EXO : " Cent fois sur le métier..."
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EXO : " Cent fois sur le métier..."
L'exercice est le suivant :
Un exte relativement court décliné en 3 figures imposées :
- poème libre
- poème classique
- texte poétique
Il faut retrouver :
- le même thème
- les mêmes séquences
- le même scénario
Cela vous dit ?
( Pour avoir une idée, jetez un œil sur "introspection " )
Un exte relativement court décliné en 3 figures imposées :
- poème libre
- poème classique
- texte poétique
Il faut retrouver :
- le même thème
- les mêmes séquences
- le même scénario
Cela vous dit ?
( Pour avoir une idée, jetez un œil sur "introspection " )

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
soir voile bleu brume pue
pourquoi le bruit au loin montagne béante
bouche d’enfer des humains
bombes volcaniques cendres coulées pyroclastiques hiver pour des siècles
la mer refuge berceur terre tiède aux sillons gras d’écume
cétacés sagaces sauvés s’avisent peu du dehors
mais heureux jouent dans les coraux
Le soir bleu voile les confins
D’un brouillard malsain. Je m’inquiète,
Entendant la Terre qui pète.
Serait-ce donc déjà la fin ?
Après l’Islande, dès demain,
Sans que l’humanité soit prête,
Aura-t-on la dernière fête
Avant le règne des dauphins ?
Ils seront plus gais, je suppose,
Mais ne humeront pas les roses
Ni ne contempleront l’aurore
Du haut du Kilimandjaro.
Eux fôlatrent dans les coraux,
À chaque espèce ses trésors.
pourquoi le bruit au loin montagne béante
bouche d’enfer des humains
bombes volcaniques cendres coulées pyroclastiques hiver pour des siècles
la mer refuge berceur terre tiède aux sillons gras d’écume
cétacés sagaces sauvés s’avisent peu du dehors
mais heureux jouent dans les coraux
Le soir bleu voile les confins
D’un brouillard malsain. Je m’inquiète,
Entendant la Terre qui pète.
Serait-ce donc déjà la fin ?
Après l’Islande, dès demain,
Sans que l’humanité soit prête,
Aura-t-on la dernière fête
Avant le règne des dauphins ?
Ils seront plus gais, je suppose,
Mais ne humeront pas les roses
Ni ne contempleront l’aurore
Du haut du Kilimandjaro.
Eux fôlatrent dans les coraux,
À chaque espèce ses trésors.
C’est sur l’eau qu’on apprécie au mieux le soir, ses brumes bleues qu’à chaque fois on croit éternelles, à cause sans doute de leur paix. (Mais la paix ne dure jamais, ne le sait-on ?)
Cette nuit, le tonnerre gronde, venu de la terre d’Islande, omelette norvégienne inversée qui couve sous sa glace le magma remonté du manteau. Un volcan vomit, crache, chie sans doute, ce dernier processus restant caché. Et les hommes ont peur.
Sous le bateau, la mer clapote. Ses fonds resteront à l’abri des intermittences de l’air volage, la faune pourra s’y réfugier. Les dauphins, après nous, fôlatreront longtemps dans les coraux. S’il en reste.
Cette nuit, le tonnerre gronde, venu de la terre d’Islande, omelette norvégienne inversée qui couve sous sa glace le magma remonté du manteau. Un volcan vomit, crache, chie sans doute, ce dernier processus restant caché. Et les hommes ont peur.
Sous le bateau, la mer clapote. Ses fonds resteront à l’abri des intermittences de l’air volage, la faune pourra s’y réfugier. Les dauphins, après nous, fôlatreront longtemps dans les coraux. S’il en reste.
jaon doe- Nombre de messages: 235
Age: 101
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Date d'inscription: 05/02/2010
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Le thème est d'actualité en dépit (ou en raison ) de l'échéance apocaluptique proposée.
La première proposition est dense et éruptive avec d'entrée un rythme "qui arrache " :
" soir voile bleu brume pue "
Qui, plus loin, s'épanouit et fleurit en sonorités plusdouces :
la mer refuge berceur terre tiède aux sillons gras d’écume
(Je trouve ce vers magnifique - il faut le dire à haute voix... )
La seconde version, pluq fluide contient à mes yeux et à mes oreilles un trésor :
Ils seront plus gais, je suppose,
Mais ne humeront pas les roses
Ni ne contempleront l’auroreDu haut du Kilimandjaro.
Passage qui dans le contexte prend une dimension réellement romantique,
Un coup de chapeau pour cette version que je trouve profondément touchante.
Je trouve la dernière mouture finalement plus classique que la seconde et en la relisant, je me dis qu'elle constituerait un remarquable incipit. N'en feriez-voous pas le début d'un vrai roman...? Allez, disons, à tout le moins, d'une nouvelle.
La première proposition est dense et éruptive avec d'entrée un rythme "qui arrache " :
" soir voile bleu brume pue "
Qui, plus loin, s'épanouit et fleurit en sonorités plusdouces :
la mer refuge berceur terre tiède aux sillons gras d’écume
(Je trouve ce vers magnifique - il faut le dire à haute voix... )
La seconde version, pluq fluide contient à mes yeux et à mes oreilles un trésor :
Ils seront plus gais, je suppose,
Mais ne humeront pas les roses
Ni ne contempleront l’auroreDu haut du Kilimandjaro.
Passage qui dans le contexte prend une dimension réellement romantique,
Un coup de chapeau pour cette version que je trouve profondément touchante.
Je trouve la dernière mouture finalement plus classique que la seconde et en la relisant, je me dis qu'elle constituerait un remarquable incipit. N'en feriez-voous pas le début d'un vrai roman...? Allez, disons, à tout le moins, d'une nouvelle.

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Il me reste heureusement 99 fois pour revoir, premier exercice, une envie de participer pour voir. (goût amer en bouche, mesurer mes limites si proches, le deuxième m'a beaucoup "coûtée")
La pluie dehors
du vent le froid
je n'aime pas la glycine
ni les rideaux aux placards
les couleurs de l'une comme de l'autre
sont si souvent passées délavées
souvenir de ce qui aurait pu être beau
le chocolat n'a pas fondu
au fond du bol de lait
trouver la pâte à peine humide
du liquide blanc
sous le crémeux de la surface
lorsque la papille transmet ce bonheur
refusé à tant d'autres
je sais que je suis née du bon côté de la sphère
--------------
Pluie vent froid au matin
Dans ce printemps de mai
Rideau de glycines éteint
Sur des souvenirs frais
Arôme chocolat
Pour masquer l’amertume
Sous le crémeux du lait
Réconfort de fortune
Ramenée sur la terre
Où assouvir sa faim
Le côté de la sphère
Heureux est mon destin
---------------
Un matin de mai où la pluie le froid cogne au carreau. Pourquoi penser à ces glycines que je n’aime pas ? Comme ces rideaux de porte, au tissu délavé, qui semblent bien mal cacher souvenirs et secrets pas même beaux.
Combler l’humidité par un chocolat chaud, « à ma façon » : ne pas mélanger le lait et la poudre. Le liquide blanc imprègne la pâte petit à petit. La crème blanche lapée, trouver ce bloc sombre au fond du bol blanc.
Le plaisir gustatif à son comble, je sais alors reconnaître ce bonheur relatif de pouvoir me délecter dans ce monde où tant d’autres ne connaîtront jamais seulement l’apaisement de la faim.
------------
La pluie dehors
du vent le froid
je n'aime pas la glycine
ni les rideaux aux placards
les couleurs de l'une comme de l'autre
sont si souvent passées délavées
souvenir de ce qui aurait pu être beau
le chocolat n'a pas fondu
au fond du bol de lait
trouver la pâte à peine humide
du liquide blanc
sous le crémeux de la surface
lorsque la papille transmet ce bonheur
refusé à tant d'autres
je sais que je suis née du bon côté de la sphère
--------------
Pluie vent froid au matin
Dans ce printemps de mai
Rideau de glycines éteint
Sur des souvenirs frais
Arôme chocolat
Pour masquer l’amertume
Sous le crémeux du lait
Réconfort de fortune
Ramenée sur la terre
Où assouvir sa faim
Le côté de la sphère
Heureux est mon destin
---------------
Un matin de mai où la pluie le froid cogne au carreau. Pourquoi penser à ces glycines que je n’aime pas ? Comme ces rideaux de porte, au tissu délavé, qui semblent bien mal cacher souvenirs et secrets pas même beaux.
Combler l’humidité par un chocolat chaud, « à ma façon » : ne pas mélanger le lait et la poudre. Le liquide blanc imprègne la pâte petit à petit. La crème blanche lapée, trouver ce bloc sombre au fond du bol blanc.
Le plaisir gustatif à son comble, je sais alors reconnaître ce bonheur relatif de pouvoir me délecter dans ce monde où tant d’autres ne connaîtront jamais seulement l’apaisement de la faim.
------------

éclaircie- Nombre de messages: 1055
Age: 55
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Est-ce parce que j'en ai eu l'idée ? Sans doute, mais je trouve cet exercice très intéressant, quasi bénéfique. Comme je le ssuggérais sur un autre fil, il affine la pensée et exalte le style et l'inspiration.
Bien sûr, ce n'est pas aisé... Mais en l'occurrence, chère Eclaircie, c'est, à mon avis, celui qui vous a le plus coùté, qui me paraît le plus abouti. Sobre, élégant, ce poème offre une silhouette sculpturale qui lui confère une vraie force poétique.
Ma préfèrence pour la seconde version n'exclut nullement mon intérêt pour les deux autres, dans l'ordre première et troisième. j'aime beaucoup le thème et son traitement dans la première, qui conduit à célèbrer subtile les sensualités modestes mais qui signifient tant.
La fin du troisième texte me paraît un tantinet trop appuyée, alors que dans les deux précédents, l'idée était juste esquissée en ponctuant plus discrètement les évocations gustatives et esthètiques.
Bien sûr, ce n'est pas aisé... Mais en l'occurrence, chère Eclaircie, c'est, à mon avis, celui qui vous a le plus coùté, qui me paraît le plus abouti. Sobre, élégant, ce poème offre une silhouette sculpturale qui lui confère une vraie force poétique.
Ma préfèrence pour la seconde version n'exclut nullement mon intérêt pour les deux autres, dans l'ordre première et troisième. j'aime beaucoup le thème et son traitement dans la première, qui conduit à célèbrer subtile les sensualités modestes mais qui signifient tant.
La fin du troisième texte me paraît un tantinet trop appuyée, alors que dans les deux précédents, l'idée était juste esquissée en ponctuant plus discrètement les évocations gustatives et esthètiques.

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
J'aime bien la première version, assez claire et efficace, moins la deuxième où la deuxième strophe ne rime pas ("chocolat"/"lait", "amertume"/"fortune") ; cela dit, le rythme y est bon.
Quant à la troisième, elle est beaucoup trop sentencieuse à mon goût : le fait de vous retrouver en prose vous a permis d'assener l'idée sans aucune ellipse, de manière appuyée, ce qui la rend selon moi, paradoxalement, moins forte que dans les versions poétiques.
Quant à la troisième, elle est beaucoup trop sentencieuse à mon goût : le fait de vous retrouver en prose vous a permis d'assener l'idée sans aucune ellipse, de manière appuyée, ce qui la rend selon moi, paradoxalement, moins forte que dans les versions poétiques.

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 49
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Pour Jaon Doe
La première version est surprenante, le travail sur les sonorités est agréable à l'oreille, l'absence d'articles déroutante, (je n'aime pas trop)
La deuxième semble "simplement "écrite, pertinente dans le propos.
La troisième : j'ai été surprise de lire 'ses brumes bleues" , et c'est la deuxième phrase que je trouve la plus "poétiquement "réussie.
Merci Hellian de cet avis précis et détaillé. C'est en effet sur le deuxième que j'ai passé le plus de temps (la facilité et la rapidité, mes deux plus gros défauts en écriture). Par cet exercice, je commence à prendre le goût de "fignoler".
Pour socque, la première version a été écrite la première. j'ai beaucoup de difficultés à m'exprimer en rimes ce qui affaiblit mon enthousiasme. Et le troisième (à la relire) est sans doute assez bâclée. (merci ce votre avis).
À ceux qui passeront , j'aimerai qu'ils disent quelle version, ils ont d'abord écrite .
La première version est surprenante, le travail sur les sonorités est agréable à l'oreille, l'absence d'articles déroutante, (je n'aime pas trop)
La deuxième semble "simplement "écrite, pertinente dans le propos.
La troisième : j'ai été surprise de lire 'ses brumes bleues" , et c'est la deuxième phrase que je trouve la plus "poétiquement "réussie.
Merci Hellian de cet avis précis et détaillé. C'est en effet sur le deuxième que j'ai passé le plus de temps (la facilité et la rapidité, mes deux plus gros défauts en écriture). Par cet exercice, je commence à prendre le goût de "fignoler".
Pour socque, la première version a été écrite la première. j'ai beaucoup de difficultés à m'exprimer en rimes ce qui affaiblit mon enthousiasme. Et le troisième (à la relire) est sans doute assez bâclée. (merci ce votre avis).
À ceux qui passeront , j'aimerai qu'ils disent quelle version, ils ont d'abord écrite .

éclaircie- Nombre de messages: 1055
Age: 55
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Pour ma part c'est la deuxième, celle en vers, c'est elle qui m'a donné le sujet.

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 49
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Date d'inscription: 07/01/2008
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Bonjour à tous.
Voici mes trois versions d'un texte ancien, la première version, écrite il y a ...20ans ! la deuxième hier soir, la troisième ce matin .
Forme libre
Forme classique
Le ciel ouvrait l'azur à mon coeur, en tes yeux
Tel un foulard d'émoi, aux lèvres palpitant
Au-delà du possible et des mains quémandant
Ivres de joie future au confluent des jeux.
La soie de tes regards illuminant de feu
Mes pensées, et ma joie, mes rêves affolants
De partages sublimes aux matins haletants...
Chair et souffles sertis, demain annonçait "deux"...
Bruit terrible glissant sur la clarté de l'heure,
Paroles-obsidiennes tailladant mon humeur,
Ta voix m'éparpille en feuillage innombrable...
Tes gestes sur mes jours exhalent leur buée,
Brisure incandescente au sens irrévocable,
Mes lacs imaginaires à jamais asséchés.
Prose poétique
Qui des trois était plus bleu ce matin-là : le ciel, ton regard, ou ce carré de soie que tes mains fébriles ajustaient à mes épaules?
Le ciel flambait d'un bleu majuscule, mais enviait pourtant quelque chose à tes yeux.
Le ciel n'a pas de joie. Pas de projet.
Pas de stupides mots non plus, fracassant tous les possibles et leur émouvante beauté.
L'azur se tait .
Voici mes trois versions d'un texte ancien, la première version, écrite il y a ...20ans ! la deuxième hier soir, la troisième ce matin .
Forme libre
Le ciel,
comme un foulard d'émoi à tes mains ivres
Au-delà de toute fenêtre parallèle
Telle
Une soie grisée du vent de tes regards
.......................ô !... volutes de joie !..............................
Un bruit terrible glisse
Sur la clarté de l'heure
Langues éparpillées
en l'instant innombrable des feuilles ...
Tes gestes ?
Une buée sur mes journées,
en sourde transparence...
Brisure incandescente
de l'arbre
aux pentes antérieures
de lacs imaginaires....
comme un foulard d'émoi à tes mains ivres
Au-delà de toute fenêtre parallèle
Telle
Une soie grisée du vent de tes regards
.......................ô !... volutes de joie !..............................
Un bruit terrible glisse
Sur la clarté de l'heure
Langues éparpillées
en l'instant innombrable des feuilles ...
Tes gestes ?
Une buée sur mes journées,
en sourde transparence...
Brisure incandescente
de l'arbre
aux pentes antérieures
de lacs imaginaires....
Forme classique
Le ciel ouvrait l'azur à mon coeur, en tes yeux
Tel un foulard d'émoi, aux lèvres palpitant
Au-delà du possible et des mains quémandant
Ivres de joie future au confluent des jeux.
La soie de tes regards illuminant de feu
Mes pensées, et ma joie, mes rêves affolants
De partages sublimes aux matins haletants...
Chair et souffles sertis, demain annonçait "deux"...
Bruit terrible glissant sur la clarté de l'heure,
Paroles-obsidiennes tailladant mon humeur,
Ta voix m'éparpille en feuillage innombrable...
Tes gestes sur mes jours exhalent leur buée,
Brisure incandescente au sens irrévocable,
Mes lacs imaginaires à jamais asséchés.
Prose poétique
Qui des trois était plus bleu ce matin-là : le ciel, ton regard, ou ce carré de soie que tes mains fébriles ajustaient à mes épaules?
Le ciel flambait d'un bleu majuscule, mais enviait pourtant quelque chose à tes yeux.
Le ciel n'a pas de joie. Pas de projet.
Pas de stupides mots non plus, fracassant tous les possibles et leur émouvante beauté.
L'azur se tait .

Polixène- Nombre de messages: 1032
Age: 49
Localisation: dans un pli du temps
Date d'inscription: 23/02/2010

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Je n'ai pas du tout aimé les versions en vers libres ou classiques, que j'ai trouvées très chichiteuses (le foulard d'émoi aux mains ivres, le bruit terrible qui glisse sur la clarté de l'heure, puis le même foulard d'émoi qui palpite aux lèvres au-delà du possible et la soie des regards etc., je me rappelle que j'avais lu une nouvelle de Françoise Sagan intitulée Des yeux de soie, j'étais jeune mais j'avais déjà trouvé ça nul, on change "yeux de velours" en "yeux de soie", et ouh là là ! c'est tout autre chose) ; bref, tout ça très joli-poétique prout-ma-chère, que j'ai tendance à détester en poésie. C'est mon goût, certes.
En revanche, j'ai aimé la prose, brève, plus sobre et directe.
Ah oui, et puis le saut de ligne à toute blinde dans les vers libres, avec la disposition en centré, si avec ça on n'a pas compris que Achtung ! Große poyéssie, eh ben on est vraiment obtus.
Mes remarques de forme :
« Le ciel ouvrait l'azur à mon cœur »
De-par-ta-ges-su-bli-mes-aux-ma-tins-ha-le-tants : 13 syllabes
Pa-ro-les-o-bsi-die-nnes-ta-illa-dant-mon-hu-meur : 13 syllabes
Mes-lacs-i-ma-gi-nai-res-à-ja-mais-a-ssé-chés : 13 syllabes
« L'azur se tait . » : typographie, pas d’espace avant un point
En revanche, j'ai aimé la prose, brève, plus sobre et directe.
Ah oui, et puis le saut de ligne à toute blinde dans les vers libres, avec la disposition en centré, si avec ça on n'a pas compris que Achtung ! Große poyéssie, eh ben on est vraiment obtus.
Mes remarques de forme :
« Le ciel ouvrait l'azur à mon cœur »
De-par-ta-ges-su-bli-mes-aux-ma-tins-ha-le-tants : 13 syllabes
Pa-ro-les-o-bsi-die-nnes-ta-illa-dant-mon-hu-meur : 13 syllabes
Mes-lacs-i-ma-gi-nai-res-à-ja-mais-a-ssé-chés : 13 syllabes
« L'azur se tait . » : typographie, pas d’espace avant un point

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 49
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
la fréquentation épistolaire de Socque présent un côté très libérateur : elle formule en 3 coups de bulldozer ce que l'on aurait pris 2 heures à expliciter avec un râteau d'ornement.
Aussi, je crois pouvoir m'associer à son propos avec d'autant moins de scrupules que j'ai vraiment, mais vraiment, beaucoup aimé la 3e version.
Autant les 2 premières me semblent un tantinet forcées (je veux dire trop chargées d'artifice et d'images tarabiscotées, à la limite du maniérisme), autant votre prose poétique s'avère sobre, d'une grande élégance et, du coup, d'une vraie force.
Ce petit exercice a donc un peu valeur de test : il offre cette possibilité de trouver son meilleur champ d'expression poétique. En l'occurrence, on a vraiment l'impression que la prose poétique vous convient parfaitement, à ce point qu'il semble que ce ne soit pas la même personne qui ait écrit ces 3 textes. Aussi, si vous souhaitez écrire en vers, peut-être devriez vous vous appliquer à cette technique qui consisterait à commencer par un texte en prose, ce qui aurait l'avantage de vous affranchir de certaines expressions un brin « surfaites »
J'ose espérer, chère Polixène, que vous ne prendrez pas en mauvaise part ces suggestion.
Il serait intéressant, je crois, de connaître votre cheminement pour l'occasion.
Aussi, je crois pouvoir m'associer à son propos avec d'autant moins de scrupules que j'ai vraiment, mais vraiment, beaucoup aimé la 3e version.
Autant les 2 premières me semblent un tantinet forcées (je veux dire trop chargées d'artifice et d'images tarabiscotées, à la limite du maniérisme), autant votre prose poétique s'avère sobre, d'une grande élégance et, du coup, d'une vraie force.
Ce petit exercice a donc un peu valeur de test : il offre cette possibilité de trouver son meilleur champ d'expression poétique. En l'occurrence, on a vraiment l'impression que la prose poétique vous convient parfaitement, à ce point qu'il semble que ce ne soit pas la même personne qui ait écrit ces 3 textes. Aussi, si vous souhaitez écrire en vers, peut-être devriez vous vous appliquer à cette technique qui consisterait à commencer par un texte en prose, ce qui aurait l'avantage de vous affranchir de certaines expressions un brin « surfaites »
J'ose espérer, chère Polixène, que vous ne prendrez pas en mauvaise part ces suggestion.
Il serait intéressant, je crois, de connaître votre cheminement pour l'occasion.

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
aah oui, j'ai beaucoup apprécvié ceci dans la première version :
«Tes gestes ?
une buée sur mes journées,»
«Tes gestes ?
une buée sur mes journées,»

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Merci à vous deux de vos lectures et commentaires sincères .
Cela serait inconcevable de mal prendre les critiques puisque je ne poste pas sur ce site le couteau sous la gorge! Je suis là pour ça!
Mais j'ai voulu tenter ce petit exercice, d'une part parce que je me remets le pied à l'étrier en écriture, je veux savoir ce que je peux produire en urgence .
D'autre part, comme j'ai eu l'occasion de le préciser auparavant, j'ai un fond de textes "de jeunesse" toujours inédits que je soumets à vous , lecteurs sérieux de ce site ,pour m'affranchir du regret de ne les avoir jamais publiés !
j'ai donc eu raison, puisque, comme vous pouvez le constater, ils sont très ...
comme vous avez dit .
Ceux qui ont plu sont ceux que j'ai retravaillés!
Pour celui-ci, je savais qu'il est lourdingue, banal et totalement inintéressant.
Je n'ai pas voulu tricher, et je l'ai balancé tel quel.
Ensuite, la transformation en sonnet ne m'a posé de problèmes techniques que pour la versification. en ce qui concerne les images, j'ai cru comprendre qu'il fallait réutiliser les mêmes éléments, d'où peut-être l'indigestion de Socque. Mais cela a fait fondre les sens possibles en un seul, très pauvre. Comme quand vous faites cuire une salade....
Par contre j'ai pris plaisir à la prose poétique, que je découvre finalement.
D'autres détails plus tard éventuellement, je dois me déconnecter .
Belle soirée à tous .
Cela serait inconcevable de mal prendre les critiques puisque je ne poste pas sur ce site le couteau sous la gorge! Je suis là pour ça!
Mais j'ai voulu tenter ce petit exercice, d'une part parce que je me remets le pied à l'étrier en écriture, je veux savoir ce que je peux produire en urgence .
D'autre part, comme j'ai eu l'occasion de le préciser auparavant, j'ai un fond de textes "de jeunesse" toujours inédits que je soumets à vous , lecteurs sérieux de ce site ,pour m'affranchir du regret de ne les avoir jamais publiés !
j'ai donc eu raison, puisque, comme vous pouvez le constater, ils sont très ...
comme vous avez dit .
Ceux qui ont plu sont ceux que j'ai retravaillés!
Pour celui-ci, je savais qu'il est lourdingue, banal et totalement inintéressant.
Je n'ai pas voulu tricher, et je l'ai balancé tel quel.
Ensuite, la transformation en sonnet ne m'a posé de problèmes techniques que pour la versification. en ce qui concerne les images, j'ai cru comprendre qu'il fallait réutiliser les mêmes éléments, d'où peut-être l'indigestion de Socque. Mais cela a fait fondre les sens possibles en un seul, très pauvre. Comme quand vous faites cuire une salade....
Par contre j'ai pris plaisir à la prose poétique, que je découvre finalement.
D'autres détails plus tard éventuellement, je dois me déconnecter .
Belle soirée à tous .

Polixène- Nombre de messages: 1032
Age: 49
Localisation: dans un pli du temps
Date d'inscription: 23/02/2010

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Hellian a écrit: Aussi, si vous souhaitez écrire en vers, peut-être devriez vous vous appliquer à cette technique qui consisterait à commencer par un texte en prose, ce qui aurait l'avantage de vous affranchir de certaines expressions un brin « surfaites »
Je vais suivre ce conseil et je vous en donnerai des nouvelles.Même si écrire en vers n'est pas le but suprême de mon existence, mais la gageure me plaît.

Polixène- Nombre de messages: 1032
Age: 49
Localisation: dans un pli du temps
Date d'inscription: 23/02/2010

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
C'était juste une idée.
cela dit je ne comprends pas trop pourquoi vous reprenez des textes de jeunesse sans les retrabailler. Car souvent on peut y retrouver des " matières " très interessantes, mais on y retrouve aussi tous les emportements et les travers de l'époque.
Mais ne perdez pas de vue votre talent d'écriture en prose, il est indéniable.
cela dit je ne comprends pas trop pourquoi vous reprenez des textes de jeunesse sans les retrabailler. Car souvent on peut y retrouver des " matières " très interessantes, mais on y retrouve aussi tous les emportements et les travers de l'époque.
Mais ne perdez pas de vue votre talent d'écriture en prose, il est indéniable.

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Très intéressant de vous lire.
Votre sujet Polixène ne m'attirait pas trop, aussi il est difficile d'avoir un regard non orienté.
Il est cependant remarquable que partant d'une idée on puisse à ce point "briller" ou "rester terne" selon la style employé. J'ai beaucoup aimé la troisième version.
Merci Hellian, le but n'est pas (forcément) de "plaire", mais de mesurer (pour moi) sa capacité à explorer d'autres chemins.
Pourtant le nombre de contraintes que je lis dans les exercices proposés me semblaient un frein à la créativité. (en prose, et pour moi, bien sûr )
Votre sujet Polixène ne m'attirait pas trop, aussi il est difficile d'avoir un regard non orienté.
Il est cependant remarquable que partant d'une idée on puisse à ce point "briller" ou "rester terne" selon la style employé. J'ai beaucoup aimé la troisième version.
Merci Hellian, le but n'est pas (forcément) de "plaire", mais de mesurer (pour moi) sa capacité à explorer d'autres chemins.
Pourtant le nombre de contraintes que je lis dans les exercices proposés me semblaient un frein à la créativité. (en prose, et pour moi, bien sûr )

éclaircie- Nombre de messages: 1055
Age: 55
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
selon LE style.

éclaircie- Nombre de messages: 1055
Age: 55
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Merci Eclaircie de votre opinion.
Bien sûr, moi aussi , c'est la troisième version que je préfère, et de loin ! Et pourtant, c'est celle qui m'a demandé le moins "de travail", celle qui est sortie presque d'un jet ...
Hellian, c'était juste pour l'exercice que j'ai pris ce vieux texte, mais je prendrai le temps à partir de maintenant, quitte à ne poster qu'une fois de loin en loin.
Ma fièvre des débuts(sur VE) retombant, j'essaie de me retrousser les manches...
Bien sûr, moi aussi , c'est la troisième version que je préfère, et de loin ! Et pourtant, c'est celle qui m'a demandé le moins "de travail", celle qui est sortie presque d'un jet ...
Hellian, c'était juste pour l'exercice que j'ai pris ce vieux texte, mais je prendrai le temps à partir de maintenant, quitte à ne poster qu'une fois de loin en loin.
Ma fièvre des débuts(sur VE) retombant, j'essaie de me retrousser les manches...

Polixène- Nombre de messages: 1032
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Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
automne doux sans les colchiques confins frais bleus cresson sur la colline
chat dormeur du val sans souci
paix brumeuse tel l’âtre fumant métaphysique
croire aux réponses soudain
folie !
Se courbent les confins sous le soir bleu d'automne
Tel un chat endormi, paisible.
Mes soucis paraissent risibles
Devant ce paysage où la beauté ronronne
Tel un chat endormi, paisible !
La vie, sa cruauté, cessent d'être friponnes
Devant ce paysage où la beauté ronronne.
De quoi vouloir lire la Bible...
La vie, sa cruauté, cessent d'être friponnes,
On les croirait compréhensibles.
De quoi ? Vouloir lire la Bible
En vue de voir un sens où le chaos résonne ?
On les croirait compréhensibles,
Les chiées absurdités que le cerveau raisonne
En vue de voir un sens où le chaos résonne !
La folie se fait éligible...
Les chiées absurdités que le cerveau raisonne !
Je trouve mes soucis risibles,
Ma folie se fait éligible.
Se courbent les confins sous le soir bleu d'automne.
chat dormeur du val sans souci
paix brumeuse tel l’âtre fumant métaphysique
croire aux réponses soudain
folie !
Se courbent les confins sous le soir bleu d'automne
Tel un chat endormi, paisible.
Mes soucis paraissent risibles
Devant ce paysage où la beauté ronronne
Tel un chat endormi, paisible !
La vie, sa cruauté, cessent d'être friponnes
Devant ce paysage où la beauté ronronne.
De quoi vouloir lire la Bible...
La vie, sa cruauté, cessent d'être friponnes,
On les croirait compréhensibles.
De quoi ? Vouloir lire la Bible
En vue de voir un sens où le chaos résonne ?
On les croirait compréhensibles,
Les chiées absurdités que le cerveau raisonne
En vue de voir un sens où le chaos résonne !
La folie se fait éligible...
Les chiées absurdités que le cerveau raisonne !
Je trouve mes soucis risibles,
Ma folie se fait éligible.
Se courbent les confins sous le soir bleu d'automne.
Le soir du paysage rejoint celui de ma vie, et l’automne se fait froid. La lumière baisse, s’adoucit, bleuit les lointains ; je ne sais plus si le ronronnement est celui du chat, de l’âtre brumeux ou de la paix générale.
En ce moment, pleut sur moi la possibilité de croyance. Comme si existait un sens ! Inutile d’aller chercher une Bible à la bibliothèque.
Folie, folie, marmonné-je, vieillarde confinée. Les phares de l’assistante ménagère mettent du jaune beurre frais dehors, tandis que les vallons gardent leurs courbes déjà endormies.
En ce moment, pleut sur moi la possibilité de croyance. Comme si existait un sens ! Inutile d’aller chercher une Bible à la bibliothèque.
Folie, folie, marmonné-je, vieillarde confinée. Les phares de l’assistante ménagère mettent du jaune beurre frais dehors, tandis que les vallons gardent leurs courbes déjà endormies.
jaon doe- Nombre de messages: 235
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Date d'inscription: 05/02/2010
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
J'ai composé les poème libre et classique en parallèle, puis je me suis concentré sur le poème en prose.
****
Encore une fois
Une nouvelle aube se lève après une nuit blanche
Une rose rougit dans le jardin en fleurs
J’y promène mon corps vieilli
Laisse au loin la douleur
Le vent se lève
Lentement caresse l’herbe à mes pieds
Dessine dans l’air les contours de ton visage
Fragile
Que je ne peux redessiner
Le passé passe le jour s’avance
Je continue mon chemin dans le jardin en fleurs
Y promène mon corps vieilli.
****
Au-delà de la rose, au-delà de la nuit,
Au-delà de la vie impatiente et morose,
Je me prends à penser, comme une aube qui ose
Au matin colorer la pâleur de l’ennui ;
Je m’engage fiévreux dans le lent aquilon
Qui s’enroule dans l’herbe et promène son âge
A travers le passé qu’un immense sillon
Fracture patiemment, effaçant ton visage…
Que m’importe la rose, et m’importe la vie
Qui laisse s’en aller comme on laisse flétrir
A l’ombre d’un jardin la fleur du souvenir,
Où pousse désormais de la mélancolie.
****
Je me promène dans mon jardin. C’est l’aube ; les rayons percent la grisaille du matin et viennent frapper mes yeux encore endoloris par une nuit blanche ; enrobent le jardin d’un vêtement de lumière pourpre et orangé. Les fleurs fleurissent ; c’est le printemps qui fait son œuvre et éveille lentement la nature assoupie. Je frissonne, frictionne mon corps avec mes mains. Le vent se lève et souffle sur les roses. J’entends ta voix que le vent me ramène, au loin, sans doute de la forêt au-delà du jardin où nous aimions nous promener. Je ne vois pas ton visage. A mes pieds, des pétales de roses fraîchement écloses viennent se poser. Je les cueille, continue ma ronde dans le jardin.
****
Encore une fois
Une nouvelle aube se lève après une nuit blanche
Une rose rougit dans le jardin en fleurs
J’y promène mon corps vieilli
Laisse au loin la douleur
Le vent se lève
Lentement caresse l’herbe à mes pieds
Dessine dans l’air les contours de ton visage
Fragile
Que je ne peux redessiner
Le passé passe le jour s’avance
Je continue mon chemin dans le jardin en fleurs
Y promène mon corps vieilli.
****
Au-delà de la rose, au-delà de la nuit,
Au-delà de la vie impatiente et morose,
Je me prends à penser, comme une aube qui ose
Au matin colorer la pâleur de l’ennui ;
Je m’engage fiévreux dans le lent aquilon
Qui s’enroule dans l’herbe et promène son âge
A travers le passé qu’un immense sillon
Fracture patiemment, effaçant ton visage…
Que m’importe la rose, et m’importe la vie
Qui laisse s’en aller comme on laisse flétrir
A l’ombre d’un jardin la fleur du souvenir,
Où pousse désormais de la mélancolie.
****
Je me promène dans mon jardin. C’est l’aube ; les rayons percent la grisaille du matin et viennent frapper mes yeux encore endoloris par une nuit blanche ; enrobent le jardin d’un vêtement de lumière pourpre et orangé. Les fleurs fleurissent ; c’est le printemps qui fait son œuvre et éveille lentement la nature assoupie. Je frissonne, frictionne mon corps avec mes mains. Le vent se lève et souffle sur les roses. J’entends ta voix que le vent me ramène, au loin, sans doute de la forêt au-delà du jardin où nous aimions nous promener. Je ne vois pas ton visage. A mes pieds, des pétales de roses fraîchement écloses viennent se poser. Je les cueille, continue ma ronde dans le jardin.
Jean- Nombre de messages: 167
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Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Jean a écrit:J'ai composé les poème
poèmes
Jean- Nombre de messages: 167
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Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
J'ai autant aimé les trois versions, Jean, j'ai trouvé que vous saviez admirablement user des forces de chaque "style". Je suis enthousiaste ! (Il est vrai que j'adore ce sujet.) Une remarque : dans la version "prose poétique", j'ai ressenti une espèce de hâte, de soif de cueillir l'instant, due à la présentation en un seul bloc et à l'abondance des points-virgules je pense, et que j'ai trouvée très intéressante ! Pour moi, l'ambiance du poème en prose est très différente des vers...

socque- Nombre de messages: 6570
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Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Carte postale
Dix orteils frissonnants pour feuilleter la mer
et des paquets d'embruns
entre la lande et l'eau
pour saler les averses ébouriffant la dune
Je cueille à mots couverts l'essence des violettes
humant aux chemins creux leur haleine discrète
Des hortensias en liesse épongent
tapageurs
les bleus évanescents de ma carte postale
dès qu'un rayon m'effleure
l'impatience me gagne.
*
Tâté d'un pied prudent la vague encor frisquette
Salé dans les embruns mes mots que le vent gerce
Lissé de l'œil la lande ébouriffée d'averses
Humé des chemins creux les haleines violettes
Semé des hortensias têtus dans les rafales
Essorant dans leurs poings des camaïeux de pluie
Je vous espère là dès que le soleil luit
Et lape tous les gris de ma carte postale.
*
A courir sur l'estran je fatigue ma peine. Je brosserais pour vous des camaïeux de bleus sur un châssis d'averses si je savais vous peindre mes landes si diverses et mes grèves raclées par le cri des oiseaux.
Hortensias tapageurs ou bruyères farouches traduiraient mieux que moi l'impatience violette où macèrent les heures.
Mais je ne sais vous dire qu'en mots gris ma ferveur au dos placide et froid d'une carte postale.
Dix orteils frissonnants pour feuilleter la mer
et des paquets d'embruns
entre la lande et l'eau
pour saler les averses ébouriffant la dune
Je cueille à mots couverts l'essence des violettes
humant aux chemins creux leur haleine discrète
Des hortensias en liesse épongent
tapageurs
les bleus évanescents de ma carte postale
dès qu'un rayon m'effleure
l'impatience me gagne.
*
Tâté d'un pied prudent la vague encor frisquette
Salé dans les embruns mes mots que le vent gerce
Lissé de l'œil la lande ébouriffée d'averses
Humé des chemins creux les haleines violettes
Semé des hortensias têtus dans les rafales
Essorant dans leurs poings des camaïeux de pluie
Je vous espère là dès que le soleil luit
Et lape tous les gris de ma carte postale.
*
A courir sur l'estran je fatigue ma peine. Je brosserais pour vous des camaïeux de bleus sur un châssis d'averses si je savais vous peindre mes landes si diverses et mes grèves raclées par le cri des oiseaux.
Hortensias tapageurs ou bruyères farouches traduiraient mieux que moi l'impatience violette où macèrent les heures.
Mais je ne sais vous dire qu'en mots gris ma ferveur au dos placide et froid d'une carte postale.
jaon doe- Nombre de messages: 235
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Localisation: Pseudonyme de publication commun, à la disposition de tous ceux qui veulent. Pour obtenir son mot de passe, vous pouvez envoyer un mail à Procuste à partir de son profil.
Date d'inscription: 05/02/2010
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
voici, à l'évidence, de belles productions dont je prendrai plus ample connaissance... ce soir.

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
jaon doe, à part les averses qui ébouriffent la dune et qui font un peu coiffeur chic à mes yeux (et puis les orteils qui feuillettent la mer aussi, ils savent lire ?) j'ai beaucoup aimé ! Je crois que ma version préférée est celle en vers classiques, suivie par la prose, rêveuse, d'une grande délicatesse. Les vers libres me plaisent aussi, mais une ou deux fois, pour moi, ils sont du mauvais côté du maniéré.

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 49
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Date d'inscription: 07/01/2008
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Voilà deux séries de textes aussi remarquables l'une que l'aitre et pourtant fort différentes, voire stylistiquement opposées:
Jean,
Quelle simplicité et quelle internsité ! vos trois textes s'enchainent étonemment, au point de n'en faire qu'un et de telle manière que choisir serait une mutilation.
Je me suis plu à lire et relire vos poèmes comme trois approches convergentes d'une mélancolie bucplique et poignante et j'ai fait mien votre regard sur l'absence.
J'ai, pour apprécier la poésie, un critère très subjectif que je convertirais volontiers, si j'en avais l'aptitude, en équation : c'est le ratio entre les mots et les images; peu de mots suscitant une forte évocation font la qualité d'un texte. Là, franchement je m'y retrouve.
jaon doe,
Avec jaon doe, décidément très prolifique dans ce fil, nous passons sur d'autres rives où le baroque et le flamboyant se répondent sur fond de bretagne printannière et humide.
Autant le dire sans détours, je suis conquis et, comme la dune, ébouriffé ( à propos,Socque, cela me va très bien, cette dune ébouriffée par les averses, car pour y avoir crapahuté... c'est tout à fait ça).
Et puis, va pour la carte postale lorsqi'elle fait radicalement la peau aux clichés. J'ai adoré :
"les mots que le vent gerce"
humer l'haleine discrète des violettes
"les hortensias en liesse ... tapageurs.. "
Le " chassis d'averses "
Et j'en oublie...
Bravo !
Il faudrait, si cela est possible, répertorier ces très beaux textes au catalogue (pour les génértations futures...)
Jean,
Quelle simplicité et quelle internsité ! vos trois textes s'enchainent étonemment, au point de n'en faire qu'un et de telle manière que choisir serait une mutilation.
Je me suis plu à lire et relire vos poèmes comme trois approches convergentes d'une mélancolie bucplique et poignante et j'ai fait mien votre regard sur l'absence.
J'ai, pour apprécier la poésie, un critère très subjectif que je convertirais volontiers, si j'en avais l'aptitude, en équation : c'est le ratio entre les mots et les images; peu de mots suscitant une forte évocation font la qualité d'un texte. Là, franchement je m'y retrouve.
jaon doe,
Avec jaon doe, décidément très prolifique dans ce fil, nous passons sur d'autres rives où le baroque et le flamboyant se répondent sur fond de bretagne printannière et humide.
Autant le dire sans détours, je suis conquis et, comme la dune, ébouriffé ( à propos,Socque, cela me va très bien, cette dune ébouriffée par les averses, car pour y avoir crapahuté... c'est tout à fait ça).
Et puis, va pour la carte postale lorsqi'elle fait radicalement la peau aux clichés. J'ai adoré :
"les mots que le vent gerce"
humer l'haleine discrète des violettes
"les hortensias en liesse ... tapageurs.. "
Le " chassis d'averses "
Et j'en oublie...
Bravo !
Il faudrait, si cela est possible, répertorier ces très beaux textes au catalogue (pour les génértations futures...)

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
pour Jaon Doe et sa "folie" , je ne suis pas sûre que les trois textes répondent vraiment aux consignes. (même scénario et mêmes séquences)
Cependant , autour du même thème, l'automne de la vie (voire l'hiver) , j'ai beaucoup aimé la prose et le texte libre, et à le relire le poème classique aussi. C'est un éclairage différent, le premier bref, interrogatif, douloureux. Le deuxième presque lancinant par ces phrases reprises. la troisième nous ramène à une réalité quotidienne.
Pour Jean, le thème ne m'attire pas trop. On sent la maîtrise de l'écriture en classique et libre, beau travail. La prose m'a moins convaincue. la dernière phrase ne sonne pas bien avec le reste.(c'est personnel , mais je suis un peu allergique aux roses et aux amours passées, que ce soit par la rupture ou la mort)
Pour la "Carte postale" , bien reçues, adorées, merci pour les trois !!!
Cependant , autour du même thème, l'automne de la vie (voire l'hiver) , j'ai beaucoup aimé la prose et le texte libre, et à le relire le poème classique aussi. C'est un éclairage différent, le premier bref, interrogatif, douloureux. Le deuxième presque lancinant par ces phrases reprises. la troisième nous ramène à une réalité quotidienne.
Pour Jean, le thème ne m'attire pas trop. On sent la maîtrise de l'écriture en classique et libre, beau travail. La prose m'a moins convaincue. la dernière phrase ne sonne pas bien avec le reste.(c'est personnel , mais je suis un peu allergique aux roses et aux amours passées, que ce soit par la rupture ou la mort)
Pour la "Carte postale" , bien reçues, adorées, merci pour les trois !!!

éclaircie- Nombre de messages: 1055
Age: 55
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
œufs à poils
vous contenez les hommes tous les hommes grouillants serrés pathétiques
pour jamais l’humanité dans chaque homme
nonnes dictateurs PDG crétins autistes génies issus des couilles
mignonnes bouboules molles la peau flasque quadrillée ridée comme une vieille
aux frissons de lac sous la brise
Courbet, bordel, qu’est-ce que t’as foutu ?
Petits œufs masculins
Où vit en puissance l'humanité,
Rondes couilles emplies d'éternité !
Même les plus malins,
Les anges purs, issirent de vous, burnes,
Éjaculés en force,
Homoncules sans torse
Chassés de leurs chères, mignonnes turnes.
Certes, on vous adore,
Boules poilues à molle peau fripée
Où passe un frisson vite dissipé,
Réservoirs anti-mort !
Émouvantes génitoires trop sages,
N’êtes-vous dépitées ?
Enfin, vous méritez
Que Courbet revenu vous rende hommage !
vous contenez les hommes tous les hommes grouillants serrés pathétiques
pour jamais l’humanité dans chaque homme
nonnes dictateurs PDG crétins autistes génies issus des couilles
mignonnes bouboules molles la peau flasque quadrillée ridée comme une vieille
aux frissons de lac sous la brise
Courbet, bordel, qu’est-ce que t’as foutu ?
Petits œufs masculins
Où vit en puissance l'humanité,
Rondes couilles emplies d'éternité !
Même les plus malins,
Les anges purs, issirent de vous, burnes,
Éjaculés en force,
Homoncules sans torse
Chassés de leurs chères, mignonnes turnes.
Certes, on vous adore,
Boules poilues à molle peau fripée
Où passe un frisson vite dissipé,
Réservoirs anti-mort !
Émouvantes génitoires trop sages,
N’êtes-vous dépitées ?
Enfin, vous méritez
Que Courbet revenu vous rende hommage !
La maîtresse demande à la classe : « Qu’est-ce qui est poilu ?
— Les boules de Billard. Hé, Billard, montre tes boules ! »
Des boules poilues, oui, et molles. Si peu agressives, si discrètes et touchantes, chacune l’humanité en charge dans son mystère frissonnant !
Chaque homme porte en lui de quoi repeupler la Terre, du pire et du meilleur. Et je ne peux regarder ces œufs fragiles, exposés, sans émotion.
Courbet aurait pu se les casser un peu davantage et compléter le dyptique…
— Les boules de Billard. Hé, Billard, montre tes boules ! »
Des boules poilues, oui, et molles. Si peu agressives, si discrètes et touchantes, chacune l’humanité en charge dans son mystère frissonnant !
Chaque homme porte en lui de quoi repeupler la Terre, du pire et du meilleur. Et je ne peux regarder ces œufs fragiles, exposés, sans émotion.
Courbet aurait pu se les casser un peu davantage et compléter le dyptique…
jaon doe- Nombre de messages: 235
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Date d'inscription: 05/02/2010
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Hélas, Courbet n'avait sans doute pas la sensibilité de notre jaon doe pour s'attendrir devant les frissons de lac sous la brise qui animent parfois
les bouboules à Gustave !
Dans la composition des quatrains 6/10/10/6 et 10/6/6/10, je relève deux vers de cinq syllabes :
Comme on vous adore
Car vous méritez
Le sujet n'est pas à la gloire de la symétrie, bien sûr nous le savions, mais un peu de tenue tout de même ne nuirait pas à l'affaire !
Et voilà l'idée de génie : Nous peindre la seconde moitié du dyptique !
Bravo jaon doe, je me suis bien poilée.
les bouboules à Gustave !
Dans la composition des quatrains 6/10/10/6 et 10/6/6/10, je relève deux vers de cinq syllabes :
Comme on vous adore
Car vous méritez
Le sujet n'est pas à la gloire de la symétrie, bien sûr nous le savions, mais un peu de tenue tout de même ne nuirait pas à l'affaire !
Et voilà l'idée de génie : Nous peindre la seconde moitié du dyptique !
Bravo jaon doe, je me suis bien poilée.

Arielle- Nombre de messages: 4204
Age: 65
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Houlà, merci Arielle ! Certes, la symétrie s'impose quand on parle de sphères, quoi, même à poils ! Modération, voulez-vous avoir l'extrême amabilité de remplacer respectivement, dans le texte ci-dessus de jaon doe, "Comme on vous adore," par "Certes, on vous adore," et "Car vous méritez" par "Enfin, vous méritez" ?...
(Dire que je tenais à avoir tout en vers pairs, puisque je parlais de bouboules...)
(Dire que je tenais à avoir tout en vers pairs, puisque je parlais de bouboules...)

socque- Nombre de messages: 6570
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Date d'inscription: 07/01/2008
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Je trouve ce fil un peu brouillon.
Difficile de laisser un commentaire aux différents groupes de textes ...
N'y aurait-il pas moyen de l'éclater comme on le fait d'habitude pour les exercices, en gardant un titre commun ?
En tout cas, je trouve qu'il s'agit d'un très bon sujet qui permet à chacun de se confronter à des pratiques poétiques qui ne lui sont pas habituelles.
Difficile de laisser un commentaire aux différents groupes de textes ...
N'y aurait-il pas moyen de l'éclater comme on le fait d'habitude pour les exercices, en gardant un titre commun ?
En tout cas, je trouve qu'il s'agit d'un très bon sujet qui permet à chacun de se confronter à des pratiques poétiques qui ne lui sont pas habituelles.

Arielle- Nombre de messages: 4204
Age: 65
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Date d'inscription: 02/01/2008

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Alors ça, oui, c'est très fun !

socque- Nombre de messages: 6570
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Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Arielle a écrit:Je trouve ce fil un peu brouillon.
Difficile de laisser un commentaire aux différents groupes de textes ...
N'y aurait-il pas moyen de l'éclater comme on le fait d'habitude pour les exercices, en gardant un titre commun ?
En tout cas, je trouve qu'il s'agit d'un très bon sujet qui permet à chacun de se confronter à des pratiques poétiques qui ne lui sont pas habituelles.
Je vote pour également ! Puis l'idée est tellement belle qu'elle peut s'étendre indéfiniment dans le temps, suivant l'inspiration.
Sinon, socque, tant qu'on y est, pour vraiment bien chicaner, il y a aussi un pied de trop à :
Rondes couilles emplies d'éternité !
Boules poilues à molle peau fripée
Mais bon, peu importe ! Comme dit Arielle, tout à fait poilant, c'est le cas de le dire !
Jean- Nombre de messages: 167
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Date d'inscription: 08/05/2010
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Merci aux lecteurs-commentateurs de mes cartes postales.
Socque, j'ai souvent eu l'impression de voir tourner des pages dans l'écume que dépose successivement chaque vague sur une plage ... de là à les feuilleter du bout des orteils ... mais c'est une image, peut-être trop personnelle pour être partagée.
Socque, j'ai souvent eu l'impression de voir tourner des pages dans l'écume que dépose successivement chaque vague sur une plage ... de là à les feuilleter du bout des orteils ... mais c'est une image, peut-être trop personnelle pour être partagée.

Arielle- Nombre de messages: 4204
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Date d'inscription: 02/01/2008

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Je pense que cette image peut parler, mais elle est un peu dangereuse à maier, comme toutes celles qui mettent le corps en scène... pour ma part, je n'ai jamais eu cette impression en pataugeant dans l'eau.
Jean, en toute rigueur vous avez raison, bien sûr, mais j'avoue ne pas compter les syllabes lorsqu'il n'y a aucune articulation orale qui les accompagne. En gros, il me paraîtr ait par trop artificiel de prononcer
Ron-des-cou-illes-em-pli-es-d'é-ter-ni-té
et
Bou-les-poi-lu-es-à-mo-lle-peau-fri-pée,
tandis que
Ron-des-cou-illes-em-plies-d'é-ter-ni-té
et
Bou-les-poi-lues-à-mo-lle-peau-fri-pée,
ça peut se dire...
Jean, en toute rigueur vous avez raison, bien sûr, mais j'avoue ne pas compter les syllabes lorsqu'il n'y a aucune articulation orale qui les accompagne. En gros, il me paraîtr ait par trop artificiel de prononcer
Ron-des-cou-illes-em-pli-es-d'é-ter-ni-té
et
Bou-les-poi-lu-es-à-mo-lle-peau-fri-pée,
tandis que
Ron-des-cou-illes-em-plies-d'é-ter-ni-té
et
Bou-les-poi-lues-à-mo-lle-peau-fri-pée,
ça peut se dire...

socque- Nombre de messages: 6570
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Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
"il me paraîtrait"

socque- Nombre de messages: 6570
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Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
"un peu dangereuse à manier", désolée.

socque- Nombre de messages: 6570
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Date d'inscription: 07/01/2008
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Oui oui ! je suis d'accord avec vous ! C'est sans doute le côté très déplaisant de la rigueur "classique" et c'est pour ça que personnellement j'évite ce genre de tournure ambigüe quand j'en pratique et tente de formuler mes phrases autrement.
Mais bien sûr, j'ai insisté sur le fait que c'était "pour vraiment bien chicaner', et qu'au fond ça importait très peu - voire pas, - et que ça passait en tout cas totalement inaperçu à l'oreille.
Sinon, je dois encore commenter les textes que j'ai lu ici, mais j'attends de voir si on ne les sépare pas avant pour ne pas embrouiller un peu plus l'affaire... (Et d'ailleurs, j'en profite maintenant pour vous remercier tous/toutes de vos commentaires sur mes textes. Merci !)
Mais bien sûr, j'ai insisté sur le fait que c'était "pour vraiment bien chicaner', et qu'au fond ça importait très peu - voire pas, - et que ça passait en tout cas totalement inaperçu à l'oreille.
Sinon, je dois encore commenter les textes que j'ai lu ici, mais j'attends de voir si on ne les sépare pas avant pour ne pas embrouiller un peu plus l'affaire... (Et d'ailleurs, j'en profite maintenant pour vous remercier tous/toutes de vos commentaires sur mes textes. Merci !)
Jean- Nombre de messages: 167
Age: 23
Localisation: dans un pays qu'On ne gouverne pas.
Date d'inscription: 08/05/2010
Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
Arielle a écrit:Je trouve ce fil un peu brouillon.
[...]
N'y aurait-il pas moyen de l'éclater comme on le fait d'habitude pour les exercices, en gardant un titre commun ?
Ouah le boulot ! C'est un peu tard !
tapez voir sur Hellian, c'est sa faute
:-)))

mentor- Nombre de messages: 18145
Age: 33
Localisation: complètement à l'ouest - mentor97122@hotmail.fr
Date d'inscription: 12/12/2005

Re: EXO : " Cent fois sur le métier..."
euh, dis donc !

Hellian- Nombre de messages: 1924
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
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