Essais pour un roman et un nouveau né
Page 1 sur 1 • Partager •
Essais pour un roman et un nouveau né
POURQUOI JE SUIS VIVANT.
Chapitre 1: la mort.
Chapitre 1: la mort.
Avant de vivre je suis mort, l'air a percé mes poumons comme mes cris on fendu l'air, je m'attendais déjà à ce quoi j'étais destiné: supporter les cadeaux mortels de la vie.
Le premier garant de ce début de vie morbide fût mon père, un père comme tous les autres, hébété devant la vie qu'il venait de permettre et à laquelle il accordait tous les caprices. Il était conscient de cela et aveugle devant ce qu'il se permettait à lui-même, et dont il n'a jamais su s'échapper: une rechute dans l'enfance. Son laxisme envers moi s'estompa au fur et à mesure que ma scolarité se dirigeait vers les "classes sérieuses", il ne devint non pas sévère, c'est un état d'esprit beaucoup trop dur à tenir pour un être si fragile, mais plutôt incompréhensif. Il se réjouissait devant mes bons résultats et me blâmait des mauvais, sans jamais n'y rien comprendre, il subissait mes déséquilibres, sans jamais réussir à redonner une constante à ma balance psychologique, cela le dépassait, il en avait déjà assez à faire avec lui-même. J'ai été un nourrisson puis un petit enfant, un garçon puis un adolescent et enfin un jeune homme, et aujourd'hui j'imagine mon père statique devant ce temps qui est passé, retrouvant les grands yeux hébété de ma naissance, il s'est souvent énervé, car il ne pouvait me saisir. Mon père est passé à côté de ces phases comme il est passé à côté de la sagesse, il a toujours feins à devenir adulte et réussis à demeurer enfant. En revanche, devant l'absurde et le mystère, il ne pleurait pas mais s'étouffait dans sa rage. La fierté coléreuse se substituait aux larmes tendres de l'enfance.
Le premier garant de ce début de vie morbide fût mon père, un père comme tous les autres, hébété devant la vie qu'il venait de permettre et à laquelle il accordait tous les caprices. Il était conscient de cela et aveugle devant ce qu'il se permettait à lui-même, et dont il n'a jamais su s'échapper: une rechute dans l'enfance. Son laxisme envers moi s'estompa au fur et à mesure que ma scolarité se dirigeait vers les "classes sérieuses", il ne devint non pas sévère, c'est un état d'esprit beaucoup trop dur à tenir pour un être si fragile, mais plutôt incompréhensif. Il se réjouissait devant mes bons résultats et me blâmait des mauvais, sans jamais n'y rien comprendre, il subissait mes déséquilibres, sans jamais réussir à redonner une constante à ma balance psychologique, cela le dépassait, il en avait déjà assez à faire avec lui-même. J'ai été un nourrisson puis un petit enfant, un garçon puis un adolescent et enfin un jeune homme, et aujourd'hui j'imagine mon père statique devant ce temps qui est passé, retrouvant les grands yeux hébété de ma naissance, il s'est souvent énervé, car il ne pouvait me saisir. Mon père est passé à côté de ces phases comme il est passé à côté de la sagesse, il a toujours feins à devenir adulte et réussis à demeurer enfant. En revanche, devant l'absurde et le mystère, il ne pleurait pas mais s'étouffait dans sa rage. La fierté coléreuse se substituait aux larmes tendres de l'enfance.

lamainmorte- Nombre de messages: 74
Age: 22
Localisation: au paradis, et mes pêchés sont à Venir.
Date d'inscription: 09/12/2009
Re: Essais pour un roman et un nouveau né
Intéressant, début de roman si j'ai compris ? Hâte de savoir où ça nous mène, et d'apprendre à connaître le narrateur à travers son père immature! Je suis intriguée par : "sans jamais réussi à redonner une constante à ma balance psychologique". J'aime bien ton texte en tout cas, il éveille sincèrement ma curiosité et c'était pas gagné.
Je me permets quelques remarques :
- La répétition du verbe permettre (il venait de permettre / devant ce qu'il se permettait), il faudrait trouver une autre tournure. Idem pour comprendre (mais plutôt incompréhensif / sans jamais rien n'y comprendre)
- "à laquelle il accordait tous les caprices" j'ai du mal à comprendre l'emploi de l'imparfait dans le contexte, peut-être que je me trompe mais "à laquelle il accorderait tous les caprices" ne serait pas un peu mieux ?
PS : "l'air a percé mes poumons comme mes cris ont fendu l'air"
"il a toujours feint (...) et réussi"
Au plaisir de te relire!
Je me permets quelques remarques :
- La répétition du verbe permettre (il venait de permettre / devant ce qu'il se permettait), il faudrait trouver une autre tournure. Idem pour comprendre (mais plutôt incompréhensif / sans jamais rien n'y comprendre)
- "à laquelle il accordait tous les caprices" j'ai du mal à comprendre l'emploi de l'imparfait dans le contexte, peut-être que je me trompe mais "à laquelle il accorderait tous les caprices" ne serait pas un peu mieux ?
PS : "l'air a percé mes poumons comme mes cris ont fendu l'air"
"il a toujours feint (...) et réussi"
Au plaisir de te relire!

mathilde3517- Nombre de messages: 14
Age: 21
Date d'inscription: 20/11/2008
Re: Essais pour un roman et un nouveau né
Avant de vivre je suis mort, l'air a percé mes poumons comme mes cris ont fendu l'air, je m'attendais déjà à ce à quoi j'étais destiné: supporter les cadeaux mortels de la vie.
Le premier garant de ce début de vie morbide fût fut mon père, un père comme tous les autres, hébété devant la vie qu'il venait de permettre et à laquelle il accordait tous les caprices. Il était conscient de cela et aveugle devant ce qu'il se permettait à lui-même, et dont il n'a jamais su s'échapper: une rechute dans l'enfance. Son laxisme envers moi s'estompa au fur et à mesure que ma scolarité se dirigeait vers les "classes sérieuses", il ne devint non pas sévère, c'est un état d'esprit beaucoup trop dur à tenir pour un être si fragile, mais plutôt incompréhensif. Il se réjouissait devant mes bons résultats et me blâmait des mauvais, sans jamais n'y rien comprendre, il subissait mes déséquilibres, sans jamais réussir à redonner une constante à ma balance psychologique, cela le dépassait, il en avait déjà assez à faire avec lui-même. J'ai été un nourrisson puis un petit enfant, un garçon puis un adolescent et enfin un jeune homme, et aujourd'hui j'imagine mon père statique devant ce temps qui est passé, retrouvant les grands yeux hébété de ma naissance, il s'est souvent énervé, car il ne pouvait me saisir. Mon père est passé à côté de ces phases comme il est passé à côté de la sagesse, il a toujours feint à (de ?)devenir adulte et réussis à demeurer enfant. En revanche, devant l'absurde et le mystère, il ne pleurait pas mais s'étouffait dans sa rage. La fierté coléreuse se substituait aux larmes tendres de l'enfance.
Le premier garant de ce début de vie morbide fût fut mon père, un père comme tous les autres, hébété devant la vie qu'il venait de permettre et à laquelle il accordait tous les caprices. Il était conscient de cela et aveugle devant ce qu'il se permettait à lui-même, et dont il n'a jamais su s'échapper: une rechute dans l'enfance. Son laxisme envers moi s'estompa au fur et à mesure que ma scolarité se dirigeait vers les "classes sérieuses", il ne devint non pas sévère, c'est un état d'esprit beaucoup trop dur à tenir pour un être si fragile, mais plutôt incompréhensif. Il se réjouissait devant mes bons résultats et me blâmait des mauvais, sans jamais n'y rien comprendre, il subissait mes déséquilibres, sans jamais réussir à redonner une constante à ma balance psychologique, cela le dépassait, il en avait déjà assez à faire avec lui-même. J'ai été un nourrisson puis un petit enfant, un garçon puis un adolescent et enfin un jeune homme, et aujourd'hui j'imagine mon père statique devant ce temps qui est passé, retrouvant les grands yeux hébété de ma naissance, il s'est souvent énervé, car il ne pouvait me saisir. Mon père est passé à côté de ces phases comme il est passé à côté de la sagesse, il a toujours feint à (de ?)devenir adulte et réussi

Rebecca- Nombre de messages: 8057
Age: 53
Date d'inscription: 30/08/2009
Re: Essais pour un roman et un nouveau né
"J'ai été un nourrisson puis un petit enfant, un garçon puis un adolescent et enfin un jeune homme, "
Pour moi, soit les phrases sont comme celle ci dessus d'une évidence mortellement ennuyeuse soit trés difficiles à comprendre (que veut-on dire, où veut-on en venir...) et donc cette lecture m'a laissé perplexe.
Pour moi, soit les phrases sont comme celle ci dessus d'une évidence mortellement ennuyeuse soit trés difficiles à comprendre (que veut-on dire, où veut-on en venir...) et donc cette lecture m'a laissé perplexe.

Rebecca- Nombre de messages: 8057
Age: 53
Date d'inscription: 30/08/2009
Re: Essais pour un roman et un nouveau né
Ce début me paraît trop court pour me faire une idée, disons que le sujet annoncé, qui ressemble à l'autobiographie du narrateur, tel quel, ne me passionne pas.
Ce qui est plus gênant pour moi, c'est l'écriture plutôt relâchée du texte, j'ai eu l'impression que vous vous étiez laissé aller à écrire comme ça vous venait, hardi petit ! L'orthographe approximative renforce cette impression. Je vais faire double emploi avec les commentateurs précédents et vous indiquer mes remarques de langue, parce que j'y ai inclus des explications qui pourront vous être utiles pour éviter les mêmes erreurs à l'avenir.
Bienvenue sur Vos Écrits, à vous lire bientôt !
Mes remarques :
« comme mes cris ont fendu l'air, je m'attendais déjà à ce à quoi j'étais destiné »
« Le premier garant de ce début de vie morbide fut (et non « fût » qui est la forme du subjonctif imparfait) mon père »
« il devint non pas (et non « il ne devint non pas », avec sa double négation) sévère »
« retrouvant les grands yeux hébété (si « hébété » se rapporte au père, il faut placer une virgule avant, sinon on croit qu’il s’agit des yeux, et s’il se rapporte aux yeux il faut écrire « hébétés ») de ma naissance »
« il a toujours feint de devenir adulte et réussi (et non « réussis ») à demeurer enfant »
Ce qui est plus gênant pour moi, c'est l'écriture plutôt relâchée du texte, j'ai eu l'impression que vous vous étiez laissé aller à écrire comme ça vous venait, hardi petit ! L'orthographe approximative renforce cette impression. Je vais faire double emploi avec les commentateurs précédents et vous indiquer mes remarques de langue, parce que j'y ai inclus des explications qui pourront vous être utiles pour éviter les mêmes erreurs à l'avenir.
Bienvenue sur Vos Écrits, à vous lire bientôt !
Mes remarques :
« comme mes cris ont fendu l'air, je m'attendais déjà à ce à quoi j'étais destiné »
« Le premier garant de ce début de vie morbide fut (et non « fût » qui est la forme du subjonctif imparfait) mon père »
« il devint non pas (et non « il ne devint non pas », avec sa double négation) sévère »
« retrouvant les grands yeux hébété (si « hébété » se rapporte au père, il faut placer une virgule avant, sinon on croit qu’il s’agit des yeux, et s’il se rapporte aux yeux il faut écrire « hébétés ») de ma naissance »
« il a toujours feint de devenir adulte et réussi (et non « réussis ») à demeurer enfant »

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Essais pour un roman et un nouveau né
Ben oui, c'est l'idée, hein ! Avancer par la pratique...

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Essais pour un roman et un nouveau né
D'abord, une impression de "lâcher autobiographique", de règlement de compte, qui me gêne parce qu'on n'y trouve aucune distanciation.
Ensuite, sur la forme : les structures de phrases sont trop répétitives et simples : (il + verbe). Il me semblerait donc utile de retravailler le style sur ce plan.
Corrections suggérées :
(+ 2 fois les mots "sans jamais" dans 2 phrases qui se suivent.
et puis bienvenue...
Ensuite, sur la forme : les structures de phrases sont trop répétitives et simples : (il + verbe). Il me semblerait donc utile de retravailler le style sur ce plan.
Corrections suggérées :
supprimer "envers moi"Son laxisme envers moi s'estompa
ilnedevint non pas sévère
sans jamais sans jamaisn'y rien comprendre
(+ 2 fois les mots "sans jamais" dans 2 phrases qui se suivent.
et puis bienvenue...

demi-lune- Nombre de messages: 597
Age: 51
Localisation: Corrèze
Date d'inscription: 07/11/2009
Re: Essais pour un roman et un nouveau né
Je vous souhaite la bienvenue.
J'éviterai de commenter les fautes et les lourdeurs...nous avons des spécialistes sur VE.
J'ai envie de mieux connaitre votre père, il m'intéresse.
Courage.
J'éviterai de commenter les fautes et les lourdeurs...nous avons des spécialistes sur VE.
J'ai envie de mieux connaitre votre père, il m'intéresse.
Courage.

CROISIC- Nombre de messages: 1460
Age: 57
Localisation: COGNAC
Date d'inscription: 29/06/2009

Re: Essais pour un roman et un nouveau né
demi-lune a écrit:D'abord, une impression de "lâcher autobiographique", de règlement de compte, qui me gêne parce qu'on n'y trouve aucune distanciation.
idem.

Easter(Island)- Nombre de messages: 12094
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Essais pour un roman et un nouveau né
d'écrire permet aussi d'éviter les réglements de compte et les non-dits , c'est la moitié du chemin vers le dialogue et la comprehension ...
ces longues phrases relachées et elastiques , ce style qui est le tien est interressant , m'interresse moi en tout cas ...
bienvenue :-)
ces longues phrases relachées et elastiques , ce style qui est le tien est interressant , m'interresse moi en tout cas ...
bienvenue :-)

Poussetontraino- Nombre de messages: 745
Age: 46
Localisation: Nice
Date d'inscription: 25/02/2009

Re: Essais pour un roman et un nouveau né
Difficile de se faire une idée sur un texte court mais j'ai vu qu'il y avait d'autres essais, donc je vais plutôt tenter de ce côté-là. En tout cas, ça paraît intéressant à suivre.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Sujets similaires» Comment faire un bon synopsis pour un roman ?
» Fimo - Essais
» Essais de tissage aux cartons
» Les différents genre de roman
» Le meilleur roman que vous ayez lu
» Fimo - Essais
» Essais de tissage aux cartons
» Les différents genre de roman
» Le meilleur roman que vous ayez lu
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Accueil
Conversations
Prose
Poésie
Catalogue
FAQ
Rechercher
S'enregistrer
Groupes
Connexion


