En captivité

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Message  YvY le Mar 16 Mar 2010 - 19:58

“Le MAL est par­tout, il est omni­pré­sent dans vos vies. J’y aspire : nous autre, par­ti­sans de la fraude, y con­tri­buons à votre égard. Trem­blez, sots! nous som­mes l’enfer a vos trous­ses, la fri­pouille que l’homme réprouve. Je suis le truand, le ban­dit, l’assas­sin! je suis né pour nuire à vos vies, a vos exis­ten­ces médio­cre­ment vécues, insi­gni­fian­tes : c’est pour cette rai­son, je crois, que l’on me nomme encore la “cra­pule” . Pour ces indi­gna­tions à mon encon­tre, je vous con­damne. On me repro­che d’être un escroc ? J’en serais pres­que impor­tuné, mais imper­tur­ba­ble. On m’accuse d’être le plus fou de tout les hom­mes ? L’erreur est fatale, car j’en suis le plus sage parmi tous…Inu­tile qu’on s‘ingé­niât à dire que j’excel­lasse dans la pré­va­ri­ca­tion : je m’y éloi­gne a tel point que je res­pire la liberté; je la fais pour la jus­tice ! C’est l’homme -vous- le pré­va­ri­ca­teur de la jus­tice : je l’exè­cre, le cons­pue, et le hait ! Vos vies n’ont pas de valeur, elles sont un désert entier d’égoïsme et de vanité ! Je l’exter­mine, et la tue puisqu’on ne peut la cor­ri­ger en rai­son­nant : c’est là sa vague uti­lité…”

A ce dis­cours sédi­tieux, la foule s’agita, désor­mais tor­turé par la pers­pec­tive que, quel­ques ins­tants plus tard, elle mour­rait : il s’agis­sait d’une prise d’otage. L’homme qui se tenait au fond de la salle, au bord de l’estrade, diva­guait. Il péné­tra ses mains dans les poches gémis­san­tes de sa veste, y sor­tit une forme noire et indis­tincte, révé­lant ainsi qu’il était armé. Éton­née d’abord, la foule tres­saillit. Il chan­tait main­te­nant le deuil de cha­cun, l’air ins­piré, comme si ce jour s’apprê­tait a deve­nir le lin­ceul de tous, ici… puis sem­bla déri­ver dans la folie.

Ayant germé dans l’esprit de Paul, près de la col­lone, à deux pas deux la sor­tie, l’idée de fuir était ingé­nieuse . Il choi­sit de s’y résou­dre .

Il eut a peine atteint la poi­gnée de la porte qu’il s’y trouva pétri­fié dans son élan, une immo­bi­lité figée. Gla­cée. Ses yeux brillè­rent un ins­tant de fureur, s’étei­gni­rent éper­due à l’ébau­che de la mort.. Au moment où le cada­vre inerte de Paul tom­bait en s’éta­lant sur le sol, l’écho d’un glock 27 qu’on vient d’action­ner reten­tit trois fois, tan­dis que le plan­cher ainsi que le mur où la balle s’était figée après avoir tra­versé le crâne de Paul, étaient macu­lés par son sang.

O mon­tre! O le plus scé­lé­rat de tous les hom­mes!* Les cap­tifs en furent stu­pé­fiés. De la sur­prise de le voir une arme au poing, leur visage se trans­for­mè­rent en une expres­sion d’hor­reur, per­dant toute trace de vie.

Vétu de noir, il jubi­lait de satis­fac­tion. L’épou­vante s’infil­tra dans le coeur de tous ceux qui le regar­dè­rent, avec l’insen­si­bilté de devoir lui être impuis­sant…

——————————————————————

*la phrase est, je dois l’admet­tre et il faut le dire, énor­mé­ment ins­piré de Vol­taire (voir Zadig)

YvY

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Re: En captivité

Message  Modération le Mar 16 Mar 2010 - 21:16

< YvY, VOS ECRITS n'est pas une simple vitrine qui permet de poster ses textes et d'en attendre des commentaires.
Il est demandé à chacun, en fonction de ses disponibilités, de lire et commenter également les autres participants.
Merci de lire ou relire attentivement notre page d'accueil..
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Message  midnightrambler le Mar 16 Mar 2010 - 23:42

Bonsoir Yvy,

Rien de bien original, votre histoire ressemble à une fusillade dans un collège ... ou dans une bibliothèque universitaire ...
C'est confus, le vocabulaire n'est pas encore totalement maîtrisé, la concordance des temps n'est pas bien appliquée et il y a énormément de fautes d'orthographe !

Quelques remarques :

- nous autres ...
- l'enfer à vos trousses ...
- à vos existences ...
- de tous les hommes ...
- Inutile qu'on s'ingénie à dire que j'excelle ... (le temps général est le présent, le subjonctif présent suffit donc ...)
- je m'en éloigne ...
- désormais torturée ...
- une prise d'otages ...
- il plongea ses mains ... (on pénètre soi-même, mais on ne pénètre pas quelque chose ...)
- en sortit ...
- près de la colonne ...
- à deux pas de la sortie ...
- s'éteignirent éperdus ...
- Glock 27 ...
- O monstre ...
- leurs visages se transformèrent ...
- Vêtu de noir ...

Amicalement,
Midnightrambler

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Re: En captivité

Message  socque le Mer 17 Mar 2010 - 0:04

Assez confus, je trouve, surtout pour un texte d'action.

Mes remarques :
« nous autres, partisans de la fraude »
« nous sommes l’enfer à vos trousses »
« je suis né pour nuire à vos vies, à vos existences »
« le plus fous de tout les hommes »
« Inutile qu’on s‘ingéniât à dire que j’excellasse dans la prévarication : je m’y éloigne à tel point que je respire la liberté; je la (il fait la liberté, le gars ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Ou bien il fait la prévarication ? Dans ce cas, je pense que le verbe commettre conviendrait mieux)[/i] fais » : les imparfaits du subjonctif sont bien conjugués, mais, intervenant dans un texte au présent, ils violent la concordance des temps
« Je l’extermine, et la tue puisqu’on ne peut la corriger en raisonnant : c’est là sa vague utilité » : si ce sont les vies qui n’ont pas de valeur que le type extermine et tue (redondant, d’ailleurs, soit dit en passant), il importe d’accorder les pronoms au pluriel ; si c’est la prévarication qu’il extermine, etc., je trouve le texte de plus en plus confus
« la foule s’agita, désormais torturé[b]e
par la perspective »
« il s’agissait d’une prise d’otages (y en a plusieurs, des otages) »
« Il pénétra ses mains dans les poches gémissantes de sa veste, » : « pénétrer ses mains dans ses poches » me paraît une expression très maladroites ; et puis, des poches gémissantes, j’ai vraiment du mal
« sortit une forme noire et indistincte, révélant ainsi qu’il était armé. Étonnée d’abord, la foule tressaillit » : c’est surprenant que le type révèle seulement maintenant qu’il est armé ; comment se fait-il que les gens aient pris conscience de la prise d’otages plus tôt, avant qu’on leur montre une arme ?
« comme si ce jour s’apprêtait à devenir le linceul de tous »
« près de la collonne »
« Il eut à peine atteint (je pense qu’un plus-que-parfait serait préférable comme temps à ce passé antérieur) la poignée »
« Ses yeux brillèrent un instant de fureur, s’éteignirent éperdus à l’ébauche de la mort (expression bizarre ; avez-vous voulu parler de « l’approche de la mort » ?) »
« O monstre ! » : parce que je ne vois pas pourquoi on choisirait ce moment dramatique pour honnir les horlogers
« leurs visages se transformèrent »
« L’épouvante s’infiltra dans le cœur de tous ceux qui le regardèrent, avec l’insensibilté de devoir lui être impuissant » : je ne vois pas du tout ce que veut dire la deuxième partie de la phrase

socque

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