Jérôme et son ptérodactyle
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Jérôme et son ptérodactyle
* * * Jérôme et son ptérodactyle * * *
Durant les quatre premières années de sa vie passées entre les câlins de sa mère et les vacances avec ses grands-parents, Petit Jérôme avait vécu protégé dans un climat ou tout ce qui n’était pas source d’amusement lui était inconnu jusqu’au jour où, c’était pour son anniversaire, on lui offrit un livre sur la préhistoire, un magnifique ouvrage plein d’images d’animaux qui avaient existés, il y avait quelques milliers d’années.
Pour lui qui ne connaissait des animaux que ceux qu’il avait vu dans les fermes ou les zoos, cette découverte de gigantesques bêtes aux formes parfois invraisemblables, défiait tout ce que son esprit pourtant déjà fertile essayait d’imaginer.
Plus il tournait les pages, plus son étonnement était grand. Il y en avait de toutes les formes comme ces grands végétariens au cou démesuré, les Diplodocus vivant dans des marécages. Des particuliers aussi avec un amusant bec de canard comme les Saurophidiens, des cuirassés avec des peaux recouvertes d’épines géantes, des cornus comme le Tricératops qui lui rappelait un peu les rhinocéros du zoo de Vincennes, mais en plus bestial.
Pour un jeune cerveau non préparé, cette découverte brutale fut le déclic de nuits agitées dans lesquelles le pauvre Petit Jérôme ne devait son salut qu’à des réveils angoissés. Son pépé avait beau lui raconter que tous ces animaux avaient disparu depuis longtemps, qu’on ne connaissait leur existence que par des fouilles qui avaient mis au jour des ossements et même certains œufs non éclos et qu’ils ne reviendraient jamais, Petit Jérôme restait toujours sous leur emprise et il en était tellement imprégné que son esprit lui faisait imaginer qu’ils ne pouvaient être disparus, qu’ils étaient partis sur une autre planète et il en était convaincu.
Comment l’avaient-ils fait ? Jérôme lui le savait.
A peine était-il endormi sous sa grande couette, qu’il rêvait d’être assis sur le dos d’un Ptérodactyle géant qui écartait de ses grandes ailes griffues les nuages les plus proches pour se frayer un passage vers la nuit. Ils longeaient ainsi la grande Ourse, s’orientaient ensuite vers le point brillant de Jupiter qui éclaire le premier le ciel nocturne juste après le lever de la Lune et il louvoyait entre les étoiles lointaines à la recherche de ce monde perdu. Hélas, la sonnerie du réveil pour annoncer qu’il était l’heure de se lever pour aller à l’école interrompait ce long voyage avant qu’ils n’atteignent cette destination.
Peut-être était-ce préférable car si le sanguinaire Tyrannosaure existe toujours quelque part, il n’aurait fait qu’une bouchée du Ptérodactyle et de Petit Jérôme pour son déjeuner.
On ne le saura donc jamais mais, si au hasard d’une nuit de ciel bien dégagé, vous voyez les étoiles bouger, peut-être aurez-vous la chance de voir Petit Jérôme voyager sur son Ptérodactyle géant. Ne l’appelez surtout pas, vous risqueriez de le réveiller.
Chibani
Durant les quatre premières années de sa vie passées entre les câlins de sa mère et les vacances avec ses grands-parents, Petit Jérôme avait vécu protégé dans un climat ou tout ce qui n’était pas source d’amusement lui était inconnu jusqu’au jour où, c’était pour son anniversaire, on lui offrit un livre sur la préhistoire, un magnifique ouvrage plein d’images d’animaux qui avaient existés, il y avait quelques milliers d’années.
Pour lui qui ne connaissait des animaux que ceux qu’il avait vu dans les fermes ou les zoos, cette découverte de gigantesques bêtes aux formes parfois invraisemblables, défiait tout ce que son esprit pourtant déjà fertile essayait d’imaginer.
Plus il tournait les pages, plus son étonnement était grand. Il y en avait de toutes les formes comme ces grands végétariens au cou démesuré, les Diplodocus vivant dans des marécages. Des particuliers aussi avec un amusant bec de canard comme les Saurophidiens, des cuirassés avec des peaux recouvertes d’épines géantes, des cornus comme le Tricératops qui lui rappelait un peu les rhinocéros du zoo de Vincennes, mais en plus bestial.
Pour un jeune cerveau non préparé, cette découverte brutale fut le déclic de nuits agitées dans lesquelles le pauvre Petit Jérôme ne devait son salut qu’à des réveils angoissés. Son pépé avait beau lui raconter que tous ces animaux avaient disparu depuis longtemps, qu’on ne connaissait leur existence que par des fouilles qui avaient mis au jour des ossements et même certains œufs non éclos et qu’ils ne reviendraient jamais, Petit Jérôme restait toujours sous leur emprise et il en était tellement imprégné que son esprit lui faisait imaginer qu’ils ne pouvaient être disparus, qu’ils étaient partis sur une autre planète et il en était convaincu.
Comment l’avaient-ils fait ? Jérôme lui le savait.
A peine était-il endormi sous sa grande couette, qu’il rêvait d’être assis sur le dos d’un Ptérodactyle géant qui écartait de ses grandes ailes griffues les nuages les plus proches pour se frayer un passage vers la nuit. Ils longeaient ainsi la grande Ourse, s’orientaient ensuite vers le point brillant de Jupiter qui éclaire le premier le ciel nocturne juste après le lever de la Lune et il louvoyait entre les étoiles lointaines à la recherche de ce monde perdu. Hélas, la sonnerie du réveil pour annoncer qu’il était l’heure de se lever pour aller à l’école interrompait ce long voyage avant qu’ils n’atteignent cette destination.
Peut-être était-ce préférable car si le sanguinaire Tyrannosaure existe toujours quelque part, il n’aurait fait qu’une bouchée du Ptérodactyle et de Petit Jérôme pour son déjeuner.
On ne le saura donc jamais mais, si au hasard d’une nuit de ciel bien dégagé, vous voyez les étoiles bouger, peut-être aurez-vous la chance de voir Petit Jérôme voyager sur son Ptérodactyle géant. Ne l’appelez surtout pas, vous risqueriez de le réveiller.
Chibani

Chibani- Nombre de messages: 17
Age: 79
Localisation: Sélénique
Date d'inscription: 23/11/2009
Re: Jérôme et son ptérodactyle
Une jolie histoire... la fin un peu en queue de poisson, et puis l'ambivalence du gosse m'a gênée : finalement, a-t-il peur des dinosaures ou rêve-t-il de les retrouver ?
Mes remarques :
« protégé dans un climat où tout ce qui n’était pas source d’amusement lui était inconnu »
« d’animaux qui avaient existé (et non « existés », le participe passé d’un verbe conjugué avec « avoir » s’accorde avec son complément d’objet direct, s’il existe et s’il est placé avant lui ; ici, pas de complément d’objet direct, pas d’accord ») »
« Pour lui qui ne connaissait des animaux que ceux qu’il avait vus (il avait vu quoi ? « ceux », mis pour « animaux », complément d’objet direct placé avant le verbe ; on accorde) »
« la sonnerie du réveil pour annoncer qu’il était l’heure de se lever pour aller à l’école » : je trouve l’expression maladroite
Mes remarques :
« protégé dans un climat où tout ce qui n’était pas source d’amusement lui était inconnu »
« d’animaux qui avaient existé (et non « existés », le participe passé d’un verbe conjugué avec « avoir » s’accorde avec son complément d’objet direct, s’il existe et s’il est placé avant lui ; ici, pas de complément d’objet direct, pas d’accord ») »
« Pour lui qui ne connaissait des animaux que ceux qu’il avait vus (il avait vu quoi ? « ceux », mis pour « animaux », complément d’objet direct placé avant le verbe ; on accorde) »
« la sonnerie du réveil pour annoncer qu’il était l’heure de se lever pour aller à l’école » : je trouve l’expression maladroite

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Jérôme et son ptérodactyle
Frais et léger, touchant aussi. M'est avis qu'il y aurait possibilité de pénétrer davantage le monde des rêves pour perdre Jérôme mais aussi le lecteur, que celui-ci se laisse emporter par le songe et par la peur. Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé que c'était agréable à lire parce que de temps à autre, des bulles de fraîcheur, ça fait du bien.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
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