Conquistador
Page 1 sur 1 • Partager •
Conquistador
Bonjour, ce texte est terminé depuis hier soir. C'est la première fois que je me risque à ce genre de récit. En voici le début, je serais très intéressée par vos avis, véliens...
Conquistador
La nuit est tombante. Le ciel à ras des toits; son cul bas s’est gorgé toute la journée d’une morne humidité.
Il risque un coup d’œil à la maison sans grâce, juste là, en face du bar-tabac. La Clio grise est garée sur le parking : elle est arrivée depuis quelques temps déjà. Cette fois-ci il ne restera pas dans la voiture, non pas cette fois-ci. Hypnotique, la lueur du néon « Loto, tentez votre chance ».
Il commence à avoir froid.
à suivre....
Et puis merde ! A larges enjambées il traverse la rue. Cette porte massive est restée d’un marron très marron spécialement hideux, pour tout dire.
Tiens, un revenant ! Quelle surprise, si je m’attendais alors. Mais entre donc, ça pèle hein ?
Il amorce quelques pas dans l’entrée encombrée de vélos alignés, de linge encore humide, de sac de courses à moitié vidés. Elle n’a pas changé, non vraiment pas.
Il prendrait bien un verre, hein ?
Non, non, il voudrait l’inviter au bar, elle n’aura pas de mal à revenir, juste quelques pas, pas vrai, il parle vite, évite ses yeux, après tout elle n’y est jamais allée, c’est drôle, non, ça changerait un peu, allez.
C’est d’accord.
Le bar va bientôt fermer, les minutes s’y étirent enveloppantes. Toutes les tables sont occupées, remarque le comptoir c’est rigolo non ?
Alors ?
Il se lance à l’assaut de la conversation : sa maison est vendue au fait, à présent il en est locataire, ce n’est pas plus mal comme ça après tout. Ah, et puis il a une nouvelle voiture.
Et toi ?
Bof, la routine, tu sais. Ah si, elle l’a obtenue sa mut’ ! Non franchement elle s’emmerdait pire qu’un rat crevé au rectorat !
La causette se trousse, glisse tranquillement, soigneusement tisonnée.[b]
Conquistador
La nuit est tombante. Le ciel à ras des toits; son cul bas s’est gorgé toute la journée d’une morne humidité.
Il risque un coup d’œil à la maison sans grâce, juste là, en face du bar-tabac. La Clio grise est garée sur le parking : elle est arrivée depuis quelques temps déjà. Cette fois-ci il ne restera pas dans la voiture, non pas cette fois-ci. Hypnotique, la lueur du néon « Loto, tentez votre chance ».
Il commence à avoir froid.
à suivre....
Et puis merde ! A larges enjambées il traverse la rue. Cette porte massive est restée d’un marron très marron spécialement hideux, pour tout dire.
Tiens, un revenant ! Quelle surprise, si je m’attendais alors. Mais entre donc, ça pèle hein ?
Il amorce quelques pas dans l’entrée encombrée de vélos alignés, de linge encore humide, de sac de courses à moitié vidés. Elle n’a pas changé, non vraiment pas.
Il prendrait bien un verre, hein ?
Non, non, il voudrait l’inviter au bar, elle n’aura pas de mal à revenir, juste quelques pas, pas vrai, il parle vite, évite ses yeux, après tout elle n’y est jamais allée, c’est drôle, non, ça changerait un peu, allez.
C’est d’accord.
Le bar va bientôt fermer, les minutes s’y étirent enveloppantes. Toutes les tables sont occupées, remarque le comptoir c’est rigolo non ?
Alors ?
Il se lance à l’assaut de la conversation : sa maison est vendue au fait, à présent il en est locataire, ce n’est pas plus mal comme ça après tout. Ah, et puis il a une nouvelle voiture.
Et toi ?
Bof, la routine, tu sais. Ah si, elle l’a obtenue sa mut’ ! Non franchement elle s’emmerdait pire qu’un rat crevé au rectorat !
La causette se trousse, glisse tranquillement, soigneusement tisonnée.[b]
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
....euh premier rectificatif : "à suivre" c'est à la suite du texte ! Désolée pour cette coquille....
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
Ce début de récit n’en dit pas assez, à mon sens, pour nous faire pénétrer dans l’univers de tes personnages. Je crois que c’est dû au fait que les personnages ne sont pas clairement identifiés (« il » et « elle »)
Quelques maladresses ou impressions personnelles :
- le « cul bas » du ciel : l’image me semble trop incongrue, j’imagine une énorme paire de fesses au-dessus de la ville ! Mais c’est tout à fait subjectif…
- Le changement de point de vue n’est peut-être pas assez marqué (« Tiens, un revenant ! »)
- Le discours indirect est un peu lourd, surtout avec les interjections et le langage parlé que tu as conservés (« Il prendrait bien un verre, hein ? », « sa maison est vendue au fait »)
- Une phrase un peu maladroite : « Toutes les tables sont occupées, remarque le comptoir c’est rigolo non ? »
- Le mélange de discours indirect et de discours direct : « Ah, et puis il a une nouvelle voiture. / Et toi ? »
Sinon, certains détails rendent bien l’ambiance (« la lueur du néon « Loto, tentez votre chance », « l’entrée encombrée de vélos alignés, de linge encore humide, de sac de courses à moitié vidés »), et j’aime le vocabulaire employé dans certaines phrases (« La causette se trousse, glisse tranquillement, soigneusement tisonnée »), qui tranche avec la banalité de la conversation des personnages.
Vivement la suite !
Quelques maladresses ou impressions personnelles :
- le « cul bas » du ciel : l’image me semble trop incongrue, j’imagine une énorme paire de fesses au-dessus de la ville ! Mais c’est tout à fait subjectif…
- Le changement de point de vue n’est peut-être pas assez marqué (« Tiens, un revenant ! »)
- Le discours indirect est un peu lourd, surtout avec les interjections et le langage parlé que tu as conservés (« Il prendrait bien un verre, hein ? », « sa maison est vendue au fait »)
- Une phrase un peu maladroite : « Toutes les tables sont occupées, remarque le comptoir c’est rigolo non ? »
- Le mélange de discours indirect et de discours direct : « Ah, et puis il a une nouvelle voiture. / Et toi ? »
Sinon, certains détails rendent bien l’ambiance (« la lueur du néon « Loto, tentez votre chance », « l’entrée encombrée de vélos alignés, de linge encore humide, de sac de courses à moitié vidés »), et j’aime le vocabulaire employé dans certaines phrases (« La causette se trousse, glisse tranquillement, soigneusement tisonnée »), qui tranche avec la banalité de la conversation des personnages.
Vivement la suite !

Halicante- Nombre de messages: 1799
Age: 42
Localisation: Ici et maintenant.
Date d'inscription: 25/05/2008

Re: Conquistador
Merci pour tes remarques : je me posais déjà la question de ce dialogue volontairement creux (pas forcément besoin de le délayer au risque d'alourdir l'expression, peut être deux trois phrases et puis ce serait suffisant)...et ce que tu notes-là semble le confirmer.
Pour le 'il et le "elle" c'est l' idée de base : deux anonymes, pas envie de leur inventer un prénom. Mais si cela brouille la compréhension...à voir...
Je retravaille un peu ce début puis pose la suite et fin bientôt.
Pour "le cul bas" cela m'a amusée.... mais il m'en faut peu je l'avoue humblement (j'écris si mal qu'en me relisant le "ciel" était devenu un "cul"). Suite à ta réflexion de bon sens je tourne la tête vers le ciel et souris....
Bref : je vais y songer avec le sérieux qui s'impose.
Merci Halicante
Pour le 'il et le "elle" c'est l' idée de base : deux anonymes, pas envie de leur inventer un prénom. Mais si cela brouille la compréhension...à voir...
Je retravaille un peu ce début puis pose la suite et fin bientôt.
Pour "le cul bas" cela m'a amusée.... mais il m'en faut peu je l'avoue humblement (j'écris si mal qu'en me relisant le "ciel" était devenu un "cul"). Suite à ta réflexion de bon sens je tourne la tête vers le ciel et souris....
Bref : je vais y songer avec le sérieux qui s'impose.
Merci Halicante
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
J'ai rien compris. J'atends la suite pour voir un peu plus loin.

Ole Touroque- Nombre de messages: 313
Age: 26
Date d'inscription: 27/04/2008

Re: Conquistador
halicante a dit des choses très justes auxquelles je souscris (essaie d'en tenir compte)
attendons la suite, on ne peut juger sur si peu de lignes
a bientôt
attendons la suite, on ne peut juger sur si peu de lignes
a bientôt

mitsouko- Nombre de messages: 563
Age: 51
Localisation: Paris
Date d'inscription: 08/11/2008
Re: Conquistador
Eh bien moi je vais aller à contre-courant des commentaires précédents, pour dire que j'aime bien justement ce texte qui ne pose, n'impose rien. Les personnages flous tout autant que les circonstances me donnent justement envie d'en savoir davantage. Et puis cette écriture libre, qui se moque des conventions me plaît bien parce qu'elle révèle - si je ne m'abuse- une bonne maîtrise de l'expression.

Easter(Island)- Nombre de messages: 12094
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Conquistador
J'aime ce début et aimerais en lire davantage.
Seule la coupure ( à suivre ) m'a un peu chiffonnée.
Seule la coupure ( à suivre ) m'a un peu chiffonnée.

Lucy- Nombre de messages: 2629
Age: 34
Date d'inscription: 31/03/2008
Re: Conquistador
[i]Voilà le texte terminé, merci pour vos remarques, j'en ai tenu compte (gardé "le cul bas" néanmoins...)
La nuit est tombante. Le ciel rase les toits; son cul bas s’est gorgé toute la journée d’une morne humidité.
Il risque un coup d’œil à la maison sans grâce, juste là, en face du bar-tabac. La Clio grise est garée sur le parking : elle est arrivée depuis quelques temps déjà. Cette fois-ci il ne restera pas dans la voiture, non pas cette fois-ci. Hypnotique, la lueur du néon « Loto, tentez votre chance ».
Il commence à avoir froid.
Et puis merde ! A larges enjambées il traverse la rue. Cette porte massive est restée d’un marron très marron spécialement hideux, pour tout dire.
Une vague moussue de cheveux roux l’accueille : tiens, un revenant ! Quelle surprise, si je m’attendais alors. Mais entre donc, ça pèle vraiment ce soir.
Il amorce quelques pas dans l’entrée encombrée de vélos alignés, de linge encore humide, de sacs de courses à moitié vidés. Elle évolue avec aisance dans ce décor familier. Elle n’a pas changé, non vraiment pas.
Il voudrait l’inviter au bar, elle n’aura pas de mal à revenir chez elle, juste quelques pas, pas vrai, il parle vite, évite ses yeux, après tout elle n’y est jamais allée, c’est drôle, ça changerait un peu, non ?
Le bar va bientôt fermer, les minutes s’y étirent enveloppantes. Toutes les tables sont occupées, ils s’installent donc au comptoir, face à l’alignement rectiligne des bouteilles sages.
Il se lance à l’assaut de la conversation : sa maison est vendue au fait, à présent il en est locataire, et ce n’est pas plus mal comme ça après tout.
Pour elle, la routine. Ah si, elle l’a obtenue sa mut’ ! Non franchement elle s’emmerdait pire qu’un rat crevé au rectorat !
La causette se trousse, glisse tranquillement, soigneusement tisonnée.
Elle l’étudie un peu, se dit qu’elle avait eu bon goût. De son regard elle capture un instant l’éclat diffus d’une dent ciselée comme une perle, revient sur une main d’une délicatesse attrayante, un peu surannée reposant sur le rugueux du jean. Mais pourquoi donc s’est-il fait pousser ce bouc ridicule ?
Le JAF a tranché enfin : il l’a obtenue la garde alternée, mais au terme de quelle bataille ! Elle est vraiment contente pour lui, c’est mérité. Oui elle confirme, sa fille est au collège à présent, c’est un sacré cap tout de même…
Elle boit distraitement une gorgée. Surveille également du coin de l’œil le niveau de son whisky; c’est étonnant, elle l’avait toujours entendu dire qu’il n’aimait pas les alcools forts…Il n’a presque rien bu du reste, le verre reste désespérément peu entamé ; elle ne voudrait surtout pas se montrer grossière, partir trop vite, après tout c’est lui qui invite.
Le panaché n’a presque plus de bulles. En finir enfin, en venir aux faits, crever les convenances comme de factices bulles de savon : ah oui et puis tu sais j’ai un ami depuis quelques mois, ça marche bien tous les deux…
Ensuite elle y va de la petite phrase encourageante, débitée d’un air sincèrement convaincu. La petite phase de circonstance, celle qui ne fait pas de mal. La petite phrase qui ne veut strictement rien dire, celle qui pourrait donner à l’homme envie de l’éventrer, de la déchirer à coups de ta gueule, de fais moi flamber tout cru au whisky, ricane si tu veux, mais par pitié épargne moi ta fausse sollicitude !
Ce n’est pas son style à lui pourtant; même dans le silence de ses yeux baissés, de ses épaules tombantes, de ses orteils crispés, il ne pense pas tout cela. Il n’en aurait pas même l’idée du reste.
Alors il tente un sourire un peu tremblé.
L’oreille impassible de la patronne du bar-tabac n’en n’a pas perdu une miette. C’est presque 19 heures 30, un éclat précis de caisse enregistreuse perce son regard placide. Les clients vont bientôt ranger dans les étuis les cartes duveteuses. Les tables étaient plutôt silencieuses ce soir, des yeux frisotants se plissent au dessus des cartes fatiguées en direction du comptoir. Au bar-tabac du village, la pièce est jouée, le rideau élimé se tire. Chacun aura une petite histoire à remâcher (ou à raconter en rentrant avec un peu de chance), puis à oublier, comme les autres…
En fait ce texte est peu plus long à l'origine, mais je ne suis pas sûre que la suite apporte grand chose. Je la proposerai pour avoir quelques avis...
La nuit est tombante. Le ciel rase les toits; son cul bas s’est gorgé toute la journée d’une morne humidité.
Il risque un coup d’œil à la maison sans grâce, juste là, en face du bar-tabac. La Clio grise est garée sur le parking : elle est arrivée depuis quelques temps déjà. Cette fois-ci il ne restera pas dans la voiture, non pas cette fois-ci. Hypnotique, la lueur du néon « Loto, tentez votre chance ».
Il commence à avoir froid.
Et puis merde ! A larges enjambées il traverse la rue. Cette porte massive est restée d’un marron très marron spécialement hideux, pour tout dire.
Une vague moussue de cheveux roux l’accueille : tiens, un revenant ! Quelle surprise, si je m’attendais alors. Mais entre donc, ça pèle vraiment ce soir.
Il amorce quelques pas dans l’entrée encombrée de vélos alignés, de linge encore humide, de sacs de courses à moitié vidés. Elle évolue avec aisance dans ce décor familier. Elle n’a pas changé, non vraiment pas.
Il voudrait l’inviter au bar, elle n’aura pas de mal à revenir chez elle, juste quelques pas, pas vrai, il parle vite, évite ses yeux, après tout elle n’y est jamais allée, c’est drôle, ça changerait un peu, non ?
Le bar va bientôt fermer, les minutes s’y étirent enveloppantes. Toutes les tables sont occupées, ils s’installent donc au comptoir, face à l’alignement rectiligne des bouteilles sages.
Il se lance à l’assaut de la conversation : sa maison est vendue au fait, à présent il en est locataire, et ce n’est pas plus mal comme ça après tout.
Pour elle, la routine. Ah si, elle l’a obtenue sa mut’ ! Non franchement elle s’emmerdait pire qu’un rat crevé au rectorat !
La causette se trousse, glisse tranquillement, soigneusement tisonnée.
Elle l’étudie un peu, se dit qu’elle avait eu bon goût. De son regard elle capture un instant l’éclat diffus d’une dent ciselée comme une perle, revient sur une main d’une délicatesse attrayante, un peu surannée reposant sur le rugueux du jean. Mais pourquoi donc s’est-il fait pousser ce bouc ridicule ?
Le JAF a tranché enfin : il l’a obtenue la garde alternée, mais au terme de quelle bataille ! Elle est vraiment contente pour lui, c’est mérité. Oui elle confirme, sa fille est au collège à présent, c’est un sacré cap tout de même…
Elle boit distraitement une gorgée. Surveille également du coin de l’œil le niveau de son whisky; c’est étonnant, elle l’avait toujours entendu dire qu’il n’aimait pas les alcools forts…Il n’a presque rien bu du reste, le verre reste désespérément peu entamé ; elle ne voudrait surtout pas se montrer grossière, partir trop vite, après tout c’est lui qui invite.
Le panaché n’a presque plus de bulles. En finir enfin, en venir aux faits, crever les convenances comme de factices bulles de savon : ah oui et puis tu sais j’ai un ami depuis quelques mois, ça marche bien tous les deux…
Ensuite elle y va de la petite phrase encourageante, débitée d’un air sincèrement convaincu. La petite phase de circonstance, celle qui ne fait pas de mal. La petite phrase qui ne veut strictement rien dire, celle qui pourrait donner à l’homme envie de l’éventrer, de la déchirer à coups de ta gueule, de fais moi flamber tout cru au whisky, ricane si tu veux, mais par pitié épargne moi ta fausse sollicitude !
Ce n’est pas son style à lui pourtant; même dans le silence de ses yeux baissés, de ses épaules tombantes, de ses orteils crispés, il ne pense pas tout cela. Il n’en aurait pas même l’idée du reste.
Alors il tente un sourire un peu tremblé.
L’oreille impassible de la patronne du bar-tabac n’en n’a pas perdu une miette. C’est presque 19 heures 30, un éclat précis de caisse enregistreuse perce son regard placide. Les clients vont bientôt ranger dans les étuis les cartes duveteuses. Les tables étaient plutôt silencieuses ce soir, des yeux frisotants se plissent au dessus des cartes fatiguées en direction du comptoir. Au bar-tabac du village, la pièce est jouée, le rideau élimé se tire. Chacun aura une petite histoire à remâcher (ou à raconter en rentrant avec un peu de chance), puis à oublier, comme les autres…
En fait ce texte est peu plus long à l'origine, mais je ne suis pas sûre que la suite apporte grand chose. Je la proposerai pour avoir quelques avis...
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
J'ai bien aimé ton texte, à quelques détails près:
Comme le "il" n'est pas défini j'ai cru à ma première lecture qu'il s'agissait d'une personnification du ciel XD ! Bon j'ai bien vu après que ça pouvait pas être ça, mais le doute est gênant.
Une ambiance assez bien trouvée et retranscrite avec le parking, le néon et le dialogue rapporté...Le "Et puis merde!" m'a un peu bousculée, d'autant que s'il n'y avait pas la suite je me serrais à nouveau perdue dans la narration, à me demander: "Qui (me) parle?".
J'ai notés plusieurs problèmes de ponctuation en voici un:
On s'attend plutôt à: Le bar va bientôt fermer, les minutes s'y étirent, enveloppantes.
Dans cette phrase le "au fait" me semble de trop:
Cette phrase est pour moi très représentative des problèmes et des qualités de ce texte:
- le "En finir enfin, en venir..." fait un peu lourd et redondant
- l'usage des deux points pour introduire le discours paraît maladroit; on s'y perd (je ne sais pas si c'est l'effet voulu)
- une belle tournure, l'image des bulles de savon est bien trouvée et l'expression rapportée ("ah oui et puis tu sais...") témoigne d'une vraie habilité à retranscrire le discours en montrant le tempérament de la personne qui parle (quoique ce soit un peu une situation stéréotypée, ce qui est peut-être une faiblesse, mais paradoxalement, ça se prête bien au style d'écriture que tu as choisi)
Donc voilà, je vais pas davantage décortiquer, je trouve que pour une tentative de quelque chose de nouveau c'est plutôt bien réussi, même si on sent, justement, que c'est nouveau et que ça tâtonnes encore...
A bientôt sous tes lignes,
Ruin.
La nuit est tombante. Le ciel rase les toits; son cul bas s’est gorgé toute la journée d’une morne humidité.
Il risque un coup d’œil à la maison sans grâce
Comme le "il" n'est pas défini j'ai cru à ma première lecture qu'il s'agissait d'une personnification du ciel XD ! Bon j'ai bien vu après que ça pouvait pas être ça, mais le doute est gênant.
Une ambiance assez bien trouvée et retranscrite avec le parking, le néon et le dialogue rapporté...Le "Et puis merde!" m'a un peu bousculée, d'autant que s'il n'y avait pas la suite je me serrais à nouveau perdue dans la narration, à me demander: "Qui (me) parle?".
J'ai notés plusieurs problèmes de ponctuation en voici un:
Le bar va bientôt fermer, les minutes s’y étirent enveloppantes.
On s'attend plutôt à: Le bar va bientôt fermer, les minutes s'y étirent, enveloppantes.
Dans cette phrase le "au fait" me semble de trop:
Il se lance à l’assaut de la conversation : sa maison est vendue au fait, à présent il en est locataire, et ce n’est pas plus mal comme ça après tout.
Cette phrase est pour moi très représentative des problèmes et des qualités de ce texte:
En finir enfin, en venir aux faits, crever les convenances comme de factices bulles de savon : ah oui et puis tu sais j’ai un ami depuis quelques mois, ça marche bien tous les deux…
- le "En finir enfin, en venir..." fait un peu lourd et redondant
- l'usage des deux points pour introduire le discours paraît maladroit; on s'y perd (je ne sais pas si c'est l'effet voulu)
- une belle tournure, l'image des bulles de savon est bien trouvée et l'expression rapportée ("ah oui et puis tu sais...") témoigne d'une vraie habilité à retranscrire le discours en montrant le tempérament de la personne qui parle (quoique ce soit un peu une situation stéréotypée, ce qui est peut-être une faiblesse, mais paradoxalement, ça se prête bien au style d'écriture que tu as choisi)
Donc voilà, je vais pas davantage décortiquer, je trouve que pour une tentative de quelque chose de nouveau c'est plutôt bien réussi, même si on sent, justement, que c'est nouveau et que ça tâtonnes encore...
A bientôt sous tes lignes,
Ruin.

Loreena Ruin- Nombre de messages: 1005
Age: 22
Localisation: Nancy
Date d'inscription: 05/10/2008
Re: Conquistador
Pas mal du tout, le chevauchement entre dialogues dépourvus de tirets et la pensée chaotique du personnage, justement sans points de repères autres que ceux qui surgissent à l'improviste, au fur et à mesure de la lecture. J'aime bien naviguer comme ça, me laisser surprendre au détour du récit.
La chose la plus gênante (à mon avis) qui pourrait se rectifier très facilement : varier la richesse des verbes, afin d'éviter les "elle est... il est...", monotones et surtout appauvrissants.
La chose la plus gênante (à mon avis) qui pourrait se rectifier très facilement : varier la richesse des verbes, afin d'éviter les "elle est... il est...", monotones et surtout appauvrissants.

Romane- Nombre de messages: 441
Age: 57
Localisation: Kilomètre zéro
Date d'inscription: 23/11/2008

Re: Conquistador
C'est bien raconté avec de belles images, mais les échanges restent trop dans le superficiel; les personnages se rendent des comptes on ne sait pourquoi.
Il manque peut-être quelques éléments qui donneraient une "petite" dimension universelle au texte. La raison du titre m'échappe un peu (ai-je lu trop vite?)
J'ai pris plaisir à te lire en raison de ton style.
Akinorev31
Il manque peut-être quelques éléments qui donneraient une "petite" dimension universelle au texte. La raison du titre m'échappe un peu (ai-je lu trop vite?)
J'ai pris plaisir à te lire en raison de ton style.
Akinorev31

Akinorev31- Nombre de messages: 167
Age: 57
Localisation: Toulouse
Date d'inscription: 24/11/2008

Re: Conquistador
Akinorev31 a écrit:les personnages se rendent des comptes on ne sait pourquoi.
Intéressante remarque, d'où il ressort que la perception de chaque lecteur lui est bien personnelle.
Justement, moi ce qui plaît, c'est la possibilité d'inventer moi-même pourquoi et comment les personnages en sont arrivés à ce flash d'instant pris sur le vif, et de construire moi-même le reste, à partir de mon propre imaginaire.
Fameuse, non, la multiplicité des chemins qu'on peut choisir, à partir d'un point identique ?!

Romane- Nombre de messages: 441
Age: 57
Localisation: Kilomètre zéro
Date d'inscription: 23/11/2008

Re: Conquistador
Loreena Ruin a écrit:J'ai bien aimé ton texte, à quelques détails près:La nuit est tombante. Le ciel rase les toits; son cul bas s’est gorgé toute la journée d’une morne humidité.
Il risque un coup d’œil à la maison sans grâce
Comme le "il" n'est pas défini j'ai cru à ma première lecture qu'il s'agissait d'une personnification du ciel XD ! Bon j'ai bien vu après que ça pouvait pas être ça, mais le doute est gênant.
que signifie cette abréviation? ainsi que [b]^^ (que j'ai vu ailleurs sous ta plume ?)[/b]
Une ambiance assez bien trouvée et retranscrite avec le parking, le néon et le dialogue rapporté...Le "Et puis merde!" m'a un peu bousculée, d'autant que s'il n'y avait pas la suite je me serrais à nouveau perdue dans la narration, à me demander: "Qui (me) parle?".
Avoir Décidé de nommer deux personnages "il" et "elle" était un peu risqué pour cette raison-là c'est vrai.
J'ai notés plusieurs problèmes de ponctuation en voici un:Le bar va bientôt fermer, les minutes s’y étirent enveloppantes.
On s'attend plutôt à: Le bar va bientôt fermer, les minutes s'y étirent, enveloppantes.
Certes, bien vu sur ce point (heu, cette virgule). J'aime beaucoup la ponctuation, j'y veillerai encore plus, merci !
Dans cette phrase le "au fait" me semble de trop:Il se lance à l’assaut de la conversation : sa maison est vendue au fait, à présent il en est locataire, et ce n’est pas plus mal comme ça après tout.
C'est juste, le pire étant que j'avais décidé de l'enlever pour la même raison et que cela a échappé à mes corrections.
Cette phrase est pour moi très représentative des problèmes et des qualités de ce texte:En finir enfin, en venir aux faits, crever les convenances comme de factices bulles de savon : ah oui et puis tu sais j’ai un ami depuis quelques mois, ça marche bien tous les deux…
- le "En finir enfin, en venir..." fait un peu lourd et redondant
oui la partie en gras n'existait pas avant mes corrections et c'est mieux, finalement.
- l'usage des deux points pour introduire le discours paraît maladroit; on s'y perd (je ne sais pas si c'est l'effet voulu)
- une belle tournure, l'image des bulles de savon est bien trouvée et l'expression rapportée ("ah oui et puis tu sais...") témoigne d'une vraie habilité à retranscrire le discours en montrant le tempérament de la personne qui parle (quoique ce soit un peu une situation stéréotypée, ce qui est peut-être une faiblesse, mais paradoxalement, ça se prête bien au style d'écriture que tu as choisi)
oui à dessein, parce que la banalité des situations est ce que je préfère rencontrer dans des écrits, des films ou des chansons. j'aime bien l'ordinaire dans les situations, car cela compose en grande partie nos vies (mais cela serait un autre débat)
Donc voilà, je vais pas davantage décortiquer, je trouve que pour une tentative de quelque chose de nouveau c'est plutôt bien réussi, même si on sent, justement, que c'est nouveau et que ça tâtonnes encore...
merci très sincèrement d'avoir pris tout ce temps pour lire et surtout pour commenter ce texte.
A bientôt sous tes lignes,
où puis-je trouver les tiennes ?
Ruin.
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
Akinorev31 a écrit:C'est bien raconté avec de belles images, mais les échanges restent trop dans le superficiel; les personnages se rendent des comptes on ne sait pourquoi.
superficiel oui, ce sont des dialogues bien creux, très impersonnels où l'on se raconte en surface, avec ce côté frustrant de l'échange, comme parfois dans la vie.
"ils se rendent des comptes" : ce n'était pas l'effet voulu pourtant. Ils ne font que raconter leur vie, comme lorsque l'on ne s'est pas vu depuis quelques temps. Enfin c'était l'idée, j'essaierai d'être plus claire à l'avenir.
Il manque peut-être quelques éléments qui donneraient une "petite" dimension universelle au texte.
Pourrais-tu préciser ?
La raison du titre m'échappe un peu (ai-je lu trop vite?)
C'est une antiphrase. Cet homme n'est pas un conquistador, un conquérant, justement.
J'ai pris plaisir à te lire en raison de ton style.
Merci
Akinorev31
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
Romane a écrit:Akinorev31 a écrit:les personnages se rendent des comptes on ne sait pourquoi.
Intéressante remarque, d'où il ressort que la perception de chaque lecteur lui est bien personnelle.
Justement, moi ce qui plaît, c'est la possibilité d'inventer moi-même pourquoi et comment les personnages en sont arrivés à ce flash d'instant pris sur le vif, et de construire moi-même le reste, à partir de mon propre imaginaire.
Fameuse, non, la multiplicité des chemins qu'on peut choisir, à partir d'un point identique ?!
C'était un peu mon envie car j'aime bien cela aussi. Mais il est vrai que je n'ai pas choisi une forme spécialement classique, et ça peut être un peu casse-cou !
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
J'ai bien aimé dans ce texte le fait que les dialogues ne soient pas distincts typographiquement de la narration, et aussi le "cul bas" du ciel. Le sujet en lui-même ne me passionne pas, mais je trouve l'écriture intéressante...

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Conquistador
Beaucoup de flous, ça part dans plusieurs directions tout en n'allant nulle part (en apparence du moins), ça sonne creux et en même temps il se dessine quelque chose là dedans... tout cela m'intrigue et j'attends la suite pour mieux juger.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Re: Conquistador
Ha ben la suite étant dans les commentaires :- )
Il y a une belle esquisse d'ambiance, j'aime comme le temps s'écoule lentement. Les personnages sont un peu creux et pourtant, on sent pas mal de choses en eux.
Envisages-tu de leur donner vie sur du plus long terme?
J'aime assez le côté décousu de l'ensemble, ce mélange de plein de choses, de pensées et de dialogues.
Il y a une belle esquisse d'ambiance, j'aime comme le temps s'écoule lentement. Les personnages sont un peu creux et pourtant, on sent pas mal de choses en eux.
Envisages-tu de leur donner vie sur du plus long terme?
J'aime assez le côté décousu de l'ensemble, ce mélange de plein de choses, de pensées et de dialogues.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Re: Conquistador
Oh pardon, je n'avais pas vu que tu avais répondu à mon commentaire! Merci beaucoup d'avoir pris le temps d'expliquer chaque point. Tu as toujours un problème pour lire mes textes?
A bientôt !
Ruin.
A bientôt !
Ruin.

Loreena Ruin- Nombre de messages: 1005
Age: 22
Localisation: Nancy
Date d'inscription: 05/10/2008
Re: Conquistador
Oups, j'ai oublié au passage:
^^ signifie que ce qui précède est dit avec un certain humour ou avec malice (je pense que c'est sensé imiter le mouvement des sourcils^^)
XD veut dire que je suis morte de rire (tu retournes mentalement les lettres X et D (le "D" vers le bas") et tu obtient une petite tête qui éclate de rire en plissant les yeux. c'est le même système pour:
:-) content
:-( pas content
:-S grimace (embarrassé)
Et il y en a plein d'autres!
^^ signifie que ce qui précède est dit avec un certain humour ou avec malice (je pense que c'est sensé imiter le mouvement des sourcils^^)
XD veut dire que je suis morte de rire (tu retournes mentalement les lettres X et D (le "D" vers le bas") et tu obtient une petite tête qui éclate de rire en plissant les yeux. c'est le même système pour:
:-) content
:-( pas content
:-S grimace (embarrassé)
Et il y en a plein d'autres!

Loreena Ruin- Nombre de messages: 1005
Age: 22
Localisation: Nancy
Date d'inscription: 05/10/2008
Re: Conquistador
merci pour votre passage.
bien je vais donc laisser, demain sûrement, la suite initiale...je ne sais trop quoi en penser
p.s. : loreena ruin, à vrai dire j'ai essayé le plan B pour accéder à ton texte corrigé. cela ne fonctionne pas non plus (je suis vraiment très peu douée en ce domaine.
bref, plan C : si tu voulais me contacter via mon mail (il me semble que c'est possible, si j'ai bien lu la charte) et me l'envoyer.
merci pour le décodage au fait !
bien je vais donc laisser, demain sûrement, la suite initiale...je ne sais trop quoi en penser
p.s. : loreena ruin, à vrai dire j'ai essayé le plan B pour accéder à ton texte corrigé. cela ne fonctionne pas non plus (je suis vraiment très peu douée en ce domaine.
bref, plan C : si tu voulais me contacter via mon mail (il me semble que c'est possible, si j'ai bien lu la charte) et me l'envoyer.
merci pour le décodage au fait !
lilicub- Nombre de messages: 154
Age: 40
Date d'inscription: 18/11/2008
Re: Conquistador
Euh...oui je peux te contacter par mail bien entendu! Mais ce serait mieux si tu me l'indiquais ;-)!!

Loreena Ruin- Nombre de messages: 1005
Age: 22
Localisation: Nancy
Date d'inscription: 05/10/2008
Sujets similaires» Conquistador
» Conquistador et chien de guerre
» conquistador
» Création AVANGARD- Buste Conquistador
» conquistador ( buste 90mm résine )
» Conquistador et chien de guerre
» conquistador
» Création AVANGARD- Buste Conquistador
» conquistador ( buste 90mm résine )
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Accueil
Conversations
Prose
Poésie
Catalogue
FAQ
Rechercher
S'enregistrer
Groupes
Connexion


