La femme modèle (1)
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La femme modèle (1)
1
Ils m’entourent. Ils sont prêts .
Cette fois il faut y aller : maintenant que j’ai accepté je ne peux plus me dégonfler …
« Chiche ! »j’ai dit… ben je l’ai dit.
Donc, enlever ce peignoir . M’asseoir, d’abord ! L’enlever, après.
Se débarrasser de cette peau de tissu ; on me la prend .
Le léger tremblement perceptible dans mes gestes peut être imputé au froid, juste un frisson : normal quand on quitte un vêtement.
Prendre la position déterminée, assise, en appui sur les bras derrière moi, la jambe gauche en crochet et la droite presque tendue, lâchée ; la tête penchée en arrière mais sans crispation.
La tête sera le plus difficile sans aucun doute, et il été décidé que les plages seraient de 20/30mn.On marque à la craie l’emplacement des mains, des pieds, du mollet, des fesses.
Ils m’entourent et maintenant osent lever vers moi leurs regards, jusque-là accaparés par leur matériel, (pourtant préparé bien à l’avance).Maintenant ils sont fin prêts :6 sculpteurs-modeleurs et 6 dessinateurs qui vont absorber l’image de mon corps, l’ingurgiter, la mâcher, la dévorer et la ressortir.
Douze scrutateurs de mon intimité sans proximité, de mon intimité anonyme : nous ne nous sommes jamais rencontrés auparavant ; j’ai accepté de poser nue par hasard, pour rendre service à un ami, parce que son modèle était absente et ses stagiaires bien présents, eux.
Parce que je n’avais rien d’autre à faire, que j’avais la curiosité de voir ce que 12 artistes pourraient faire de mon image, et surtout ce qu’ils pourraient capter de mon âme…
Douze hommes inconnus m’entouraient à présent, j’étais nue au centre du cercle formé par leurs tables et leurs guéridons.
2
Drôle de danse au centre immobile, Butô figé en seul échange d’énergie centre-périphérie, une gelée de gestes…
Etrange sensation que j’avais pensée plus banale en disant « chiche », habituée que je suis au naturisme ! Scannée par 24 yeux simultanément, scrutée, enveloppée, caressée par ces regards, plus subtilement que par des doigts…plumes des yeux !
J’en frissonne alors qu’ils se mettent au travail, dégagent les volumes, les formes générales.
La concentration s’installe dans un silence studieux, constellé de cliquetis, de souffles, tapotements, frottis : autant de sons qui me parviennent par les pores et non par les oreilles, je rentre peu à peu dans une bulle, immersion volontaire. Leur effort est cette eau, je suis en apnée dans une absence de dire.
Me souvenant d’anciens cours de yoga, je convoque les techniques de relaxation et de respiration ralentie, je me calme et me détends de l’intérieur, sans toutefois me relâcher ; je me fabrique une écorce de muscles qui tiendra toute seule.
Quelques échanges à mi-voix entre l’animateur du stage et ces artistes en route vers leur art me relient à la surface, comme la corde du plongeur.
Leur tonalité m’apaise, neutre et feutrée (un conseil, un rappel) …j’ai réussi à décontracter chaque organe, chaque muscle non concerné par la position ; les autres sont autonomes mais je les surveille tour à tour.
Je suis enfin installée dans ma forme extérieure, quand j’entends dans le lointain la voix de Fred, l’animateur, annoncer la première interruption .
Des paroles d’hommes viennent alors crever la bulle, des rires, des mots et commentaires complices de ceux qui viennent de traverser un genre d’épreuve, ils ne sont pas encore sauvés, mais…
J’accoste à ce rivage .
Butô.
On me tend le peignoir que je réintègre comme on retrouve un vieil ami .
L’un après l’autre chaque muscle se réveille de sa sieste. La soif creuse très loin en moi son chemin de schiste.
« Alors, pas trop dur ? ça s’adresse à moi.
-Non non, il y a une technique à trouver mais le plus difficile c’est vraiment la tête ! "Je me chauffe les cervicales et la nuque, et Fred me propose une pommade relaxante qu’il m’étend sur l’arrière du cou et les épaules en me massant délicatement.
Ensuite, un mug de thé brûlant entre les mains, je déambule entre mes douze naissances possibles. C’est effarant et merveilleux . J’en apprends beaucoup sur mes vies antérieures :
Ainsi donc j’ai été une sorte de rongeur avant d’être femme…belette aussi, hippopotame par endroits…racine et branche également ( mais ça je m’en souviens bien) !
Je note l’absence de regard, l’absence de vie : normal, ce sont des ébauches.
.../...
Ils m’entourent. Ils sont prêts .
Cette fois il faut y aller : maintenant que j’ai accepté je ne peux plus me dégonfler …
« Chiche ! »j’ai dit… ben je l’ai dit.
Donc, enlever ce peignoir . M’asseoir, d’abord ! L’enlever, après.
Se débarrasser de cette peau de tissu ; on me la prend .
Le léger tremblement perceptible dans mes gestes peut être imputé au froid, juste un frisson : normal quand on quitte un vêtement.
Prendre la position déterminée, assise, en appui sur les bras derrière moi, la jambe gauche en crochet et la droite presque tendue, lâchée ; la tête penchée en arrière mais sans crispation.
La tête sera le plus difficile sans aucun doute, et il été décidé que les plages seraient de 20/30mn.On marque à la craie l’emplacement des mains, des pieds, du mollet, des fesses.
Ils m’entourent et maintenant osent lever vers moi leurs regards, jusque-là accaparés par leur matériel, (pourtant préparé bien à l’avance).Maintenant ils sont fin prêts :6 sculpteurs-modeleurs et 6 dessinateurs qui vont absorber l’image de mon corps, l’ingurgiter, la mâcher, la dévorer et la ressortir.
Douze scrutateurs de mon intimité sans proximité, de mon intimité anonyme : nous ne nous sommes jamais rencontrés auparavant ; j’ai accepté de poser nue par hasard, pour rendre service à un ami, parce que son modèle était absente et ses stagiaires bien présents, eux.
Parce que je n’avais rien d’autre à faire, que j’avais la curiosité de voir ce que 12 artistes pourraient faire de mon image, et surtout ce qu’ils pourraient capter de mon âme…
Douze hommes inconnus m’entouraient à présent, j’étais nue au centre du cercle formé par leurs tables et leurs guéridons.
2
Drôle de danse au centre immobile, Butô figé en seul échange d’énergie centre-périphérie, une gelée de gestes…
Etrange sensation que j’avais pensée plus banale en disant « chiche », habituée que je suis au naturisme ! Scannée par 24 yeux simultanément, scrutée, enveloppée, caressée par ces regards, plus subtilement que par des doigts…plumes des yeux !
J’en frissonne alors qu’ils se mettent au travail, dégagent les volumes, les formes générales.
La concentration s’installe dans un silence studieux, constellé de cliquetis, de souffles, tapotements, frottis : autant de sons qui me parviennent par les pores et non par les oreilles, je rentre peu à peu dans une bulle, immersion volontaire. Leur effort est cette eau, je suis en apnée dans une absence de dire.
Me souvenant d’anciens cours de yoga, je convoque les techniques de relaxation et de respiration ralentie, je me calme et me détends de l’intérieur, sans toutefois me relâcher ; je me fabrique une écorce de muscles qui tiendra toute seule.
Quelques échanges à mi-voix entre l’animateur du stage et ces artistes en route vers leur art me relient à la surface, comme la corde du plongeur.
Leur tonalité m’apaise, neutre et feutrée (un conseil, un rappel) …j’ai réussi à décontracter chaque organe, chaque muscle non concerné par la position ; les autres sont autonomes mais je les surveille tour à tour.
Je suis enfin installée dans ma forme extérieure, quand j’entends dans le lointain la voix de Fred, l’animateur, annoncer la première interruption .
Des paroles d’hommes viennent alors crever la bulle, des rires, des mots et commentaires complices de ceux qui viennent de traverser un genre d’épreuve, ils ne sont pas encore sauvés, mais…
J’accoste à ce rivage .
Butô.
On me tend le peignoir que je réintègre comme on retrouve un vieil ami .
L’un après l’autre chaque muscle se réveille de sa sieste. La soif creuse très loin en moi son chemin de schiste.
« Alors, pas trop dur ? ça s’adresse à moi.
-Non non, il y a une technique à trouver mais le plus difficile c’est vraiment la tête ! "Je me chauffe les cervicales et la nuque, et Fred me propose une pommade relaxante qu’il m’étend sur l’arrière du cou et les épaules en me massant délicatement.
Ensuite, un mug de thé brûlant entre les mains, je déambule entre mes douze naissances possibles. C’est effarant et merveilleux . J’en apprends beaucoup sur mes vies antérieures :
Ainsi donc j’ai été une sorte de rongeur avant d’être femme…belette aussi, hippopotame par endroits…racine et branche également ( mais ça je m’en souviens bien) !
Je note l’absence de regard, l’absence de vie : normal, ce sont des ébauches.
.../...

Polixène- Nombre de messages: 1029
Age: 49
Localisation: dans un pli du temps
Date d'inscription: 23/02/2010

Re: La femme modèle (1)
Bonsoir Polixène,
je trouve ça super difficile de captiver le lecteur avec une scène où il ne se passe pas grand chose en apparence... En ce qui me concerne, tu n'y es pas arrivée ; c'est pourtant je trouve bien écrit, mais ça manque de profondeur à mon goût, j'aurais peut-être mieux aimé un récit interactif où l'on aurait également découvert les pensées des artistes, une sorte de jeu des regards qui en diraient long ou pas assez...
Je trouve que le texte est trop carré, qu'il ne laisse pas assez de place à l'imagination, j'aurais aimé que tu joues un peu plus avec « moi »...
Par exemple dans ce passage :
Suis pas sûr de moi, mais absent ne doit-il pas s'accorder avec modèle ? Ou le sous-entendu modèle femme laisse-t-il le droit à cet accord ? Faudrait attendre l'avis des spécialistes !
J'ai mieux aimé la fin du récit et son ton humoristique...
Sinon, je crois pas te l'avoir dit avant, alors bienvenue sur VE...
je trouve ça super difficile de captiver le lecteur avec une scène où il ne se passe pas grand chose en apparence... En ce qui me concerne, tu n'y es pas arrivée ; c'est pourtant je trouve bien écrit, mais ça manque de profondeur à mon goût, j'aurais peut-être mieux aimé un récit interactif où l'on aurait également découvert les pensées des artistes, une sorte de jeu des regards qui en diraient long ou pas assez...
Je trouve que le texte est trop carré, qu'il ne laisse pas assez de place à l'imagination, j'aurais aimé que tu joues un peu plus avec « moi »...
Par exemple dans ce passage :
je me suis dit que tu aurais pu écrire « Scannée par 23 yeux » sans en dire plus... Je me serais alors imaginé des choses du genre pourquoi 23 yeux, il y en a un qu'est borgne, pourquoi est-il borgne, est-ce si important qu'il soit borgne pour la suite de l'histoire, est-il borgne de naissance, qui lui a crevé un œil ?...Scannée par 24 yeux simultanément,
parce que son modèle était absente
Suis pas sûr de moi, mais absent ne doit-il pas s'accorder avec modèle ? Ou le sous-entendu modèle femme laisse-t-il le droit à cet accord ? Faudrait attendre l'avis des spécialistes !
J'ai mieux aimé la fin du récit et son ton humoristique...
Sinon, je crois pas te l'avoir dit avant, alors bienvenue sur VE...

Peter Pan- Nombre de messages: 3699
Age: 36
Localisation: Pays des rêves et de l'imaginaire
Date d'inscription: 16/04/2009
Re: La femme modèle (1)
Vrai que cela tient plus du compte rendu que de l'exercice littéraire mais j'ai trouvé assez intéressant que tu relates l'expérience du point de vue du modèle (substantif masculin). Ce qui serait sympa, c'est une contre-narration par un un ou plusieurs stagiaires. Ou même par le prof : à quoi pensent-ils pendant qu'ils dessinent ? leurs réactions à ce changement de modèle ? comment le voient -ils ? il y aurait tant à dire ... ça me passionnerait de lire ça sous ta plume ! Un défi ? :-)

Easter(Island)- Nombre de messages: 11381
Age: 50
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: La femme modèle (1)
Bien écrit. C'est certes plus pour nous l'intérêt "documentaire" qui prime ici avec ce point de vue du modèle. (J'ai fait 2 ou 3 fois du croquis modèle vivant lors de cours de dessins et donc cet autre regard m'intéresse).
Bienvenue.
Bienvenue.

demi-lune- Nombre de messages: 482
Age: 51
Localisation: Corrèze
Date d'inscription: 07/11/2009
Re: La femme modèle (1)
Sympathique, ce texte. Prélude à une longue nouvelle ?
Quelques trucs accrocheurs, au passage : " Se débarrasser de cette peau de tissu " ou encore " autant de sons qui me parviennent par les pores et non par les oreilles ". Le regard que cette femme porte sur les esquisses à la fin du récit est, vraiment, intéressant. L'humour est très présent. Bref, une agréable lecture !
Quelques trucs accrocheurs, au passage : " Se débarrasser de cette peau de tissu " ou encore " autant de sons qui me parviennent par les pores et non par les oreilles ". Le regard que cette femme porte sur les esquisses à la fin du récit est, vraiment, intéressant. L'humour est très présent. Bref, une agréable lecture !

Lucy- Nombre de messages: 2459
Age: 34
Date d'inscription: 31/03/2008
Re: La femme modèle (1)
Polixène a écrit:1
Se débarrasser de cette peau de tissu ;
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Drôle de danse au centre immobile, Butô figé en seul échange d’énergie centre-périphérie, une gelée de gestes…
Etrange sensation que j’avais pensée plus banale en disant « chiche », habituée que je suis au naturisme ! Scannée par 24 yeux simultanément, scrutée, enveloppée, caressée par ces regards, plus subtilement que par des doigts…plumes des yeux !
J’en frissonne alors qu’ils se mettent au travail, dégagent les volumes, les formes générales.
La concentration s’installe dans un silence studieux, constellé de cliquetis, de souffles, tapotements, frottis : autant de sons qui me parviennent par les pores et non par les oreilles, je rentre peu à peu dans une bulle, immersion volontaire. Leur effort est cette eau, je suis en apnée dans une absence de dire.Me souvenant d’anciens cours de yoga, je convoque les techniques de relaxation et de respiration ralentie, je me calme et me détends de l’intérieur, sans toutefois me relâcher ; je me fabrique une écorce de muscles qui tiendra toute seule.
Ensuite, un mug de thé brûlant entre les mains, je déambule entre mes douze naissances possibles. C’est effarant et merveilleux . J’en apprends beaucoup sur mes vies antérieures :
Ainsi donc j’ai été une sorte de rongeur avant d’être femme…belette aussi, hippopotame par endroits…racine et branche également ( mais ça je m’en souviens bien) !Je note l’absence de regard, l’absence de vie : normal, ce sont des ébauches.
.../...
Pas seulement un compte rendu, oh non !
Des notations fines qui en disent beaucoup plus.
J'ai aimé que tu différencies le regard " habituel" entre naturistes et ce "concentré" de regard qui arrache de la substance.
Un joli texte sur un sujet original !

coline Dé- Nombre de messages: 7321
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 29/08/2008

Re: La femme modèle (1)
Je trouve aussi que c'est un beau texte ; et c'est un texte courageux, qui dépeint un acte courageux même s'il part d'un coup de tête.
Il est bien possible que, sur VE, nous soyons un peu des sortes d'exhibitionnistes, ou du moins, des personnes ayant besoin de mettre - non leur corps - mais leur âme à nu.
Ceci étant le texte indique que le fait de poser n'est rien de naturel, que ce n'est pas du tout, ici, une perversion, mais que c'est un véritable travail sur soi.
D'un autre côté, un modèle professionnel pourrait prendre du plaisir à poser ainsi, et - du coup - à développer un certain narcissisme, presque mécaniquement : le plaisir de sentir son corps regardé - peut-être désiré - sans jamais avoir la moindre intention de se donner (dans son âme) à ce regard. Une sorte de séparation stricte âme / corps, par un effort et de l'âme, et du corps.
Il est bien possible que, sur VE, nous soyons un peu des sortes d'exhibitionnistes, ou du moins, des personnes ayant besoin de mettre - non leur corps - mais leur âme à nu.
Ceci étant le texte indique que le fait de poser n'est rien de naturel, que ce n'est pas du tout, ici, une perversion, mais que c'est un véritable travail sur soi.
D'un autre côté, un modèle professionnel pourrait prendre du plaisir à poser ainsi, et - du coup - à développer un certain narcissisme, presque mécaniquement : le plaisir de sentir son corps regardé - peut-être désiré - sans jamais avoir la moindre intention de se donner (dans son âme) à ce regard. Une sorte de séparation stricte âme / corps, par un effort et de l'âme, et du corps.

Celeron02- Nombre de messages: 717
Age: 39
Localisation: St-Quentin
Date d'inscription: 19/12/2009
Re: La femme modèle (1)
Le texte met en appétit, pour le moins. Coline a relevé, avec sa finesse coutumière, que des pistes très riches transparaissaient, anodines, sous l'eau du récit, et j'aime croire que vous nous avez alléchés avec talent pour nous emmener plus loin dans toutes les interactions possibles, tant au niveau du regard qu'à celui des places différentes que peut prendre l'héroïne dans l'économie du récit.
La référence au yoga est intéressante à de nombreux titres, et mérite d'être, peut-être, davantage explorée.
Quoi qu'il en soit, et espérant que vous aurez envie d'explorer plus avant et sortir au jour - ou dans une pénombre, s'il vous agrée davantage - les nombreux tiroirs, caches de bois de santal, finement ajourées, où l'on met les bijoux, dans les beaux coffres de bois du sud de l'Inde, soyez la bienvenue.
La référence au yoga est intéressante à de nombreux titres, et mérite d'être, peut-être, davantage explorée.
Quoi qu'il en soit, et espérant que vous aurez envie d'explorer plus avant et sortir au jour - ou dans une pénombre, s'il vous agrée davantage - les nombreux tiroirs, caches de bois de santal, finement ajourées, où l'on met les bijoux, dans les beaux coffres de bois du sud de l'Inde, soyez la bienvenue.

silene82- Nombre de messages: 3560
Age: 54
Localisation: par là
Date d'inscription: 30/05/2009
Re: La femme modèle (1)
Beaucoup de finesse dans le contraste entre le Butô, cette "danse des ténèbres" et cette offrande en pleine lumière de son corps scruté mais intouchable. Coline a relevé les perles qui dansent dans la bulle ...
Bienvenue !
Bienvenue !

Arielle- Nombre de messages: 4204
Age: 65
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: La femme modèle (1)
Comment habiter son corps quand il est au centre du décor, comment l'offrir aux regards sans se recroqueviller à l'intérieur, comment se regarder de l'intérieur pour qu'il puisse l'être à l'extérieur , comment se préserver du mouvement sans figer son esprit, sans baillonner son âme !
J'aime bien cette description des interactions entre corps sujet et corps objet.
J'aime bien cette description des interactions entre corps sujet et corps objet.

Rebecca- Nombre de messages: 6933
Age: 52
Date d'inscription: 30/08/2009
Re: La femme modèle (1)
Reb, je t'aime !

coline Dé- Nombre de messages: 7321
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 29/08/2008

Re: La femme modèle (1)
En cette journée de la femme un homme modèle n'aurait pas été de trop! C'est vrai que là ça reste très documentaire .
monique- Nombre de messages: 58
Age: 62
Date d'inscription: 25/02/2010
Re: La femme modèle (1)
Ainsi donc j’ai été une sorte de rongeur avant d’être femme…belette aussi, hippopotame par endroits…racine et branche également ( mais ça je m’en souviens bien) !
Gênée à l'exhib, mais bien curieuse du résultat quand même, coquine!
je relève le "yoga" qui montre bien qu'il ne s'agit pas pour le modèle de prendre plaisir à la chose, ce qui peut être le cas pour d'autres formes d'exhib (acteurs, manequins...)
Un tas de finesses, l'attitude des types, tout cela bien ressenti . En attendant, bienvenue au club!

outretemps- Nombre de messages: 637
Age: 65
Date d'inscription: 19/01/2008
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