Les maisons les toits des nuées
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Les maisons les toits des nuées
les maisons les toits des nuées de nuages s'effilochant au dessus des ruelles des rues désertes les doigts crochus des peupliers tendus vers le ciel une balançoire dans un jardin tu effleures la haie tu effleures la haie tu marches en direction là d'un champ de vieilles cabanes avec devant le vent devant les mains calleuses des paysans posées là sur le verre et dans le verre le rouge et c'est la mer au soir en juin et tu avances tu t'avances sur la jetée jusqu'à la mer en bas dans le roulis les secrets la respiration d'une femme encore un peu ivre et endormie contre tes yeux qui la regardent au soir sous les lueurs bleutés de la lune à travers les carreaux contre les murs qui se meuvent et se dessinent des ombres et c'est le rire perçant d'une garce dans le métro le sourire doux et las d'une vieille femme une mère et son fils face à la mer qui les regarde se tenir par la main plus loin toujours plus loin dans la mémoire un village de ruelles désertes et blanches dans la poussière des chemins blancs de galets blancs sous les semelles des fossés où ruisselle un filet d'eau un cœur qui bat de la salive et la chaleur d'une bouche dans laquelle tu vas jusqu'à glisser ta langue le costume gris des fonctionnaires le mauvais café que tu bois seul sous la lumière néon d'un drive-in en plein néant c'est la rupture tu l'as dans la tête elle ne sort pas elle te ferait mourir si tu n'avais l'espoir de rencontrer un jour la même fille au même endroit à la même heure si tu n'avais dans l'imaginaire la même histoire le même schéma tracé d'avance et puis cette larme toujours tombant sur l'encre noire d'une toujours lettre ouverte à la page fin puis dans ce livre jamais fini qui tombe avec la nuit et tes paupières et puis tes yeux qui ne distinguent plus très bien ce qui doit être de ce qui est ce qui doit être de ce qui est ce qui doit être de ce qui est

Yoni Wolf- Nombre de messages: 500
Age: 23
Date d'inscription: 28/03/2011

Re: Les maisons les toits des nuées
Juste pour dire... En fait le vrai titre du poème est "Lignes de fuite"... Voilà... Je pense que ça peut aider pour la compréhension globale du texte.

Yoni Wolf- Nombre de messages: 500
Age: 23
Date d'inscription: 28/03/2011

Re: Les maisons les toits des nuées
Bien aimé cette urgence.

coline Dé- Nombre de messages: 8136
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 30/08/2008

Re: Les maisons les toits des nuées
A chacun de poser son souffle où il l'entend...pour mieux s'arrêter sur un passage qui l'interpelle.

Carmen P.- Nombre de messages: 506
Age: 57
Localisation: Ouest
Date d'inscription: 23/04/2010
Re: Les maisons les toits des nuées
sous les lueurs bleutés-> bleutées
Dommage de n'avoir pas mis le titre original (originel).
Je suis toujours sous le charme lorsque l'on m'entraîne dans des lignes où je peux me perdre et me retrouver de mots en mots.
L'absence de ponctuation sert bien ce poème où le fil de pensées s'emmêle entre hier et demain, le réel et l'imaginé.
Dommage de n'avoir pas mis le titre original (originel).
Je suis toujours sous le charme lorsque l'on m'entraîne dans des lignes où je peux me perdre et me retrouver de mots en mots.
L'absence de ponctuation sert bien ce poème où le fil de pensées s'emmêle entre hier et demain, le réel et l'imaginé.

éclaircie- Nombre de messages: 1641
Age: 56
Localisation: au monde et du bon coté
Date d'inscription: 18/02/2009

Re: Les maisons les toits des nuées
Poésie ? Ah. Et en quoi ?
Pour ma part, ça me gave ces logorrhées, ça me fatigue, toutes ces facilités.
"Elle est en marbre ou non" etc.
Pour ma part, ça me gave ces logorrhées, ça me fatigue, toutes ces facilités.
"Elle est en marbre ou non" etc.
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Les maisons les toits des nuées
J'ai pensé à de l'écriture automatique mais je suis peut-être complétement à côté.
Une tentative intéressante qui touche ou pas, mais ça, vous le saviez déjà.
J'aime assez même si je comprends la réaction de Zénobi.
Une tentative intéressante qui touche ou pas, mais ça, vous le saviez déjà.
J'aime assez même si je comprends la réaction de Zénobi.

Clarisse- Nombre de messages: 227
Age: 60
Date d'inscription: 10/03/2011
Re: Les maisons les toits des nuées
J'ai bien aimé aussi.
Beaucoup de sensibilité. La vie!
On en prend plein le coeur. je trouve!
Beaucoup de sensibilité. La vie!
On en prend plein le coeur. je trouve!
Maryse- Nombre de messages: 661
Age: 68
Date d'inscription: 22/09/2010
Re: Les maisons les toits des nuées
Trop sage, trop de retenue malgré une expression qui se veut totalement libre. Tu devrais t'inspirer de Louis! qui excelle dans ce style.
(J'ai une requête Yoni dans la rubrique "Ici on parle musique". Peux-tu aller voir ? Merci.)
(J'ai une requête Yoni dans la rubrique "Ici on parle musique". Peux-tu aller voir ? Merci.)

Jano- Nombre de messages: 461
Age: 42
Localisation: Pyrénées Atlantiques
Date d'inscription: 06/01/2009
Re: Les maisons les toits des nuées
Merci pour vos commentaires. Et merci de me critiquer franco également. C'est toujours bon à prendre.

Yoni Wolf- Nombre de messages: 500
Age: 23
Date d'inscription: 28/03/2011

Re: Les maisons les toits des nuées
Et d'ajouter: Il faut savoir que j'ai écrit ce poème en quasi écriture automatique, en effet. Juste en fonction du rythme et des flashs qui me venaient d'un moment de crise maniaque. Il faudrait donc le lire à toute vitesse, jusqu'à l'essoufflement. Mais je conçois qu'il n'est pas forcément très abouti.
C'est, oui, de l'urgence en concentré.
C'est, oui, de l'urgence en concentré.

Yoni Wolf- Nombre de messages: 500
Age: 23
Date d'inscription: 28/03/2011

Re: Les maisons les toits des nuées
Ce texte est magnifique. On pourrait lui ajouter de la ponctuation et ce serait déjà génial, mais sans c'est encore mieux, on a là quelque chose d'haletant, qui se perd comme nos pensées, qui coule comme nos pensées, qui ressasse comme nos pensées et ah oui, comme nos émotions.
Mais c'est beau quoi ! Rien a dire de plus !
et puis cette larme toujours tombant sur l'encre noire d'une toujours lettre ouverte à la page fin puis dans ce livre jamais fini qui tombe avec la nuit et tes paupières et puis tes yeux qui ne distinguent plus très bien ce qui doit être de ce qui est ce qui doit être de ce qui est ce qui doit être de ce qui est
Mais c'est beau quoi ! Rien a dire de plus !

Loreena Ruin- Nombre de messages: 1005
Age: 22
Localisation: Nancy
Date d'inscription: 05/10/2008
Re: Les maisons les toits des nuées
Lignes de fuite ou pavé dans la mare ? La suppression de la mise en page, de la ponctuation et de l'usage des majuscules suffirait à transformer en poésie un petit délire fumeux ? Il me semble que ça se saurait…
Je suis désolée mais je ne vois là qu'une suite de mauvais clichés :
-les mains calleuses des paysans
-les lueurs bleutés de la lune
-le sourire doux et las d'une vieille femme
-un village de ruelles désertes
-le costume gris des fonctionnaires
-le mauvais café que tu bois seul sous la lumière néon
-en plein néant c'est la rupture
Retravaillées, insérées dans un texte construit ces images pourraient peut-être servir à créer une ambiance, à évoquer un univers mais jetées telles quelles au nez du lecteur, sans le moindre effort de cohérence cela tient, pour moi, de la fumisterie et du foutage de gueule !.
Je suis désolée mais je ne vois là qu'une suite de mauvais clichés :
-les mains calleuses des paysans
-les lueurs bleutés de la lune
-le sourire doux et las d'une vieille femme
-un village de ruelles désertes
-le costume gris des fonctionnaires
-le mauvais café que tu bois seul sous la lumière néon
-en plein néant c'est la rupture
Retravaillées, insérées dans un texte construit ces images pourraient peut-être servir à créer une ambiance, à évoquer un univers mais jetées telles quelles au nez du lecteur, sans le moindre effort de cohérence cela tient, pour moi, de la fumisterie et du foutage de gueule !.

Arielle- Nombre de messages: 4555
Age: 66
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: Les maisons les toits des nuées
Arielle: J'adore les clichés, en fait, vraiment. Car cela créé un instantané immédiatement reconnaissable. Un "snapshot" pour le cerveau émotionnel.
Mais je peux comprendre que tu n'aimes pas, que tu penses ça relève du foutage de gueule. On n'en ai jamais très loin avec moi.
Mais je peux comprendre que tu n'aimes pas, que tu penses ça relève du foutage de gueule. On n'en ai jamais très loin avec moi.

Yoni Wolf- Nombre de messages: 500
Age: 23
Date d'inscription: 28/03/2011

Re: Les maisons les toits des nuées
On n'en ai jamais très loin avec moi. (aïe!)
Arielle a dit, de façon plus explicite que moi, c e qui ne colle pas.
L'écriture automatique, je n'ai rien contre, tout au contraire, en émerge quelque pépites... Mais, ensuite, faut bosser, poncer, raturer, tout ça.... La sueur.
Il y a, forcément, pour nous tous, beaucoup à jeter. Or, me semble-t-il, le premier jet, le plaisir pour soi, ne sont pas compatibles avec la ligne éditoriale- si elle existe encore (cf. le fil bloqué du panda).
Je trouve, aussi, que ce forum tourne bisounours, tout le monde il est beau, oh! quel génie! Quel talent et l'ai-je bien descendu.
Je trouve cela dommage, dommageable, attristant.
Encore une fois, quand tout vaut, rien ne vaut.
Ne le prends pas comme une attaque personnel, jeune homme, d'autant que, au-delà des postures- qui me gavent, elles aussi-, je te trouve plutôt sympa.
Mais respecte davantage ton lectorat. Fais-le lui le plaisir de lui donner ce que tu fais de mieux, pas simplement l'expression instantanée (et ficelleuse, comme Arielle le souligne) de ton talent.
Allez, je m'y colle, je me tape, sur ton fil (bouh! le vilain) un petit coup d'automate...
Face à face, fesse à main, une île, mon île, ton Nil qui jamais n'arrive, Ninive, ni ni, ni non, Ninon, un âne, j'en suis un j'en suis deux j'en suis plein, plein les bottes- ça me botte, je dégote une vieillle clope, la salope, fourrée! Fourrée de foin, paille de loin, pillée par tous et par chacun, chacal, chacal banal, je rame, mon pauvre Ulysse, métis, utis, Ulysse, oui, c'est c'est sur ce voyage là, au bout df'une nuit, que je bosse, vieux chameau, une camel, mal à l'âme mais les lames sur l'amer de mes songes me ramènent à la rame- la ramasse- pas très classe.
J'arr^te las.
bizatous, en dépit de et quand bien m'aime.
zénobi, zen ô bibi!
Arielle a dit, de façon plus explicite que moi, c e qui ne colle pas.
L'écriture automatique, je n'ai rien contre, tout au contraire, en émerge quelque pépites... Mais, ensuite, faut bosser, poncer, raturer, tout ça.... La sueur.
Il y a, forcément, pour nous tous, beaucoup à jeter. Or, me semble-t-il, le premier jet, le plaisir pour soi, ne sont pas compatibles avec la ligne éditoriale- si elle existe encore (cf. le fil bloqué du panda).
Je trouve, aussi, que ce forum tourne bisounours, tout le monde il est beau, oh! quel génie! Quel talent et l'ai-je bien descendu.
Je trouve cela dommage, dommageable, attristant.
Encore une fois, quand tout vaut, rien ne vaut.
Ne le prends pas comme une attaque personnel, jeune homme, d'autant que, au-delà des postures- qui me gavent, elles aussi-, je te trouve plutôt sympa.
Mais respecte davantage ton lectorat. Fais-le lui le plaisir de lui donner ce que tu fais de mieux, pas simplement l'expression instantanée (et ficelleuse, comme Arielle le souligne) de ton talent.
Allez, je m'y colle, je me tape, sur ton fil (bouh! le vilain) un petit coup d'automate...
Face à face, fesse à main, une île, mon île, ton Nil qui jamais n'arrive, Ninive, ni ni, ni non, Ninon, un âne, j'en suis un j'en suis deux j'en suis plein, plein les bottes- ça me botte, je dégote une vieillle clope, la salope, fourrée! Fourrée de foin, paille de loin, pillée par tous et par chacun, chacal, chacal banal, je rame, mon pauvre Ulysse, métis, utis, Ulysse, oui, c'est c'est sur ce voyage là, au bout df'une nuit, que je bosse, vieux chameau, une camel, mal à l'âme mais les lames sur l'amer de mes songes me ramènent à la rame- la ramasse- pas très classe.
J'arr^te las.
bizatous, en dépit de et quand bien m'aime.
zénobi, zen ô bibi!
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Les maisons les toits des nuées
Peut-être que je l'ai moi-même lu dans un état un peu spécial,
quoi qu'il en soit,
Dès les premières lignes, j'ai entendu ton texte, comme une voix.
La transmission brute, ou presque, d'un flot. Sans trop d'intermédiaires.
Je ne suis pas toujours un grand fan de ces flots bruts, mais je dois avouer que là, quelque chose est passé.
Peut-être un peu moins sur la fin, dans ce qui parfois semble contenir des bribes d'explications.
Mais ça véhicule quelque chose de puissant.
Je ne sais pas si ça parle aux autres mais moi, ça me plait.
quoi qu'il en soit,
Dès les premières lignes, j'ai entendu ton texte, comme une voix.
La transmission brute, ou presque, d'un flot. Sans trop d'intermédiaires.
Je ne suis pas toujours un grand fan de ces flots bruts, mais je dois avouer que là, quelque chose est passé.
Peut-être un peu moins sur la fin, dans ce qui parfois semble contenir des bribes d'explications.
Mais ça véhicule quelque chose de puissant.
Je ne sais pas si ça parle aux autres mais moi, ça me plait.

Cyanhydric- Nombre de messages: 34
Age: 24
Date d'inscription: 17/09/2010
Re: Les maisons les toits des nuées
aïe !zenobi a écrit:On n'en ai jamais très loin avec moi. (aïe!)
Ne le prends pas comme une attaque personnelLE,
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Les maisons les toits des nuées
j'aime bien ce qui est singulier , mais bon , ce qui me gene c'est le coté :
vous avez vu j'ai ecrit ça en automatique , j'suis méga doué , non ?
sinon , avec le plaisir que j'ai pu prendre à lire d'autre chose de toi , je peux t'excuser d'autres choses encore ;-)

Poussetontraino- Nombre de messages: 745
Age: 46
Localisation: Nice
Date d'inscription: 25/02/2009

Re: Les maisons les toits des nuées
~~
Merci pour cette ligne de fuite, ce tourbillon qui nous entraîne et nous submerge et de laquelle les mots émergent comme des flashs de lumière:)
La fin m'a cependant sorti du flot, la répétition de "ce qui doit être de ce qui est" freine la fuite je trouve...
Merci pour cette ligne de fuite, ce tourbillon qui nous entraîne et nous submerge et de laquelle les mots émergent comme des flashs de lumière:)
La fin m'a cependant sorti du flot, la répétition de "ce qui doit être de ce qui est" freine la fuite je trouve...
Cythéria- Nombre de messages: 118
Age: 33
Date d'inscription: 22/02/2010
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