Le rat de Boston
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Re: Le rat de Boston
Toujours aussi captivée par ce récit.
La suite est arrivée si tard que cela oblige le lecteur à se remettre dans le bain en relisant tout ! Ce n'est pas un reproche ! Juste une petite remarque.
La suite est arrivée si tard que cela oblige le lecteur à se remettre dans le bain en relisant tout ! Ce n'est pas un reproche ! Juste une petite remarque.
Iris- Nombre de messages: 451
Age: 49
Date d'inscription: 17/08/2011
Re: Le rat de Boston
Moi aussi j'ai été heureuse de reprendre l'écriture de cette longue nouvelle. Je n'ai pas de pratique dans ce genre d'écriture et je suis surprise de voir comment on peut s'attacher à un personnage !
Il y a eu les fêtes de fin d'année et en parallèle l'écriture d'une autres histoire que j'ai essayé de faire "tenir" sur quatre pages, mais là je ne me suis pas du tout attachée au personnage.
Il y a eu les fêtes de fin d'année et en parallèle l'écriture d'une autres histoire que j'ai essayé de faire "tenir" sur quatre pages, mais là je ne me suis pas du tout attachée au personnage.

Carmen P.- Nombre de messages: 506
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Localisation: Ouest
Date d'inscription: 23/04/2010
Re: Le rat de Boston
– « affecta Gérald qui ne parvint » : virgule après « Gérald » ;
– « son I.Pad » : « iPad » ;
– « "Tiens, tiens « mon cousin » vient me voir ce soir !" » : même si certains conseillent d'employer les guillemets hauts dans le cas de guillemets internes, je suis d'avis, comme la plupart des typographes français, qu'il est préférable de n'utiliser que les guillemets « et », sauf risque extrême de confusion… ;
– « Mr Dumbley ? » : « M. » ;
– « 48 heures auparavant » : en toutes lettres ;
– « Gérald anxieux cherchait » : virgule avant et après « anxieux » ;
– « cette nuit là » : « nuit-là » (trait d'union) ;
– « mon vieux compère ! » : un point d'interrogation serait préférable ;
– « Gaspard bailla encore » : « bâilla » ;
– « de plus » : « De » (majuscule) ;
– « il est si » : idem ;
– « de manigancer toi » : virgule après « manigancer » ;
– « OK » : je dois l'admettre, je ne sais pas s'il faut mettre « OK » en italique ou non (je ne pense pas ; à mon avis, l'expression a été assimilée en français) ;
– « Avant de partir Gérald » : virgule après « partir » ;
– « Au Muséum Kathleen » : idem après « Muséum » ;
– « sur la gente rongeuse » : « gent » ;
– « Nos opinions divergent, je » : la ponctuation n'est pas assez forte ici (au lieu d'une virgule, j'emploierais un point virgule, faute de quoi le lecteur a trop tendance à rattacher « je pense » à « nos opinions divergent », ce qui provoque un arrêt dans la lecture) ;
– « de nourriture impropre » : « de nourriture avariée », « de nourriture impropre… à la consommation », oui, mais la formule, telle quelle, ne veut rien dire ;
– « Elle amena le rat » : traditionnellement, on « apporte » plutôt le rat, mais comme vous le personnifiez un peu… ;
– « dit-elle, » : point et non virgule ;
– « Gérald aurait juré ne pas avoir pensé tout haut ! » : mignonne phrase conclusive !
– « son I.Pad » : « iPad » ;
– « "Tiens, tiens « mon cousin » vient me voir ce soir !" » : même si certains conseillent d'employer les guillemets hauts dans le cas de guillemets internes, je suis d'avis, comme la plupart des typographes français, qu'il est préférable de n'utiliser que les guillemets « et », sauf risque extrême de confusion… ;
– « Mr Dumbley ? » : « M. » ;
– « 48 heures auparavant » : en toutes lettres ;
– « Gérald anxieux cherchait » : virgule avant et après « anxieux » ;
– « cette nuit là » : « nuit-là » (trait d'union) ;
– « mon vieux compère ! » : un point d'interrogation serait préférable ;
– « Gaspard bailla encore » : « bâilla » ;
– « de plus » : « De » (majuscule) ;
– « il est si » : idem ;
– « de manigancer toi » : virgule après « manigancer » ;
– « OK » : je dois l'admettre, je ne sais pas s'il faut mettre « OK » en italique ou non (je ne pense pas ; à mon avis, l'expression a été assimilée en français) ;
– « Avant de partir Gérald » : virgule après « partir » ;
– « Au Muséum Kathleen » : idem après « Muséum » ;
– « sur la gente rongeuse » : « gent » ;
– « Nos opinions divergent, je » : la ponctuation n'est pas assez forte ici (au lieu d'une virgule, j'emploierais un point virgule, faute de quoi le lecteur a trop tendance à rattacher « je pense » à « nos opinions divergent », ce qui provoque un arrêt dans la lecture) ;
– « de nourriture impropre » : « de nourriture avariée », « de nourriture impropre… à la consommation », oui, mais la formule, telle quelle, ne veut rien dire ;
– « Elle amena le rat » : traditionnellement, on « apporte » plutôt le rat, mais comme vous le personnifiez un peu… ;
– « dit-elle, » : point et non virgule ;
– « Gérald aurait juré ne pas avoir pensé tout haut ! » : mignonne phrase conclusive !
alex- Nombre de messages: 2565
Age: 20
Localisation: « ¿ ¡ à À â  ä Ä æ Æ ç Ç é É ê Ê è È ë Ë í Í î Î ì Ì ï Ï ñ Ñ ó Ó ô Ô ò Ò ö Ö œ Œ ß ú Ú û Û ù Ù ü Ü × ‰ € – — … »
Date d'inscription: 14/01/2010
Re: Le rat de Boston
« Il a du flair ce Gaspard, pensa Gérald. Puisqu’il est si malin, il aurait pu me dire que Kathleen en pinçait aussi pour moi, cela m’aurait évité des nuits blanches ! Dans cette affaire, je n’ai pas fait preuve d’une grande intuition ; le cerveau de l’homme est bien lent à réagir aux signaux des phéromones… »
Gérald et Kathleen rattrapèrent avec brio le temps perdu, leurs fougueuses folâtreries firent sourire plus d’un rat. Ah, ces humains !
Les amants interrompirent à contre cœur leurs délicieux ébats quand ils entendirent un vacarme anormal en provenance du laboratoire. Terminée l’ambiance feutrée de connivences amoureuses !
Subitement, les rats s’étaient mis à mener tapage, et Z. one, loin de calmer le jeu, se servit de ses talents ; il ouvrit les cages une par une, libérant ses congénères qui coururent partout, du sol jusqu’aux tables, ils se faufilèrent même derrière les vitrines des armoires : une invasion !
Les amants ajustèrent leurs vêtements. Quand ils entrèrent dans la salle ils comprirent :
M. Dumbley jurait comme un truand venu tout droit de Charlestown. Il parvenait difficilement à garder son équilibre, car les rats slalomaient entre ses jambes.
Tout en pestant, il attrapait les rats et les enfournait aussitôt dans la première cage venue.
« Oh, sorry! » s’excusa Kathleen qui se mit aussitôt à lui prêter main forte. Gérald fut mis à contribution, il parvint à saisir trois rats, ce qui était la preuve qu’il dominait maintenant sa répulsion pour les rongeurs. La secrétaire accourue au bruit, ne fut d’aucune utilité, si ce n’est que ses hurlements, ajoutés aux jurons de Dumbley, créaient dans ce lieu une ambiance détonante, aux antipodes de l’atmosphère concentrée qui y régnait habituellement.
L’invasion contenue, les quatre naufragés de cette marée de rongeurs, se laissèrent choir sur des chaises. Durant quelques minutes ils se turent, puis le regard de Dumbley commença à se promener sur le labo saccagé, puis sur son assistante :
– Vous m’expliquerez, j’espère !
« Et puis quoi encore, pensa Gérald, est-ce de notre faute si son labo a été le théâtre de nos amours ! Ça ne le regarde pas ! »
– Il n’y a rien à expliquer, Douglas. Si vous le permettez je vais prendre la parole à la place de Kathleen qui me semble bouleversée. J’étais venu voir votre collègue car je m’inquiétais pour Gaspard qui montrait des signes de fatigue inquiétants, nous étions en train de discuter de lui justement, et notre erreur a été de le laisser en liberté. À aucun moment nous n’avons pensé que Gaspard pouvait ouvrir toutes les cages. Je l’ai toujours perçu très « raisonnable ».
– Réalisez-vous le travail que cela va nous demander de remettre tout en ordre, de désinfecter les locaux et le matériel, de placer les rats dans leurs cages attitrées, d’euthanasier ceux qui en ont profité pour copuler, car nous ne voulons pas dans l’immédiat de nouvelles générations de rats ? Mlle Singer, ce n’est pas ce soir que vous pourrez rentrer tôt chez vous ! Nous avons du travail ! Il va sans dire que Z. one, qui est probablement dans l’une de ces cages, ne repartira pas avec vous, M. Hoar… mais vous y étiez préparé car je vous en ai déjà parlé.
Sur ce, Douglas sortit. Kathleen et Gérald se regardèrent puis pouffèrent de rire.
– Bon, il vaudrait mieux que nous ne nous voyions plus jamais sur mon lieu de travail, dit la jeune femme.
– Je ne le souhaite pas non plus, répondit Gérald, mais te revoir, et dès demain, me semble indispensable. Rejoins-moi en fin de journée au Rose Garden, avec Gaspard bien sûr caché au fond de ton sac.
Sur un petit nuage, Gérald rejoignit son domicile. Cette journée fertile en évènements n’était pourtant pas achevée ; en effet, sur son palier, l’attendaient les copains de Gaspard, le rat des villes et le rat des champs ! Il les reconnut par leurs couvre-chefs : la casquette de base-ball pour le premier et le chapeau de paille pour le second.
Les deux rongeurs furent surpris par l’accueil chaleureux du jeune homme qu’ils ne savaient pas amoureux : « Hé bien les amis, vous vous déplacez pour quémander des vivres ou pour noter des informations sur la conservation des aliments ? »
Interloqué, c’est le citadin qui prit la parole : « Non, pas vraiment Mister, mais sans Gaspard nous sommes perdus et les espérances que nous avons laissés entrevoir à nos deux tribus s’avèrent nocives pour nos congénères qui semblent être en attente d’une révolution mais d’une manière par trop passive, ce qui provoque un grand nombre de suicides. Où est Gaspard ? »
La bonne humeur de notre ami s’était évaporée en écoutant cette tirade déchirante. Il les fit entrer dans son appartement, attendri par leur comportement. Là, il écouta attentivement le campagnard qui tint à peu près le même discours mis à part les suicides substitués par des anorexies aussi inexplicables. Maladroitement, M. Hoar leur proposa quelques paquets de biscuits qu’ils refusèrent en répétant cette lancinante question : « Où est Gaspard ? »
Gérald leur expliqua que leur chef de file avait regagné son lieu de travail, sans toutefois rentrer dans de plus amples détails. Il leur promit que, le voyant demain, il ne manquerait pas de l’informer de cette tragique situation.
Ayant conscience de leur mandat auprès des leurs, ils prirent congé. Gérald fut à la fois soulagé et inquiet quand il eut refermé la porte de son logement derrière ces surprenants visiteurs.
Le lendemain Gérald attendit Kathleen devant le Rose Garden. Il occupa le temps en jouant avec son chien. The Fens et ses sentiers piétonniers, aménagés le long de Park Drive, était le lieu idéal pour se détendre, la nature y était reine au cœur de la ville et l’animal était heureux que son maître lui accorde, enfin, un peu d’attention. Les jeux cessèrent quand la silhouette de Kathleen se profila au loin. Aussitôt Gérald attacha son chien non loin du portail d’entrée puis, Kathleen et lui pénétrèrent dans le havre fleuri. Le chien les voyait bien, et ils n’étaient pas seuls, non ! La jeune femme ouvrit la fermeture de son sac et un museau pointu et moustachu en émergea aussitôt, Melchior reconnut son rival et tenta quelques aboiements d’indignation. Sous les menaces de son maître il se calma, il comprit finalement que Gérald avait l’intention de le laisser au portillon, alors il décida qu’il parviendrait à rejoindre l’intérieur du jardin par ses propres moyens.
Gaspard n’était pas d’humeur agréable au sortir du sac : « Pouah, dit-il, quel voyage désagréable dans ce bus, enfermé dans une besace en croûte de vieille peau morte et par cette température ! » Il renifla plusieurs fois la chaleur encore moite de cette fin de journée et sauta sur le gazon. Kathleen et Gérald s’étaient installés sur un banc tout proche, il fonça vers eux :
– Vous n’avez pas l’intention de me tenir dans l’ignorance. Pas question que vous fassiez des messes-basses. J’entends bien qu’il y a un problème !
Que se passe-t-il ?
Gérald dut expliquer, devant un Rattus norvegicus consterné, les conséquences de ses interventions scientifiques auprès des mammifères de son espèce.
– Pauvres rongeurs. Pauvres rongeurs ! ne cessait-il de répéter.
La vivacité de Gaspard s’était envolée, il était si vulnérable de compassion que son pelage en paraissait plus terne. Gérald craignit un instant que son ami ne soit gagné par le syndrome dépressif des autres rats et que d’un coup il mette fin à sa vie…
Z. one trottinait de-ci-de-là autour du banc, il s’éloignait par moments derrière un massif puis revenait en accélérant le rythme ; il était en proie à une vive agitation. L’animal mettait sur la balance sa vie de labo et celle d’un rat « ordinaire ». Depuis sa conception in vitro clone il était, et il suivait un « son de tambour » qui lui était propre. Un son qu’il avait cru pouvoir faire entendre aux autres rats. N’était-il pas formaté pour cela, et sous contrôle scientifique ? Ses initiatives étaient encouragées par toute une équipe. « C’est bien ça ! » pensa-t-il en regardant Kathleen tristement : « Vous pratiquez vos expériences dans le seul but qu’elles puissent aider les hommes mais, malgré les soins attentifs que vous m’avez prodigués et vos sourires amusés devant mes tâtonnements, vous n’avez jamais pensé à moi et encore moins à la famille des rongeurs ! »
Une grande tristesse les envahissait tous les trois mais Gaspard continua : « Les habitudes de vie des rats libres auraient de toute façon évolué, il faut faire confiance au temps et à la nature. Ce n’était pas à moi de précipiter les choses en créant de faux besoins chez mes frères. C’était à eux d’entendre et de suivre le tempo de leur propre vie. Je me suis pris pour un chef d’orchestre, une sorte de prophète, et j’ai détruit les fondations de leur existence, en faisant miroiter les étages hauts du gratte-ciel ! Tous vos raisonnements scientifiques sont faux. Seule la nature n’est pas trompeuse ! Ne considérez pas avec complaisance vos progrès, vivez au rythme des lois de l’Univers, aussi cruelles ou contradictoires soient-elles ces lois œuvrent pour une harmonie future. »
À l’instant même, un animal sauta le portail et se précipita sur le trio ; c’était Melchior. Parvenu à se défaire de sa laisse, il avait bien l’intention de reprendre sa place de favori auprès de son maître, et pour cela il lui fallait éradiquer l’intrus !
Il plongea au sol, là où était Gaspard… le rat parvint à se faufiler dans un massif… le chien le contourna et se saisit du rat au moment où celui-ci tentait une échappée…
« Melchior, au pied ! » parvint à dire Gérald. Le chien apporta le rat à son maître, non sans lui avoir enfoncé ses crocs dans le corps.
La deuxième vie du rat ne tenait plus qu’à un fil – essoufflé.
« Comment s’appellent ces roses ? » demanda–t-il en levant les yeux.
Kathleen lut l’étiquette : « Rosa Gallica Agatha ».
« Elles sont belles et elles sentent bon, répondit le rat. Ne vous en faites pas pour moi, je suis un naufragé de la science et je n’aurais pas réussi à me plier à une autre réalité de vie, mais vous, simplifiez-vous l’existence, votre bonheur en dépend et il me tient à coeur… »
Son museau retomba au sol ; c’en était fini.
Les roses au-dessus de lui reçurent son dernier souffle, léger, il fit tomber les pétales comme pluie de papier crépon.
Avant de partir Gérald et Kathleen firent une tombe pour leur ami rongeur et déposèrent chacun une rose gallique.
Quand ils fermèrent le portail du jardin des roses, Gérald, sut qu’il allait laisser le passé en arrière, et prendre simplement avec Kathleen la direction de leurs rêves.
FIN
Gérald et Kathleen rattrapèrent avec brio le temps perdu, leurs fougueuses folâtreries firent sourire plus d’un rat. Ah, ces humains !
Les amants interrompirent à contre cœur leurs délicieux ébats quand ils entendirent un vacarme anormal en provenance du laboratoire. Terminée l’ambiance feutrée de connivences amoureuses !
Subitement, les rats s’étaient mis à mener tapage, et Z. one, loin de calmer le jeu, se servit de ses talents ; il ouvrit les cages une par une, libérant ses congénères qui coururent partout, du sol jusqu’aux tables, ils se faufilèrent même derrière les vitrines des armoires : une invasion !
Les amants ajustèrent leurs vêtements. Quand ils entrèrent dans la salle ils comprirent :
M. Dumbley jurait comme un truand venu tout droit de Charlestown. Il parvenait difficilement à garder son équilibre, car les rats slalomaient entre ses jambes.
Tout en pestant, il attrapait les rats et les enfournait aussitôt dans la première cage venue.
« Oh, sorry! » s’excusa Kathleen qui se mit aussitôt à lui prêter main forte. Gérald fut mis à contribution, il parvint à saisir trois rats, ce qui était la preuve qu’il dominait maintenant sa répulsion pour les rongeurs. La secrétaire accourue au bruit, ne fut d’aucune utilité, si ce n’est que ses hurlements, ajoutés aux jurons de Dumbley, créaient dans ce lieu une ambiance détonante, aux antipodes de l’atmosphère concentrée qui y régnait habituellement.
L’invasion contenue, les quatre naufragés de cette marée de rongeurs, se laissèrent choir sur des chaises. Durant quelques minutes ils se turent, puis le regard de Dumbley commença à se promener sur le labo saccagé, puis sur son assistante :
– Vous m’expliquerez, j’espère !
« Et puis quoi encore, pensa Gérald, est-ce de notre faute si son labo a été le théâtre de nos amours ! Ça ne le regarde pas ! »
– Il n’y a rien à expliquer, Douglas. Si vous le permettez je vais prendre la parole à la place de Kathleen qui me semble bouleversée. J’étais venu voir votre collègue car je m’inquiétais pour Gaspard qui montrait des signes de fatigue inquiétants, nous étions en train de discuter de lui justement, et notre erreur a été de le laisser en liberté. À aucun moment nous n’avons pensé que Gaspard pouvait ouvrir toutes les cages. Je l’ai toujours perçu très « raisonnable ».
– Réalisez-vous le travail que cela va nous demander de remettre tout en ordre, de désinfecter les locaux et le matériel, de placer les rats dans leurs cages attitrées, d’euthanasier ceux qui en ont profité pour copuler, car nous ne voulons pas dans l’immédiat de nouvelles générations de rats ? Mlle Singer, ce n’est pas ce soir que vous pourrez rentrer tôt chez vous ! Nous avons du travail ! Il va sans dire que Z. one, qui est probablement dans l’une de ces cages, ne repartira pas avec vous, M. Hoar… mais vous y étiez préparé car je vous en ai déjà parlé.
Sur ce, Douglas sortit. Kathleen et Gérald se regardèrent puis pouffèrent de rire.
– Bon, il vaudrait mieux que nous ne nous voyions plus jamais sur mon lieu de travail, dit la jeune femme.
– Je ne le souhaite pas non plus, répondit Gérald, mais te revoir, et dès demain, me semble indispensable. Rejoins-moi en fin de journée au Rose Garden, avec Gaspard bien sûr caché au fond de ton sac.
Sur un petit nuage, Gérald rejoignit son domicile. Cette journée fertile en évènements n’était pourtant pas achevée ; en effet, sur son palier, l’attendaient les copains de Gaspard, le rat des villes et le rat des champs ! Il les reconnut par leurs couvre-chefs : la casquette de base-ball pour le premier et le chapeau de paille pour le second.
Les deux rongeurs furent surpris par l’accueil chaleureux du jeune homme qu’ils ne savaient pas amoureux : « Hé bien les amis, vous vous déplacez pour quémander des vivres ou pour noter des informations sur la conservation des aliments ? »
Interloqué, c’est le citadin qui prit la parole : « Non, pas vraiment Mister, mais sans Gaspard nous sommes perdus et les espérances que nous avons laissés entrevoir à nos deux tribus s’avèrent nocives pour nos congénères qui semblent être en attente d’une révolution mais d’une manière par trop passive, ce qui provoque un grand nombre de suicides. Où est Gaspard ? »
La bonne humeur de notre ami s’était évaporée en écoutant cette tirade déchirante. Il les fit entrer dans son appartement, attendri par leur comportement. Là, il écouta attentivement le campagnard qui tint à peu près le même discours mis à part les suicides substitués par des anorexies aussi inexplicables. Maladroitement, M. Hoar leur proposa quelques paquets de biscuits qu’ils refusèrent en répétant cette lancinante question : « Où est Gaspard ? »
Gérald leur expliqua que leur chef de file avait regagné son lieu de travail, sans toutefois rentrer dans de plus amples détails. Il leur promit que, le voyant demain, il ne manquerait pas de l’informer de cette tragique situation.
Ayant conscience de leur mandat auprès des leurs, ils prirent congé. Gérald fut à la fois soulagé et inquiet quand il eut refermé la porte de son logement derrière ces surprenants visiteurs.
Le lendemain Gérald attendit Kathleen devant le Rose Garden. Il occupa le temps en jouant avec son chien. The Fens et ses sentiers piétonniers, aménagés le long de Park Drive, était le lieu idéal pour se détendre, la nature y était reine au cœur de la ville et l’animal était heureux que son maître lui accorde, enfin, un peu d’attention. Les jeux cessèrent quand la silhouette de Kathleen se profila au loin. Aussitôt Gérald attacha son chien non loin du portail d’entrée puis, Kathleen et lui pénétrèrent dans le havre fleuri. Le chien les voyait bien, et ils n’étaient pas seuls, non ! La jeune femme ouvrit la fermeture de son sac et un museau pointu et moustachu en émergea aussitôt, Melchior reconnut son rival et tenta quelques aboiements d’indignation. Sous les menaces de son maître il se calma, il comprit finalement que Gérald avait l’intention de le laisser au portillon, alors il décida qu’il parviendrait à rejoindre l’intérieur du jardin par ses propres moyens.
Gaspard n’était pas d’humeur agréable au sortir du sac : « Pouah, dit-il, quel voyage désagréable dans ce bus, enfermé dans une besace en croûte de vieille peau morte et par cette température ! » Il renifla plusieurs fois la chaleur encore moite de cette fin de journée et sauta sur le gazon. Kathleen et Gérald s’étaient installés sur un banc tout proche, il fonça vers eux :
– Vous n’avez pas l’intention de me tenir dans l’ignorance. Pas question que vous fassiez des messes-basses. J’entends bien qu’il y a un problème !
Que se passe-t-il ?
Gérald dut expliquer, devant un Rattus norvegicus consterné, les conséquences de ses interventions scientifiques auprès des mammifères de son espèce.
– Pauvres rongeurs. Pauvres rongeurs ! ne cessait-il de répéter.
La vivacité de Gaspard s’était envolée, il était si vulnérable de compassion que son pelage en paraissait plus terne. Gérald craignit un instant que son ami ne soit gagné par le syndrome dépressif des autres rats et que d’un coup il mette fin à sa vie…
Z. one trottinait de-ci-de-là autour du banc, il s’éloignait par moments derrière un massif puis revenait en accélérant le rythme ; il était en proie à une vive agitation. L’animal mettait sur la balance sa vie de labo et celle d’un rat « ordinaire ». Depuis sa conception in vitro clone il était, et il suivait un « son de tambour » qui lui était propre. Un son qu’il avait cru pouvoir faire entendre aux autres rats. N’était-il pas formaté pour cela, et sous contrôle scientifique ? Ses initiatives étaient encouragées par toute une équipe. « C’est bien ça ! » pensa-t-il en regardant Kathleen tristement : « Vous pratiquez vos expériences dans le seul but qu’elles puissent aider les hommes mais, malgré les soins attentifs que vous m’avez prodigués et vos sourires amusés devant mes tâtonnements, vous n’avez jamais pensé à moi et encore moins à la famille des rongeurs ! »
Une grande tristesse les envahissait tous les trois mais Gaspard continua : « Les habitudes de vie des rats libres auraient de toute façon évolué, il faut faire confiance au temps et à la nature. Ce n’était pas à moi de précipiter les choses en créant de faux besoins chez mes frères. C’était à eux d’entendre et de suivre le tempo de leur propre vie. Je me suis pris pour un chef d’orchestre, une sorte de prophète, et j’ai détruit les fondations de leur existence, en faisant miroiter les étages hauts du gratte-ciel ! Tous vos raisonnements scientifiques sont faux. Seule la nature n’est pas trompeuse ! Ne considérez pas avec complaisance vos progrès, vivez au rythme des lois de l’Univers, aussi cruelles ou contradictoires soient-elles ces lois œuvrent pour une harmonie future. »
À l’instant même, un animal sauta le portail et se précipita sur le trio ; c’était Melchior. Parvenu à se défaire de sa laisse, il avait bien l’intention de reprendre sa place de favori auprès de son maître, et pour cela il lui fallait éradiquer l’intrus !
Il plongea au sol, là où était Gaspard… le rat parvint à se faufiler dans un massif… le chien le contourna et se saisit du rat au moment où celui-ci tentait une échappée…
« Melchior, au pied ! » parvint à dire Gérald. Le chien apporta le rat à son maître, non sans lui avoir enfoncé ses crocs dans le corps.
La deuxième vie du rat ne tenait plus qu’à un fil – essoufflé.
« Comment s’appellent ces roses ? » demanda–t-il en levant les yeux.
Kathleen lut l’étiquette : « Rosa Gallica Agatha ».
« Elles sont belles et elles sentent bon, répondit le rat. Ne vous en faites pas pour moi, je suis un naufragé de la science et je n’aurais pas réussi à me plier à une autre réalité de vie, mais vous, simplifiez-vous l’existence, votre bonheur en dépend et il me tient à coeur… »
Son museau retomba au sol ; c’en était fini.
Les roses au-dessus de lui reçurent son dernier souffle, léger, il fit tomber les pétales comme pluie de papier crépon.
Avant de partir Gérald et Kathleen firent une tombe pour leur ami rongeur et déposèrent chacun une rose gallique.
Quand ils fermèrent le portail du jardin des roses, Gérald, sut qu’il allait laisser le passé en arrière, et prendre simplement avec Kathleen la direction de leurs rêves.
FIN

Carmen P.- Nombre de messages: 506
Age: 57
Localisation: Ouest
Date d'inscription: 23/04/2010
Re: Le rat de Boston
Bonsoir Carmen,
Je viens de relire l'ensemble avec beaucoup de plaisir ... et de découvrir le dernier passage.
Je vais laisser mijoter le tout avant de te livrer dans quelques jours un commentaire détaillé.
Amicalement
midnightrambler
Je viens de relire l'ensemble avec beaucoup de plaisir ... et de découvrir le dernier passage.
Je vais laisser mijoter le tout avant de te livrer dans quelques jours un commentaire détaillé.
Amicalement
midnightrambler

midnightrambler- Nombre de messages: 1097
Age: 59
Localisation: NORMANDIE laclefdeschamps66@hotmail.fr
Date d'inscription: 10/01/2010
Re: Le rat de Boston
Je suis venue lire la suite. Toujours séduite par l'écriture parfaite et l'intérêt de l'histoire. Mais je ne peux en dire davantage pour cause de sommeil qui me gagne enfin.
Iris- Nombre de messages: 451
Age: 49
Date d'inscription: 17/08/2011
Re: Le rat de Boston
Désolée, je viens de m'apercevoir qu'il manque un passage de cette histoire.
Ce paragraphe est à situer juste avant le chapitre précédemment envoyé !
Il s’avança vers Kathleen qui lui déposa un baiser de collégienne sur la bouche. Elle ne résista pas quand il l’attira vers lui pour l’embrasser avec fougue… Mais Gaspard avait rejoint ses amis et devant le brouhaha déclanché par ces retrouvailles, les jeunes gens se séparèrent afin d’éviter un cataclysme dans le laboratoire. Miss Singer ramena le calme avec une autorité innée, aidée en cela par Gérald qui se forçat, lui, pour apaiser Z.one.
Gaspard se montra câlin : il se moquait ostensiblement du jeune homme amoureux ! Il lui souffla ces mots dans l’oreille gauche : « Méfies-toi de Dumbley, il a de l’avance sur toi avec la grande Singer mais je suis beau joueur et je veux bien vous aider tous les deux : je vais tenir le rôle de vigile auprès de mes congénères si vous souhaiter prendre du bon temps dans le salon d’à-côté. »
Le malicieux rongeur rejoignit Kathleen et débuta sa mission de gardien évoquée auprès de Gérald. La jeune femme avait compris les intentions du rat qui n’avait pourtant pas attendu l’aval du jeune homme resté coi à l’autre bout de la vaste salle.
Ne dit-on pas que les femmes possèdent un instinct infaillible pour savoir quand un homme est tombé éperdument amoureux d’elles ? Toujours est-il que suite à une révélation soudaine, Kathleen, abandonnant les rats, se réfugia dans les bras de « Gérald l’Amoureux ». Ce dernier, après un très long baiser, balbutia quelques mots inaudibles, mais la « grande » avait déjà la clé du « salon d’à-côté » dans la main. Alors qu’ils pénétraient dans ce loft, ils crurent entendrent des sifflements suivis de gloussements, il leur sembla même que certains rats s’esclaffèrent mais Gaspard, ramenant le calme avec philosophie, déclara : « Nos amis doivent prendre du repos avant l’arrivée de Dumbley, alors je vous en prie, montons la garde en silence ».
Ce paragraphe est à situer juste avant le chapitre précédemment envoyé !
Il s’avança vers Kathleen qui lui déposa un baiser de collégienne sur la bouche. Elle ne résista pas quand il l’attira vers lui pour l’embrasser avec fougue… Mais Gaspard avait rejoint ses amis et devant le brouhaha déclanché par ces retrouvailles, les jeunes gens se séparèrent afin d’éviter un cataclysme dans le laboratoire. Miss Singer ramena le calme avec une autorité innée, aidée en cela par Gérald qui se forçat, lui, pour apaiser Z.one.
Gaspard se montra câlin : il se moquait ostensiblement du jeune homme amoureux ! Il lui souffla ces mots dans l’oreille gauche : « Méfies-toi de Dumbley, il a de l’avance sur toi avec la grande Singer mais je suis beau joueur et je veux bien vous aider tous les deux : je vais tenir le rôle de vigile auprès de mes congénères si vous souhaiter prendre du bon temps dans le salon d’à-côté. »
Le malicieux rongeur rejoignit Kathleen et débuta sa mission de gardien évoquée auprès de Gérald. La jeune femme avait compris les intentions du rat qui n’avait pourtant pas attendu l’aval du jeune homme resté coi à l’autre bout de la vaste salle.
Ne dit-on pas que les femmes possèdent un instinct infaillible pour savoir quand un homme est tombé éperdument amoureux d’elles ? Toujours est-il que suite à une révélation soudaine, Kathleen, abandonnant les rats, se réfugia dans les bras de « Gérald l’Amoureux ». Ce dernier, après un très long baiser, balbutia quelques mots inaudibles, mais la « grande » avait déjà la clé du « salon d’à-côté » dans la main. Alors qu’ils pénétraient dans ce loft, ils crurent entendrent des sifflements suivis de gloussements, il leur sembla même que certains rats s’esclaffèrent mais Gaspard, ramenant le calme avec philosophie, déclara : « Nos amis doivent prendre du repos avant l’arrivée de Dumbley, alors je vous en prie, montons la garde en silence ».

Carmen P.- Nombre de messages: 506
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Date d'inscription: 23/04/2010
Re: Le rat de Boston
J’ai trouvé que cette fin s’accélérait bien subitement, là où, auparavant, l’histoire prenait son temps, le temps de décrire, de détailler, de mettre en place tous les éléments et les personnages.
Et cette fin me déçoit un peu, elle est moraliste et trop explicative à mon goût. J’aurais préféré que la même chose soit suggérée et non dite mot pour mot (je pense notamment à la tirade de Gaspard sur sa condition et ses erreurs sur ses congénères).
C’est dommage parce que j’ai bien aimé l’ensemble, assez prise dans l’histoire et suivant avec plaisir les épisodes.
Et cette fin me déçoit un peu, elle est moraliste et trop explicative à mon goût. J’aurais préféré que la même chose soit suggérée et non dite mot pour mot (je pense notamment à la tirade de Gaspard sur sa condition et ses erreurs sur ses congénères).
C’est dommage parce que j’ai bien aimé l’ensemble, assez prise dans l’histoire et suivant avec plaisir les épisodes.

elea- Nombre de messages: 3191
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Localisation: Au bout de mes doigts
Date d'inscription: 10/04/2010
Re: Le rat de Boston
Non seulement j'ai "accéléré" la fin, mais en plus j'en ai oublié une partie !
J'écris morceaux par morceaux. Je prends des notes qui traînent à droite à gauche. Je lis, je critique Thoreau, chez qui je relève des idées intéressantes noyées dans un torrent de préjugés... j'essaie d'en garder l'essence dans ce qu'elle a de positif... j'aurais souhaité éviter l'écueil du moralisme.
Cette fin est peut-être revoir.
J'écris morceaux par morceaux. Je prends des notes qui traînent à droite à gauche. Je lis, je critique Thoreau, chez qui je relève des idées intéressantes noyées dans un torrent de préjugés... j'essaie d'en garder l'essence dans ce qu'elle a de positif... j'aurais souhaité éviter l'écueil du moralisme.
Cette fin est peut-être revoir.

Carmen P.- Nombre de messages: 506
Age: 57
Localisation: Ouest
Date d'inscription: 23/04/2010
Re: Le rat de Boston
J'ai apporté deux petites modificaitons, l'une sur un passage maladroit, l'autre à la fin de la nouvelle.
Pour la fin de la nouvelle, je ne sais si ce sera suffisant pour dissiper l'impression que tu as relevée, elea.
Modification au chapitre 2 :
Sa grand-mère lui disait parfois qu’il descendait d’une lignée remarquable et qu’il devrait être fier d’être le descendant d’un « Père Fondateur ». Elle ne supportait pas de voir son petit-fils se présenter à la table familiale négligé comme un enfant sauvage. À chaque fois qu’il revenait sale et débraillé de ses expéditions nature il provoquait l’indignation et le courroux de son aïeule ; elle lui tendait alors un savon, une serviette, et lui indiquait d’un doigt autoritaire la direction de la salle d’eau.
Il détestait ce geste qui provoquait une fermeture hermétique de son amour propre d’adolescent. Pourquoi devait-il toujours aller vers des directions imposées, qu’il le veuille ou non ? Sa grand-mère lui faisait porter la grandeur de son ascendance comme un fardeau. Il se sentait plus proche de l’idée de descendre d’un chimpanzé que de la pensée d’être dans la filiation d’un homme illustre.
Modification à la fin de la nouvelle :
(suppression du vous, trop accusateur)
Tous ces raisonnements scientifiques sont faussés, car nous ne tenons pas compte d’un paramètre essentiel ; la nature ! Elle seule n’est pas trompeuse ! Nous considérons avec complaisance les progrès, qui nous apportent tant de confort, mais nous oublions de vivre selon le rythme des lois de l’Univers. Aussi cruelles ou contradictoires soient-elles, ces lois œuvrent pour une harmonie future.
Et pour finir une petite promenade musicale dans ce jardin des roses de Boston :
http://www.youtube.com/watch?v=aobTHvVNMTc&feature=iv&lr=1&user=tubesoleum&src_vid=UPjmzyRm2po&annotation_id=annotation_925773
Pour la fin de la nouvelle, je ne sais si ce sera suffisant pour dissiper l'impression que tu as relevée, elea.
Modification au chapitre 2 :
Sa grand-mère lui disait parfois qu’il descendait d’une lignée remarquable et qu’il devrait être fier d’être le descendant d’un « Père Fondateur ». Elle ne supportait pas de voir son petit-fils se présenter à la table familiale négligé comme un enfant sauvage. À chaque fois qu’il revenait sale et débraillé de ses expéditions nature il provoquait l’indignation et le courroux de son aïeule ; elle lui tendait alors un savon, une serviette, et lui indiquait d’un doigt autoritaire la direction de la salle d’eau.
Il détestait ce geste qui provoquait une fermeture hermétique de son amour propre d’adolescent. Pourquoi devait-il toujours aller vers des directions imposées, qu’il le veuille ou non ? Sa grand-mère lui faisait porter la grandeur de son ascendance comme un fardeau. Il se sentait plus proche de l’idée de descendre d’un chimpanzé que de la pensée d’être dans la filiation d’un homme illustre.
Modification à la fin de la nouvelle :
(suppression du vous, trop accusateur)
Tous ces raisonnements scientifiques sont faussés, car nous ne tenons pas compte d’un paramètre essentiel ; la nature ! Elle seule n’est pas trompeuse ! Nous considérons avec complaisance les progrès, qui nous apportent tant de confort, mais nous oublions de vivre selon le rythme des lois de l’Univers. Aussi cruelles ou contradictoires soient-elles, ces lois œuvrent pour une harmonie future.
Et pour finir une petite promenade musicale dans ce jardin des roses de Boston :
http://www.youtube.com/watch?v=aobTHvVNMTc&feature=iv&lr=1&user=tubesoleum&src_vid=UPjmzyRm2po&annotation_id=annotation_925773

Carmen P.- Nombre de messages: 506
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Date d'inscription: 23/04/2010
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