La dictature du calme

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La dictature du calme

Message  lu-k le Jeu 10 Déc - 22:07

Les oiseaux passent, diaphanes, chrysanthèmes sans désir, diables armés de riens. Les oiseaux passent et les routes gris pigeon dégurgitent la tristesse. Les striures métalliques font comme des échos sous le vent amer. La colline montre son ventre enflé, orgueil où poussent, éparses, des touffes inesthétiques. Le paysage entier paraît pansu, écaillé.
Le calme semble avoir été érigé en doctrine.
*

Il est juste de dire que le paysage se changeait, peu à peu. Au sortir de chez soi, quand on entame la traversée épique de la grande plaine beige, la violence des odeurs emplit tout à coup les narines. Les effluves, après leur ascension jusqu'aux béances siamoises, engourdissent tout le corps, et le promeneur, dans son long supplice comme venu des chaleurs de la terre, cherche du regard la chose qui empeste. Il découvre alors, nourrisson qui ouvre pour la première fois les yeux sur le monde hostile, les pupilles enfin décollées de la douce et jaune image évoquée au contact moelleux du sein maternel, la Grande Guerre de la Nuit. Amorcée dès l'aube, au moment où la mer a rencontré, dans son spasme le moins docile, les constructions humaines, et les a emmenées sous son bras gigantesque, dérobant brosses à dent, lavabos, salles de bain, maisons, jardins, quartiers et villes, et finie quand les jours retireront leur tutelle bienveillante.
Et là, dans la grande pleine beige, sur laquelle s'élèvent à présent tous les matins du monde, elle se déroule, flambante, cette guerre, camouflée derrière les tissus organiques de la peau, cette peau qui ne veut pas savoir. La peau ne veut pas savoir et les yeux ne voient pas, les oreilles n'entendent pas, la bouche ne goûte pas, et le nez ne sent pas. Dans certains cas excessifs, échappant à toute convention, à tout jugement conformiste, c'est-à-dire détaché des bonnes mœurs, de l'opinion publique présumée, bref, dans une espèce de contorsion invraisemblable, anormale et par là même immorale, certains spécimens aux yeux rouge vif définitivement incapables de s'acclimater à la torpeur de la civilisation, décidément marginales à toute forme de décence et incapables de se justifier par un quelconque retour sur soi psychanalytique, s'échappent, commettent l'ultime mouvement, brusque et inconsidéré, de la bête sauvage. Ils ouvrent leur porte et se déchaussent de leurs bottes cirées, étonnés eux-même de leur prouesse gymnastique, visiblement souriants d'échapper enfin à l'inquiétante société propre, débarrassés de tout phonème puisque les sens ont su se défaire des stigmates du passé dans un mouvement convulsif qui les a fait renaître.
Ainsi, l'être ayant cherché l'autharcie, en arrivant dans le beau domaine du primitif, commence d'abord à sentir la violence des odeurs. Puis, ses yeux se raidissent au tintamarre fuyant à travers la plaine, clairons qui sonnent et cris perçant la virginité du silence ; les yeux s'agrandissent devant les dragons rouges crachant des flammes à l'unisson, à la vue des navires d’or auréolés de fumée qui volent à trente nœuds, portés par des esclaves dénudés qui suent sous le lourd soleil. Et surtout, et surtout, les deux groupes de cinquante millions d'hommes et de femmes nus, vociférant, courant à toute allure, face à face, se fonçant dessus inlassablement pour former une masse indistincte de combattants fous furieux. Et surtout, et surtout, les quelques milliards de cadavres qui déjà jonchent le sol et sont à l'origine de cette odeur pourrie. Les regards ont l'air dénués de haine : seulement de la rage, de la résignation, du dépit, et la volonté innommable d'atteindre la mort. Les armes sont exclusivement blanches : principalement des lances, des sabres et des couteaux, mais aussi beaucoup de poings, de pieds, lancés fièrement à l'assaut comme pour signaler le plus totale des dépouillements, la plus originelle des puretés. Les carcasses dansent, virevoltent, au rythme du sang qui volète en poussières versatiles. Les jambes se détachent, les avants-bras arrachés dans l'effort de la crispation, les yeux arrachés dans l'effort du souvenir. Les lames chantent avec un rythme effréné et un équilibre sans pareil, et transpercent l'aube claire de leurs reflets sibyllins.
La crainte pernicieuse se glisse dans le cœur de l'homme alors qu'il aperçoit les fauves. Commence-t-il à regretter le monde articulé, mécanique, anesthésié ?
Un écho lointain se fait parfois entendre : c'est la complainte de la femme excisée alors que, vagabonde, elle s'unissait dans l'herbe fraîche de son imagination, par une belle nuit d'encre.

La lumière d'une petite cabane se perçoit quelque part dans la plaine, seule. Deux hommes aux cheveux blancs sont face à face dans l'unique pièce de la baraque. Assis sur des fauteuils rouges, il discutent en buvant du café, à côté du feu bleui dans l'âtre frissonnante.
« - Tu sais, j'ai comme une impression de vide ces temps-ci. Mais non, n'insiste pas, je ne crois pas à ton vide généré par la solitude."
Au-dehors, par une petite fenêtre, on peut voir la guerre et son tumulte continuer, inlassablement. Quelques os et quelques bouts de chair parsèment le sol, autour de la porte d'entrée.

(à suivre)

lu-k

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Re: La dictature du calme

Message  lemon a le Jeu 10 Déc - 22:32

Dur dur. Trop lyrique pour moi. Je crains que ca ne concerne pas une certaine catégorie de lecteurs. De mon point de vue je dis qu'il faut dépasser les romantiques et toute cette littérature académique chiante et démonstrative.

En gros c'est too much. Je décroche parce que les phrases me demandent presque toutes un efforts de compréhension alors même que je les soupçonne de gratuité stylistique. Je ne veux pas être méchant, je ne dis pas que c'est pas bon. Je dis que c'est très appuyé.

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Re: La dictature du calme

Message  lu-k le Jeu 10 Déc - 22:36

Je comprends tout à fait ! J'ai toujours cette tentative d'aller vers lyrisme, dirais-je même vers l'emphase. Des fois, ça passe, d'autres non. Cela dépend du lectorat, sûrement, mais il y a du bon lyrisme, et du mauvais. C'est pour cela que je poste ce début ici... peut-être que les phrases sont trop longues, trop grandiloquentes. Dans ce cas-là, on me le fera remarquer, et je me tournerai vers une écriture plus simple, moins chargée, davantage prosaïque.
Je ne suis pas un adepte des romantiques, et je suis assez d'accord avec ce que vous dites là, sur la littérature académique, chiante, démonstrative. JE crois l'avoir déjà "dépassée", pour reprendre vos mots, dans d'autres de mes textes, et je croyais que ce texte ne faisait pas partie de ce genre d'écrits... (par ailleurs, je ne vois pas en quoi mon texte se rapproche sensiblement du romantisme ; l'expression des sentiments, à peine...)

En tout cas, merci de votre avis, lemon a ! J'attends d'autres commentaires confirmant votre point de vue et par là même ma crainte.

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Re: La dictature du calme

Message  socque le Ven 11 Déc - 8:42

Une très bonne idée au départ, et de très belles images par moments, mais à d'autres, selon moi, vous en avez trop fait, c'est trop chargé, parfois difficile à comprendre. Je pense que le texte gagnerait à un peu d'allégement, mais pas beaucoup, juste un peu !

Mes remarques :
« Les effluves, après leur ascension jusqu'aux béances siamoises » : de l’afféterie, pour moi, je n’aime pas
« certains spécimens aux yeux rouge vif définitivement incapables de s'acclimater à la torpeur de la civilisation, décidément marginaux (ce sont bien les spécimens qui, non ?) à toute forme de décence »
« l'être ayant cherché l'autarcie (et non « autharcie ») »
« à la vue des navires d’or auréolés de fumée qui volent à trente nœuds, portés par des esclaves dénudés qui suent sous le lourd soleil » : un peu maladroite, à mon avis, cette suite de deux relatives imbriquées introduites par « qui »
« comme pour signaler le plus total (et non « totale ») des dépouillements »
« la complainte de la femme excisée alors que, vagabonde, elle s'unissait dans l'herbe fraîche de son imagination, par une belle nuit d'encre » : là aussi, pour moi, un côté maniéré, dû peut-être à la proximité d’adjectifs convenus (l’herbe fraîche, la belle nuit)
« dans l'âtre frissonnant » (et non « frissonnante »)

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Re: La dictature du calme

Message  Easter(Island) le Ven 11 Déc - 12:23

A part le sujet ("certains spécimens..." ) ce passage me paraît superflu, chargé :
Dans certains cas excessifs, échappant à toute convention, à tout jugement conformiste, c'est-à-dire détaché des bonnes mœurs, de l'opinion publique présumée, bref, dans une espèce de contorsion invraisemblable, anormale et par là même immorale, certains spécimens aux yeux rouge vif définitivement incapables de s'acclimater à la torpeur de la civilisation, décidément marginales à toute forme de décence et incapables de se justifier par un quelconque retour sur soi psychanalytique

Sinon, je te suis ; à quelques exceptions près, où l'écrivant se laisse tenter par la facilité et le décorum :

l'herbe fraîche de son imagination,

nourrisson qui ouvre pour la première fois les yeux sur le monde hostile, les pupilles enfin décollées de la douce et jaune image évoquée au contact moelleux du sein maternel

sur laquelle s'élèvent à présent tous les matins du monde

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Re: La dictature du calme

Message  coline Dé le Ven 11 Déc - 21:40

J'ai plus de mal sur ce texte, lu-k, qui démarre avec des phrases où l'on se perd ( même si on finit par se retrouver...^) très longues et certaines inutilement chargées. Tu as des images magnifiques spontanément ( ou c'est l'impression que l'on a ) il me semble que tes textes gagneraient à ce que tu sélectionnes les plus belles en leur offrant un écrin plus sobre Tu ne risques pas d'être fade ou plat !!
Comme Socque, j'ai coincé sur les béances siamoises.
Je lirai la suite avec plaisir.

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Re: La dictature du calme

Message  Lucy le Sam 12 Déc - 4:20

Lemon a évoqué le Romantisme et c'est pas loin d'être ça. Mes lectures sont loin derrière, mais oui ! On part souvent sur un truc, puis on arrive sur autre chose, on tourne autour du pot avant de revenir à nos moutons ; je simplifie, pourtant c'était souvent mon sentiment en lisant Hugo ou d'autres. M'est même arrivé de carrément laisser tomber un livre à cause de ça. On part dans un trip d'auteur où on se sent un tout petit lecteur ( enfin, pour moi qui suis une lectrice sous-culturée ).
Par contre, comme toujours, Lu-k, rien à dire, c'est bien écrit. Je me laisse entraîner sans trop de problèmes, car tu as cette facilité de laisser ta plume galoper sur le papier ( on va lâcher l'ordinateur, pour une fois ) et à embarquer le lecteur avec. Donc, je guette une suite, évidemment.

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La dictature du calme

Message  lu-k le Mer 16 Déc - 20:36

(modification totale du texte ; ceci constitue le début, le milieu, et la fin de "La dictature du calme". Merci alors à la modération de supprimer mon premier post, si possible)

Je suis au cul de la cité. J’entends le ressac. Derrière moi, je laisse toutes les rues, éparpillées comme des souvenirs. Je laisse les nuances de tristesse entre les murs blanchis. Les contours des grandes citadelles se dessinent, endormis à jamais. J’imagine le bordel se consumer au milieu des méandres, du sang, du feu, des cris. J’imagine ma pute, celle du samedi soir, la jambe dénudée qui ballotte au-dehors du drap, silencieuse.
La fumée finit par s’éteindre, mais pourtant j’entends toujours les flammes crépiter, palpiter, orgueilleuses, derniers cœurs de la nuit. La cité vomit des corps, toujours. Je les vois, dégurgités, collés comme des orteils. Verdis, dégueulasses, bientôt des moisissures. La ville aurait pu jouir autre part : c’est moche, et ça semble détruire le silence, cette liqueur sur le sable froid. Jamais vu personne éjaculer des croûtes sur un si beau parterre.
Je me lave les mains dans la mer. Elle est noire, doucereuse. Ses moues ombragées sur le bout de mes doigts… quelle accord tacite j’ai avec elle !
J’observe deux formes s’agiter, fiévreuses. Lassées, sans vie, clignotantes, ampoules à peine éteintes qui rythment l’atmosphère. Par à-coups furtifs, puissants, les regards se croisent, s’emmêlent, comme deux chatons qui jouent. Leurs lèvres sont épaisses, d’un violet sombre, mystérieux, et leurs yeux grands ouverts, rouges au pourtour, sensibles au vent, à la pluie, à la lumière, à toutes les échardes. Les joues rondes, lisses comme au premier jour, et toujours ses lèvres pulpeuses, vulgaires : des lèvres de prostituée. Ce sont des prostituées, croirait-on, dans la nuit câline, invisible, et leurs corps prolongés en extase, jambes douces, blanches, cette peau immaculée, secrète. Leurs seins chantent doucement. Seulement, leurs tuniques sont en lambeaux, trouées, déchirées, voletant en pagaille, et la chair saillante, blessée, flambeau qui tend la main. La nuit devient mortelle. Coulée de cuivre dans la bouche. Etouffement. Respirations. Leurs regards sont si longs qu’on pourrait les lire des jours. Leurs regards sont si intenses qu’on pourrait les palper et devenir des loups.
Une minute blême. Je vois les deux visages glacés dans l’attente.
Je m’en vais.
Plus loin sur la plage, une jeune femme gémit. Ses bras semblent s’émietter, brûlés à vif, recouverts de pustules. Ses joues sont creuses, si creuses que les muqueuses doivent se rencontrer au travers de l’émail des dents. Sinon, elle a la gueule bien faite, dirais-je, et peut-être même le sanglot du grandir encore en son travers. Quinze, seize ans, tout au plus. Des fesses bien fermes, assurément, comme peut le laisser deviner la façon dont sa tunique bleue se tend alors qu’elle est à genoux, la partie supérieure du corps repliée de façon à ce que la chevelure baigne dans le sable. Squelettique, tout de même. A l’instar des joues, toute la physionomie semble avoir été marquée par le jeûne : une pression de l’index et ses bras tomberaient, fébriles, tordus encore de peur. Je ne crois pas à cette supplication : où en est la quiétude ? Je ne crois pas à cette prière, comme ordonnée, comme publique : où en est la pudeur ? Arbre mort, tais-toi, je n’aime pas tes paradoxes.
Un écho s’entend au loin : c’est la complainte de la femme excisée.
Je continue mon chemin au bord de l’eau. La cité est toujours là, flambante, nouvelle Jérusalem. Quel banquet ! Quel festin ! Ces viscères déployées ! La mer s’ébroue gentiment, spasme docile. Encore un peu de temps, et je la verrai grandir, échapper à la tutelle bienveillante des jours. Incapable de s’acclimater à la torpeur de la civilisation, elle se jettera violemment sur le rivage, comme suçant le poison d’une plaie d’enfance. Depuis longtemps déjà je rêve de ce mouvement brusque, inconsidéré, de la bête sauvage.

Au petit matin, les oiseaux passent, diaphanes, chrysanthèmes sans désir. Quel est ce splendide cadavre d’enfant qui vocifère ? Ah oui, c’est la petite, elle a dû crever. Mais enfin, pourquoi transperce-t-elle ainsi le monde mécanique ?

Le calme semble avoir été érigé en doctrine.

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Re: La dictature du calme

Message  Easter(Island) le Mer 16 Déc - 21:04

Lu-k, as-tu lu La peau de Malaparte ? Ce texte m'y fait irrésistiblement penser. Si non, tu devrais, je crois que ça te pourrait te plaire.

Une écriture épurée, ciselée par endroits, efficace, ça se remarque. J'aime beaucoup cette manière d'aller à l'essentiel même si je ne retrouve pas cette espèce de sensualité, de générosité qui caractérise habituellement ton écriture.

Juste une remarque ici :
Je ne crois pas à cette supplication : où en est la quiétude ?

j'aurais personnellement pensé qu'une supplication faisait l'objet d'une manifestation plutôt bruyante, animée.

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Re: La dictature du calme

Message  mentor le Mer 16 Déc - 21:41

lu-k a écrit: Merci alors à la modération de supprimer mon premier post, si possible

possible, mais si on fait ça, faudrait aussi supprimer tous les commentaires qui ont suivi
or ce sont bien eux qui t'ont fait modifier, améliorer le premier jet
non ?
c'est bien là une des raisons d'être de ce site
;-)

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Re: La dictature du calme

Message  socque le Mer 16 Déc - 22:16

Putain ! c'est superbe. Quelles images extraordinaires ! Une perfection, pour moi, de bout en bout.

socque

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Re: La dictature du calme

Message  mentor le Mer 16 Déc - 22:18

je ne commente pas, pas mon trip

juste "quelle accord tacite" qui est fautif

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Re: La dictature du calme

Message  Sahkti le Lun 19 Avr - 21:13

Première version
Je n'ai pas réussi à entrer dans le texte, désolée, car je trouve le lyrisme que tu déclines trop ampoulé et déséquilibré. Je n'ai rien (je n'ai de toutes façons pas à avoir...) contre l'aspect théâtral ou le côté grandiloquent mais c'est ici trop ramassé, trop condensé en trop peu de lignes pour réellement se déployer. Dès lors, la sensation de débauche et d'excès prend le dessus et finit par noyer les idées, ce qui est dommage car il y a tout de même de ci de là quelques petites perles.

Seconde version
Changement radical ! Plus incisif, plus brut de coffrage, plus efficace aussi et j'avoue préférer ce registre qui va droit aux tripes. Tu réussis à conserver une certaine allure dans le propos tout en allégeant celui-ci et en faisant ressortir la puissance des émotions. Les phrases courtes, hachées, jouent un rôle essentiel dans cette manière de faire, c'est bien vu.

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