manque d'une certaine personnalité (ou "style" propre). Mais bon ça, ça se travaille et tu as le temps. Non, en fait, c'est le sujet et la présentation qui m'ont complètement assommée: si tu avais choisi une autre police de caractère, en aérant considérable tes "pavets" ça irait déjà beaucoup mieux pour moi. Pour ce qui est du sujet, ce n'est pas mon goût mais je ne te le reproche pas, j'ai toujours été plus fantasy que fantastique.
Venons-en à Within. Oui, moi aussi je connais. L'idée de rythmer le texte avec une chanson...et bah c'est bien dans le fond, ça met un peu de suspens et ça matérialise l'ambiance...mais, moi d'entré c'est trop ciblé: seul quelqu'un qui connaît quelque chose au métal mélodique, et qui prend le temps de mettre le cd pour lire ton texte, semble pouvoir l'apprécier vraiment, mettant la qualité de l'écriture au second plan. Bref, on aurait peut-être tendance à avoir l'impression que tu te sers de cette chanson comme d'une béquille pour soutenir un édifice branlant, alors que ce n'est pas, je crois, le cas. Retravailles ton texte dans le sens de lui donner plus d'air, et vois après si la chanson est toujours nécessaire...
PS: Comme groupes, je te conseille: Epica, Nightwish, Therion, Rhapsody...j'en connais d'autres mais c'est les classiques qui me viennent immédiatement pour le power métal, le métal symphonique et le métal opéra. Dans le métal progressif je pencherais pour Dream Theater et Threshold (mon groupe préféré)...voilà, en espérant que tu te lasseras bientôt de Within, quoique, je le reconnais, ce ne soit pas désagréable à écouter ;-)! Je dois avouer que j'ai écrit mon prologue (que tu as sans doute lu) sur l'Intro de The Silent Force...(tu peux le relire en écoutant la musique si tu veux, tu veras, tu comprendras^^)
Amicalement,
Ruin.
Venons-en à Within. Oui, moi aussi je connais. L'idée de rythmer le texte avec une chanson...et bah c'est bien dans le fond, ça met un peu de suspens et ça matérialise l'ambiance...mais, moi d'entré c'est trop ciblé: seul quelqu'un qui connaît quelque chose au métal mélodique, et qui prend le temps de mettre le cd pour lire ton texte, semble pouvoir l'apprécier vraiment, mettant la qualité de l'écriture au second plan. Bref, on aurait peut-être tendance à avoir l'impression que tu te sers de cette chanson comme d'une béquille pour soutenir un édifice branlant, alors que ce n'est pas, je crois, le cas. Retravailles ton texte dans le sens de lui donner plus d'air, et vois après si la chanson est toujours nécessaire...
PS: Comme groupes, je te conseille: Epica, Nightwish, Therion, Rhapsody...j'en connais d'autres mais c'est les classiques qui me viennent immédiatement pour le power métal, le métal symphonique et le métal opéra. Dans le métal progressif je pencherais pour Dream Theater et Threshold (mon groupe préféré)...voilà, en espérant que tu te lasseras bientôt de Within, quoique, je le reconnais, ce ne soit pas désagréable à écouter ;-)! Je dois avouer que j'ai écrit mon prologue (que tu as sans doute lu) sur l'Intro de The Silent Force...(tu peux le relire en écoutant la musique si tu veux, tu veras, tu comprendras^^)
Amicalement,
Ruin.

Loreena Ruin- Nombre de messages: 1005
Age: 22
Localisation: Nancy
Date d'inscription: 05/10/2008
Re: L'appel de la lune
Merci pour ton avis Ruin !
Effectivement, j'avoue, la présentation n'est pas top >< J'pensais que je pourrai éditer, et bien non, sauf si je n'ai pas compris comment éditer sur ce forum ^^
Pour les musiques, je connaissais Epica et Nightwish mais pas les autres. Merci beaucoup de tes conseils, ça m'a fait découvrir de nouveaux groupes, que je les réutilise ou non pour écrire ^^
Quand tu dis manque de personnalité... aurai-tu un conseil pour m'aider à y remédier ? Dans quel sens faut-il que je retravaille le prologue pour lui donner de la personnalité ?
Effectivement, j'avoue, la présentation n'est pas top >< J'pensais que je pourrai éditer, et bien non, sauf si je n'ai pas compris comment éditer sur ce forum ^^
Pour les musiques, je connaissais Epica et Nightwish mais pas les autres. Merci beaucoup de tes conseils, ça m'a fait découvrir de nouveaux groupes, que je les réutilise ou non pour écrire ^^
Quand tu dis manque de personnalité... aurai-tu un conseil pour m'aider à y remédier ? Dans quel sens faut-il que je retravaille le prologue pour lui donner de la personnalité ?
Louve69- Nombre de messages: 10
Age: 20
Date d'inscription: 15/11/2008
Re: L'appel de la lune
D'accords, c'est comme tu veux Louve69. Voilà quelques titres que tu pourras utiliser pour une telle histoire:
-Apocalyptica-Cult: Beyond time (pour la tristesse et la solitude autant physique que mentale).
-Apocalyctica-Inquisition Symphony: Refuse-resist (transformation en loup-garou alors que la personne résiste).
-Final fantasy Advent Children VII: Aerith no Theme (piano, triste).
-Noir (l'OST du manga):Irritation Silence (doux et calme).
-Noir (l'OST du manga): Fake Wings (peut-être certains souvenirs d'un personnage).
-Red Hot Chili Peppers: Under the Bridge.
-3 Doors Down: Here Without You.
Et après, je vais faire des recherches plus approfondis. Mais tu peux faire quelques trucs avec ça^^. Pour les musiques de Noir et Final Fantasy, il faut que tu les télécharge sur sky-animes.com (c'est gratuit sans inscription) et les autres, tu pourras les trouver sur Deezer.com. Je me suis amusé à répétorier toutes les musiques que j'ai (20Go de musique). Si tu as besoin d'autre chose, je suis là^^ (j'ai aussi pas mal d'info sur les créatures fantastiques mais sur internet, on trouve tout).
P.S.: Loreena Ruin, pas besoin de mettre de CD dans le lecteur. Il suffit d'aller sur Deezer.com pour écouter des musiques gratuitement. On tape le groupe et le titre et, voilà.
-Apocalyptica-Cult: Beyond time (pour la tristesse et la solitude autant physique que mentale).
-Apocalyctica-Inquisition Symphony: Refuse-resist (transformation en loup-garou alors que la personne résiste).
-Final fantasy Advent Children VII: Aerith no Theme (piano, triste).
-Noir (l'OST du manga):Irritation Silence (doux et calme).
-Noir (l'OST du manga): Fake Wings (peut-être certains souvenirs d'un personnage).
-Red Hot Chili Peppers: Under the Bridge.
-3 Doors Down: Here Without You.
Et après, je vais faire des recherches plus approfondis. Mais tu peux faire quelques trucs avec ça^^. Pour les musiques de Noir et Final Fantasy, il faut que tu les télécharge sur sky-animes.com (c'est gratuit sans inscription) et les autres, tu pourras les trouver sur Deezer.com. Je me suis amusé à répétorier toutes les musiques que j'ai (20Go de musique). Si tu as besoin d'autre chose, je suis là^^ (j'ai aussi pas mal d'info sur les créatures fantastiques mais sur internet, on trouve tout).
P.S.: Loreena Ruin, pas besoin de mettre de CD dans le lecteur. Il suffit d'aller sur Deezer.com pour écouter des musiques gratuitement. On tape le groupe et le titre et, voilà.

Néo Sivan- Nombre de messages: 24
Age: 22
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 27/09/2008
Re: L'appel de la lune
Merci beaucoup !
J'aime tout particulièrement la première d'Apocalyptica =))
Par contre je n'ai pas réussi à trouver les musiques sur sky-animes.com... Où faut-il aller ?
Je cherche le maximum de renseignements sur les loups-garous. J'en ai déjà trouvé pas mal sur internet, mais si vous connaissez des sites sur ces bébêtes ^^
J'aime tout particulièrement la première d'Apocalyptica =))
Par contre je n'ai pas réussi à trouver les musiques sur sky-animes.com... Où faut-il aller ?
Je cherche le maximum de renseignements sur les loups-garous. J'en ai déjà trouvé pas mal sur internet, mais si vous connaissez des sites sur ces bébêtes ^^
Louve69- Nombre de messages: 10
Age: 20
Date d'inscription: 15/11/2008
Re: L'appel de la lune
http://www.sky-animes.com/index.php?file=Download&op=categorie&cat=140. Sinon, tu vas à gauche dans la catégorie "DDL" et tu sélectionnes "OST". C'est simple, assez rapide et surtout, gratuit.

Néo Sivan- Nombre de messages: 24
Age: 22
Localisation: Bordeaux
Date d'inscription: 27/09/2008
Re: L'appel de la lune
Ecoute, Louve, ce que j'appelle "personnalité" c'est en fait ce qui fait ton style propre...Des choix dans le vocabulaire, dans la façon d'écrire, qui te sont vraiment propres et pas calqués sur ce que tu as déjà lu. Mais c'est le travail d'une vie, ça. En plus, je pense que le style évolue en même temps que nous: alors ne t'inquiète pas, si tu continues à écrire, ça viendra ;-).
A bientôt!
Ruin.
PS: si ce que je t'ai indiqué t'a plu, tant mieux. Apocalyptica, c'est bien.
A bientôt!
Ruin.
PS: si ce que je t'ai indiqué t'a plu, tant mieux. Apocalyptica, c'est bien.

Loreena Ruin- Nombre de messages: 1005
Age: 22
Localisation: Nancy
Date d'inscription: 05/10/2008
Re: L'appel de la lune
L'écriture est soignée, maîtrisée et fluide, mais je trouve tout de même que ça manque pas mal d'âme et de conviction. Tout est raconté sans heurts, de manière efficace mais un peu trop lisse pour moi, ça manque décidément d'accidents, d'éléments (comme les dialogues, les digressions, d'autres formulations) qui donnerait plus de vie à l'ensemble.
Du coup, je reste extérieure à tout cela, j'ai du mal à m'immerger dans ce récit, d'autant plus que je suis moyennement fan de ce thème.
Du coup, je reste extérieure à tout cela, j'ai du mal à m'immerger dans ce récit, d'autant plus que je suis moyennement fan de ce thème.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Sujets similaires» APPEL...
» Seconde appel HIDAN .
» Dortoirs du Pavillon de la Lune
» Salle de Bain du Pavillon de la Lune
» Mercy Thompson tome 1: l'appel de la lune - Patricia Briggs
» Seconde appel HIDAN .
» Dortoirs du Pavillon de la Lune
» Salle de Bain du Pavillon de la Lune
» Mercy Thompson tome 1: l'appel de la lune - Patricia Briggs
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Accueil
Conversations
Prose
Poésie
Catalogue
FAQ
Rechercher
S'enregistrer
Groupes
Connexion


