Un rien
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Un rien
Je t'écris dans le sillon maigre d'un clone à l'épice morte de mâche et crève,
au dos d'un si besoin car s'il revenait il faudrait, il faudrait lui dire.
S'il revenait, il faudrait lui chanter l'absence de si longues heures en forme de toi.
Car je t'écris au bord d'ici et maintenant jusqu'où le seul se fait écho, densément creux,
miroir où les pieds mordent et boivent le sang des vides suicidés.
Un jour, il repeuplera nos riens aux voutes d'angles, il enfantera une mère alcool et pulpe de talons,
aux rythmes vagues et mystérieux et sa musique aura alors l'allure des belles époques pleines de chimères et de flous bleus.
Mais pour l'heure, je t'écris sur l'ordonnance de mon médecin, un le matin, deux le midi,
puisque pour moi l'absence d'histoire ne se dit plus, le sens a disparu.
au dos d'un si besoin car s'il revenait il faudrait, il faudrait lui dire.
S'il revenait, il faudrait lui chanter l'absence de si longues heures en forme de toi.
Car je t'écris au bord d'ici et maintenant jusqu'où le seul se fait écho, densément creux,
miroir où les pieds mordent et boivent le sang des vides suicidés.
Un jour, il repeuplera nos riens aux voutes d'angles, il enfantera une mère alcool et pulpe de talons,
aux rythmes vagues et mystérieux et sa musique aura alors l'allure des belles époques pleines de chimères et de flous bleus.
Mais pour l'heure, je t'écris sur l'ordonnance de mon médecin, un le matin, deux le midi,
puisque pour moi l'absence d'histoire ne se dit plus, le sens a disparu.
Krebs- Nombre de messages: 22
Age: 67
Date d'inscription: 12/11/2010
Re: Un rien
Le sens ne disparait pas, il se cache, il joue ( gros) avec toi.
La prochaine fois on invitera les coccinelles, les libellules, les limochlules aussi, du moins celles qui sont rigolotes, on t'étendra sur un lit de soir bleu, on te massera les orteils en commençant par la nuque, on te chuchotera des textes hilarants en t'interdisant de rire, ce qui demande une concentration élevée, on brûlera de l'ensens, de l'ensemble, on liera des livres et même des kilos, on pensera steuplait.
Je mets des mots emballés dans du rien parce que c'est la seule méthode que je connaisse pour remplir le vide, avec la douceur à serrer dans ses bras.
La prochaine fois on invitera les coccinelles, les libellules, les limochlules aussi, du moins celles qui sont rigolotes, on t'étendra sur un lit de soir bleu, on te massera les orteils en commençant par la nuque, on te chuchotera des textes hilarants en t'interdisant de rire, ce qui demande une concentration élevée, on brûlera de l'ensens, de l'ensemble, on liera des livres et même des kilos, on pensera steuplait.
Je mets des mots emballés dans du rien parce que c'est la seule méthode que je connaisse pour remplir le vide, avec la douceur à serrer dans ses bras.

coline Dé- Nombre de messages: 8136
Age: 68
Localisation: Où ça ?
Date d'inscription: 30/08/2008

Re: Un rien
Un rien vaut mieux parfois que deux tu l'auras...un écrit de vaurien vaut mieux parfois qu'un cri de Laura...Le docteur a raison de te prescrire des mots en gélules ça soulage nos maux et ça vitamine nos riens en forme de marche ou rêve... et coline aussi a raison qui propose un ajout de libellule.

Rebecca- Nombre de messages: 8057
Age: 53
Date d'inscription: 30/08/2009
Re: Un rien
Beaucoup aimé ce poème un peu en prose, si riche en sons, en sens.
Le sujet est beau, l'idée que l'histoire a une sorte de fin, encore, mais qu'il est des sujets qui reviennent.
Que des fins sont décidément des débuts, et que l'amour n'a, une fois qu'on l'a, jamais de fin - sans faim.
(rien à voir - quoique - oui, il faut que je lise Duras)
Vive la poésie, qui communie et communique plus que tous les messages du monde.
Et son temps qui est retrouvé ("quoi ? l'éternité").
Oh, et j'aime tant les "voutes d'angles", que je nommerais plutôt "voûtes d'anges" (mais c'est personnel, seul l'accent s'impose).
Le sujet est beau, l'idée que l'histoire a une sorte de fin, encore, mais qu'il est des sujets qui reviennent.
Que des fins sont décidément des débuts, et que l'amour n'a, une fois qu'on l'a, jamais de fin - sans faim.
(rien à voir - quoique - oui, il faut que je lise Duras)
Vive la poésie, qui communie et communique plus que tous les messages du monde.
Et son temps qui est retrouvé ("quoi ? l'éternité").
Oh, et j'aime tant les "voutes d'angles", que je nommerais plutôt "voûtes d'anges" (mais c'est personnel, seul l'accent s'impose).

Celeron02- Nombre de messages: 717
Age: 39
Localisation: St-Quentin
Date d'inscription: 19/12/2009
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