Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Rebecca le Sam 25 Sep - 8:39

Madame Jolibois se prend d'affection pour Anaïs qui pourrait être sa fille.
Elle a perdu, il y a longtemps, ses deux enfants, tout petits, et son mari dans un accident de voiture dont elle a seule réchappé. Ce n'est pas elle qui conduisait, mais longtemps elle s'est sentie coupable car ce jour là, c'est elle qui avait insisté pour qu'ils aillent se promener en forêt alors que son mari lui avait confié qu'il aurait préféré rester se reposer après une nuit d'insomnie due à une période de stress professionnel et affectif. (Il était artiste peintre et venait de perdre son meilleur ami, celui qui l'exposait dans sa galerie régulièrement et s'occupait de sa carrière, Jolibois étant incapable de gérer tout ce qui concernait l'aspect financier et matériel de son travail.)
Depuis elle a appris à prendre la vie comme elle vient, à profiter de chaque instant. Elle est gaie. Sauf un petit pinçon au coeur de temps en temps.

Rebecca

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Sam 25 Sep - 10:28

Merci ! Content que cela vous plaise.
Modération, comme d’habitude, félicitation pour la promptitude et l’à-propos, ça force l’admiration.
Une question subsidiaire : serait-il opportun de publier le résultat dans la section prose, pour susciter quelques vocations supplémentaires de marionnettistes, ou restons-nous dans le cocon du happy few des amateurs d’ateliers ?

conselia

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Dim 26 Sep - 21:17

Je ne peux pas développer un chapitre sans l'intervention croisée de plusieurs personnages (ce qui commence avec deux si mes souvenirs de cours de mathématiques ne me trahissent pas.) Anaïs est donc en rade dans le café et c'est rageant...

conselia

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Easter(Island) le Dim 26 Sep - 21:24

Un trappeur canadien reconverti en astronome. Il passe son temps à scruter le ciel, nuit et jour, par tous les temps.

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Easter(Island) le Dim 26 Sep - 21:28

Et puis tout d'un coup un personnage célèbre-ish. On le reconnaît vaguement mais on n'arrive pas à lui mettre un nom. Et pourquoi pas un hindu, de la caste des brahmanes (ça c'est pour la vache sacrée ;-))

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Polixène le Dim 26 Sep - 23:24

Dans la rue, devant le café. Une altercation assez vive entre deux femmes, l'une plus âgée que l'autre ; elles sont opposées sur un thème quelconque de l'actualité, et leur différend semble vouloir empirer, elles prennent à témoin des passants, des clients du café, Juju même . La discussion s'anime entre les badauds .Puis , au moment où l'on craint le pire, elles se tombent dans les bras en éclatant de rire, et expliquent aux spectateurs médusés qu'elles sont des actrices de théâtre, qu'elles pratiquent le "Théâtre invisible" et militant inspiré d'Augusto Boal, et qu'elles recrutent pour former une troupe dans le quartier .

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Lun 27 Sep - 8:56

Ben voilà, suffisait de demander. Merci, et tout spécialement à Easter, un poil revancharde sur ce coup-là, mais on va faire avec. ;-)
J'attends un petit peu, histoire de voir si Mentor et Cyanhydric se pointent, et d'autres avec eux, puis écriture...

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Lun 27 Sep - 9:02

Et Sahkti, et Pili, elles ont pas quitté le navire, au moins ?

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Mer 29 Sep - 20:57

Bon, c’est calme, je m’y mets :

Ecriture en cours…

Pendant que je n’y suis pas, et pour ceux qui voudraient participer aux épisodes qui suivront, j’ajoute une contrainte. Deux contraintes en fait :

- Pour faire entrer un personnage ou faire agir le sien, il faut impérativement avoir lu tout le texte (pour des raisons évidentes de continuité).

- Chaque intervention doit commencer par un titre de chapitre « Où l’on… », comme dans « où l’on découvre qu’il n’y a pas que le nez de Pinocchio qui s’allonge lorsque paraît la fée bleue. »

Merci de votre attention et attention, je vous ai à l’œil, mais pas gratuitement, soyons fous.

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Mer 29 Sep - 23:28

Plongée dans le récit, elle tente de faire surgir de sa prose le fil conducteur qui lui indiquera clairement quelle courbe suivre et, finalement, prendre les décisions qui s’imposent. Huit pages et deux cafés, quatre clients entrés puis sortis ; Anaïs note, biffe, s’égare et reprend, s’impatiente et se redresse pour souffler.

Au dehors, une voix tonitruante bien que féminine l’empêche de se concentrer. Elle tourne la tête mais ne peut distinguer l’étrange animal qui lui agace le tympan. Elle ne voit qu’une autre femme, frêle d’allure, appuyée sur son parapluie tendu devant elle. Elle se tient à l’angle du café, devant la dernière vitre au travers de laquelle Anaïs peut observer la scène. La cinquantaine raisonnablement assumée, vêtue de chic mais sobre, elle a le menton haut et l’œil mouillé. C’est à elle que sont adressés invectives et remontrances et c’est elle que le stentor en jupon veut voir succomber sous les décibels hargneux. Anaïs tend l’oreille mais ne peut distinguer les répliques de la femme au parapluie. Elle tient tête mais ne hausse pas le ton, ce qui semble irriter au plus haut point la harpie qui la houspille. Tout juste peut-on remarquer que ses mains se crispent de plus en plus fort sur le pommeau. Sans doute à court d’arguments, ou lassée de s’époumoner en vain, la jeune furie s’approche de sa victime et se place devant elle, de sorte qu’Anaïs peut maintenant la voir. Elle n’a guère plus de vingt ans et porte les attributs de son âge, en l’occurrence un jean qui laisse deviner la marque de son sous-vêtement et un tee-shirt de deux tailles trop court.

Inquiète de cette intrusion dans le cercle imaginaire qu’elle avait dû tracer au sol pour se prémunir de l’agression, l’autre femme lève le parapluie et en menace l’outrageuse diva. Mais une main vigoureuse a stoppé son geste et l’arme improvisée balaie vainement l’azur au bout de son poignet. L’homme a opportunément surgi de la foule qui s’est attroupée devant le café et ne semble pas décidé à lâcher prise. Il est coiffé d’un turban tout à fait inadéquat en cette saison et, maintenant qu’elle peut l’observer à loisir dans ce tableau figé qu’ils constituent tous trois, Anaïs constate que son costume est à l’avenant. Il lui semble même le reconnaître un instant, mais elle ne peut mettre un nom sur le visage orné d’une longue barbe impeccablement peignée. En fait, il lui semble tout droit sorti de l’une des productions bollywoodienne à laquelle l’a traîné Malcolm la semaine dernière, dont elle est sortie saoule de chants indiens et de popcorn salé.

Ce qui frappe Anaïs est l’inertie des badauds entassés sur le trottoir d’en face. A croire que tout cela ne les concerne pas vraiment, spectateurs en toutes circonstances, acteurs jamais. Pourtant, la jeune femme vient de sortir de la poche de son jean un cutter, qu’elle tend maintenant en direction de sa victime. Anaïs est pétrifiée. Juliette Jolibois a bondi de son comptoir et a disparue dans la rue, sans doute pour chercher de l’aide. Mais c’est Anaïs qui a maintenant besoin d’elle, car elle est seule à sa table, dans le café déserté, assaillie de sentiments contradictoires et de souvenirs inavouables.

Malcolm aime le cinéma, cela ne fait plus aucun doute pour Anaïs qui se croit obligée l’accompagner de salle de quartier en festival obscur pour découvrir ce que le septième art recèle de trésors bien cachés du grand public. C’est ainsi qu’elle a récemment reçu le coup de poing au ventre que lui a infligé « L’Incident » de Larry Peerce. Ce film prémonitoire, tourné en 1967, décrit avec un talent redoutable l’apathie d’une douzaine de personnages particulièrement bien campés devant la violence aveugle de deux jeunes loubards dans le huis clos étouffant d’une rame de métro newyorkais. A la sortie de la projection, les spectateurs bouleversés, et particulièrement les mâles, y allaient à tour de rôle de leurs commentaires rassurants : « Moi, Monsieur, j’aurais réagi ; ils auraient vu de quel bois je me chauffe, et comment, ça n’aurait pas traîné ! » Pathétique. Le film avait démontré à Anaïs, avec force et sans appel, que les hommes ne font plus corps. Les deux petits malfrats n’auraient pas pesé lourd face à douze hommes en colère, mais voilà : ils n’étaient pas douze. Les petites frappes, elles, étaient bien deux, mais chacun des passagers se savait seul et, donc, en infériorité numérique.

Anaïs se l’est promis, ce soir-là. Jamais elle ne sera complice de ce renoncement. Jamais elle ne se laissera convaincre qu’elle est seule au beau milieu d’une foule informe et potentiellement hostile. Elle se lève et se précipite dans la rue, elle crie, elle court d’un passant à l’autre pour exiger de l’aide. Elle a malgré tout soin, dans sa course, de ne pas se rapprocher plus que nécessaire de la lame tendue bien haut. C’est seulement maintenant quelle les voit. Ils ont placé deux barrières Vauban à vingt mètres de là et empêchent les voitures d’avancer sur le boulevard. Les mains sur les hanches, l’œil goguenard, les deux policiers l’observent en souriant. Anaïs est à l’arrêt. Une main charitable se pose sur son épaule et la voix est aussi douce que cette sensation de contact humain. « C’est un spectacle, calmez-vous. » Il ressemble à un trappeur canadien dans sa chemise à carreaux trop grande pour lui. Il lève les yeux au ciel et tend le doigt vers le sommet de l’immeuble qui lui fait face. Une caméra trône sur le toit terrasse et deux techniciens hilares lui font un signe de la main.

Juliette l’a rejointe et couvre son épaule de son bras dans un geste ample, comme on enveloppe d’une couverture le boxeur sonné. Le ridicule ne l’a pas tuée, mais elle sent sur elle les regards moqueurs, comme des aiguilles perçant sa peau. Juju s’est assise avec elle à la table du fond, loin, aussi loin qu’elle le pouvait, de la foule qui commence à se disperser. Elle lui caresse délicatement la tempe du revers de son index, tempérant la tendresse de peur que s’installe l’équivoque. Anaïs a l’âge de Charlotte, sa fille. Madame Jolibois ne dit jamais « l’âge qu’aurait ma fille ». Elle ne parle jamais de Charlotte et de Jérémie au passé. Ce n’est pas qu’elle vive dans le déni, non, mais elle n’y arrive pas, tout bonnement. On ne perd pas ses enfants, ils vous sont arrachés. D’ailleurs, elle aussi était dans la voiture, avec eux. Et avec Lucien.

Lucien n’aimait pas les dimanches. Juliette et lui avaient un pacte par lequel il s’était engagé à ne pas peindre ce jour-là, quoiqu’il arrive. Elle tolérait son absence des jours et des nuits entières, enfermé dans la remise au fond du jardin, aménagée par ses soins en atelier, mais exigeait que les dimanches lui soient entièrement consacrés, ainsi qu’aux deux enfants nés de leur mariage tardif. Lucien aimait Juliette, mais ces jours sans pinceaux lui étaient pénibles. Pour détourner son esprit de la toile en cours, elle avait pris l’habitude d’organiser, aux beaux jours, d’interminables promenades en forêt, au cours desquelles elle espérait l’emplir d’images qui alimenteraient son art tout en le tenant éloigné de son atelier.

Lorsque Paul est tombé malade, Lucien est devenu sombre. Paul avait rencontré Lucien à Mougins, où il exposait pour la première fois, dans l’indifférence générale. Il avait acheté une de ses toiles – la plus petite – et l’avait exposée dans sa galerie parisienne. Paul avait du flair et un sens aigu du commerce. Il fit monter Lucien à Paris et s’occupa de la modeste carrière qu’il lui construisit, à force d’enthousiasme et de patience. Lucien ne gagna jamais assez d’argent pour arracher Juliette à son zinc, mais agrémenta leur quotidien de cadeaux dispendieux et surprenants à chaque vente d’une toile. Paul veillait à ne pas écouler trop vite le nombre impressionnant de nus et de natures mortes que produisait l’artiste, de sorte que sa cote se maintint à un niveau raisonnable pendant près de dix ans. Puis Paul mourut et Lucien ne peignit plus. Pour autant, Juliette ne voulut pas renoncer à ses promenades en forêt et, ce matin-là, insista une fois encore pour qu’il les conduise à Fontainebleau.

Juliette Jolibois ne conduit pas. Elle ne sait pas conduire et elle ne saura jamais. Elle ne monte d’ailleurs jamais dans une voiture, pas même un taxi. Elle a perdu son mari et ses deux enfants ce dimanche-là, sur la route de Fontainebleau. Lucien était fatigué. Il ne dormait pas. La nuit, il ne dormait pas, mais sur cette route, ce dimanche-là, il s’est endormi. La voiture a filé tout droit dans le virage et ils se sont retrouvés sur la file de gauche. Juliette n’a pas vu l’autre véhicule. Lorsqu’elle a enfin ouvert les yeux, elle était seule, et le médecin parlait d’une voix très douce. Si douce qu’elle en sursaute encore, chaque nuit.

conselia

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Mer 29 Sep - 23:35

Ah ben zut ! J'ai oublié de justifier. Peut faire quelque chose, Modération bien aimée ? Sinon tant pis.

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  mentor le Mer 29 Sep - 23:38

c'est ok

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  mentor le Mer 29 Sep - 23:38

c'est touffu ce coup-ci
faut que je relise
;-)

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Rebecca le Jeu 30 Sep - 18:12

Où Madame Jolibois offre la tournée à toute la troupe théâtrale et tente de pousser Anaïs à accepter d'en être la nouvelle recrue. Où elle leur présente son perroquet qui cabotine et déclare aux acteurs qu'il les kiffe grave. Où elle se souvient qu'elle même quand elle était jeune chantait dans la rue de vieux standards de blues.

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Easter(Island) le Jeu 30 Sep - 18:19

Tu vois en lisant, je me demandais s'il ne faudrait pas réduire le nombre de personnages, parce qu'on risque d'y perdre le compte dans tout ce beau monde. En gros, ça pourrait finir par faire fouillis, ce me semble...

A ce titre, je trouve le deuxième paragraphe particulièrement confus : trois "elle" différents : Anaïs, la harpie, la femme au parapluie ; tu me fais tourner la tête... :-)

Pour le détail, voici ce que j'ai relevé :

Mais une main vigoureuse a stoppé son geste ; j'aurais laissé au présent, vu ce qui précède et en dépit du temps passé qui suit de façon adéquate.

Juliette Jolibois a bondi de son comptoir et a disparue dans la rue, (disparu)
cela ne fait plus aucun doute pour Anaïs qui se croit obligée de l’accompagner
dans le huis clos étouffant d’une rame de métro newyorkais (tiret, je me demande ?).
C’est seulement maintenant quelle les voit (qu'elle)
Pour détourner son esprit de la toile en cours, elle avait pris l’habitude d’organiser, aux beaux jours, d’interminables promenades en forêt, au cours desquelles (répétition)

Et pour finir, toute fière de moi d'avoir reconnu au moins Twelve angry men ! !


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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Jeu 30 Sep - 19:33

Easter(Island) a écrit:Et pour finir, toute fière de moi d'avoir reconnu au moins Twelve angry men ! !


Que je viens de revoir avec grand plaisir, juste après "L'incident". Merci pour les remarques que je vais de ce pas intégrer à la version définitive (?). Et sinon, il arrive quoi, maintenant ? Sont passés où les zaut' ?

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Easter(Island) le Jeu 30 Sep - 19:36

Maintenant on sort pour de bon du troquet et même du quartier. Besoin d'air. Non ?

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  mentor le Jeu 30 Sep - 19:44

conselia a écrit:sinon, il arrive quoi, maintenant ? Sont passés où les zaut' ?

Où Anaïs se voit proposer un petit rôle dans la troupe qui va jouer le lendemain au théâtre du lieu (pour cause d'absence inattendue d'une actrice secondaire)
Où Fabian (c'est le petit nom de l'ara) sème la panique dans le public, Juju Jolibois ayant eu la mauvaise idée de l'y emmener pour lui faire changer d'air
Où la mouche du coche refait son apparition, provoquant une crise de nerfs d'Anaïs en pleine tirade de la pièce, car elle a décidé de squatter le décolleté de notre héroïne
.

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Sahkti le Dim 3 Oct - 11:03

Bon,je viens retrouver ma chère Anaïs que j'avais délaissée :-) J'ai lu et relu depuis le début, histoire de bien avoir la continuité de l'histoire dans la tête.

Au rayon des chipoteries, je trouve que c'est très -par moments trop- touffu et que ça part un peu dans tous les sens. C'est dû à ce respect quasi littéral des contraintes et de ces demandes que tu tentes de placer à tout prix dans le texte. C'est le but du jeu, je sais mais ça vaudrait la peine de créer de la matière entre ces contraintes (ça demande du boulot, je sais, je sais...) afin que toutes ces contraintes ne tombent pas de la sorte les unes sur les autres. Sinon, on risque de tomber sur un catalogue de contrainte qui prend le pas sur une véritable histoire en forme de fil conducteur.

Ceci mis à part, je trouve que tu as réusis à donner pas mal de corps à tes personnages et de la gouaille à ton récit, avec une belle dose d'humanité. J'aime beaucoup cela, on s'y croirait, on vit les événements en même temps qu'Anaïs. Super travail, Conselia, chapeau !

Donc je propose à mon tour quelque chose...

Où le monsieur du train qui sent bon (le monsieur, pas le train) passe devant le bistrot - un mystère qu'il soit là !- et voit l'étrange spectacle, puis croise le regard d'Anaïs qui...

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Polixène le Ven 8 Oct - 23:35

bien sûr, c'est dense et virevoltant, mais si agréable à lire !
Bravo.

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Easter(Island) le Sam 9 Oct - 10:37

Alors conselia ? On continue ?
Je prends les devants :

Un escargot baveur, un rayon de soleil où se prélasse un chat, un stylo bille qui coule et tache tout, les doigts surtout, un foulard en cachemire bleu, un vers très connu d'un grand poète français ou étranger.

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  Easter(Island) le Sam 9 Oct - 10:38

Zut ! Tu voulais des personnages, non ?

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Re: Atelier : le roman dont vous êtes les personnages

Message  conselia le Sam 9 Oct - 18:02

Ah ! J'ai oublié de le préciser :

Ecriture en cours...

Mais ça coince dur, parce qu'en ce moment, je n'ai pas beaucoup de temps... Et les contraintes additionnées aux remarques légitimes quant à la continuité et aux nécessaire changement de décor me posent problème.

Mais ça va viendre, pas s'inquiéter.

conselia

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