Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
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Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Particules de la vie réelle.........
Notre vision holistique du monde vacille sur le fil de nos désespérances
Une couche immaculée recouvre les miasmes de la cité
Au printemps infertile, le dégel charriera nos sombres renoncements
B. a traversé le miroir pour fuir son image, je n'ai pas su le retenir
La raison est inutile quand les repères se déplacent
Une rencontre redoutée, repoussée....et tous ces faux semblants pour parler d'autre chose
J'ai croisé un chasseur de météorites auréolé de poussières d'étoiles, un homme qui sait encore dénicher les fossiles de la gangue rugueuse des pierres
Et qui vous étale comme un parchemin rare une peau de mammouth sur la table d'une auberge de campagne.
J'ai écouté les rêves d'un traqueur de cellules souches, qui cherche à percer le secret de la vie.
Nous avons failli recréer un mammouth avant la fin du repas, caressant déjà la courbure de l'ivoire, seul l'armagnac réchauffé dans nos mains nous a fit renoncer......quoique
J'ai prononcé des paroles banales de réconfort à des gens qui ont perdu leurs parents. On croit exorciser ses peurs en fuyant le malheur
Et puis il y a ce recueil de poésie à la peau de cuir si douce
Cette Belle Ferronnière, que j'aime tant, si proche dans la pénombre d'une salle du Grand Palais.....La Joconde grimaçante me laisse insensible
Dans la chaleur humide du hammam, j'ai aimé la candeur de tes poses
Les halos bleutés de la neige s'attardent sur les trottoirs
Je remonte mon col, rejette avec délectation un nuage de buée
Le monde tourne inexorablement.....et nous comptons les jours
Notre vision holistique du monde vacille sur le fil de nos désespérances
Une couche immaculée recouvre les miasmes de la cité
Au printemps infertile, le dégel charriera nos sombres renoncements
B. a traversé le miroir pour fuir son image, je n'ai pas su le retenir
La raison est inutile quand les repères se déplacent
Une rencontre redoutée, repoussée....et tous ces faux semblants pour parler d'autre chose
J'ai croisé un chasseur de météorites auréolé de poussières d'étoiles, un homme qui sait encore dénicher les fossiles de la gangue rugueuse des pierres
Et qui vous étale comme un parchemin rare une peau de mammouth sur la table d'une auberge de campagne.
J'ai écouté les rêves d'un traqueur de cellules souches, qui cherche à percer le secret de la vie.
Nous avons failli recréer un mammouth avant la fin du repas, caressant déjà la courbure de l'ivoire, seul l'armagnac réchauffé dans nos mains nous a fit renoncer......quoique
J'ai prononcé des paroles banales de réconfort à des gens qui ont perdu leurs parents. On croit exorciser ses peurs en fuyant le malheur
Et puis il y a ce recueil de poésie à la peau de cuir si douce
Cette Belle Ferronnière, que j'aime tant, si proche dans la pénombre d'une salle du Grand Palais.....La Joconde grimaçante me laisse insensible
Dans la chaleur humide du hammam, j'ai aimé la candeur de tes poses
Les halos bleutés de la neige s'attardent sur les trottoirs
Je remonte mon col, rejette avec délectation un nuage de buée
Le monde tourne inexorablement.....et nous comptons les jours

mitsouko- Nombre de messages: 563
Age: 51
Localisation: Paris
Date d'inscription: 08/11/2008
Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Les quatre premiers vers ne me semblent pas justifiés, trop sophistiqués à mon goût, trop "intellos", alors que la suite génère par sa simplicité une vraie ambiance et une force.
...
Je crois que tu devrais commencer le texte directement à partir de "B. a traversé le miroir"
...
Je crois que tu devrais commencer le texte directement à partir de "B. a traversé le miroir"

Hellian- Nombre de messages: 1922
Age: 62
Localisation: Normandie
Date d'inscription: 14/02/2009
Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
une écriture nouvelle et prégnante cette fois, une sensibilité et une sorte de dévoilement, c'est bien Hervé
une ombre cependant: A l'instar d'Héllian: Au bûcher cette première strophe (celui de ecclésiaste)
une ombre cependant: A l'instar d'Héllian: Au bûcher cette première strophe (celui de ecclésiaste)

loic- Nombre de messages: 1241
Age: 53
Localisation: auray
Date d'inscription: 11/11/2008

Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Lu hier soir avec exactement la même réaction spontanée que les compères ci-dessus : trop bavarde, pseudo humaniste, la première strophe. Après, des instantanés comme j'aime. La poésie du quotidien sous ses coutures diverses (et désolée pour cette image bateau mcela retranscrit exactement mon sentiment à lte lire).

Easter(Island)- Nombre de messages: 12103
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Je comprends l'idée, mais la trouve exprimée sans intensité, de manière banale... je n'ai pas du tout été emportée. Et puis, le type qui étale une peau de mammouth sur la table comme une peau de chèvre, c'est Gargantua ou quoi ? Vous imaginez la taille d'une peau de mammouth ? Ce mélange de faux concret et de maniéré ("auréolé de poussières d'étoiles", "la chaleur humide du hammam") m'agace, rien à faire. Pas pour moi cette fois.

Procuste- Nombre de messages: 521
Age: 50
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – —
Date d'inscription: 16/10/2010
Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Je rejoins Hellian mais j'aurais gardé,
"Au printemps infertile, le dégel charriera nos sombres renoncements" que je trouve très beau, pour la fin .
"Au printemps infertile, le dégel charriera nos sombres renoncements" que je trouve très beau, pour la fin .

EDUALC- Nombre de messages: 17
Age: 56
Date d'inscription: 28/02/2010
Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Mitsouko, je suis sous le charme.
Ne serait-ce déjà que parce que voilà le moule habituel remisé au placard, les règles de métrique quelque peu délaissées et les mots évoluant dans une plus franche liberté.
A cela j'ajoute un univers qui me plaît, des idées qui se téléscopent sans pour autant trop en dire, des mystères, des bruits et des silences... j'aime beaucoup tout ceci et cette disposition, ce rythme, ce découpage.
Ne serait-ce déjà que parce que voilà le moule habituel remisé au placard, les règles de métrique quelque peu délaissées et les mots évoluant dans une plus franche liberté.
A cela j'ajoute un univers qui me plaît, des idées qui se téléscopent sans pour autant trop en dire, des mystères, des bruits et des silences... j'aime beaucoup tout ceci et cette disposition, ce rythme, ce découpage.

Sahkti- Nombre de messages: 25655
Age: 38
Localisation: Suisse et Belgique
Date d'inscription: 12/12/2005
Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
me donne envie de goûter aux poèmes en prose
vision holiste de l'écriture ?
vision holiste de l'écriture ?

Celeron02- Nombre de messages: 717
Age: 39
Localisation: St-Quentin
Date d'inscription: 19/12/2009
Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Vision holiste de l'écriture = écrivains influencés par l'école dominante?
J'aime beaucoup.
J'aime beaucoup.

fantaisye- Nombre de messages: 9
Age: 19
Date d'inscription: 06/12/2010
Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Non, désolé, je n'ai pas trop apprécié. J'ai essayé de rentrer dedans, j'ai été rebuté d'entrée de jeu par le premier paragraphe, et me suis demandé par la suite si c'était du lard ou du cochon. Des images très simples qui en côtoient d'autres très alambiquées, je n'ai pas vu de cohésion à l'ensemble.

vincent M.- Nombre de messages: 1354
Age: 40
Localisation: Séville - Espagne
Date d'inscription: 11/09/2010

Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Hellian a écrit:Les quatre premiers vers ne me semblent pas justifiés, trop sophistiqués à mon goût, trop "intellos", alors que la suite génère par sa simplicité une vraie ambiance et une force.
...
Je crois que tu devrais commencer le texte directement à partir de "B. a traversé le miroir"
Pareil. Les premiers vers sont, pour moi, inutiles. Par contre après je sais pas où tu nous embarques mais tu le fais avec un talent... Je vais en lire d'autres.

Yoni Wolf- Nombre de messages: 500
Age: 23
Date d'inscription: 28/03/2011

Re: Je vais bien, ne t'en fais pas... et le monde nous survivra
Moi j'ai bien aimé les 3 premiers vers qui s'itue à mon avis l'état d'âme et qui fait comme un peu prévenir du désabusement du reste, d'un certaine démesure ironique de la vie qui se poursuit malgré les blessures...Envfin c'et mon ressenti...

gaeli- Nombre de messages: 419
Age: 65
Date d'inscription: 21/05/2011
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