L’homme qui regardait passer les voitures (épisode 7)
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L’homme qui regardait passer les voitures (épisode 7)
Episode 6
Résumé des épisodes précédents :
Monsieur Robert, Malik, Zora, Noé et Rotko sont retranchés en pleine canicule dans la cour d’une ancienne entreprise d’ébénisterie du Faubourg Saint-Antoine. Ils attendent le retour de l’automne et la reprise de la vie. Mais on sonne et trois filles en cuir surgissent en les menaçant avec des revolvers.
Rotko était comme à son habitude vêtu d’un sweat shirt gris sale à capuche. Il ressemblait à une massive statue avec son terrible gourdin dans les mains. Quelque chose comme un orque noir de la race des Uruk-Haï.
Il avait immédiatement retrouvé ces réflexes que ceux qui n’ont pas connu la violence aveugle ne peuvent pas comprendre.
Immobile, il examinait la situation comme un contrôleur aérien chargé de régler le ballet incessant des avions remplis de femmes enceintes, de mioches dissipés et insolents, de gros vieux garçons et vieilles filles en shorts, tous en route pour défigurer le Club Med qui défigure la place Djemaa el Fna à Marrakech (ou ailleurs). Il ne s’agissait pas de faire une erreur : l'atterrissage devait se passer sans anicroche. Tout le monde devait en sortir indemne et si possible, sans s’être rendu compte du danger.
Mentalement il fit le point des positions respectives des pions de la partie d’échec qu’il était en train de jouer. Zora et Robert étaient dans la maison. Il en était sûr car il entendait en sourdine le mambo de Cachao (Descarga Sessions) que Zora écoutait en boucle depuis qu’elle avait pris le disque par erreur (il était avec les CD de rap) à la Médiathèque François Villon. Il n’avait pas vu Noé depuis un moment et supposait qu’il était , soit avec les autres, soit parti se balader et faire des photos.
Malik se tenait tranquille et de ce côté là tout allait bien. Il sentait chez le nubien cette placidité pleine bon sens issue de la culture musulmane : ce qui doit arriver arrive. Il ne semblait même pas avoir peur. Il restait debout, les bras le long du corps, les paumes des mains roses bien visibles sur le fond bleu de sa djellaba en cotonnade. Il regardait quelques part un peu au dessus de la gueule du canon, et un peu en dessous des yeux de la méchante. C’était l’attitude parfaite. Rotko pouvait compter sur Malik : il ne ferait pas de connerie.
Restait à voir ce que valaient ces trois filles. En fait deux plus une.
En effet, il y en avait deux qui s’étaient déguisées pareil : jeans Levis 501 vintage, Converses montantes bleues (comme des Palladiums de mai 68) et blouson de cuir ; un perfecto noir pour la plus âgée et un Fly Jacket type G-1 de la U.S. Army marron clair pour la plus jeune. Ce détail induisait de façon flagrante que, pour la cadette en tous cas, on avait affaire à une petite bourgeoise qui n’hésitait pas à mettre du fric dans ses fringues ; ou qui savait chiner chez les fripiers avec discernement ; ce qui au fond revient un peu au même. Le temps c’est de l’argent.
La troisième ne semblait vraiment pas en forme. Au point que les deux autres étaient obligées de la soutenir. Elle apparu à Rotko comme une image pieuse, un Christ martyr de Raffaello Santi en contre-jour ; il se souvenait de ses cours d’histoire de l’art. Les bras en croix, soutenue de chaque côté par ses copines, elle avait poussé la ressemblance avec Jésus de Nazareth Roi des Juifs jusqu’à avoir une blessure sanguinolente au flanc droit. Mais la similitude s’arrêtait là.
C’était une brune à la peau mate, vêtue d’une robe d’indienne ornée de motifs provençaux. Ses pieds étaient chaussés de sandalettes de cuir fauve tressé, du type que l’on nomme “tropézienne”, avec un morceau de cuir qui blesse aux creux des gros orteils. Le genre qui oblige à prendre un taxi quand on veut aller au cinéma du coin ; mais c’est si joli l’été !
En attendant, elle semblait loin de ces considérations esthétiques et même si sa tête, qui pendait en avant , lui aurait permis de contempler ses souliers, il y avait fort à parier que sa conscience (en admettant qu’il lui en reste quelque chose ce dont il était difficile d’être sûr car elle avait les yeux fermés) était occupée pour le moment au vaste et préoccupant sujet de savoir comment rester en vie.
La plus dangereuse était donc la plus jeune des deux blousons. En effet elle tenait son revolver comme une véritable débutante. Sa collègue ayant pris l’initiative de maîtriser Malik elle était donc occupée. Mais celle-ci cherchait manifestement quelle devait être sa cible. C’était une jeune femme, la trentaine, aux cheveux châtain tombant sur le col de son cuir, avec un net style garçonne chic cependant. On se demandait vraiment ce qu’elle pouvait bien faire là et par quel invraisemblable concours de circonstances elle s’était retrouvée avec un flingue à la main. Elle regardait fixement le croate immobile, comme une proie regarde son prédateur. Ses lèvres articulaient des séquences de syllabes incompréhensibles, saccadées comme certains monologues dans les films de Woody Allen. Elle pensait peut-être à la bonne petite chèvre de Monsieur Seguin, et elle se répétait probablement qu’il fallait qu’elle tienne jusqu’à l’aube. Ça faisait long vu qu’il était à peine quatre heures de l' après midi. Non seulement son pistolet tremblait dans sa main, mais en plus elle croyait bon de le diriger épisodiquement un peu dans toutes les directions autour d’elle, comme pour tenir en respect une foule agressive prête à la lyncher. Pourtant l’endroit était désert. Rotko craignait qu’elle ne se crispe sur la gâchette à la moindre frayeur supplémentaire. Dans ce cas, le danger n’était évidemment pas si grand car le coup partirait n’importe où. Mais un accident est si vite arrivé !
Restait la femme qui venait de traiter Malik de connard : une bonne quarantaine, pas très grande. On pouvait facilement déterminer son sexe car elle possédait une énorme poitrine qui rendait probablement la fermeture du perfecto impossible. Sinon, elle avait manifestement tout fait pour le nier : cheveux courts poivre et sel, Ray Ban aviator (décidément), chevalière en argent, grosse montre de plongée, tatouage indéfinissable sortant du col vers l’épaule droite pour remonter jusqu’à l’oreille gauche en passant en travers du cou (un serpent, un dragon peut-être ?) et un piercing sur une arcade sourcilière avec une perle d’acier grosse comme une bille qui faisait mal rien qu’à le regarder. Elle portait un tee-shirt noir avec une inscription étrange, déformée mais lisiblement tendue sur sa gorge généreuse et profonde : “I hate Aldo”. Mis à part ces protubérances trop féminines, cette générosité déplacée de la nature, elle aurait presque pu plaire à Rotko tellement elle était proche d’un homme. Elle était trempée de sueur, essoufflée. Elle avait surtout l’air fatiguée. Mais sa main ne tremblait pas.
Le silence était tombé sur l’air vibrant de chaleur de la cour. Au loin, la sirène d’une voiture de pompier enfla puis diminua. Un lézard musardait sur le dallage aux pieds des trois intruses. Le temps s’était comme arrêté. Personne ne bougeait plus. Le téléphone sonna quelque part à l’intérieur, dans l’ombre. La fille déguisée en GI recommença à jeter des regards affolés autour d’elle. Il s’était passé plusieurs secondes depuis leur irruption (eh oui, le temps passe !) mais la situation semblait figée pour l’éternité.
On entendit à l’intérieur la voix de Zora qui prenait la communication sans qu’on puisse cependant distinguer ses paroles. Puis, d’un seul coup, elle apparu sur le petit balcon de courtoisie donnant sur la cour, embrassant d’un seul coup d’œil la scène que nous venons de vivre, sans toutefois rentrer autant dans les détails.
Ce que vit surtout sa nature altruiste, ce fût la fille blessée portée par les deux autres. Elle cria à Rotko et Malik : “…mais qu’est-ce que vous foutez ? Vous pouvez pas les aider ? Aller, bougez vous, il faut la monter ici à l’ombre”. Puis elle s’élança pour dévaler dans un tintamarre assourdissant le petit escalier de secours en ferraille rouillée que ses alvéoles en nid d’abeille transformait dès qu’on le touchait en orgue barbare digne du cirque Archaos.
Elle déboucha en trombe, finissant de rompre le cercle magique avec une inconscience parfaite, ne s’occupant que d’essayer de voir dans quel état pouvait bien être la malheureuse.
Malik éclata enfin de rire en écartant un peu les bras dans un geste fataliste qui semblait dire : “ce coup-ci, il faut que j’y aille”. Rotko haussa les épaules, jeta sa barre en fer sur le sol, s’approcha d’un pas lourd du trio pétrifié et chargea avec une douceur merveilleuse la blessée dans ses bras. Le Flying Jacquet éclata en sanglots et laissa tomber son arme sur le sol où elle atterrit avec un bruit de boîte de conserve. Le perfecto, après quelques hésitations et une vague tentative (qui passa totalement inaperçue) pour reprendre en main ses manœuvres d’intimidation, finit par ranger son joujou dans sa poche et aider Rotko. Elle ne remarqua même pas que Malik avait ramassé l’autre revolver par terre et l’avait glissé dans l’ample poche de sa tunique. On monta les escaliers en procession.
C’était Esméralda porté par Quasimodo suivis par les regards médusés du peuple de Paris. Monsieur Robert attendait sur le palier du premier, devant la porte de l’ascenseur. Il portait sur l’ensemble un regard bienveillant et demanda à Malik : “Elle s’est fait mal ?”
C’est seulement alors, en arrivant dans le salon et pendant que Rotko déposait son fardeau avec une infinie délicatesse, que Zora reconnu la fille à l’intérieur du fling Jacket : “Mais…c’est vous Madame Caroline ? Qu’est-ce qui vous arrive ?”
C’était la permanente du Centre de Documentation Pédagogique de son Collège à Garche.
(à suivre)
Résumé des épisodes précédents :
Monsieur Robert, Malik, Zora, Noé et Rotko sont retranchés en pleine canicule dans la cour d’une ancienne entreprise d’ébénisterie du Faubourg Saint-Antoine. Ils attendent le retour de l’automne et la reprise de la vie. Mais on sonne et trois filles en cuir surgissent en les menaçant avec des revolvers.
Rotko était comme à son habitude vêtu d’un sweat shirt gris sale à capuche. Il ressemblait à une massive statue avec son terrible gourdin dans les mains. Quelque chose comme un orque noir de la race des Uruk-Haï.
Il avait immédiatement retrouvé ces réflexes que ceux qui n’ont pas connu la violence aveugle ne peuvent pas comprendre.
Immobile, il examinait la situation comme un contrôleur aérien chargé de régler le ballet incessant des avions remplis de femmes enceintes, de mioches dissipés et insolents, de gros vieux garçons et vieilles filles en shorts, tous en route pour défigurer le Club Med qui défigure la place Djemaa el Fna à Marrakech (ou ailleurs). Il ne s’agissait pas de faire une erreur : l'atterrissage devait se passer sans anicroche. Tout le monde devait en sortir indemne et si possible, sans s’être rendu compte du danger.
Mentalement il fit le point des positions respectives des pions de la partie d’échec qu’il était en train de jouer. Zora et Robert étaient dans la maison. Il en était sûr car il entendait en sourdine le mambo de Cachao (Descarga Sessions) que Zora écoutait en boucle depuis qu’elle avait pris le disque par erreur (il était avec les CD de rap) à la Médiathèque François Villon. Il n’avait pas vu Noé depuis un moment et supposait qu’il était , soit avec les autres, soit parti se balader et faire des photos.
Malik se tenait tranquille et de ce côté là tout allait bien. Il sentait chez le nubien cette placidité pleine bon sens issue de la culture musulmane : ce qui doit arriver arrive. Il ne semblait même pas avoir peur. Il restait debout, les bras le long du corps, les paumes des mains roses bien visibles sur le fond bleu de sa djellaba en cotonnade. Il regardait quelques part un peu au dessus de la gueule du canon, et un peu en dessous des yeux de la méchante. C’était l’attitude parfaite. Rotko pouvait compter sur Malik : il ne ferait pas de connerie.
Restait à voir ce que valaient ces trois filles. En fait deux plus une.
En effet, il y en avait deux qui s’étaient déguisées pareil : jeans Levis 501 vintage, Converses montantes bleues (comme des Palladiums de mai 68) et blouson de cuir ; un perfecto noir pour la plus âgée et un Fly Jacket type G-1 de la U.S. Army marron clair pour la plus jeune. Ce détail induisait de façon flagrante que, pour la cadette en tous cas, on avait affaire à une petite bourgeoise qui n’hésitait pas à mettre du fric dans ses fringues ; ou qui savait chiner chez les fripiers avec discernement ; ce qui au fond revient un peu au même. Le temps c’est de l’argent.
La troisième ne semblait vraiment pas en forme. Au point que les deux autres étaient obligées de la soutenir. Elle apparu à Rotko comme une image pieuse, un Christ martyr de Raffaello Santi en contre-jour ; il se souvenait de ses cours d’histoire de l’art. Les bras en croix, soutenue de chaque côté par ses copines, elle avait poussé la ressemblance avec Jésus de Nazareth Roi des Juifs jusqu’à avoir une blessure sanguinolente au flanc droit. Mais la similitude s’arrêtait là.
C’était une brune à la peau mate, vêtue d’une robe d’indienne ornée de motifs provençaux. Ses pieds étaient chaussés de sandalettes de cuir fauve tressé, du type que l’on nomme “tropézienne”, avec un morceau de cuir qui blesse aux creux des gros orteils. Le genre qui oblige à prendre un taxi quand on veut aller au cinéma du coin ; mais c’est si joli l’été !
En attendant, elle semblait loin de ces considérations esthétiques et même si sa tête, qui pendait en avant , lui aurait permis de contempler ses souliers, il y avait fort à parier que sa conscience (en admettant qu’il lui en reste quelque chose ce dont il était difficile d’être sûr car elle avait les yeux fermés) était occupée pour le moment au vaste et préoccupant sujet de savoir comment rester en vie.
La plus dangereuse était donc la plus jeune des deux blousons. En effet elle tenait son revolver comme une véritable débutante. Sa collègue ayant pris l’initiative de maîtriser Malik elle était donc occupée. Mais celle-ci cherchait manifestement quelle devait être sa cible. C’était une jeune femme, la trentaine, aux cheveux châtain tombant sur le col de son cuir, avec un net style garçonne chic cependant. On se demandait vraiment ce qu’elle pouvait bien faire là et par quel invraisemblable concours de circonstances elle s’était retrouvée avec un flingue à la main. Elle regardait fixement le croate immobile, comme une proie regarde son prédateur. Ses lèvres articulaient des séquences de syllabes incompréhensibles, saccadées comme certains monologues dans les films de Woody Allen. Elle pensait peut-être à la bonne petite chèvre de Monsieur Seguin, et elle se répétait probablement qu’il fallait qu’elle tienne jusqu’à l’aube. Ça faisait long vu qu’il était à peine quatre heures de l' après midi. Non seulement son pistolet tremblait dans sa main, mais en plus elle croyait bon de le diriger épisodiquement un peu dans toutes les directions autour d’elle, comme pour tenir en respect une foule agressive prête à la lyncher. Pourtant l’endroit était désert. Rotko craignait qu’elle ne se crispe sur la gâchette à la moindre frayeur supplémentaire. Dans ce cas, le danger n’était évidemment pas si grand car le coup partirait n’importe où. Mais un accident est si vite arrivé !
Restait la femme qui venait de traiter Malik de connard : une bonne quarantaine, pas très grande. On pouvait facilement déterminer son sexe car elle possédait une énorme poitrine qui rendait probablement la fermeture du perfecto impossible. Sinon, elle avait manifestement tout fait pour le nier : cheveux courts poivre et sel, Ray Ban aviator (décidément), chevalière en argent, grosse montre de plongée, tatouage indéfinissable sortant du col vers l’épaule droite pour remonter jusqu’à l’oreille gauche en passant en travers du cou (un serpent, un dragon peut-être ?) et un piercing sur une arcade sourcilière avec une perle d’acier grosse comme une bille qui faisait mal rien qu’à le regarder. Elle portait un tee-shirt noir avec une inscription étrange, déformée mais lisiblement tendue sur sa gorge généreuse et profonde : “I hate Aldo”. Mis à part ces protubérances trop féminines, cette générosité déplacée de la nature, elle aurait presque pu plaire à Rotko tellement elle était proche d’un homme. Elle était trempée de sueur, essoufflée. Elle avait surtout l’air fatiguée. Mais sa main ne tremblait pas.
Le silence était tombé sur l’air vibrant de chaleur de la cour. Au loin, la sirène d’une voiture de pompier enfla puis diminua. Un lézard musardait sur le dallage aux pieds des trois intruses. Le temps s’était comme arrêté. Personne ne bougeait plus. Le téléphone sonna quelque part à l’intérieur, dans l’ombre. La fille déguisée en GI recommença à jeter des regards affolés autour d’elle. Il s’était passé plusieurs secondes depuis leur irruption (eh oui, le temps passe !) mais la situation semblait figée pour l’éternité.
On entendit à l’intérieur la voix de Zora qui prenait la communication sans qu’on puisse cependant distinguer ses paroles. Puis, d’un seul coup, elle apparu sur le petit balcon de courtoisie donnant sur la cour, embrassant d’un seul coup d’œil la scène que nous venons de vivre, sans toutefois rentrer autant dans les détails.
Ce que vit surtout sa nature altruiste, ce fût la fille blessée portée par les deux autres. Elle cria à Rotko et Malik : “…mais qu’est-ce que vous foutez ? Vous pouvez pas les aider ? Aller, bougez vous, il faut la monter ici à l’ombre”. Puis elle s’élança pour dévaler dans un tintamarre assourdissant le petit escalier de secours en ferraille rouillée que ses alvéoles en nid d’abeille transformait dès qu’on le touchait en orgue barbare digne du cirque Archaos.
Elle déboucha en trombe, finissant de rompre le cercle magique avec une inconscience parfaite, ne s’occupant que d’essayer de voir dans quel état pouvait bien être la malheureuse.
Malik éclata enfin de rire en écartant un peu les bras dans un geste fataliste qui semblait dire : “ce coup-ci, il faut que j’y aille”. Rotko haussa les épaules, jeta sa barre en fer sur le sol, s’approcha d’un pas lourd du trio pétrifié et chargea avec une douceur merveilleuse la blessée dans ses bras. Le Flying Jacquet éclata en sanglots et laissa tomber son arme sur le sol où elle atterrit avec un bruit de boîte de conserve. Le perfecto, après quelques hésitations et une vague tentative (qui passa totalement inaperçue) pour reprendre en main ses manœuvres d’intimidation, finit par ranger son joujou dans sa poche et aider Rotko. Elle ne remarqua même pas que Malik avait ramassé l’autre revolver par terre et l’avait glissé dans l’ample poche de sa tunique. On monta les escaliers en procession.
C’était Esméralda porté par Quasimodo suivis par les regards médusés du peuple de Paris. Monsieur Robert attendait sur le palier du premier, devant la porte de l’ascenseur. Il portait sur l’ensemble un regard bienveillant et demanda à Malik : “Elle s’est fait mal ?”
C’est seulement alors, en arrivant dans le salon et pendant que Rotko déposait son fardeau avec une infinie délicatesse, que Zora reconnu la fille à l’intérieur du fling Jacket : “Mais…c’est vous Madame Caroline ? Qu’est-ce qui vous arrive ?”
C’était la permanente du Centre de Documentation Pédagogique de son Collège à Garche.
(à suivre)

Narbah- Nombre de messages: 792
Age: 61
Localisation: Castalie
Date d'inscription: 09/02/2010

Re: L’homme qui regardait passer les voitures (épisode 7)
Garches Marnes la Coquette ?
Toute ma jeunesse...et le collège de Garches peut s'enorgueillir de m'avoir compté parmi ses élèves ...il y a bien longtemps hélas...
Bon revenons aux choses sérieuses...J'adore tes descriptions, le sens du détail poussé à l'extrême et qui toujours me fait venir le sourire aux lèvres...
Deux petites remarques :
- Elle apparut est mal orthographié à deux reprises
-même si sa tête, qui pendait en avant , lui aurait permis de contempler ses souliers, il y avait fort à parier que sa conscience : dans cette proposition j'inverserai le "aurait" et le "avait"
Toute ma jeunesse...et le collège de Garches peut s'enorgueillir de m'avoir compté parmi ses élèves ...il y a bien longtemps hélas...
Bon revenons aux choses sérieuses...J'adore tes descriptions, le sens du détail poussé à l'extrême et qui toujours me fait venir le sourire aux lèvres...
Deux petites remarques :
- Elle apparut est mal orthographié à deux reprises
-même si sa tête, qui pendait en avant , lui aurait permis de contempler ses souliers, il y avait fort à parier que sa conscience : dans cette proposition j'inverserai le "aurait" et le "avait"

Rebecca- Nombre de messages: 8057
Age: 53
Date d'inscription: 30/08/2009
Re: L’homme qui regardait passer les voitures (épisode 7)
Bon ; il faut des moments de transition et de respiration. Je trouve toujours le ton bien calibré, ironique et narquois. Décidément c'est amusant et agréable, pour mon goût.

silene82- Nombre de messages: 3560
Age: 54
Localisation: par là
Date d'inscription: 30/05/2009
Re: L’homme qui regardait passer les voitures (épisode 7)
J'aime beaucoup "la plus jeune des deux bousons". Et puis c'est vrai, je m'en souviens en plus, moi aussi je me suis acheté un blouson aux puces. Il était superbe.
Puis elle s’élança pour dévaler dans un tintamarre assourdissant le petit escalier de secours en ferraille rouillée que ses alvéoles en nid d’abeille transformait dès qu’on le touchait en orgue barbare digne du cirque Archaos.
Voilà, ce sont des détails comme ça que j'aime. On le voit parfaitement le petit escalier avec ses alvéoles.
Puis elle s’élança pour dévaler dans un tintamarre assourdissant le petit escalier de secours en ferraille rouillée que ses alvéoles en nid d’abeille transformait dès qu’on le touchait en orgue barbare digne du cirque Archaos.
Voilà, ce sont des détails comme ça que j'aime. On le voit parfaitement le petit escalier avec ses alvéoles.

Plotine- Nombre de messages: 1988
Age: 69
Date d'inscription: 01/08/2009
Re: L’homme qui regardait passer les voitures (épisode 7)
Ma foi tu sais lâcher une bombe, c'est sûr.
Peut-être un petit chouïa long dans les descriptions, mais c'est pour mieux se régaler mon enfant ...
Mentalement il fit le point des positions respectives des pions de la partie d’échecs
et même si sa tête, qui pendait en avant , luiaurait avait permis de contempler ses souliers
Puis, d’un seul coup, elle apparut sur le petit balcon
Ce que vit surtout sa nature altruiste, ce fut la fille blessée portée par les deux autres.
que Zora reconnut la fille à l’intérieur du fling ("Fly", non ?) Jacket :
Peut-être un petit chouïa long dans les descriptions, mais c'est pour mieux se régaler mon enfant ...
Mentalement il fit le point des positions respectives des pions de la partie d’échecs
et même si sa tête, qui pendait en avant , lui
Puis, d’un seul coup, elle apparut sur le petit balcon
Ce que vit surtout sa nature altruiste, ce fut la fille blessée portée par les deux autres.
que Zora reconnut la fille à l’intérieur du fling ("Fly", non ?) Jacket :

Easter(Island)- Nombre de messages: 12094
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: L’homme qui regardait passer les voitures (épisode 7)
je suis toujours...
C'est pas vraiment un comm, mais ça fait quand même une lectrice lol
C'est pas vraiment un comm, mais ça fait quand même une lectrice lol

Reginelle- Nombre de messages: 1763
Age: 61
Localisation: à l'ombre d'un cerisier
Date d'inscription: 07/03/2008
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