Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
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Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
Varengeville
Au rendez-vous du vent
C’est dimanche,
Hommes et femmes sont à la messe
Et dans les champs s'épanche
Une brume épaisse
Venue d’Outre-Manche.
Le linteau des nuages
S'enchevêtre aux pommiers,
S'effiloche aux ronciers
Et mange le bocage
C’est Dimanche,
La fumée noie l’horizon
Et la blanche avalanche
Avale les maisons
Dans les vapeurs s’enlise
Le clocher de l’église
Qui sombre et disparaît ...
Ils sont tous à la messe,
Mais moi qui suis païenne
Moi, je me promène,
La fumée me caresse
A mes pieds se prosterne,
Car je suis la princesse
Qu’on amène...
Au rendez-vous du vent.
Le Dimanche,
L’humanité s’absente
Et les arbres s’enchantent,
Leurs insolentes branches
Protègent ma descente
Je lis sur le sentier
Qui s’insinue vers la mer
Le récit figé
De l’inlassable guerre
Du temps triste et maussade
Cognant contre les arbres
Implorant le soleil
Les branches de la haie
Se dressent et s’élèvent,
Comme des bras par milliers
Qui soulèvent
Le lourd manteau du ciel
Sur mon passage,
Le brouillard me recrache,
En pagaille,
Ces images de batailles,
De barbares, de légendes
Au hasard de la lande
Tout en bas, sur la grève,
Sans trêve ni repos, sans remords
La mer mord dans la craie
Chevaux fougueux
D’écume et de feu
Un galop de galets
À l’assaut des falaises
Un cortège de goëlands
Célestes messagers
M’annoncent en ricanant
L’éminente arrivée
De sa majesté, le vent.
Ils virevoltent et rigolent,
M’attirent en s’envolant
Farandole de points blancs
Qui m’invitent à glisser
Sur leurs ailes légères
M’invitent à valdinguer
Avec eux dans les airs
Mais debout,
Fidèle au rendez-vous
J’attends
Sa majesté … Le vent !
Quand bientôt
Je pressens
La présence du vent
Dans mon dos
Le vent frivole
Se love à mon épaule
Et ses suaves paroles
Courent et caracolent
A mes tympans...
La complainte du vent.
"Je suis le vent frondeur, et partout je demeure
Je ne me ressource que de ma propre course
Je suis le courant d’air, et je suis au courant
De toutes vos rumeurs, partout sur la terre
Je suis vraiment savant, moi le vent
Silencieux je transporte la mélodie de l’eau
le chant de la nature, chacun de vos murmures
J’écoute et je colporte vos secrets, vos ragots
Et je claque les portes quand je suis mécontent
Je suis très virulent, moi le vent
Et je viens et je vais, libre entre tes oreilles
J’y dépose une idée, un air qui t’emmerveille
Une chanson que tu inventes, mais lorsque tu la chantes
Tu siffles et je repars... Chez moi, c’est nulle part
Et partout en même temps...
C’est évident, pour moi le vent
Je fais voler la mouette, je te mords et je fouette
Ta bien jolie silhouette... Du fond d’un coquillage
Je t’invite au voyage.
Tu as bien du courage
Car je fais peur aux gens.
On dit dans le village
Que je suis trop violent, moi le vent
Mais toi qui n’as pas peur, suis-moi dans les vapeurs
Au bord du précipice, je te tendrais la main
Viens ! C’est un vrai délice que de tomber sans fin
tomber sans fin
tomber sans fin
tomber sans fin
tomber
sans
fin
Un voyage ennivrant vers le pays du vent”
Le vent crie, tourbillonne,
Je ne m’accroche à rien...
Sur un flot de paroles
Je m’envole soudain…
Au rendez-vous du vent
C’est dimanche,
Hommes et femmes sont à la messe
Et dans les champs s'épanche
Une brume épaisse
Venue d’Outre-Manche.
Le linteau des nuages
S'enchevêtre aux pommiers,
S'effiloche aux ronciers
Et mange le bocage
C’est Dimanche,
La fumée noie l’horizon
Et la blanche avalanche
Avale les maisons
Dans les vapeurs s’enlise
Le clocher de l’église
Qui sombre et disparaît ...
Ils sont tous à la messe,
Mais moi qui suis païenne
Moi, je me promène,
La fumée me caresse
A mes pieds se prosterne,
Car je suis la princesse
Qu’on amène...
Au rendez-vous du vent.
Le Dimanche,
L’humanité s’absente
Et les arbres s’enchantent,
Leurs insolentes branches
Protègent ma descente
Je lis sur le sentier
Qui s’insinue vers la mer
Le récit figé
De l’inlassable guerre
Du temps triste et maussade
Cognant contre les arbres
Implorant le soleil
Les branches de la haie
Se dressent et s’élèvent,
Comme des bras par milliers
Qui soulèvent
Le lourd manteau du ciel
Sur mon passage,
Le brouillard me recrache,
En pagaille,
Ces images de batailles,
De barbares, de légendes
Au hasard de la lande
Tout en bas, sur la grève,
Sans trêve ni repos, sans remords
La mer mord dans la craie
Chevaux fougueux
D’écume et de feu
Un galop de galets
À l’assaut des falaises
Un cortège de goëlands
Célestes messagers
M’annoncent en ricanant
L’éminente arrivée
De sa majesté, le vent.
Ils virevoltent et rigolent,
M’attirent en s’envolant
Farandole de points blancs
Qui m’invitent à glisser
Sur leurs ailes légères
M’invitent à valdinguer
Avec eux dans les airs
Mais debout,
Fidèle au rendez-vous
J’attends
Sa majesté … Le vent !
Quand bientôt
Je pressens
La présence du vent
Dans mon dos
Le vent frivole
Se love à mon épaule
Et ses suaves paroles
Courent et caracolent
A mes tympans...
La complainte du vent.
"Je suis le vent frondeur, et partout je demeure
Je ne me ressource que de ma propre course
Je suis le courant d’air, et je suis au courant
De toutes vos rumeurs, partout sur la terre
Je suis vraiment savant, moi le vent
Silencieux je transporte la mélodie de l’eau
le chant de la nature, chacun de vos murmures
J’écoute et je colporte vos secrets, vos ragots
Et je claque les portes quand je suis mécontent
Je suis très virulent, moi le vent
Et je viens et je vais, libre entre tes oreilles
J’y dépose une idée, un air qui t’emmerveille
Une chanson que tu inventes, mais lorsque tu la chantes
Tu siffles et je repars... Chez moi, c’est nulle part
Et partout en même temps...
C’est évident, pour moi le vent
Je fais voler la mouette, je te mords et je fouette
Ta bien jolie silhouette... Du fond d’un coquillage
Je t’invite au voyage.
Tu as bien du courage
Car je fais peur aux gens.
On dit dans le village
Que je suis trop violent, moi le vent
Mais toi qui n’as pas peur, suis-moi dans les vapeurs
Au bord du précipice, je te tendrais la main
Viens ! C’est un vrai délice que de tomber sans fin
tomber sans fin
tomber sans fin
tomber sans fin
tomber
sans
fin
Un voyage ennivrant vers le pays du vent”
Le vent crie, tourbillonne,
Je ne m’accroche à rien...
Sur un flot de paroles
Je m’envole soudain…

vincent M.- Nombre de messages: 1354
Age: 40
Localisation: Séville - Espagne
Date d'inscription: 11/09/2010

Re: Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
Vincent M.
Nous faisons remonter ce sujet à la suite de votre remarque dans le forum "Conversations".
Il est disponible aux commentaires, comme les autres.
Mais nous en profitons pour vous demander d'éviter ce genre de postage à doubles textes afin de faciliter leur encodage au catalogue VE pour lequel il est plus intéressant (pour vous aussi et pour vos lecteurs) de séparer les oeuvres à l'unité.
Merci.
La Modération
Nous faisons remonter ce sujet à la suite de votre remarque dans le forum "Conversations".
Il est disponible aux commentaires, comme les autres.
Mais nous en profitons pour vous demander d'éviter ce genre de postage à doubles textes afin de faciliter leur encodage au catalogue VE pour lequel il est plus intéressant (pour vous aussi et pour vos lecteurs) de séparer les oeuvres à l'unité.
Merci.
La Modération
Modération- Nombre de messages: 746
Age: 99
Localisation: œ Œ ç Ç à À é É è È æ Æ ù Ù â  ê Ê î Î ô Ô û Û ä Ä ë Ë ï Ï ö Ö ü Ü – — -
Date d'inscription: 08/11/2008
Re: Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
Puisque tu le demandes je te donne mon impression d'ensemble sur cette ballade dont la longueur, je l'avoue, m'avait fait reculer au premier abord.
J'ai bien compris que les deux poèmes vont de concert, le deuxième étant la réponse du vent en quelque sorte...
Je ne suis pas trop fan de ce genre, limite fantastique, qui rappelle les légendes celtiques (la jolie païenne, échappant aux coutumes villageoises, qui préfère aller épouser ce diable de vent rencontré dans la lande embrumée) Je trouve le sujet un peu naïf et trop souvent abordé, dans les contes bretons notamment.
Je relève aussi pas mal de clichés du genre :
-le temps triste et maussade
-Le lourd manteau du ciel
-Chevaux fougueux
D’écume et de feu
Enfin, un vocabulaire parfois très familier qui surprend dans ce contexte : rigolent, valdinguer
Pas vraiment convaincue cette fois, Vincent, à moins que tu ne destines cette chanson à un public enfantin ?
J'ai bien compris que les deux poèmes vont de concert, le deuxième étant la réponse du vent en quelque sorte...
Je ne suis pas trop fan de ce genre, limite fantastique, qui rappelle les légendes celtiques (la jolie païenne, échappant aux coutumes villageoises, qui préfère aller épouser ce diable de vent rencontré dans la lande embrumée) Je trouve le sujet un peu naïf et trop souvent abordé, dans les contes bretons notamment.
Je relève aussi pas mal de clichés du genre :
-le temps triste et maussade
-Le lourd manteau du ciel
-Chevaux fougueux
D’écume et de feu
Enfin, un vocabulaire parfois très familier qui surprend dans ce contexte : rigolent, valdinguer
Pas vraiment convaincue cette fois, Vincent, à moins que tu ne destines cette chanson à un public enfantin ?

Arielle- Nombre de messages: 4555
Age: 66
Localisation: Brocéliande
Date d'inscription: 02/01/2008

Re: Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
J'ai vraiment beaucoup aimé le tout début du premier poème, et je dis vraiment beaucoup, avec ses airs à la Monet. En plus s'ajoute, un peu plus loin, un élément de suspense en quelque sorte, avec l'apparition de cette païenne ; mais petit à petit mon intérêt s'est amenuisé, j'attendais quelque chose - de mal défini, soit - qui n'est pas venu. La longueur du poème ne le sert pas, ça fait "remplissage" (mes excuses pour le terme peu flatteur), le poème se noie dans les mots qui lui coupent l'élan de départ, comme une promesse non tenue. Concernant le deuxième texte, je le lis comme un écho, une réponse au premier, l'idée est bonne à mon avis mais tout cela nécessiterait quelques coupes sombres.
Sur le plan formel, j'ai trouvé que l'emploi répété du "qui" alourdissait le rythme.
Remarques :
émerveiller
enivrant
Sur le plan formel, j'ai trouvé que l'emploi répété du "qui" alourdissait le rythme.
Remarques :
émerveiller
enivrant

Easter(Island)- Nombre de messages: 12099
Age: 51
Localisation: à l'horizon
Date d'inscription: 01/03/2008

Re: Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
Puisque ce texte est remonté à la demande de l'auteur...
Le début du texte, contrairement à Easter, m'a déplu.
Je m'en explique:
C’est dimanche,
Hommes et femmes sont à la messe
Et dans les champs s'épanche
Une brume épaisse
Venue d’Outre-Manche.
Rythmiquement, ça ne fonctionne pas et les seuls jeux sonores ne valident pas, en ce qui me concerne, cette strophe dont le "fond" demeure pauvre.
Le linteau des nuages
S'enchevêtre aux pommiers,
Un « linteau » qui « s’enchevêtre » à des pommiers… l’image est bien trop forcée.
S'effiloche aux ronciers et le dit « linteau » s’effiloche ? Même remarque.
Voilà. D'où mon silence précédent.
Le début du texte, contrairement à Easter, m'a déplu.
Je m'en explique:
C’est dimanche,
Hommes et femmes sont à la messe
Et dans les champs s'épanche
Une brume épaisse
Venue d’Outre-Manche.
Rythmiquement, ça ne fonctionne pas et les seuls jeux sonores ne valident pas, en ce qui me concerne, cette strophe dont le "fond" demeure pauvre.
Le linteau des nuages
S'enchevêtre aux pommiers,
Un « linteau » qui « s’enchevêtre » à des pommiers… l’image est bien trop forcée.
S'effiloche aux ronciers et le dit « linteau » s’effiloche ? Même remarque.
Voilà. D'où mon silence précédent.
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
Je vous trouve bien sévères pour Vincent . S'il est vrai que le poème aurait gagné à être un peu plus court et si en quelques endroits on pourrait améliorer le rythme il reste beaucoup de belles choses sur le vent , notamment ses prises de parole , ce cher Eole . Aussi je me demande si notre exilé de la chaude Séville (où il y a la soeur architecturale de la Koutoubia de Marrakech) ne regrette pas la venteuse Manche .

François T- Nombre de messages: 147
Age: 84
Date d'inscription: 13/02/2011
Re: Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
Pour ma part, pas sévère avec l'auteur que je trouve éminemment respectable, mais envers le texte que je ne trouve pas bon.
zenobi- Nombre de messages: 901
Age: 41
Date d'inscription: 03/09/2010
Re: Varengeville (deux textes : "au rendez-vous du vent" et "la complainte du vent").
Non moi j'aime bien ! Je trouve ça évocateur et imagé, les noms choisis sont élégants !
Suzie- Nombre de messages: 38
Age: 18
Date d'inscription: 16/05/2011
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