En quête
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En quête
Ta beauté est une source moussue, ombreuse.
De grands troncs droits la cernent, impassibles, obscurcissent l’eau qui glougloute. On ne voit plus au fond, on croit deviner les formes vives des truites.
L’air même est sombre, solennel, et pourtant une joie silencieuse résonne partout, comme le soleil frôlant, joueur, le bois dur. Ici, près de ta beauté, on est à l’abri.
Car, autour du bosquet puisant sa force dans l’eau saine, le danger rôde ! Le voyageur erre par le désert brûlant du désamour. Son cœur déjà calciné n’ose plus espérer la paix, la fraîcheur. Ses yeux aveuglés cherchent contre le ciel blanc les traits verticaux marquant la présence de ta beauté.
Il faut encore passer entre les troncs ; au sol, des ronces sèches pointent leurs épines. Des insectes venimeux paraissent railler la fatigue de celui qui s’approche. Ils zonzonnent dans l’air vibrant de chaleur, et leur bourdonnement paraît issir des molécules gazeuses agitées. La thermodynamique du lieu s’emballe.
C’est au laser que l’homme se fraie un passage. (Le saumon qui cherche le frai n’est pas si agressif.) Puis il avance sur le sol nu, tassé, au milieu des chuchotis des feuilles qui annoncent sa présence. La brise passe loin au-dessus de sa tête, à sa hauteur rien ne bouge. On attend.
Il s’assied près de ta beauté, ne bouge plus. Son souffle se calme. Il approche doucement le doigt de l’eau.
De grands troncs droits la cernent, impassibles, obscurcissent l’eau qui glougloute. On ne voit plus au fond, on croit deviner les formes vives des truites.
L’air même est sombre, solennel, et pourtant une joie silencieuse résonne partout, comme le soleil frôlant, joueur, le bois dur. Ici, près de ta beauté, on est à l’abri.
Car, autour du bosquet puisant sa force dans l’eau saine, le danger rôde ! Le voyageur erre par le désert brûlant du désamour. Son cœur déjà calciné n’ose plus espérer la paix, la fraîcheur. Ses yeux aveuglés cherchent contre le ciel blanc les traits verticaux marquant la présence de ta beauté.
Il faut encore passer entre les troncs ; au sol, des ronces sèches pointent leurs épines. Des insectes venimeux paraissent railler la fatigue de celui qui s’approche. Ils zonzonnent dans l’air vibrant de chaleur, et leur bourdonnement paraît issir des molécules gazeuses agitées. La thermodynamique du lieu s’emballe.
C’est au laser que l’homme se fraie un passage. (Le saumon qui cherche le frai n’est pas si agressif.) Puis il avance sur le sol nu, tassé, au milieu des chuchotis des feuilles qui annoncent sa présence. La brise passe loin au-dessus de sa tête, à sa hauteur rien ne bouge. On attend.
Il s’assied près de ta beauté, ne bouge plus. Son souffle se calme. Il approche doucement le doigt de l’eau.
jaon doe- Nombre de messages: 235
Age: 101
Localisation: Pseudonyme de publication commun, à la disposition de tous ceux qui veulent. Pour obtenir son mot de passe, vous pouvez envoyer un mail à Procuste à partir de son profil.
Date d'inscription: 05/02/2010
Re: En quête
Le qualificatif n'est pas dévalorisant, le texte me fait l'effet d'un "découpage de cases" façon BD, très visuel donc. Outre la qualité du tableau, le fourmillement que prolonge la moiteur, la lumière qui tronçonne la mangrove, j'ai accroché.
Merci également pour la lecture coquine au passage.
Merci également pour la lecture coquine au passage.
Jérémie- Nombre de messages: 418
Age: 34
Localisation: Sixfeetunder
Date d'inscription: 27/03/2010
Re: En quête
un peu présomptueux ce :
, ou du moins : trop précoce. Il n'y a rien dans le début qui passionne au point de rallier le narrateur. C'est bien écrit, le rythme est pesé consciencieusement. Zonzonner , zézayer, zadéza vu za quelque part à diverses reprises.On attend.

pandaworks- Nombre de messages: 11057
Age: 20
Localisation: http://yycafe-asia.com/
Date d'inscription: 25/06/2007

Re: En quête
Franchement je ne sais que dire de ce drôle de texte sinon que ce qu'il dégage d'équivoque, de métaphorique me plaît bien. J'aime les descriptions très visuelles qui font qu'on s'imprègne rapidement de l'ambiance.
D'emblée j'adhère au tutoiement, comme une évidence.
Le "Car" me gêne, il a toujours eu une connotation scolaire pour moi. D'ailleurs la phrase entière avec son point d'exclamation me fait l'effet d'une dictée d'avant.
En revanche, très très chouette la fin du passage en phrases courtes.
D'emblée j'adhère au tutoiement, comme une évidence.
Le "Car" me gêne, il a toujours eu une connotation scolaire pour moi. D'ailleurs la phrase entière avec son point d'exclamation me fait l'effet d'une dictée d'avant.
En revanche, très très chouette la fin du passage en phrases courtes.

Easter(Island)- Nombre de messages: 11388
Age: 50
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: En quête
J'aime bien, surtout le premier paragraphe, le deuxième "s'étire" un peu trop je trouve.
Lyra will- Nombre de messages: 11850
Age: 23
Date d'inscription: 12/12/2005

Re: En quête
Merci à mes lecteurs et commentateurs !

socque- Nombre de messages: 6570
Age: 49
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 07/01/2008
Re: En quête
L'issir ne pouvait exsuder que de toi, princesse.
C'est joliment croqué, cette allégorie. Pas dit "allez, gorille", faut pas dec'.
Sous l'umbo de titane croissent les myosotis.
De Barbizon à Courbet, il n"y a qu'un pas.
C'est joliment croqué, cette allégorie. Pas dit "allez, gorille", faut pas dec'.
Sous l'umbo de titane croissent les myosotis.
De Barbizon à Courbet, il n"y a qu'un pas.

silene82- Nombre de messages: 3560
Age: 54
Localisation: par là
Date d'inscription: 30/05/2009
Re: En quête
Plutôt Douanier Rousseau que Courbet, par le petit bout de ma lorgnette.
La luxuriance de cette jungle, le danger qui rôde ... très évocateur.
La fin est une splendide image qui ouvre tous les jardins.
La luxuriance de cette jungle, le danger qui rôde ... très évocateur.
La fin est une splendide image qui ouvre tous les jardins.

Arielle- Nombre de messages: 4204
Age: 65
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: En quête
La vue, l'ouïe sont solicitées. L'odeur étant oubliée, je n'accroche pas à ce cliché.
Ce texte est un peu rapide pour bien s'imprégner de cette ambiance que personnellement j'affectionne particulièrement.
Les précisions cumulent les sons au point d'en atténuer l'importance.Des insectes venimeux paraissent railler la fatigue de celui qui s’approche. Ils zonzonnent dans l’air vibrant de chaleur, et leur bourdonnement paraît issir des molécules gazeuses agitées.
Ce texte est un peu rapide pour bien s'imprégner de cette ambiance que personnellement j'affectionne particulièrement.

bertrand-môgendre- Nombre de messages: 5618
Age: 56
Localisation: à vau-le-vent
Date d'inscription: 15/08/2007

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