Gna gna gna
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Gna gna gna
M. Jacar était gros. Non pas vraiment gros, enfin ce n’était pas qu’une question d’embonpoint. Je dirais plutôt qu’il était flasque. Ça débordait de partout : des oreilles, son cou coulait le long du col de sa chemise, la peau de son visage semblait s’étirer et former des sortes de bas-joues de hamster. Bref, il semblait plus soumis à la gravité que nous autres terriens. Il avait les mains moites, qu’il frottait régulièrement contre son pantalon de velours gris, laissant des traces humides et blanches certainement à cause de ses craies. Le crane dégarni comme un terrain de golf, la barbe mal rasée : courte parsemée de petites touffes me faisant penser à des moutons broutant tranquillement dans un pré. Son nez, parlons-en de son nez. Pâteux, comme le reste de son corps, sauf que lui semblait plus habité que sa boite crânienne. J’ai souvent cru au début que les grondements que nous entendions régulièrement étaient dus à des problèmes de plomberie internes au bâtiment. Ah l’innocence. Il était certes une chaudière à part entière. Nous nous sommes par ailleurs vite rendu compte que les dépenses en gaz étaient superflues lorsque nous avions la chance de l’avoir en cours, bien que ce système de chauffage ambulant soit aussi accompagné d’odeurs parfois gênantes.
À sa main droite, le bougre avait une alliance. Je me demande encore qui avait la chance d’être sa femme, et, curiosité étrange, mais humaine, comment ils pouvaient avoir une vie sexuelle. Il peut être très difficile pour l’homme de comprendre la femme, là, j’avoue être vraiment perdu.
Peut-être pourrait-on voir à travers sa laideur physique une quelconque beauté cachée. Pour ma part, je n'en vois aucune. D'une grande arrogance, son égo immense semblait cacher à ses propres yeux l'horreur de sa personne. Il m'a toujours semblé que sa vocation était de devenir Dieu, puisque le peu de pouvoir que lui conférait sa fonction de professeur de Physique le faisait jouir et dans son avidité, il ne pouvait s'en contenter.
Ah, mais le temps s’emmerdait et trainait mollement des pieds. Je le suivais du regard sans trop comprendre la raison de ma présence en ce lieu. Ma tête tombait et pendant ce temps, sa bouche rejetait un flot perpétuel de postillons. Mon cerveau embrumé imagina soudain les élèves du premier rang en parkas et sous des parapluies. Je souris bêtement. Ça ne manqua pas à M. Jacar qui s'approcha de moi, un affreux rictus déformant son visage bouffi. Je fermais les yeux, et la seconde d’après, son ventre était devant moi. Je ne l’avais pas senti venir. Etrange.
« Peut-être pourrais-tu répondre à ma question ? me demanda-t-il d’un ton impérieux. »
Mes yeux se tournèrent vers lui. Tout était flou et les couleurs se mêlaient gracieusement, j’avais la très agréable sensation de quitter mon corps.
« Gna gna gna ! » lui jetèrent au visage mes cordes vocales, sur l’air du final d’un morceau de Jean Sébastien Bach.
« gna gna gna » pour les victimes d'injustices, « gna gna gna » pour ma voisine dont le chat vient de mourir, « gna gna gna » pour tous ceux qui souffrent.
Le gros me regardait d’un air incrédule. J'aurais pu avoir envie de pleurer, mais j'explosai de rire devant le spectacle de ma voisine d'en face qui était passée au stade de cocotte minute et sous la pression riait en haussant les épaules périodiquement de haut en bas.
Le professeur, me mit immédiatement à la porte et quelques secondes plus tard, je fus rejoint par la fille en rouge qui n'ayant pu cesser son fou rire se retrouvait maintenant écroulée par terre.
Lorsqu'elle reprit sa respiration, elle me regarda et me glissa un « je deviens folle » qui ressemblait plus à un « me deviens molle » et repartit dans une série de bruits aigus saccadés
Le rire, la stupidité, ce flot de « ha » derrière lesquels peut se cacher un océan de frustrations. Moquerie joyeuse, des fossettes qui se creusent, le souffle qui sort haché par les spasmes discontinus de nos poumons. Ces mêmes spasmes que l’on peut avoir les longues soirées de solitudes lorsque, touché par nos amours perdues, on se retrouve en tête-à-tête avec nos pensées les plus délicates. Quel doux moyen, quelle voie grandiose que celle du rire pour échapper à l’oppression, en la rejetant au nez même des oppressants et des obligations. Une simple libération : l’euphorie. L’oubli des contraintes, le regard des autres, bien que braqué sur nous, peut nous traverser, mais pas nous toucher. Certains appellent ça « j'm'en-foutisme. » C’est laid.
Aussi, bien que ne la connaissant que très peu, je tombais immédiatement amoureux de cette fille aux allures tomate.
Sans compter que son joli visage ne laissait pas indifférent mon entre-jambes, pour qui ma raison dut œuvrer avec force afin de le maintenir couché.
Une fois finie sa crise, elle s’essuya les yeux et me dit « Ah, j’ai bien ri. » Puis, comme quelqu’un de repu, elle s’assit à même le sol. Il aurait manqué le rot.
Rouge comme ses vêtements, elle était essoufflée. Elle laissa aller sa tête contre le mur au papier peint déchiré, symbole de la décrépitude de notre établissement. Me vint alors une idée étrange. Il fallait que je parte. Alors, sans réfléchir, je la pris par le bras et commençai à l’emmener à travers le couloir. Elle poussa un petit cri, mais ne résista pas, ne protesta même pas. À sa place, j’aurais eu peur d’avoir à faire à un fou. J’en déduisis qu’elle était folle.
Après l’avoir trainé sur quelques mètres, elle daigna enfin se lever, m’ôtant un poids ma foi plutôt lourd. « Les forces de frottements » aurait dit l’autre. Qu’importe. Sitôt levée qu’elle se mit à courir sur ses talons aiguilles qui faisaient « poc poc » sur le parquet décoloré.
« Bah tu te dépêches ? » m’hurla-t-elle.
J’aime pas me presser. Sauf pour une jolie fille. Aussi n’eut-elle pas le temps de finir sa phrase que j’étais déjà à sa droite. Je voulus l’embrasser et la déshabiller. Foutue raison.
À ce moment-là surgit l’inattendu. Quelque chose que personne de sensé n’aurait ne serait-ce qu’imaginé. Elle me dit :
« Regarde, fais comme moi, tu ne seras plus le même ! »
Elle se mit à marcher en regardant le plafond, la langue tirée tandis que suivaient les éternels « ploc ploc ». Un spectacle pour le moins déconcertant. Je fis ce qu’elle me disait. En effet, je n’étais plus le même. Ça pouvait paraître stupide, mais si tout le monde le faisait, ce serait normal.
Elle s’arrêta, et ce fut-elle qui m’embrassa. J’en avais plus envie, mais cela me plut.
Soudain je sombrai. Tout devint noir. Elle me volait ma vie. Les images n’étaient plus, je n’entendais plus rien, mon souffle était coupé et je fus de toutes parts parcouru d’un long frisson. Je sentais contre mon visage quelque chose de froid et dur, et une odeur familière emplit mes narines. Je levai la tête et découvris avec stupeur la silhouette ronde d’une bedaine humide. Choqué, apparition inattendue, le cauchemar surgissant au milieu du plus beau des rêves, je me retrouvais, le visage en sueur, au centre des regards de la classe que je pensais avoir quitté.
« Je ne dormais pas, marmonnai-je. »
Le boudin explosa de rire et aligna son visage avec le mien.
« On vous entendait ronfler comme une locomotive, me cracha-t-il, lui qui ronflait éveillé. »
C’est ainsi que pour la deuxième fois je sortis de cette salle, mais cette fois-ci c’était mon tour d’être rouge.
À sa main droite, le bougre avait une alliance. Je me demande encore qui avait la chance d’être sa femme, et, curiosité étrange, mais humaine, comment ils pouvaient avoir une vie sexuelle. Il peut être très difficile pour l’homme de comprendre la femme, là, j’avoue être vraiment perdu.
Peut-être pourrait-on voir à travers sa laideur physique une quelconque beauté cachée. Pour ma part, je n'en vois aucune. D'une grande arrogance, son égo immense semblait cacher à ses propres yeux l'horreur de sa personne. Il m'a toujours semblé que sa vocation était de devenir Dieu, puisque le peu de pouvoir que lui conférait sa fonction de professeur de Physique le faisait jouir et dans son avidité, il ne pouvait s'en contenter.
Ah, mais le temps s’emmerdait et trainait mollement des pieds. Je le suivais du regard sans trop comprendre la raison de ma présence en ce lieu. Ma tête tombait et pendant ce temps, sa bouche rejetait un flot perpétuel de postillons. Mon cerveau embrumé imagina soudain les élèves du premier rang en parkas et sous des parapluies. Je souris bêtement. Ça ne manqua pas à M. Jacar qui s'approcha de moi, un affreux rictus déformant son visage bouffi. Je fermais les yeux, et la seconde d’après, son ventre était devant moi. Je ne l’avais pas senti venir. Etrange.
« Peut-être pourrais-tu répondre à ma question ? me demanda-t-il d’un ton impérieux. »
Mes yeux se tournèrent vers lui. Tout était flou et les couleurs se mêlaient gracieusement, j’avais la très agréable sensation de quitter mon corps.
« Gna gna gna ! » lui jetèrent au visage mes cordes vocales, sur l’air du final d’un morceau de Jean Sébastien Bach.
« gna gna gna » pour les victimes d'injustices, « gna gna gna » pour ma voisine dont le chat vient de mourir, « gna gna gna » pour tous ceux qui souffrent.
Le gros me regardait d’un air incrédule. J'aurais pu avoir envie de pleurer, mais j'explosai de rire devant le spectacle de ma voisine d'en face qui était passée au stade de cocotte minute et sous la pression riait en haussant les épaules périodiquement de haut en bas.
Le professeur, me mit immédiatement à la porte et quelques secondes plus tard, je fus rejoint par la fille en rouge qui n'ayant pu cesser son fou rire se retrouvait maintenant écroulée par terre.
Lorsqu'elle reprit sa respiration, elle me regarda et me glissa un « je deviens folle » qui ressemblait plus à un « me deviens molle » et repartit dans une série de bruits aigus saccadés
Le rire, la stupidité, ce flot de « ha » derrière lesquels peut se cacher un océan de frustrations. Moquerie joyeuse, des fossettes qui se creusent, le souffle qui sort haché par les spasmes discontinus de nos poumons. Ces mêmes spasmes que l’on peut avoir les longues soirées de solitudes lorsque, touché par nos amours perdues, on se retrouve en tête-à-tête avec nos pensées les plus délicates. Quel doux moyen, quelle voie grandiose que celle du rire pour échapper à l’oppression, en la rejetant au nez même des oppressants et des obligations. Une simple libération : l’euphorie. L’oubli des contraintes, le regard des autres, bien que braqué sur nous, peut nous traverser, mais pas nous toucher. Certains appellent ça « j'm'en-foutisme. » C’est laid.
Aussi, bien que ne la connaissant que très peu, je tombais immédiatement amoureux de cette fille aux allures tomate.
Sans compter que son joli visage ne laissait pas indifférent mon entre-jambes, pour qui ma raison dut œuvrer avec force afin de le maintenir couché.
Une fois finie sa crise, elle s’essuya les yeux et me dit « Ah, j’ai bien ri. » Puis, comme quelqu’un de repu, elle s’assit à même le sol. Il aurait manqué le rot.
Rouge comme ses vêtements, elle était essoufflée. Elle laissa aller sa tête contre le mur au papier peint déchiré, symbole de la décrépitude de notre établissement. Me vint alors une idée étrange. Il fallait que je parte. Alors, sans réfléchir, je la pris par le bras et commençai à l’emmener à travers le couloir. Elle poussa un petit cri, mais ne résista pas, ne protesta même pas. À sa place, j’aurais eu peur d’avoir à faire à un fou. J’en déduisis qu’elle était folle.
Après l’avoir trainé sur quelques mètres, elle daigna enfin se lever, m’ôtant un poids ma foi plutôt lourd. « Les forces de frottements » aurait dit l’autre. Qu’importe. Sitôt levée qu’elle se mit à courir sur ses talons aiguilles qui faisaient « poc poc » sur le parquet décoloré.
« Bah tu te dépêches ? » m’hurla-t-elle.
J’aime pas me presser. Sauf pour une jolie fille. Aussi n’eut-elle pas le temps de finir sa phrase que j’étais déjà à sa droite. Je voulus l’embrasser et la déshabiller. Foutue raison.
À ce moment-là surgit l’inattendu. Quelque chose que personne de sensé n’aurait ne serait-ce qu’imaginé. Elle me dit :
« Regarde, fais comme moi, tu ne seras plus le même ! »
Elle se mit à marcher en regardant le plafond, la langue tirée tandis que suivaient les éternels « ploc ploc ». Un spectacle pour le moins déconcertant. Je fis ce qu’elle me disait. En effet, je n’étais plus le même. Ça pouvait paraître stupide, mais si tout le monde le faisait, ce serait normal.
Elle s’arrêta, et ce fut-elle qui m’embrassa. J’en avais plus envie, mais cela me plut.
Soudain je sombrai. Tout devint noir. Elle me volait ma vie. Les images n’étaient plus, je n’entendais plus rien, mon souffle était coupé et je fus de toutes parts parcouru d’un long frisson. Je sentais contre mon visage quelque chose de froid et dur, et une odeur familière emplit mes narines. Je levai la tête et découvris avec stupeur la silhouette ronde d’une bedaine humide. Choqué, apparition inattendue, le cauchemar surgissant au milieu du plus beau des rêves, je me retrouvais, le visage en sueur, au centre des regards de la classe que je pensais avoir quitté.
« Je ne dormais pas, marmonnai-je. »
Le boudin explosa de rire et aligna son visage avec le mien.
« On vous entendait ronfler comme une locomotive, me cracha-t-il, lui qui ronflait éveillé. »
C’est ainsi que pour la deuxième fois je sortis de cette salle, mais cette fois-ci c’était mon tour d’être rouge.
jaon doe- Nombre de messages: 235
Age: 101
Localisation: Pseudonyme de publication commun, à la disposition de tous ceux qui veulent. Pour obtenir son mot de passe, vous pouvez envoyer un mail à Procuste à partir de son profil.
Date d'inscription: 05/02/2010
Re: Gna gna gna
Pour une fois, le coup "oh, tiens, c'était un rêve" ne m'a pas paru artificiel, mais bien amené. Un texte agréable, j'ai trouvé, mais le sujet ne m'intéressait pas plus que ça.
Mes remarques :
« Le crâne dégarni »
« sa boîte crânienne »
« son ego (mot latin, pas d’accent) immense »
« le temps s’emmerdait et traînait mollement des pieds »
« au stade de cocotte-minute »
« Le professeur, (pourquoi une virgule ici ?) me mit immédiatement à la porte et quelques secondes plus tard, je fus rejoint par la fille en rouge qui n'ayant pu cesser son fou-rire »
« les longues soirées de solitudes » : « solitude », plutôt, je pense
« bien que ne la connaissant que très peu, je tombais immédiatement amoureux » : je pense qu’un passé simple « tombai » serait préférable, pour l’immédiateté de la chose
« j’aurais eu peur d’avoir affaire à un fou »
« Après l’avoir traînée (la fille) sur quelques mètres »
« me (le « h » de « hurler » est aspiré)hurla-t-elle »
« ce fut elle (et non « fut-elle ») qui m’embrassa »
« au centre des regards de la classe que je pensais avoir quittée (la classe) »
Mes remarques :
« Le crâne dégarni »
« sa boîte crânienne »
« son ego (mot latin, pas d’accent) immense »
« le temps s’emmerdait et traînait mollement des pieds »
« au stade de cocotte-minute »
« Le professeur, (pourquoi une virgule ici ?) me mit immédiatement à la porte et quelques secondes plus tard, je fus rejoint par la fille en rouge qui n'ayant pu cesser son fou-rire »
« les longues soirées de solitudes » : « solitude », plutôt, je pense
« bien que ne la connaissant que très peu, je tombais immédiatement amoureux » : je pense qu’un passé simple « tombai » serait préférable, pour l’immédiateté de la chose
« j’aurais eu peur d’avoir affaire à un fou »
« Après l’avoir traînée (la fille) sur quelques mètres »
« me (le « h » de « hurler » est aspiré)hurla-t-elle »
« ce fut elle (et non « fut-elle ») qui m’embrassa »
« au centre des regards de la classe que je pensais avoir quittée (la classe) »

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Gna gna gna
Le personnage du prof, un peu beaucoup caricatural, quoi. Forcément (mon physique), j'aime pas trop qu'on se moque des gros.

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: Gna gna gna
J'ai bien aimé. Un peu appuyé le portrait peu ragoûtant du prof, mais d'un autre côté, je me souviens avoir eu affaire au même personnage ou presque, prof de physique aussi.... Tu as su négocier le virage qui permet de revenir à la réalité, j'ai trouvé ça pas mal fait du tout, avec une certaien finesse, la dérision et la pointe d'humour qu'il fallait : « On vous entendait ronfler comme une locomotive, me cracha-t-il, lui qui ronflait éveillé. »

Easter(Island)- Nombre de messages: 12094
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Gna gna gna
Fastidieux - ok c'est pas franchement un commentaire mais vu que j'ai fais un effort tout du long, je me permets de dire, d'autant qu'il y a moyen de ramener des paragraphes à la dimension d'une phrase sans rien perdre du sens.
Yali- Nombre de messages: 7685
Age: 47
Date d'inscription: 12/12/2005

Re: Gna gna gna
Bref, il semblait plus soumis à la gravité que nous autres terriens.
Ce monsieur Jacar est donc un extra-terrestre ?
Lol
Je ne sais... trop de détails noie le détail. La description du prof, par exemple, pourrait être plus... concise ? sans rien perdre du caricatural. Et je crois aussi qu'il aurait été possible de laisser au lecteur plus de liberté.
Des maladresses dans certaines formulations aussi.
Ici, par exemple :
Il m'a toujours semblé que sa vocation était de devenir Dieu, puisque le peu de pouvoir que lui conférait sa fonction de professeur de Physique le faisait jouir et dans son avidité, il ne pouvait s'en contenter.
En inversant les phrases :
1) il ne pouvait se contenter du pouvoir que lui conférait sa fonction de professeur -
2) sa vocation semblait de devenir Dieu
ce désir de devenir Dieu prendrait davantage de relief.

Reginelle- Nombre de messages: 1763
Age: 61
Localisation: à l'ombre d'un cerisier
Date d'inscription: 07/03/2008
Re: Gna gna gna
Des maladresses et des lourdeurs qui gênent la fluidité de la lecture…
Dommage car l’histoire aurait pu être drôle , notamment avec le moment bien vu du réveil .
Ce que j’ai relevé :
« Ça ne manqua pas à M. Jacar qui s'approcha de moi, »
Cela n’échappa pas à …plutôt
« je fus rejoint par la fille en rouge qui n'ayant pu cesser son fou rire se retrouvait maintenant écroulée par terre. »
Une formulation pas très heureuse je trouve
« Ces mêmes spasmes que l’on peut avoir les longues soirées de solitudes lorsque, touché par nos amours perdues, on se retrouve en tête-à-tête avec nos pensées les plus délicates. »
Là je n’ai pas vraiment compris le sens vu le contexte.
« Sans compter que son joli visage ne laissait pas indifférent mon entre-jambes, pour qui ma raison dut œuvrer avec force afin de le maintenir couché. »
Super lourd comme tournure
« Après l’avoir trainé sur quelques mètres, elle daigna enfin se lever, m’ôtant un poids ma foi plutôt lourd. »
Après que je l’aie trainée sur plusieurs mètres , je suppose , car sinon on se demande bien ce qu’elle a trainé
« J’en avais plus envie, mais cela me plut. »
On ne sait si tu veux dire : j’ en avais encore plus envie ou je n’en n’avais plus envie
« L’oubli des contraintes, le regard des autres, bien que braqué sur nous, peut nous traverser, mais pas nous toucher. »
L’accord sujet verbe ne me semble pas respecté
« Quelque chose que personne de sensé n’aurait ne serait-ce qu’imaginé »
Construction alambiquée qui arrête le lecteur
Dommage car l’histoire aurait pu être drôle , notamment avec le moment bien vu du réveil .
Ce que j’ai relevé :
« Ça ne manqua pas à M. Jacar qui s'approcha de moi, »
Cela n’échappa pas à …plutôt
« je fus rejoint par la fille en rouge qui n'ayant pu cesser son fou rire se retrouvait maintenant écroulée par terre. »
Une formulation pas très heureuse je trouve
« Ces mêmes spasmes que l’on peut avoir les longues soirées de solitudes lorsque, touché par nos amours perdues, on se retrouve en tête-à-tête avec nos pensées les plus délicates. »
Là je n’ai pas vraiment compris le sens vu le contexte.
« Sans compter que son joli visage ne laissait pas indifférent mon entre-jambes, pour qui ma raison dut œuvrer avec force afin de le maintenir couché. »
Super lourd comme tournure
« Après l’avoir trainé sur quelques mètres, elle daigna enfin se lever, m’ôtant un poids ma foi plutôt lourd. »
Après que je l’aie trainée sur plusieurs mètres , je suppose , car sinon on se demande bien ce qu’elle a trainé
« J’en avais plus envie, mais cela me plut. »
On ne sait si tu veux dire : j’ en avais encore plus envie ou je n’en n’avais plus envie
« L’oubli des contraintes, le regard des autres, bien que braqué sur nous, peut nous traverser, mais pas nous toucher. »
L’accord sujet verbe ne me semble pas respecté
« Quelque chose que personne de sensé n’aurait ne serait-ce qu’imaginé »
Construction alambiquée qui arrête le lecteur

Rebecca- Nombre de messages: 8057
Age: 53
Date d'inscription: 30/08/2009
Re: Gna gna gna
Beau boulot des commentateurs.
Texte qui manque de légèreté à mon gout, lecture pas forcément aisée. Penser apporter un peu d'air dans les suivants parce que l'histoire aurait vraiment pu être sympa à traiter!
Texte qui manque de légèreté à mon gout, lecture pas forcément aisée. Penser apporter un peu d'air dans les suivants parce que l'histoire aurait vraiment pu être sympa à traiter!

Roz-gingembre- Nombre de messages: 1094
Age: 49
Date d'inscription: 14/11/2008
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