Fugacité
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Fugacité
Fugacité
Quelle chaleur !
Je ne sais vraiment plus comment m’allonger pour trouver un peu de fraicheur.
Même mes poils me tiennent chaud et mon palais est aussi sec que les pattes d‘une sauterelle, si peu de saveur.
Si j’étais comme mon voisin, j’irai me jeter en course folle dans la rivière du fond du prés !
Je batifolerai avec les libellules et autres têtards à queues longues, relevant la tête pour ne pas prendre d’eau dans les yeux, me risquant à une lampée de temps à autre.
Ah ! Il faut le voir revenir ! Frais comme un gardon, un air rajeuni, la démarche alerte et l’œil vif… il me provoquerait presque ce cabot !
Tandis que je baille à grand train, m’étire de tout mon long et gratte mon ventre paresseusement, je la vois enfin qui arrive… sublime.
Aussi fraiche que l’ombre larmoyante du saule pleureur qui couvre le ruisseau.
Aussi aérienne que les somptueux akènes de soie du pissenlit.
Aussi belle qu’à l’échange de notre premier regard.
Je lui serai fidèle à jamais, c’est ainsi.
Je sais qu’elle va venir tendrement vers moi, le regard plein de miel et le sourire radieux.
Elle va passer langoureusement sa main dans ma nuque, me faisant frémir et fermer l’œil.
Sur mon dos, elle glissera rapidement pour mieux remonter vers ma tête qu’elle va gratouiller de ses ongles, effleurant mes oreilles… m’arrachant un gémissement de plaisir inouï.
Je n’aurais alors qu’une envie ! Me jeter sur ses jambes interminables ! Elles sont si douces !
Elle aime que je m’y frotte tout entier dans un ronronnement de délice.
J’entame alors une danse de séduction autour d’elle, lui barrant le pas, la forçant à continuer encore et toujours à me flatter l’échine… c’est si bon !
Je boirai ses mots d’amour avec délectation…
Je lui serai fidèle à jamais, c’est ainsi.
Tiens ?! Elle me passe devant sans même un regard. N’a-t-elle pas vu que je simulais la sieste ? Pense-t-elle que mes escapades nocturnes ne sont plus excusables ? M’en veut-elle d’avoir pissé sur son rosier ? Non, c’est de l’histoire ancienne !
Mais qu’ai-je fais pour mériter une telle inattention ? N’aurai-je pas senti un stress naissant, une angoisse, une tristesse ? Impossible !
Argh ! Je l’entends crier dans le téléphone du salon.
Elle est en colère !
Mais, moi, dans ces cas-là, je sais toujours quoi faire.
Une caresse dans la paume de sa main, un baiser moustachu sur le poignet et elle oubli tout.
Allez ! Je fonce sur elle !
- Oh ! Casse-toi le chat ! C’est pas le moment là !!!
Quelle chaleur !
Je ne sais vraiment plus comment m’allonger pour trouver un peu de fraicheur.
Même mes poils me tiennent chaud et mon palais est aussi sec que les pattes d‘une sauterelle, si peu de saveur.
Si j’étais comme mon voisin, j’irai me jeter en course folle dans la rivière du fond du prés !
Je batifolerai avec les libellules et autres têtards à queues longues, relevant la tête pour ne pas prendre d’eau dans les yeux, me risquant à une lampée de temps à autre.
Ah ! Il faut le voir revenir ! Frais comme un gardon, un air rajeuni, la démarche alerte et l’œil vif… il me provoquerait presque ce cabot !
Tandis que je baille à grand train, m’étire de tout mon long et gratte mon ventre paresseusement, je la vois enfin qui arrive… sublime.
Aussi fraiche que l’ombre larmoyante du saule pleureur qui couvre le ruisseau.
Aussi aérienne que les somptueux akènes de soie du pissenlit.
Aussi belle qu’à l’échange de notre premier regard.
Je lui serai fidèle à jamais, c’est ainsi.
Je sais qu’elle va venir tendrement vers moi, le regard plein de miel et le sourire radieux.
Elle va passer langoureusement sa main dans ma nuque, me faisant frémir et fermer l’œil.
Sur mon dos, elle glissera rapidement pour mieux remonter vers ma tête qu’elle va gratouiller de ses ongles, effleurant mes oreilles… m’arrachant un gémissement de plaisir inouï.
Je n’aurais alors qu’une envie ! Me jeter sur ses jambes interminables ! Elles sont si douces !
Elle aime que je m’y frotte tout entier dans un ronronnement de délice.
J’entame alors une danse de séduction autour d’elle, lui barrant le pas, la forçant à continuer encore et toujours à me flatter l’échine… c’est si bon !
Je boirai ses mots d’amour avec délectation…
Je lui serai fidèle à jamais, c’est ainsi.
Tiens ?! Elle me passe devant sans même un regard. N’a-t-elle pas vu que je simulais la sieste ? Pense-t-elle que mes escapades nocturnes ne sont plus excusables ? M’en veut-elle d’avoir pissé sur son rosier ? Non, c’est de l’histoire ancienne !
Mais qu’ai-je fais pour mériter une telle inattention ? N’aurai-je pas senti un stress naissant, une angoisse, une tristesse ? Impossible !
Argh ! Je l’entends crier dans le téléphone du salon.
Elle est en colère !
Mais, moi, dans ces cas-là, je sais toujours quoi faire.
Une caresse dans la paume de sa main, un baiser moustachu sur le poignet et elle oubli tout.
Allez ! Je fonce sur elle !
- Oh ! Casse-toi le chat ! C’est pas le moment là !!!

Mure- Nombre de messages: 1483
Age: 35
Localisation: Dans vos pensées burlesques.
Date d'inscription: 12/06/2009
Re: Fugacité
Une petite chronique gentille, assez vive, mièvre à mon goût mais le genre l'impose plus ou moins.
Du point de vue des pensées anthropomorphiques attribuées à un animal, je m'étonne qu'un chat regrette de ne pas se jeter dans l'eau, mais pourquoi pas ?
Quelques erreurs de langue que je vous signale, surtout dans les formes verbales, et d'autres remarques :
"un peu de fraîcheur."
"Si j’étais comme mon voisin, j’irais (le conditionnel s'impose ici, et non le futur) me jeter en course folle dans la rivière du fond du pré (et non "prés") !
Je batifolerais (conditionnel et non futur, cf. la phrase précédente)" avec les libellules"
"Tandis que je bâille à grand train"
"Aussi fraîche (je trouve aussi que les mots "fraîcheur" et "fraîche" sont un peu trop proches l'un de l'autre) que l’ombre larmoyante du saule pleureur qui couvre le ruisseau." : la phrase, pour moi, bien que simple, ne donne pas vraiment une impression de fraîcheur, peut-être à cause de l'adjectif "larmoyant"
"Aussi aérienne que les somptueux akènes de soie du pissenlit.
Aussi belle qu’à l’échange de notre premier regard.
Je lui serai fidèle à jamais, c’est ainsi." : j'aime bien ce passage
"Je n’aurai (et non "aurais" : au vu de la phrase précédente, je pense que le futur s'impose ici et non le conditionnel) alors qu’une envie"
"Mais qu’ai-je fait pour mériter une telle inattention ? N’aurais-je (à mon avis c'est le conditionnel qu'il faut ici, et non le futur "aurai" : le chat se demande s'il aurait pu manquer une saute d'humeur de sa maîtresse) pas senti un stress naissant"
"elle oublie tout"
Du point de vue des pensées anthropomorphiques attribuées à un animal, je m'étonne qu'un chat regrette de ne pas se jeter dans l'eau, mais pourquoi pas ?
Quelques erreurs de langue que je vous signale, surtout dans les formes verbales, et d'autres remarques :
"un peu de fraîcheur."
"Si j’étais comme mon voisin, j’irais (le conditionnel s'impose ici, et non le futur) me jeter en course folle dans la rivière du fond du pré (et non "prés") !
Je batifolerais (conditionnel et non futur, cf. la phrase précédente)" avec les libellules"
"Tandis que je bâille à grand train"
"Aussi fraîche (je trouve aussi que les mots "fraîcheur" et "fraîche" sont un peu trop proches l'un de l'autre) que l’ombre larmoyante du saule pleureur qui couvre le ruisseau." : la phrase, pour moi, bien que simple, ne donne pas vraiment une impression de fraîcheur, peut-être à cause de l'adjectif "larmoyant"
"Aussi aérienne que les somptueux akènes de soie du pissenlit.
Aussi belle qu’à l’échange de notre premier regard.
Je lui serai fidèle à jamais, c’est ainsi." : j'aime bien ce passage
"Je n’aurai (et non "aurais" : au vu de la phrase précédente, je pense que le futur s'impose ici et non le conditionnel) alors qu’une envie"
"Mais qu’ai-je fait pour mériter une telle inattention ? N’aurais-je (à mon avis c'est le conditionnel qu'il faut ici, et non le futur "aurai" : le chat se demande s'il aurait pu manquer une saute d'humeur de sa maîtresse) pas senti un stress naissant"
"elle oublie tout"

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 49
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Fugacité
J'ai trouvé ton texte plaisant à lire, Mure. J'aurais cependant supprimé la dernière phrase pour terminer par "Allez ! Je fonce sur elle !", car, du coup, on peut imaginer tout ce qu'on veut sur ce qu'il se passe ensuite.

Halicante- Nombre de messages: 1787
Age: 41
Localisation: Ici et maintenant.
Date d'inscription: 25/05/2008

Re: Fugacité
Un petit texte sympa, frais, dont le tout début rappelle Dialogues de bêtes de Colette. J'ai tiqué sur les aspirations aquatiques du chat, mais il fait peut-être partie de ces races qui aiment l'eau...
Attention à l'emploi du futur vs conditionnel : "si j'étais, j'irais" "je batifolerais"
D'autres fautes, vers la fin aussi.
Attention à l'emploi du futur vs conditionnel : "si j'étais, j'irais" "je batifolerais"
D'autres fautes, vers la fin aussi.

Easter(Island)- Nombre de messages: 11381
Age: 50
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Fugacité
Bonjour Mure,
mignon tout plein votre texte, j'ai bien aimé même si effectivement, des chats qui aiment l'eau... le voisin de votre chat ne doit sûrement jamais avoir été échaudé ;-)
mignon tout plein votre texte, j'ai bien aimé même si effectivement, des chats qui aiment l'eau... le voisin de votre chat ne doit sûrement jamais avoir été échaudé ;-)

Peter Pan- Nombre de messages: 3699
Age: 36
Localisation: Pays des rêves et de l'imaginaire
Date d'inscription: 16/04/2009
Re: Fugacité
c'est pas du Colette, c'est sûr, mais c'est plaisant
oui, oublier la toute dernière phrase serait mieux
oui, oublier la toute dernière phrase serait mieux

mentor- Nombre de messages: 18142
Age: 33
Localisation: complètement à l'ouest - mentor97122@hotmail.fr
Date d'inscription: 12/12/2005

Re: Fugacité
J'ai d'abord cru à un chien à cause de l'eau mais en même temps, il y a tant de langueur et de corps étiré dans ce texte que ça ressemble effectivement bien à un chat et certains aiment l'eau (mais vrai que ça fait drôle l'idée d'un chat qui aime se baigner dans une rivière).
Tu as en tout cas joliment restitué la torpeur que m'inspire la vision d'un félin allongé paresseusement au soleil. Elle ressort bien de ton texte, doux et poétique.
La dernière phrase ne m'a pas dérangée du tout, au contraire. je trouve qu'elle vient rompre judicieusement cette sensation de torpeur évoquée plus haut, c'est un réveil salutaire et réaliste.
Tu as en tout cas joliment restitué la torpeur que m'inspire la vision d'un félin allongé paresseusement au soleil. Elle ressort bien de ton texte, doux et poétique.
La dernière phrase ne m'a pas dérangée du tout, au contraire. je trouve qu'elle vient rompre judicieusement cette sensation de torpeur évoquée plus haut, c'est un réveil salutaire et réaliste.

Sahkti- Nombre de messages: 25586
Age: 37
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Re: Fugacité
Dans le feu de l'action je croyais que la maîtresse se baignait avec le cabot.

bertrand-môgendre- Nombre de messages: 5605
Age: 56
Localisation: à vau-le-vent
Date d'inscription: 15/08/2007

Re: Fugacité
Quand j'ai lu "même mes poils me tiennent chaud" j'ai pensé que c'était osé.
Ah et puis, finalement, c'était bien une histoire de chatte.
Mûre : c'est nul. Je suis désolée et ce n'est pas une basse vengeance de ma part.
Ah et puis, finalement, c'était bien une histoire de chatte.
Mûre : c'est nul. Je suis désolée et ce n'est pas une basse vengeance de ma part.

Plotine- Nombre de messages: 1990
Age: 69
Date d'inscription: 01/08/2009
Re: Fugacité
Et puis les têtards à queue longue... c'est bien ce que je pensais : c'est codé !

Plotine- Nombre de messages: 1990
Age: 69
Date d'inscription: 01/08/2009
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