Demain, demain...
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Demain, demain...
Là où il y a mon sang
Mes doigts
Mes souvenirs fixés au mur et les cendres
Au verso de moi
Ma mémoire allumée toutes les moitiés d’heures
Clouant au mur tes soleil éteints
Là où il y a mon sang
Mes doigts
Qui brûlent les feuillets dispersés par les flammes
Les langues du feu et ses douces morsures
On s’étiole
Mon corps est encre et me coule entre les doigts
Là où il y a mon sang
Mes doigts
Fleurissent les peines les rancœurs les brûlures
Et j’ai retrouvé le ciel
Dans une photo sépia
J’ai retrouvé le ciel dans la feuille rousse tâchée d’ennui
Là où il y a mon sang
Il est des paysages aveugles
Il est des astres qui pourrissent et des campagnes blanches
Il est l’aube / aux yeux de silence
Dont la nuque repose sur la joue de ton bras.
Là ou il y a mon sang poussent les cernes
Fleuries de bruyères et d’herbes
Adventices. Je vois les pétales éclore en un cœur
La corolle comme un lit pour en froisser le drap.
Si mon sang perle il en naît des poussières,
Des mondes de sable et des prés chavirés
Des amours muettes et des fleurs d’ivoire
Des tiges de soleil où vient se lever
Des lèvres fermes, pétales d’une rose, où ton corps repose / comme une étoile naissante
Entre les draps.
Viens mon soleil, viens mon étoile, viens mon chat
Bondir sur la terre où je t’attends seul.
Ma peau soupire et je tiens à mon bras
Un mouchoir de tissu plus grave qu’un linceul.
Viens entre mes hanches, agrippe toi à ma rive
Marche entre mes quais et pose tes amarres.
Il est des grappes de chair et des rivages à saisir
Des tailles de ciment sous l’océan de ton fard.
Viens t’abattre, viens t’échouer,
Plus ivre qu’un vin capiteux.
Viens, sans perdre de temps, viens,
Baigné d’un halo de jour dans ma nuit
Si diapré de lumière que le jour en pâlit
Plus belle qu’un monde où les étoiles éclosent.
Viens plus rapide qu’un messager aux sandales d’air
Viens plus vite qu’à Marathon / foule l’herbe brûlée
Dépasse le marbre des temples. Je suis la cité
Qui attends ta venue.
Allons, viens vite. Car demain, demain…
Mes doigts
Mes souvenirs fixés au mur et les cendres
Au verso de moi
Ma mémoire allumée toutes les moitiés d’heures
Clouant au mur tes soleil éteints
Là où il y a mon sang
Mes doigts
Qui brûlent les feuillets dispersés par les flammes
Les langues du feu et ses douces morsures
On s’étiole
Mon corps est encre et me coule entre les doigts
Là où il y a mon sang
Mes doigts
Fleurissent les peines les rancœurs les brûlures
Et j’ai retrouvé le ciel
Dans une photo sépia
J’ai retrouvé le ciel dans la feuille rousse tâchée d’ennui
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Là où il y a mon sang
Il est des paysages aveugles
Il est des astres qui pourrissent et des campagnes blanches
Il est l’aube / aux yeux de silence
Dont la nuque repose sur la joue de ton bras.
Là ou il y a mon sang poussent les cernes
Fleuries de bruyères et d’herbes
Adventices. Je vois les pétales éclore en un cœur
La corolle comme un lit pour en froisser le drap.
Si mon sang perle il en naît des poussières,
Des mondes de sable et des prés chavirés
Des amours muettes et des fleurs d’ivoire
Des tiges de soleil où vient se lever
Des lèvres fermes, pétales d’une rose, où ton corps repose / comme une étoile naissante
Entre les draps.
Viens mon soleil, viens mon étoile, viens mon chat
Bondir sur la terre où je t’attends seul.
Ma peau soupire et je tiens à mon bras
Un mouchoir de tissu plus grave qu’un linceul.
Viens entre mes hanches, agrippe toi à ma rive
Marche entre mes quais et pose tes amarres.
Il est des grappes de chair et des rivages à saisir
Des tailles de ciment sous l’océan de ton fard.
Viens t’abattre, viens t’échouer,
Plus ivre qu’un vin capiteux.
Viens, sans perdre de temps, viens,
Baigné d’un halo de jour dans ma nuit
Si diapré de lumière que le jour en pâlit
Plus belle qu’un monde où les étoiles éclosent.
Viens plus rapide qu’un messager aux sandales d’air
Viens plus vite qu’à Marathon / foule l’herbe brûlée
Dépasse le marbre des temples. Je suis la cité
Qui attends ta venue.
Allons, viens vite. Car demain, demain…
Calvin- Nombre de messages: 533
Age: 22
Date d'inscription: 22/05/2010
Re: Demain, demain...
Je trouve ça trés lourd et sombre, bref j'aime pas.

akdonf- Nombre de messages: 87
Age: 55
Localisation: Mir bouteille.
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Demain, demain...
J'ai préféré le dernier vers, ce n'est pas une plaisanterie, pour ce qu'il de menaçant ou de prometteur, une ouverture, une possibilité ou un couperet.
Le reste m'a paru terriblement nombriliste, je n'ai pas su/pu lire le poétique même en filigrane, enseveli qu'il est sous ce moi étouffant.
Le reste m'a paru terriblement nombriliste, je n'ai pas su/pu lire le poétique même en filigrane, enseveli qu'il est sous ce moi étouffant.

Easter(Island)- Nombre de messages: 12080
Age: 50
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Demain, demain...
Ah, oui, c'est bien possible. Tant pis.
Calvin- Nombre de messages: 533
Age: 22
Date d'inscription: 22/05/2010
Re: Demain, demain...
Dommage que la longueur du texte fasse ressortir à ce point le procédé répétitif et le principe quelque peu narcissique du texte. Ce dernier mériterait vraiment d'être raccourci afin de mieux isoler les superbes images qu'il contient.

Sahkti- Nombre de messages: 25652
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
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