Fourmillement
Page 1 sur 1 • Partager •
Fourmillement
Le fourmillement naît au creux de l'estomac ou juste derrière l'oeil ou encore au bout des doigts. Pourtant le cerveau reste de glace ou de marbre, comme déconnecté, neutralisé, disjoncté. La seule image qui lui parvienne est cette pente lisse, douce, aux couleurs pastel, attirante par son silence et son immobilité relative. Deux grands murs l'encadrent sans une prise pour le retour. Mais pourquoi penser au retour ? alors que le premier geste de l'aller n'est même pas encore esquissé.
La main, indépendante, trace la première ligne, tisse le premier fil où poser le pied. Si d'autres viennent l'y rejoindre, les vibrations émises résonneront comme cette musique lointaine, presque oubliée, pourtant indispensable au réveil. Cette musique qui a le pouvoir d'inverser les courbes, de modifier la couleur du temps, de faire naître le jour au coeur de la nuit, d'inviter les rivières à remonter à leurs sources pour désaltérer encore le lecteur de pages blanches, celui qui invente les mots avant qu'ils ne soient écrits.
La pente devient escalier, celui qui monte jusqu'au grain de sable échappé de la plage et qui s'est envolé pour trouver sa réalité, loin des rouages qui le rejetaient, loin du sablier rêvant de stopper sa course.
Demain peut-être, la main tracera des mots.
La main, indépendante, trace la première ligne, tisse le premier fil où poser le pied. Si d'autres viennent l'y rejoindre, les vibrations émises résonneront comme cette musique lointaine, presque oubliée, pourtant indispensable au réveil. Cette musique qui a le pouvoir d'inverser les courbes, de modifier la couleur du temps, de faire naître le jour au coeur de la nuit, d'inviter les rivières à remonter à leurs sources pour désaltérer encore le lecteur de pages blanches, celui qui invente les mots avant qu'ils ne soient écrits.
La pente devient escalier, celui qui monte jusqu'au grain de sable échappé de la plage et qui s'est envolé pour trouver sa réalité, loin des rouages qui le rejetaient, loin du sablier rêvant de stopper sa course.
Demain peut-être, la main tracera des mots.

éclaircie- Nombre de messages: 1641
Age: 56
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: Fourmillement
J'aurais voulu "justifier" la mise en page, je n'ai pas trouvé le moyen de le faire.

éclaircie- Nombre de messages: 1641
Age: 56
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: Fourmillement
J'ai tendance à l'allergie pour ce type de sujet (inspiration, mise en abyme de l'acte d'écriture, etc.), en outre ici j'en trouve le traitement assez maniéré, des mots alignés gratuitement pour faire genre. Par exemple, "La pente devient escalier, celui qui monte jusqu'au grain de sable échappé de la plage et qui s'est envolé pour trouver sa réalité, loin des rouages qui le rejetaient, loin du sablier rêvant de stopper sa course.", je vois l'idée, je crois, mais quelle manière prétentieuse de le dire, à mon avis !
Sinon, pour justifier son texte, il faut utiliser les balises [ justify ] et [ /justify ] (sans les espaces après les crochets d'ouverture et avant ceux de fermeture).
Mes remarques :
« juste derrière l'œil »
« faire naître le jour au cœur de la nuit »
« désaltérer encore le lecteur de pages blanches, celui qui invente les mots avant qu'ils ne soient écrits.
La pente devient escalier, celui qui monte jusqu'au grain de sable échappé de la plage et qui s'est envolé pour trouver sa réalité, loin des rouages qui le rejetaient, loin du sablier rêvant de stopper sa course » : la similarité de construction dans ces deux phrases consécutives me paraît lourde, ainsi que l’ensemble de la deuxième phrase
Sinon, pour justifier son texte, il faut utiliser les balises [ justify ] et [ /justify ] (sans les espaces après les crochets d'ouverture et avant ceux de fermeture).
Mes remarques :
« juste derrière l'œil »
« faire naître le jour au cœur de la nuit »
« désaltérer encore le lecteur de pages blanches, celui qui invente les mots avant qu'ils ne soient écrits.
La pente devient escalier, celui qui monte jusqu'au grain de sable échappé de la plage et qui s'est envolé pour trouver sa réalité, loin des rouages qui le rejetaient, loin du sablier rêvant de stopper sa course » : la similarité de construction dans ces deux phrases consécutives me paraît lourde, ainsi que l’ensemble de la deuxième phrase

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Fourmillement
Parce que je " connais " la simplicité d'Eclaircie je ne troupe pas cette écriture " maniérée " encore moins " prétentieuse " je dirais poursuis ta route comme tu la sens, et toi seule conserve un bon odorat. ;-)

Ba- Nombre de messages: 3025
Age: 59
Localisation: Tout dépend du vent, c'est dire...
Date d'inscription: 08/02/2009
Re: Fourmillement
Parce que je me retrouve pleinement dans le premier paragraphe, j'ai aimé. Et dans le même ordre d'idées, la dernière phrase aussi.
Entre les deux, j'ai trouvé que c'était un peu confus, joli mais empreint d'une certaine lourdeur, poétique presque comme un exercice...
En tout cas, ça m'a donné envie de découvrir d'autres textes de toi.
Entre les deux, j'ai trouvé que c'était un peu confus, joli mais empreint d'une certaine lourdeur, poétique presque comme un exercice...
En tout cas, ça m'a donné envie de découvrir d'autres textes de toi.

Easter(Island)- Nombre de messages: 12094
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Fourmillement
Pour moi c'est plutôt de la prose poétique , et ça me va ; non que je dénie à ton texte le statut de poème, mais ici, la poésie ,à mon sens, réside dans l'idée .
Je trouve également que le début (qui m'a évoqué "extraits du corps" de Bernard Noël) est plus dense que la fin.
Je garde tout, pour la première strophe!
Je trouve également que le début (qui m'a évoqué "extraits du corps" de Bernard Noël) est plus dense que la fin.
Je garde tout, pour la première strophe!

Polixène- Nombre de messages: 1147
Age: 49
Localisation: dans un pli du temps
Date d'inscription: 23/02/2010

Re: Fourmillement
Je ne sais pas si c'est vraiment ça, l'acte d'écrire. D'ailleurs, je ne sais pas s'il répond à un commandement universel. Il n'empêche que ce que tu dis de ton fourmillement mérite attention, et tu lui sembles si attentive!
Il me semble quand même qu'il y a quelque chose de comment dire...plus impératif? non.
Il me semble quand même qu'il y a quelque chose de comment dire...plus impératif? non.

Roz-gingembre- Nombre de messages: 1094
Age: 49
Date d'inscription: 14/11/2008
Re: Fourmillement
Nouvelle version, sera-t-elle plus convaincante.
Fourmillement
Un fourmillement naît au creux de l'estomac
Juste derrière l'œil ou encore au bout des doigts
Pourtant le cerveau reste de glace ou de marbre
Comme déconnecté, neutralisé, disjoncté
La seule image qui lui parvienne est cette pente lisse
Douce, aux couleurs pastel
Attirante par son silence et son immobilité relative.
Deux grands murs l'encadrent sans une prise pour le retour
Mais pourquoi penser au retour ?
Le premier geste pour l'aller n'est même pas encore esquissé.
Un fil se tend où poser le pied.
Si d'autres viennent le rejoindre
Les vibrations émises résonneront comme cette musique lointaine Presque oubliée
Pourtant indispensable au réveil.
Cette musique qui a le pouvoir d'inverser les courbes
De modifier la couleur du temps
De faire naître le jour au cœur de la nuit
D'inviter les rivières à leurs sources
Pour désaltérer encore le lecteur de pages blanches
Qui invente les mots avant qu'ils ne soient écrits.
La pente devient escalier
Il monte jusqu'au grain de sable échappé de la plage
Qui s'est envolé pour trouver sa réalité
Loin des rouages qui le rejetaient
Loin du sablier rêvant de stopper la course.
Demain peut-être, la main tracera des mots.
Fourmillement
Un fourmillement naît au creux de l'estomac
Juste derrière l'œil ou encore au bout des doigts
Pourtant le cerveau reste de glace ou de marbre
Comme déconnecté, neutralisé, disjoncté
La seule image qui lui parvienne est cette pente lisse
Douce, aux couleurs pastel
Attirante par son silence et son immobilité relative.
Deux grands murs l'encadrent sans une prise pour le retour
Mais pourquoi penser au retour ?
Le premier geste pour l'aller n'est même pas encore esquissé.
Un fil se tend où poser le pied.
Si d'autres viennent le rejoindre
Les vibrations émises résonneront comme cette musique lointaine Presque oubliée
Pourtant indispensable au réveil.
Cette musique qui a le pouvoir d'inverser les courbes
De modifier la couleur du temps
De faire naître le jour au cœur de la nuit
D'inviter les rivières à leurs sources
Pour désaltérer encore le lecteur de pages blanches
Qui invente les mots avant qu'ils ne soient écrits.
La pente devient escalier
Il monte jusqu'au grain de sable échappé de la plage
Qui s'est envolé pour trouver sa réalité
Loin des rouages qui le rejetaient
Loin du sablier rêvant de stopper la course.
Demain peut-être, la main tracera des mots.

éclaircie- Nombre de messages: 1641
Age: 56
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: Fourmillement
Il y a de très belles images dans ce texte, des émotions qu'on pourrait presque effleurer du bout des doigts et pourtant, quelque chose ne fonctionne pas tout à fait en ce qui me concerne. Je me suis demandée si ça venait de la présence de nombreux adjectifs et détails, des phrases qui s'étirent de manière un peu répétitive mais je ne suis pas persuadée qu'il s'agisse de cela. Peut-être l'ensemble manque-t-il d'une certaine suavité dans sa fluidité, quelque chose qui feraient que les mots s'écoulent tranquillement, doucement, à l'image du propos du texte. Il suffirait à mon avis de peu pour que ça fonctionne bien.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Re: Fourmillement
C'est fou comme la mise en page d'un texte a de l'importance.
Sur ta 2éme proposition tout "s'éclaircie" (si j'ose dire !)
Mais il manque (en tout cas pour moi) le rythme,
la musique des mots.
A +
Sur ta 2éme proposition tout "s'éclaircie" (si j'ose dire !)
Mais il manque (en tout cas pour moi) le rythme,
la musique des mots.
A +

Mélusine- Nombre de messages: 171
Age: 51
Localisation: sous l'ondée
Date d'inscription: 13/03/2009
Re: Fourmillement
Il me semble que ton texte soit plutôt une prose poétique. Je préfère la première mise en page.
Cela manque de musicalité, de rythme, il me semble, pour être vraiment une poésie (à mon sens en tout cas).
Sinon pour ne parler que du fond, j'aime beaucoup les images que tu déploies. Cela ne me paraît pas prétentieux comme style d'écriture ; je trouve au contraire cela plutôt efficace pour désigner l'inspiration artistique...
Cela manque de musicalité, de rythme, il me semble, pour être vraiment une poésie (à mon sens en tout cas).
Sinon pour ne parler que du fond, j'aime beaucoup les images que tu déploies. Cela ne me paraît pas prétentieux comme style d'écriture ; je trouve au contraire cela plutôt efficace pour désigner l'inspiration artistique...
Poesita-Aestuat- Nombre de messages: 72
Age: 17
Date d'inscription: 14/11/2009
Sujets similaires» Nouveau leceur Blu-Ray : Gros fourmillement
» Fourmillement
» Poètes de France
» [Q] Incredible S et SFR, ça donne quoi niveau réseau?
» [Blu-ray] Star Wars
» Fourmillement
» Poètes de France
» [Q] Incredible S et SFR, ça donne quoi niveau réseau?
» [Blu-ray] Star Wars
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Accueil
Conversations
Prose
Poésie
Catalogue
FAQ
Rechercher
S'enregistrer
Groupes
Connexion


