Conversations byzantines en alexandrins
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Re: Conversations byzantines en alexandrins
Moi, j'aime d'Alexandre injustement moqués
la démarche un peu raide et le pas bien marqué,
un tantinet rassis mais touchant par ses airs
de grand seigneur outré dès qu'on trouble son vers
lui chatouillant les pieds. Or son cœur est celui
d'un éphèbe transi. Oyez ce que de lui
j'ai entendu conter dans les bois ce matin
tandis que je courais le satyre mutin :
La moustache cirée aussi bien que ses bottes,
sanglé d'un rase-pet à damner les bigotes,
un grand alexandrin, en dépit de la mode
droit dans ses hémistiches, fier dodécapode,
toise sans sourciller la horde des voyous
ces rimailleurs sans rime, infâmes touche-à-tout.
Fanfarons, jolis cœurs qui taquinent la muse
comme on fait d'une fille, en usent, s'en amusent
et, l'ayant humiliée, couchent sur le papier
des mots sans queue ni tête errant à cloche-pied.
"Ah! Bougres d'abrutis, cela se dit poète…"
ronchonne le grand niais entre ses rouflaquettes,
de sa canne frappant le tempo de ses mots
... quand surgit, lumineuse, aérienne, Margot
dont il est amoureux plus qu'on ne saurait dire.
Pour elle chaque nuit il torture sa lyre
étire entre ses vers de preux enjambements
et de hardis rejets le laissant pantelant.
Pour elle il donnerait… Elle passe légère
l'effleurant d'un œil pers plus froid qu'une rapière.
Elle va retrouver ses amis, ces maudits
racleurs de mots douteux et de louches écrits.
Ils riront de concert en mimant le vieux fou
qui recompte ses pieds comme Harpagon ses sous.
Margot dégrafera devant eux son corsage :
douze boutons de nacre, une sorte d'hommage…
la démarche un peu raide et le pas bien marqué,
un tantinet rassis mais touchant par ses airs
de grand seigneur outré dès qu'on trouble son vers
lui chatouillant les pieds. Or son cœur est celui
d'un éphèbe transi. Oyez ce que de lui
j'ai entendu conter dans les bois ce matin
tandis que je courais le satyre mutin :
La moustache cirée aussi bien que ses bottes,
sanglé d'un rase-pet à damner les bigotes,
un grand alexandrin, en dépit de la mode
droit dans ses hémistiches, fier dodécapode,
toise sans sourciller la horde des voyous
ces rimailleurs sans rime, infâmes touche-à-tout.
Fanfarons, jolis cœurs qui taquinent la muse
comme on fait d'une fille, en usent, s'en amusent
et, l'ayant humiliée, couchent sur le papier
des mots sans queue ni tête errant à cloche-pied.
"Ah! Bougres d'abrutis, cela se dit poète…"
ronchonne le grand niais entre ses rouflaquettes,
de sa canne frappant le tempo de ses mots
... quand surgit, lumineuse, aérienne, Margot
dont il est amoureux plus qu'on ne saurait dire.
Pour elle chaque nuit il torture sa lyre
étire entre ses vers de preux enjambements
et de hardis rejets le laissant pantelant.
Pour elle il donnerait… Elle passe légère
l'effleurant d'un œil pers plus froid qu'une rapière.
Elle va retrouver ses amis, ces maudits
racleurs de mots douteux et de louches écrits.
Ils riront de concert en mimant le vieux fou
qui recompte ses pieds comme Harpagon ses sous.
Margot dégrafera devant eux son corsage :
douze boutons de nacre, une sorte d'hommage…

Arielle- Nombre de messages: 4555
Age: 66
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: Conversations byzantines en alexandrins
Alexandre ronchon se voit ici troussé
D'une plume rieuse, attendrie. Quel doigté !
Pour ma part, j'aime aussi son neveu effrangé,
Le pied un peu crotté, l'orteil trop écarté,
Chancelant par moment, bancroche mais vivant,
Adepte malicieux du pied-de-nez forban.
N'y aurait-il que ce choix : le balai dans le cul
Ou le pur débraillé sans structure perçue ?
D'une plume rieuse, attendrie. Quel doigté !
Pour ma part, j'aime aussi son neveu effrangé,
Le pied un peu crotté, l'orteil trop écarté,
Chancelant par moment, bancroche mais vivant,
Adepte malicieux du pied-de-nez forban.
N'y aurait-il que ce choix : le balai dans le cul
Ou le pur débraillé sans structure perçue ?

Procuste- Nombre de messages: 521
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 16/10/2010
Re: Conversations byzantines en alexandrins
Pour le neveu, ma foi, je suis d'accord aussi
ne dit-on pas qu'en vieux caquelon réussit
la soupe à condition d'avoir jeunes carottes
à y glisser parmi les aulx, les échalottes ?
ne dit-on pas qu'en vieux caquelon réussit
la soupe à condition d'avoir jeunes carottes
à y glisser parmi les aulx, les échalottes ?

Arielle- Nombre de messages: 4555
Age: 66
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: Conversations byzantines en alexandrins
J'avoue, je le confesse, un bien fol appétit
Le pied un peu crotté, l'orteil trop écarté
tant qu'ils ne sont de veau me font baver d'envie
tout autant que messire leur oncle au fin doigté
Le pied un peu crotté, l'orteil trop écarté
tant qu'ils ne sont de veau me font baver d'envie
tout autant que messire leur oncle au fin doigté

Arielle- Nombre de messages: 4555
Age: 66
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: Conversations byzantines en alexandrins
Et voilà que messire au fin doigté se voit
par mes soins affublé d'un doigt de trop, ma foi,
afin de le cacher je suis prête tout cru
à l'avaler céans ou me le mettre au c*
par mes soins affublé d'un doigt de trop, ma foi,
afin de le cacher je suis prête tout cru
à l'avaler céans ou me le mettre au c*

Arielle- Nombre de messages: 4555
Age: 66
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: Conversations byzantines en alexandrins
Mesdames vos propos au plus haut point me choquent!
L'une nous dit confesse et l'autre dit converge
Et l'on s'étonne après que nos jeunes gambergent
quand leurs aînées de Freud revêtent la défroque.
L'une nous dit confesse et l'autre dit converge
Et l'on s'étonne après que nos jeunes gambergent
quand leurs aînées de Freud revêtent la défroque.
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Conversations byzantines en alexandrins
Je me demande où vous voyez Freud, zenobi,
L'associez-vous donc aux grossièretés ? Zobi !
L'associez-vous donc aux grossièretés ? Zobi !

Procuste- Nombre de messages: 521
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 16/10/2010
Re: Conversations byzantines en alexandrins
Procuste a écrit:Je me demande où vous voyez Freud, zenobi,
L'associez-vous donc aux grossièretés ? Zobi !
N'est-ce pas lui qu'a dit ou bien son fils latent
que tout considéré tout converge ? (Épatant.)
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Conversations byzantines en alexandrins
La basse cour et jusqu’au pigeonnier s’émeut :
Ce trop vieux chien rampant n’était-il pas leur maître,
Leur gardien qui, s’il envoyait les renards paître,
S’amusait à courser la poule, l’oie, l’émeu.
L’une ou l’autre s’approche, agace de son bec
L’infirme qui se tait. Mais prêtant quelques dons,
à ses pattes griffues, s’inquiète, le félon
Les aurait-il rognées ?- l’a-t-on sacré évêque ?
Telle croit reconnaître en son œil la malice,
Enjoint de s’éloigner de ses vilains chicots.
Un poussin fort savant l’accuse d’anciens maux,
Un autre encore appelle aux armes la milice…
Le chien n’aboie plus guère ou alors à regret,
D’un œil inanimé il quête le silence.
Il n’a pas de collier. Quelques miettes d’enfance
Agitent son sommeil… Il voudrait bien crever.
Ce trop vieux chien rampant n’était-il pas leur maître,
Leur gardien qui, s’il envoyait les renards paître,
S’amusait à courser la poule, l’oie, l’émeu.
L’une ou l’autre s’approche, agace de son bec
L’infirme qui se tait. Mais prêtant quelques dons,
à ses pattes griffues, s’inquiète, le félon
Les aurait-il rognées ?- l’a-t-on sacré évêque ?
Telle croit reconnaître en son œil la malice,
Enjoint de s’éloigner de ses vilains chicots.
Un poussin fort savant l’accuse d’anciens maux,
Un autre encore appelle aux armes la milice…
Le chien n’aboie plus guère ou alors à regret,
D’un œil inanimé il quête le silence.
Il n’a pas de collier. Quelques miettes d’enfance
Agitent son sommeil… Il voudrait bien crever.
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Conversations byzantines en alexandrins
Pourrais-je me risquer dans ce salon mondain
Roturière toujours, tombée en poésie
La douzaine me plait même si d'œufs n'est pas
Promis demain j'essaie, de la parer de rimes
Roturière toujours, tombée en poésie
La douzaine me plait même si d'œufs n'est pas
Promis demain j'essaie, de la parer de rimes

éclaircie- Nombre de messages: 1641
Age: 56
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: Conversations byzantines en alexandrins
Alors que du devoir rébarbatif, scolaire,
M'attend sur mon bureau où s'épanchent la bière,
Le tabac doux et l'ombre et les mots raturés,
Je me plais à vous lire, à vous envier un peu
Cette douce raison enfermée en syllabes
(Cette douce raison que je ne connais point) —
Que je crois castratrice, en proie à des carcans,
Ceux gagnés par Boileau, les pères et la rime,
Alors que le délire, eaux de chaux affamée,
Demande granitique à la semence drôle
La clé du monde gras et du nègre sculptant
Ses danses dans l'abîme où la bite et la lèvre
S'accouplent puissamment, grondantes bêtes ivres,
Longs vaisseaux démâtés dans la folie errante...
M'attend sur mon bureau où s'épanchent la bière,
Le tabac doux et l'ombre et les mots raturés,
Je me plais à vous lire, à vous envier un peu
Cette douce raison enfermée en syllabes
(Cette douce raison que je ne connais point) —
Que je crois castratrice, en proie à des carcans,
Ceux gagnés par Boileau, les pères et la rime,
Alors que le délire, eaux de chaux affamée,
Demande granitique à la semence drôle
La clé du monde gras et du nègre sculptant
Ses danses dans l'abîme où la bite et la lèvre
S'accouplent puissamment, grondantes bêtes ivres,
Longs vaisseaux démâtés dans la folie errante...

lu-k- Nombre de messages: 1134
Age: 18
Localisation: Drôme
Date d'inscription: 24/12/2008
Re: Conversations byzantines en alexandrins
Ô, quelles souffrances habitant mes biceps
Monstres métalliques ! m'enchainant, m'abomine
Ô, quelles souffrances, mes méninges se crêpent
Soul, dessous la rigueur de Valse Alexandrine
Monstres métalliques ! m'enchainant, m'abomine
Ô, quelles souffrances, mes méninges se crêpent
Soul, dessous la rigueur de Valse Alexandrine

Ratz19- Nombre de messages: 307
Age: 21
Date d'inscription: 23/05/2010

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